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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 350Faire taire les critiques février 2011
    Nous pouvons résister aux moqueries si nous avons la conviction de faire la volonté de Dieu.

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    Attends la fin du film !

     | Psaumes 73
     

    Voir le texte intégral du Psaume 73

    Dieu ne se trompe pas. Ce qu’il dit est vrai.

    Pour résumer cette prédication, les titres suivants auraient pu aussi être choisis :

    -  « Apparences trompeuses »,
    -  « Regarde plus loin que le bout de ton nez »,
    -  « A quoi ça sert de croire ? »,
    -  « Dieu m’aurait-il trompé ? Sa parole n’est-elle pas la vérité ? »,
    -  « J’allais glisser »,
    -  « Par la foi et non par la vue »,
    -  « Les mirages du diable »,
    -  « Les yeux qui nous trompent »,
    -  « L’Evangile ne serait-il pas de l’opium ? ».

    Tous ces titres pourraient recouvrir ce magnifique psaume d’Asaph. Edith Piaf a chanté : « A quoi ça sert d’aimer ? ». Et nous pourrions parfois nous dire : A quoi ça sert de croire ? Quelle est l’utilité de la foi ? Pourquoi être honnête et droit dans la vie ? Pourquoi obéir à Dieu et aimer Jésus-Christ ? Pourquoi prier et lire la bible ? Pourquoi tout semble bien marcher pour mes amies d’école, elles qui ont une vie vraiment peu exemplaire. A quoi ça sert de mener ma vie d’une manière digne de l’évangile ? Je n’ai pas triché à mon examen, j’avais travaillé et c’est l’échec. Certains copains ont fraudé, et ont réussi sans étudier. A quoi ça sert d’être honnête ? A quoi ça sert de construire son couple sur les enseignements de la Bible pour en final voir ses enfants vivre dans les problèmes, loin de Dieu, dans l’indifférence pour leurs parents, alors que le voisin non chrétien voit ses enfants tous les dimanches évoluer sans soucis apparents ?

    Asaph se posait les mêmes questions que nous. Et déjà le grand prophète Jérémie disait : « Tu es trop juste, Eternel, pour que je conteste avec toi. Je veux néanmoins t’adresser la parole sur tes jugements. Pourquoi la voie des méchants est-elle prospère ? Pourquoi tous les perfides vivent-ils en paix ? » (Jérémie 12:1). A quoi ça sert de croire ? Dieu ne ferait-il plus de différence entre son enfant et le non-croyant ? Le Psaume 73 donne une réponse à toutes ces questions que nous nous posons.

    Les Psaumes constituent un livre de réconfort, de consolation. Avant d’être élevé sur la croix, Jésus a chanté les psaumes dans la chambre haute avec ses disciples, après le partage de la Cène. Ce livre des Psaumes est divin. Il est inspiré de Dieu. Mais il est aussi humain. Ce sont des hommes qui expriment leurs expériences, leurs sentiments, leurs souffrances, leurs craintes, leurs joies, leurs doutes, leurs dépressions, leurs remords, leurs peurs et maladies, etc. C’est vraiment du vécu, de l’expérience, de l’existentiel !

    Quand Asaph parle, il s’est posé toutes ces questions suite à ce qu’il a constaté. Quand le grand David dit : « Mon Dieu ! Mon Dieu ! Pourquoi m’as-tu abandonné, et t’éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes ? » (Psaumes 22:2), il se sent vraiment abandonné et délaissé.

    Dans l’épreuve, chaque chrétien s’est déjà aussi demandé (comme David) : « mais où est Dieu ? ». David est vraiment malade quand il dit : « Aie pitié de moi, Eternel, car je suis sans force. Guéris-moi, Eternel, car mes os sont tremblants. Mon âme est toute troublée. » (Psaumes 6:3). Ce livre des Psaumes est aussi très intime : il descend dans l’âme des hommes de Dieu.

    Il faut toutefois noter et faire une remarque importante : tous les psaumes ne s’appliquent pas systématiquement à chaque situation de notre vie. C’est une des raisons pour lesquelles il y a 150 psaumes et non quelques-uns.

