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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 350Faire taire les critiques février 2011
    Nous pouvons résister aux moqueries si nous avons la conviction de faire la volonté de Dieu.

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     Série : “Touche pas à ma foi ”

    L’Evangile, une entrave à la liberté ?

     | Jean 8 : 30 à 34 - Galates 5 : 1 et 13 à 15
     

    La foi chrétienne est l’objet
    de nombreux préjugés.

    Un exemple : « L’Évangile est une entrave à la liberté. » Comme beaucoup d’autres, cette objection est un a priori qui ne repose sur aucun fondement intelligent. Cette idée toute faite, purement superficielle, est une excuse pour ne pas venir à Christ. Le préjugé est tenace.

    La notion de liberté est souvent évoquée. C’est un thème favori de la psychologie moderne. Le dictionnaire définit la liberté comme le pouvoir d’agir ou de ne pas agir, de choisir. La plupart des gens pensent que la liberté est l’absence de toute contrainte, la suppression de toute obligation. Pour beaucoup, la liberté c’est faire tout ce qu’on veut, sans limite, sans restriction. La subtilité réside dans la confusion entre liberté et égoïsme. Celui qui réclame la liberté veut en réalité faire tout ce qu’il veut. Ceci conduit à confondre liberté et péché.

    Certains pensent que plus ils transgressent les lois de Dieu ou des hommes, plus ils sont libres. Mais cela relève davantage de l’égoïsme que de la liberté. Si nous voulons défendre la liberté, nous devons combattre l’égoïsme. Ces deux notions sont différentes. Nous sommes tous pour la liberté et en même temps contre l’égoïsme qui cause tant de ravages dans les familles, les couples et toute la société. Nous disons oui à la liberté, mais non à l’égoïsme, à cette satisfaction de l’ego, du moi. Le christianisme n’est donc pas une entrave à la liberté. Mais il condamne l’égoïsme et dénonce son esclavage. L’égoïste est en effet esclave de lui-même, de ses passions, de ses désirs, de ses propres convoitises. Derrière ces défenseurs de la liberté totale se cachent de redoutables égoïstes.

    Si nous voulons défendre la liberté, nous devons combattre l’égoïsme

    Pierre aborde cette question en précisant que la liberté peut devenir un voile qui couvre la méchanceté (1 Pierre 2.15). Au nom de la liberté tout est permis même en dissimulant la méchanceté du cœur. L’Évangile n’est pas un obstacle à la liberté. A vrai dire l’homme n’est pas libre de faire ce qu’il veut. L’homme n’est pas libre de tuer, de dérober, de prendre la femme de son prochain, de bafouer les lois, ni de mentir. Donc sans être chrétien on se doit de reconnaître que la liberté a des limites. L’Évangile n’est donc pas un obstacle à la liberté. Un laïc ou un athée ne saurait apprécier que sa femme ou sa belle-fille commette l’adultère, que ses petits-enfants mentent à leurs parents. Les plus grands représentants de l’athéisme ou de la laïcité doivent reconnaître que la liberté a des limites et que l’homme n’est pas libre de faire tout ce qu’il veut.

    L’Évangile n’est donc pas une entrave à la liberté. Le simple bon sens, la conscience, l’intelligence, la logique, la morale humaniste imposent déjà des limites à la liberté. Le christianisme et la foi ne privent donc pas les hommes de faire tout ce qu’ils veulent. L’incrédule et l’athée ne peuvent accuser l’Évangile d’être une entrave à la liberté de l’homme. Sans l’Évangile, la liberté de l’homme est déjà entravée. Il y a en effet une loi morale inscrite dans le cœur de tout homme croyant ou non. La foi et l’Évangile ne sont du reste imposés à personne. C’est un libre choix. Celui qui accepte l’Évangile accepte aussi librement les contraintes de la foi.

    Maurice Clavel, philosophe chrétien français à la verve tranchante, disait : « Le Christ libère ma liberté ». En effet, la liberté en soi peut devenir un esclavage. L’homme peut devenir esclave de lui-même et de ses passions.

    La révolution française n’a pas inventé la liberté. Dans son enseignement le Christ a déjà accordé une place très importante à la liberté. Il a dit des vérités qu’aucun homme n’a jamais osé dire. « Si le Christ vous affranchit, vous serez réellement libres. » (Jean 8.36). « Dieu m’a envoyé pour rendre libres les opprimés. » (Luc 4.19). Et tout en parlant de la liberté, le Christ a abordé le thème de l’esclavage de l’humanité. L’homme pense que plus il pêche et enfreint les tabous moraux, plus il est libre.

    Aujourd’hui on veut nous faire croire que pour être libres, nous devons transgresser les Dix commandements et les lois divines, bafouer les règles morales et franchir tous les interdits. Mais Jésus a affirmé le contraire : notre libération commence par l’aveu de notre esclavage. Quand nous avons compris que nous sommes esclaves de nous-mêmes, de nos péchés, de nos passions, de notre caractère, de nos habitudes, nous faisons alors le premier pas vers la liberté. Celle qui a choisi d’être une femme libérée et qui se retrouve enceinte, seule, délaissée, va devoir assumer l’éducation monoparentale de son enfant. On lui avait fait miroiter la liberté mais le boulet de l’esclavage sera pesant ! Celui à qui on a promis des jours plus faciles au moyen des stupéfiants va un jour mourir d’une overdose isolé dans une pièce infâme. On lui avait aussi promis la liberté, sans tabou ni limite. Mais il meurt jeune. Celui à qui on avait proposé de vivre sans contrainte, avec plusieurs partenaires rencontre un jour le sida et ensuite la mort. A beaucoup d’autres on a promis le meilleur mais ils ont en fait connu la misère, les chaînes et l’enfer déjà ici-bas.

