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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 350Faire taire les critiques février 2011
    Nous pouvons résister aux moqueries si nous avons la conviction de faire la volonté de Dieu.

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    La véritable libération

     | 1 Pierre 2.11-17 - Jean 8.30-36 - Galates 5.1
     

    A la fin de la Seconde guerre mondiale, les plus âgés d’entre nous ont connu la libération de nos villes et de nos villages. Cinquante ans après la fin de cette seconde guerre, nous voulons nous souvenir de ces moments tragiques.

    Beaucoup ont connu l’occupation, l’humiliation, la privation, la honte, la peur, les menaces, les larmes. Plusieurs ont lutté avec la résistance, pour jeter la confusion dans l’armée allemande. D’autres ont hébergé des Juifs dans leur maison au risque de leur vie. Les chrétiens évangéliques ont toujours eu une grande affection pour le peuple d’Israël. La Bible en effet le présente comme différent de tous les autres peuples, mis en place par Dieu pour accomplir son plan sur cette terre.

    Nous voulons saluer le courage de ceux et celles qui ont œuvré pour la libération de notre pays. Nous voulons témoigner beaucoup de respect et honorer les anciens combattants parce qu’ils ont pris une part dans la liberté dont nous bénéficions aujourd’hui, nous les jeunes. Nous pensons aussi à ceux qui ont été déportés et on connu une mort horrible. Nous voulons honorer leur mémoire.

    A l’occasion de cette évocation de la libération, nous voulons dresser des parallèles entre ce fait historique et la libération que le Christ nous a acquise à la croix du Calvaire. Le chapitre de 1 Corinthiens 15 consacré à la résurrection, se termine par ces paroles de victoire : « Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché, et la puissance du péché, c’est la loi. Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! La mort a été engloutie dans la victoire. » (1 Corinthiens 15.55-57).

    Retenons trois points de comparaison, cette liste n’étant pas exhaustive.

    1. Le pays était occupé par l’ennemi.

    Les claquements de bottes retentissaient à chaque coin de rue. La présence de l’envahisseur pesait sur la ville et sur ses habitants. Aujourd’hui notre ville est libre. Notre pays est libre.

    Toutefois nos contrées restent occupées par un autre ennemi, plus redoutable, plus cruel, plus puissant, plus sournois et davantage dangereux : le péché. Il suffit d’ouvrir les yeux, de lire la presse et d’écouter la télévision pour être convaincu que l’ennemi n° 1 est le péché. Il détruit aujourd’hui des foyers, des couples, des familles, la société, les nations, la nature. On le nomme : vol, mensonge, haine, adultère, pornographie, meurtre, inceste, jalousie, fraude, alcoolisme, prostitution, proxénétisme, convoitise, violence, etc.

    Notre ville et notre pays sont encore sous la domination de ce redoutable ennemi. La police et la gendarmerie ne savent où donner de la tête. Les cabinets d’avocats ne désemplissent pas. Les palais de justice débordent d’activité et les effectifs nécessaires aux procédures judiciaires devraient être décuplés pour répondre à la demande de ces affaires si tristes et si nombreuses. L’ennemi est encore dans nos murs. Le péché est encore dans nos cœurs. Refuser de le reconnaître, c’est nier l’évidence et la vérité. Jésus a dit : « C’est du cœur de l’homme que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies. » (Matthieu 15.19). Notre pays a encore besoin d’une libération. Il est encore occupé par un véritable ennemi qu’il faut combattre.

    2. La libération est venue de l’extérieur.

    Des patriotes et des résistants ont lutté sur place et sans aucun doute ont efficacement contribué à la libération venue de l’extérieur. Il a fallu le débarquement et les parachutages des Alliés pour assurer la délivrance, ainsi venue du dehors.

    La Bible nous dit la même chose au sujet de notre salut. Notre rédemption vient de l’extérieur. Elle ne vient pas de nous-mêmes. Nous ne pouvons nous sauver nous-mêmes avec nos meilleures intentions, notre bonne conduite ou notre morale exemplaire.

