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    logo ARTICLE 379Laïcité / Symboles religieux — Débaptisation mai 2011
    La Laïcité organisée reçoit plus de subsides publics que les autres “religions” pour ses officiants, ses activités et ses bâtiments. Elle a aussi des exigences : le retrait des crucifix, la débaptisation...
    logo ARTICLE 58Que reste-t-il à découvrir ? mars 1996
    Le magazine ‘Le Vif - L’Express’ a eu la bonne idée de poser cette question à dix scientifiques renommés dans leur discipline. Ce dossier est paru dans le numéro du 6 octobre 1995.

    Dans la même rubrique

    L’éducation de l’enfant

     
    Voir aussi cet autre article.

    Le renversement des méthodes d’éducation

    Ainsi la tradition hébraïque met particulièrement en garde contre le danger de l’enfant gâté, de l’enfant qu’on n’a pas corrigé et à qui on n’a pas voulu faire ensuite la moindre peine. Cet enfant verse ensuite dans la mauvaise conduite et d’autre part, il déteste ceux qui ont été si bienveillants pour lui et l’ont gâté.

    L’expérience de notre époque est concluante à ce sujet. Notre époque est caractérisée par un renversement des méthodes d’éducation : faiblesse dans l’éducation, préoccupation de gâter l’enfant, de ne pas le contrarier, de ne pas lui donner de complexes, de ne pas lui faire la moindre peine, et de ne pas lui imposer d’effort. Cet enfant roi devient ensuite un être sans volonté, capricieux, incapable de réaliser quoi que ce soit, et en outre il devient agressif et revendiquant, s’en prenant aux autres de ses propres défauts. Notre expérience nous montre chaque jour des exemples de cet ordre. Sans parler des “blousons noirs” et des “pervers” qui se multiplient dans tous les pays, notre expérience médicale nous montre sans cesse des jeunes gens qui n’ont pu réaliser ni études ni métiers, qui exigent de leurs parents d’être entretenus à grands frais, qui méprisent et insultent leurs parents, qui en veulent à la société, qui sont d’une impudence et d’un orgueil agressif et n’acceptent aucun conseil ni aucun maître pour parvenir ensuite au désespoir et à la destruction de toutes les valeurs.

    C’est là la conséquence d’une éducation faible ou d’une carence d’éducation. Ces tristes conséquences atteignent non seulement la famille, mais aussi l’instruction et l’éducation professionnelle. Le maître est aussi méprisé et on redoute de soumettre l’élève à la moindre discipline, dans la crainte que la moindre observation ne produise chez lui des névroses, mais ce laisser aller, et cette carence détermine des troubles bien plus graves, c’est-à-dire l’impuissance à tout travail, le mécontentement de soi-même, le dégoût de la vie, et la revendication sans fin. C’est ainsi que se développe la mentalité paranoïaque qui multiplie les déséquilibres agressifs, et ce qu’on pourrait appeler la dégénérescence morale et sociale.

    L’orgueil et le pédantisme déjà annoncés par Philippe Pinel ont pris un développement énorme. Ils constituent ce qui dans la tradition hébraïque est désigné sous le nom de “ZADON”. Cet orgueil et cette impudence qui n’admettent aucun conseil de la part de ceux qui sont plus expérimentés, qui méprisent les maîtres, et qui jugent même les parents sous une forme équivalente et vulgaire constituent un des plus grands dangers qui menacent la civilisation.

    Ce refus de se soumettre à aucun effort, à aucune autorité, soit des parents, soit des maîtres, et à se révolter contre tout et tous, fait partie de la mentalité de l’athéisme, car de tels sujets bien entendu refusent aussi de se soumettre aux exigences de la conscience, et érigent le chantage et la menace des autres. 

    Henri Baruk
    “Essai sur la médecine hébraïque dans le cadre de l’histoire juive”


    Dire NON, une preuve d’amour ...

    L’enfant roi a vécu. Dans « Pourquoi l’amour ne suffit pas », Claude Halmos explique les dérives d’un trop grand laxisme pour l’individu et pour la société. Réflexions sur l’amour parental et parfois dévastateur.

    Psychanalyste de renom, Claude Halmos, spécialiste de l’enfance et de la maltraitance, après 20 ans d’expérience tant dans les secteurs privé que public, livre un plaidoyer pour un retour à une éducation plus stricte au nom du véritable amour de l’enfant. « Pourquoi l’amour ne suffit pas » dénonce les limites de l’amour ... sans limite. Pour se construire, l’enfant aurait besoin de l’aide des adultes et en ce sens, l’éducation est le support essentiel de sa construction. L’amour d’un enfant ne s’arrête donc pas à l’affection. [...]

    Vous dites qu’il faut poser des actes, mettre des limites et avoir des projets pour lui ... Il faut lui apprendre à respecter les règles du monde et le sanctionner s’il ne les respecte pas. Mieux vaut l’armer pour qu’il puisse aller à l’école, grandir, devenir un adulte capable de vivre en société.

    Laisser un enfant faire tout ce qu’il veut au parc, c’est aussi de la maltraitance ... Bien sûr. Je pense à l’enfant qu’on voit chez les copains courir dans le salon, sauter partout, sans que personne ne l’arrête. Il est dans une phase d’excitation montante tout en cherchant une limite. Accepter cela revient à l’abandonner au bord du ravin, sans mettre un parapet. Ce sont souvent des enfants qui ont peur de tout, de la nuit, des voleurs. Comme ils peuvent tout faire, ils croient tout possible. L’éducation psychique doit autant être prise en compte que l’éducation physiologique ... On sait qu’il y a des règles pour le corps et qu’il faut les observer. Il en existe aussi pour que le psychisme se développe normalement et on met également l’être en danger si on ne les respecte pas. Dire non à un enfant, c’est une preuve d’amour.

    Entretien réalisé par Laurence Bertels
    pour La Libre Belgique le 15 mars 2006

    Post-scriptum

    Henri Baruk : in bulletin “Résurrection” de décembre 1993.


    Henri Baruk

    (15.8.1897 - 14.6.1999)

    Fils de l’aliéniste Jacques Baruk, Henri Baruk passe son enfance au sein même de l’institution psychiatrique dans laquelle travaille son père (les médecins vivaient alors dans des appartements de fonction logés dans l’institution). Il s’engage dans des études médicales. Il est mobilisé comme médecin durant la Première Guerre mondiale, et est décoré au retour de la Croix de guerre. Il poursuit ensuite son internat et son clinicat dans le service d’Henri Claude à l’Hôpital Sainte-Anne. En 1932, il prend la direction de l’Établissement national de Saint-Maurice, ou Maison de Charenton, qui deviendra plus tard l’Hôpital Esquirol (d’après Jean-Étienne Esquirol). Il cite souvent son maître, le professeur Joseph Babinski. Durant la Seconde Guerre mondiale, il est contraint de porter l’étoile jaune. Cette période le conduit à s’interroger sur la transmission, sur les valeurs de la religion juive qu’il commence alors à étudier et qui vont peu à peu prendre une place importante dans son œuvre. Baruk est nommé Professeur à la faculté de Médecine de Paris, puis membre de l’Académie de médecine en 1965. [Wikipédia 2010]


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