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    logo ARTICLE 716Léopold 1er de Saxe-Cobourg et Gotha, Roi des Belges (1790-1865) janvier 2012
    Prince, fils du duc souverain François de Saxe-Cobourg-Saalfeld (1750-1806). Il est élu premier Roi des Belges le 4 juin 1831 et prête serment sur la Constitution belge le 21 juillet 1831.
    logo ARTICLE 469Quatre "trucs" pour être belle juillet 2008
    Ces quatre "suggestions" pour être belle, écrites par Audrey Hepburn, ex modèle de mode, sont comme un instantané, une photo de sa manière de vivre. Ces lignes furent lues lors de ses funérailles.

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     PÂQUES

    La preuve est faite !

     | Actes 2 : 22-41 et Luc 24 : 1-12
     

    Martin Luther, le grand réformateur allemand du 16e siècle, a été l’instrument de Dieu en vue du grand réveil spirituel qui a secoué toute l’Europe de ce siècle.

    Nous nous rendons compte, en lisant des biographies de Luther, que celui-ci a vécu des moments très douloureux. Un jour, son épouse entre dans son bureau de travail, Luther est assis dans son fauteuil, la mine sombre. Il est triste, songeur. Son épouse, une femme intelligente, se met à fermer tous les volets. En plein jour ! Luther se lève et demande :

    Son épouse répond :

    Luther comprenant l’allusion s’exclame :

    C’est ce que je vous invite à faire : ouvrir les volets ! Les volets de votre vie, de votre maison, de votre foyer, de votre cœur, pour laisser entrer la lumière du Ressuscité, la lumière de la vie, de l’espérance, de la foi.

    Même en ce dimanche de Pâques ! N’est ce pas cette prière que nous devrions faire : ”Seigneur, aide-nous à ouvrir tout grands nos volets, afin de laisser entrer et briller la lumière du Christ ressuscité.” ? Et pas seulement aujourd’hui mais tous les jours de notre vie.

    La Bible dit : « L’esprit est bien disposé, mais la chair est faible. » (Matthieu 26:41). Nous sommes bien disposés pour célébrer le Seigneur et chanter « Alléluia ! » mais vite, nous nous laissons reprendre par les soucis de la vie, les chagrins, la maladie, ... Et cependant, en même temps, notre foi en la résurrection de Jésus et en la résurrection des morts nous permet de vivre autre chose que ceux qui n’ont pas d’espérance. Cette foi nous permet de traverser les épreuves de la vie parce que nous savons que notre vie ne s’achèvera pas dans la tombe, la mort, le néant, l’absurde. Jésus a dit : « ... parce que je vis et vous vivrez aussi. » (Jean 14:19).

    Les deux textes lus sont à la fois historiques et théologiques. Luc 24 nous raconte comment les choses se sont passées, comment les femmes sont venues au tombeau avec les aromates afin d’embaumer le corps de Jésus. Elles n’avaient pas eu le temps de le faire le vendredi soir. Il fallait que les choses aillent vite, parce que c’était la veille du sabbat. Elles reviennent donc le dimanche matin, avec beaucoup de naïveté et d’amour. C’est de l’Histoire. Les évangélistes qui nous ont rapporté ces textes se sont déclarés témoins de la vérité et ont raconté les choses telles qu’elles se sont passées. C’est un argument que les apôtres ont martelé au début du livre des Actes : « Nous en sommes témoins. » (Actes 2:32, 3:15). Pierre a déclaré : « Nous ne suivons pas des fables. » (2 Pierre 1:16). Cela signifie que, déjà au premier siècle, on accusait les apôtres de suivre des fables. Or les apôtres ont vu Jésus, ils ont mangé avec lui, ils l’ont écouté pendant 40 jours après sa résurrection. C’est de l’Histoire. Ce sont des faits. Tous les apôtres les ont proclamés bien haut, même au prix de leur vie. C’est bien facile pour certains théologiens ou pasteurs dans leur bureau, bien au chaud dans leurs pantoufles, ou sur un plateau de télévision, de remettre en question la résurrection de Jésus. Comme nous l’avons vu sur nos écrans de télé, il y a quelques années : un certain pasteur face à un journaliste et des invités athées ahuris d’entendre de tels propos. Les invités ont repris le pasteur : "Mais, quand même, Monsieur le Pasteur, la résurrection de Jésus, cela fait partie de la foi chrétienne !"

    Notre foi en la résurrection de Jésus et en la résurrection des morts nous permet de vivre autre chose que ceux qui n’ont pas d’espérance.

    Frères et sœurs, dites bien que, dans notre église, nous croyons à la résurrection corporelle de Jésus-Christ. C’est la force du message chrétien. C’est la force de l’évangile. Oui, Il est vraiment ressuscité !

    Nous croyons à la résurrection corporelle de Jésus-Christ. C’est la force du message chrétien ! C’est la force de l’Évangile !