    Lorsque Jean-Baptiste présente la première fois Jésus-Christ au peuple d’Israël il dit : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. Il vient d’en haut. » (Jean 1.29). Jean ajoute : « Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous ; celui qui vient du ciel est au-dessus de tous. » (Jean 3.31). Voilà où se place le Christ : au-dessus de tous. Tous ceux qui ont eu l’occasion de l’entendre lorsqu’il était sur la terre disaient : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme. » (Jean 7.46). Mahomet, Bouddha, Marx, Camus, Mao Tsé-toung et bien d’autres viennent d’en bas, de la terre.

    Jésus a dit : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14.6). Jésus a dit : « Avant qu’Abraham fut, je suis. » (Jean 8.58). Le Seigneur a dit qu’il jugerait le monde (Actes 17.31), et qu’un jour tous ceux et celles qui sont dans les tombes entendront sa voix, et en sortiront (Jean 5.28). Jésus a dit qu’il fallait l’honorer comme on honore Dieu (Jean 5.23), et (Jean 14.1) croire en lui comme on croit en Dieu. Jésus a dit qu’il venait de Dieu (Jean 8.42), qu’il était envoyé de Dieu (Luc 4.43), qu’il était le Fils de Dieu (Jean 20.31), et que le salut du monde dépendait de lui (Actes 4.12).

    Devant de telles affirmations il n’y a qu’une alternative. Ou bien on a affaire au plus grand fou que l’Histoire ait jamais produit (mais un fou ne peut réaliser l’œuvre accomplie par Jésus-Christ dans le monde depuis plus de vingt siècles), ou bien alors Jésus était vraiment ce qu’il prétendait être. C’est ce dernier choix que nous avons fait en tant que chrétiens et croyants.

    Jésus en effet vient de Dieu. Il n’est pas de ce monde. Il est venu dans le monde. Dès les premières pages de la Bible l’Écriture nous enseigne que l’homme est pécheur et perdu, et qu’il a besoin d’un Sauveur et d’un Libérateur. Tous les prophètes avaient annoncé de la part de Dieu que « Lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils. » (Galates 4.4). Jésus est né miraculeusement d’une jeune fille vierge appelée Marie. Jésus disait lui-même : « Si le Fils vous rend libres, vous serez réellement libres. » (Jean 8.36).

    La victoire et la libération viennent de par le Christ. Il s’agit d’une libération intérieure, d’une délivrance de la puissance du péché et du sentiment de culpabilité qui pèse sur tant de cœurs aujourd’hui.

    Peut-être êtes-vous religieux, habitué à fréquenter une église, capable de réciter des versets bibliques, sans pour autant être libéré intérieurement par le Christ. Dans notre pays aujourd’hui des adultes et des jeunes restent encore dominés et enchaînés par la drogue, l’alcool, la pornographie, l’amour de l’argent, la haine, la violence, le vol, etc. Notre ville et notre pays ont encore besoin d’un libérateur. C’est ce que nous prêchons sans cesse. Nous ne prêchons pas une religion, une doctrine, une philosophie ou une idéologie, mais une personne : la personne de Jésus-Christ. Nous prêchons la bonne nouvelle du Christ vivant, ressuscité, qui transforme et libère. Beaucoup de chrétiens peuvent aujourd’hui rendre témoignage de la libération qu’ils ont connue en Jésus-Christ.

    3. Il a fallu que le sang soit versé.

    Les gardes rouges de la révolution chinoise criaient : “Sans effusion de sang, il n’y a pas de révolution.” L’écriture dit : « Sans effusion de sang, il n’y pas de pardon. » (Hébreux 9.22).

    Il y a cinquante ans, le sang a coulé. Des jeunes gens ont été tués, les parents ont pleuré leurs enfants morts pour la liberté. C’était le prix à payer. Sans effusion de sang, il n’y aurait jamais eu de libération.

    L’Écriture affirme depuis plus de deux mille ans : « Sans effusion de sang il n’ya pas de pardon des péchés. » C’est une des lois spirituelles de l’Écriture. Notre monde est régi par des lois naturelles, morales et aussi spirituelles. Une de ces lois est : “Sans effusion de sang il n’y a pas de rémission des péchés.”