    On a promis à notre génération qu’en devenant athée, elle connaîtrait la liberté. Elle n’a jamais produit autant d’esclaves, esclaves de la pédophilie, de la télévision, des jeux électroniques, de l’homosexualité, de la pornographie, de l’adultère, de la drogue, de la mode, de la réussite, de la peur, des complexes, des jeux de hasard. Le philosophe français Bernard-Henri Lévy (non-croyant) disait dans son livre intitulé « Le Testament de Dieu » : « Nous n’avons jamais été aussi peu libres que depuis que nous ne croyons plus ».

    L’Évangile n’engendre pas des esclaves. Il produit des hommes libres de dire non au mal et au péché, libres de dire oui au bien, à la vérité et à la vie. Les chrétiens sont libres (1 Pierre 2.16). L’épître aux Galates précise : « C’est pour la liberté que Christ vous a affranchis. Vous avez été appelés à la liberté. » (Galates 5.1 et 13). La lecture des Écritures nous permet d’affirmer que Jésus de Nazareth apparaît comme l’homme le plus libre qui ait jamais existé. De plus le Christ promet que s’il nous affranchit, nous serons réellement libres (Jean 8.36).

    Notre libération commence par l’aveu de notre esclavage.

    Mais de quoi le Christ nous libère-t-il ?

    Premièrement : de la condamnation du péché. En effet « le salaire du péché c’est la mort. » (Romains 6.23). Mais le Christ a pris sur lui la condamnation de notre péché. Il nous a donc rendus libres vis-à-vis de cette condamnation. Le chrétien ne tremble pas face à la mort. Il sait en effet qu’il est libre vis-à-vis de la condamnation du péché. « Le Christ a pris sur lui le châtiment qui nous donne la paix. » (Esaïe 53.5). « Il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » (Romains 8.1). Christ nous libère de la condamnation du péché. Chaque chrétien vit ainsi sans peur, dans la liberté.

    Deuxièmement : Christ nous rend libres de la culpabilité du péché. Beaucoup de personnes autour de nous la refoulent. Nous connaissons tous ce sentiment de culpabilité lorsque nous avons mal agi. Ici aussi, Christ nous apporte la libération. La Bible dit que les chrétiens « ont le cœur purifié d’une mauvaise conscience. » (Hébreux 10.22). Tous ceux qui ont fait l’expérience du salut et du pardon en Jésus-Christ connaissent cette libération du sentiment de culpabilité. « Le sang de Christ nous purifie de tout péché. » (1 Jean 1.7) et libère ainsi notre conscience de ce sentiment de culpabilité qui pèse sur les coeurs de tant de personnes.

    Troisièmement : Christ nous libère de la puissance du péché et du pouvoir du mal. Des millions d’hommes et de femmes sont esclaves du pouvoir du péché. Le péché les domine et commande leur vie. Voilà pourquoi les choses vont si mal. La Parole nous enseigne que Christ nous a libérés de la puissance du péché. La Bible dit : « Le péché n’aura plus de pouvoir sur les chrétiens. » (Romains 6.14). Toutefois les enfants de Dieu sont encore tentés et mis à l’épreuve. Mais le péché ne commande plus dans leur vie, même s’ils tombent parfois. Un seul est infaillible et n’est jamais tombé : le Christ. Quand nous tombons, le Christ nous relève et ne permet pas que le péché commande ce que nous allons faire, dire, et choisir. Le péché n’a plus autorité sur la vie des enfants de Dieu. Le pouvoir du péché sur l’homme est un phénomène effrayant. Le chrétien est libre de la puissance du péché. Par le Christ le chrétien peut dire non au péché, au mensonge, à l’adultère, à l’amour de l’argent, à l’égoïsme et à la haine.

    Quatrièmement : l’Évangile nous délivrera de la présence même du péché. Un jour nous serons près de Christ et le péché ne sera plus (Apocalypse 20.4).

    Pour démontrer que l’Évangile n’est pas une entrave à la liberté, il faudrait pouvoir interroger les millions de personnes qui ont été libérées par l’Évangile de Jésus-Christ. La liste est impressionnante : ces Africains délivrés de la peur des mauvais esprits et du sorcier, ces drogués libérés des stupéfiants, ces alcooliques délivrés du poison qui coulait dans leurs veines, ces déboussolés errants qui ont trouvé un berger et un sens à leur vie, ces gens qui ont rejeté l’astrologie et la voyance.

    L’Évangile n’est pas une entrave à la liberté mais au péché. Par le péché vient l’esclavage. L’Évangile est un rempart contre le mal, le péché et l’esclavage. Le Christ et l’Évangile sont les fondements de la liberté. Plus le chrétien obéit à Jésus-Christ, plus il est libre. Seul l’esclave du Christ est vraiment libre. Léon Tolstoï disait : « Celui qui comprend l’enseignement du Christ ressent la même chose qu’un oiseau qui ne savait pas jusqu’alors qu’il avait des ailes et puis soudain comprend qu’il peut voler, être libre et qu’il ne doit plus avoir peur de rien ».

    Que le Christ nous donne cette conviction que seul il nous rend réellement libres !

    Post-scriptum

    Prédication du 15/6/03 de Philippe Hubinon, résumée par Jean-Pierre Baudouin.

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