    Un journaliste posait à l’écrivain et scénariste Didier Decoin, prix Goncourt 1977, la question suivante : "Qu’est ce qui vous touche le plus dans les récits de la Résurrection ?" Il répondit : "Moi, qui suis scénariste, je suis frappé, stupéfait d’y trouver le plus grand ratage de scénario de l’Histoire. Les femmes qui arrivent au tombeau, qui voient la pierre roulée, qui aperçoivent un ange : c’est dérisoire par rapport à l’immensité de l’événement. Pourtant, à mes yeux, c’est un signe d’authenticité. Des hommes d’affaires auraient imaginé pour ce final une superproduction : Jésus jaillissant du tombeau, des légions d’anges, des trompettes, tout Jérusalem ébahi d’admiration. Au contraire les évangélistes rapportent seulement d’humbles détails, comme Marie-Madeleine qui prend Jésus pour le jardinier, comme Jean qui arrive le premier au sépulcre, mais par déférence pour Pierre, le laisse entrer d’abord. Ce sont des précisions qui ne s’inventent pas. Pas plus que la parole de Jésus à Thomas : "Thomas, mets ton doigt dans mes plaies." Ainsi la résurrection telle qu’elle a eu lieu, seul Dieu pouvait l’écrire. J’y vois sa signature : la pudeur. La discrétion aussi pour respecter le merveilleux cadeau qu’il a fait aux hommes : la liberté. Il y a assez de lumière pour celui qui veut croire, mais pas trop pour ne pas forcer à l’adhésion."

    Que c’est bien dit ! Quel beau témoignage ! Le conflit subsistera jusqu’à la fin des temps entre celui qui vient avec le cœur humble et qui est prêt à croire, et celui qui refuse de croire. Pour ce dernier, les arguments les plus convaincants ne pourront rien faire. C’est l’Esprit qui convainc, qui prend la Parole et la porte dans les cœurs pour convaincre que Jésus est vraiment ressuscité. Vous êtes libres de choisir. Dieu ne force pas. Celui qui veut voir, verra cette lumière, mais celui qui ne veut pas la voir, ne la verra jamais.

    « Pourquoi cherchez vous parmi les morts celui qui est vivant ? » Le Christ n’est pas dans le monde des morts. « Il n’est pas ici. » disent les anges (v.6). En effet, Jésus n’est pas dans le cimetière. Il n’est pas non plus sur un crucifix. Il est vivant. « Il est ressuscité. » (Luc 24:6). « J’étais mort, et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. » a dit le Seigneur lui-même dans Apocalypse 1:18. Un jour, tous les hommes pourront le vérifier. Car tous comparaîtront devant lui, croyants ou incroyants. (2 Corinthiens 5:10). Notre foi n’a rien a voir avec l’occultisme et le spiritisme. Nous ne prions pas un mort, mais Celui qui vit éternellement.

    Le texte des Actes (chapitre 2) présente les mêmes caractéristiques que celui de Luc : on y trouve l’Histoire et la théologie. Les deux sont inséparables. Si le Christ n’est pas ressuscité, si l’événement n’a pas eu lieu, la doctrine n’a pas de sens et la vie chrétienne non plus. C’est ce que Paul développe dans 1 Corinthiens 15. Tout est faux si l’événement n’a pas eu lieu. L’histoire nous rapporte ce qui s’est passé le jour de la Pentecôte : la première prédication de l’apôtre Pierre, la première annonce de l’Évangile. Nous avons le résumé de la prédication de Pierre, il évoque la résurrection de Jésus-Christ. Il l’aborde et en fait la démonstration de deux manières.

    D’abord, il évoque les textes bibliques et base sa prédication dessus. Il explique le Psaume de David qui annonce la résurrection du Messie : « Car, tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, tu ne permettras que ton bien-aimé voie la corruption. » (Psaumes 16:10). De qui ce psaume parle-t-il ? De David ? Non ! David est dans la tombe. Ce psaume parle du Christ, du Messie. C’est un psaume messianique. Voici, ensuite le second argument de Pierre : nous en sommes témoins : « C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. » (Actes 2:32). Pascal a dit : "Je ne crois qu’aux témoins qui sont prêts à se faire égorger."

    Billy Graham, le grand évangéliste américain a rencontré le chancelier allemand Konrad Adenauer et lui a posé la question suivante : "Quelle est la chose la plus importante au monde ?" Le chancelier a répondu : "La résurrection de Jésus-Christ. S’il est vivant, le monde a encore de l’espoir. Si Jésus est resté dans la tombe, je ne vois pas la moindre lueur d’espérance à l’horizon. Quand je prendrai ma retraite, j’ai l’intention de passer le reste de ma vie à rassembler les preuves scientifiques de la résurrection de Jésus-Christ. Je ne sais pas si je pourrai réaliser ce projet."

    Ce n’est pas nécessaire, Monsieur Adenauer, parce que Dieu l’a fait lui-même. Il a rassemble toutes les preuves dans sa Parole pour nous conduire à la foi.

    La preuve est faite !

    Post-scriptum

    Message du 27/3/2005 de Philippe Hubinon - Résumé par Odette Galante et Marie-Rose Gérard.

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