    Jésus a souvent répété pendant son ministère qu’il devait monter à Jérusalem, qu’il devait être rejeté, mourir, qu’il devait verser son sang et ressusciter le troisième jour. Ainsi la mort de Christ n’est pas présentée dans l’Ecriture comme un accident de parcours de la vie de Jésus. Au contraire, le sacrifice du Seigneur est présenté comme l’accomplissement d’un plan, comme la réalisation des prophéties faites à l’avance, qui précisaient les détails des étapes de la vie du Christ, de ses miracles, de son enseignement, de sa mort et de sa résurrection. Le Seigneur le disait souvent à ses disciples : il s’agit du plan de Dieu. La croix du Calvaire n’est pas un hasard. Dès avant la fondation du monde, Dieu avait préparé ce plan de rédemption pour tous les hommes.

    Le Nouveau Testament met l’accent sur le sang de Jésus-Christ. 1 Pierre 1.18-19 dit : « Ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés, mais par le sang précieux de Christ, prédestiné avant la fondation du monde. » Ephésiens 1.7 dit : « En Christ nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés. » Romains 5.9 dit : « Nous sommes justifiés par le sang de Jésus-Christ. » 1 Jean 5.6 affirme : « Jésus-Christ est venu avec du sang. » Hébreux 13.12 souligne : « Jésus a sanctifié le peuple par son propre sang. » Apocalypse 7.14 parle de « Ceux qui ont lavé leurs robes et qui les ont blanchies dans le sang de l’agneau. » Il n’y a rien au monde de plus précieux que le sang de Jésus-Christ. C’est le sang de la libération qui devait être versé. Sans effusion de sang il n’y a pas de libération, ni rédemption, ni salut, ni vie nouvelle.

    Tel est l’amour de Dieu qui offre son Fils à la croix du Calvaire pour que nous ayons par son sang le pardon de nos péchés et la vie éternelle. Le sang de Christ versé à la croix est le prix de notre libération. Il est bien triste de voir encore tant de personnes refuser le sang de Jésus-Christ. L’Ecriture nous dit que nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ (Romains 5.1).

    Quand les Américains ont débarqué sur la lune, ils y ont planté leur drapeau et déposé une plaque sur laquelle était écrit : “Nous sommes venus ici en paix.” Quand Dieu plante la croix de Golgotha, il laisse le même message aux hommes : “Nous sommes venus ici pour la paix.”

    Jésus est venu pour assurer la paix entre Dieu et les hommes. Sans cette paix entre Dieu et les hommes, il y aura toujours la guerre entre les hommes. Plus les hommes se rapprocheront de Christ, plus ils se rapprocheront de la paix : « Jésus est venu annoncer la paix. » (Ephésiens 2.17), et « Dieu a voulu par Jésus-Christ réconcilier tout avec lui-même, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. » (Colossiens 1.20).

    Mais nous savons tous que la paix ne peut être signée qu’à condition d’être au moins deux. A la croix du Calvaire, Dieu signe et paie la paix en offrant son Fils. Mais pour chacun d’entre nous il reste à accueillir le Libérateur pour connaître la joie de la délivrance. Jésus a dit qu’il y a de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent et accepte le Libérateur (Luc 15.7).

    Aujourd’hui dans notre pays, des milliers de personnes rejettent le Christ. C’est le problème majeur de notre société. Beaucoup refusent d’accepter le Libérateur dans leur cœur. Ils préfèrent rester sous la domination de l’ennemi, du péché, comme s’ils aimaient la guerre et le mal. Voici quelques années, le président François Mitterrand, invité à une émission télévisée, commentait les images d’actualités relatives à la guerre et répétait : “Comme c’est étrange, on dirait que les hommes aiment la guerre !” Aujourd’hui les hommes préfèrent le vol à l’honnêteté, la haine à l’amour, l’adultère à la fidélité, le mensonge à la vérité, le mal au bien. Jésus a dit : « La lumière est venue dans le monde, mais les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. » (Jean 3.19).

    Plaise à Dieu que dans notre pays et notre ville, des milliers de personnes puissent accueillir le grand Libérateur pour obtenir la paix intérieure et la réconciliation avec Dieu par le sang de la croix.■

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe Hubinon à l’occasion du 50e anniversaire de la libération de Charleroi.
    Résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection” de juillet 1995.

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