    « ... Pourquoi la voie des méchants
    est-elle prospère ?... » (Jérémie 12:1)

    Les circonstances de nos vies sont multiples et différentes. Tous les textes ne s’appliquent pas à chaque épisode de notre existence. Tel psaume ne s’applique pas à telle circonstance mais par contre tel autre convient parfaitement. Dieu ne se trompe pas. Ce qu’Il dit est vrai. Mais il faut savoir que tel psaume ne s’applique pas à telle circonstance de notre vie, mais conviendra à une autre occasion. Nous devons le savoir afin de ne pas être troublé quand nos plans ne se réalisent pas comme souhaités. C’est un peu comme dans une pharmacie. Un tel médicament ne convient pas pour toutes les maladies, ni à tous les malades. Ce serait même dangereux. Il serait aussi dangereux d’appliquer tel texte à telle circonstance de notre vie. Notre foi pourrait se trouver secouée si nous voulions raccrocher n’importe quel psaume à toute phase de notre vie.

    Par contre, chaque situation peut trouver une réponse dans un psaume bien adapté correspondant aux circonstances du moment.

    Entrons plus particulièrement dans l’intimité d’Asaph. Ce sage est musicien à la cour du roi David. Il commence par affirmer la bonté de Dieu pour Israël et tous ceux qui ont le cœur pur. Mais en observant davantage ce qui se passe autour de lui, Asaph constate que ça ne va pas si mal pour l’incroyant, pour l’incrédule, pour celui qui n’a pas le cœur pur, pour le méchant ou celui qui vit sans Dieu. Asaph rencontre des gens qui ne se soucient guère de Dieu, qui vivent très bien et qui parfois se portent bien mieux que certains chrétiens. Asaph s’interroge alors sur la prospérité du méchant.

    Nous sommes tous confrontés à ce genre de questions troublantes, capables de nous tourmenter. Et comme Asaph on en vient à se dire : « C’est donc en vain que j’ai purifié mon cœur, et que j’ai lavé mes mains dans l’innocence ». Cette question est une des armes de l’ennemi pour troubler notre foi, jeter le doute et nous faire conclure que croire ne sert à rien.

    Remarquons, en examinant ce que dit Asaph, que son analyse est exagérée. Le sage est tenté d’affirmer que tout va bien pour le méchant, et que par contre tout va mal pour le croyant. A vrai dire, Asaph s’emballe. Il exagère quand il dit : « Rien ne tourmente les méchants jusqu’à leur mort. Ils n’ont aucune part aux souffrances humaines. Ils ne sont point frappés comme le reste des hommes ». Et c’est aussi notre cas lorsque nous tirons des conclusions erronées et caricaturales en observant la vie des incroyants.

    Toutefois Asaph reconnaît qu’il ne saurait pas vivre comme le méchant. Il dit : « Si je disais : je veux parler comme eux, voici, je trahirais la race de tes enfants. » (Psaumes 73:15). Asaph ne saurait pas faire marche arrière et renier ce qu’il a déjà vécu avec Dieu. Asaph ne pourrait changer de camp, même si sa foi est troublée et son âme perturbée

    Le chrétien qui a vraiment connu l’amour de Dieu, et qui appartient réellement à Jésus-Christ peut parfois être secoué ou ébranlé. Mais il ne peut abandonner son Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. L’Evangile (Jean 6:60) nous rapporte que plusieurs disciples, après avoir entendu le Christ, trouvèrent sa parole dure et se retirèrent pour ne plus aller avec Jésus. Et Jésus dit aux douze : « Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? » (Jean 6:67). Et Simon Pierre répondit alors : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » Le Psalmiste ne peut non plus faire marche arrière, mais il va toutefois essayer de comprendre.

    « L’Eternel connaît la voie des justes, et la voie des méchants mène à la ruine »
    (Psaumes 1:6)

    Comme nous, Asaph est blessé et son intelligence le fait souffrir en constatant la vie prospère des méchants. Asaph a réfléchi et ses raisonnements ne l’ont pas aidé à trouver la réponse satisfaisante à toutes ses questions troublantes et douloureuses. La réflexion intellectuelle n’est pas la voie qui solutionne toutes ses interrogations difficiles. Asaph a trouvé la réponse « en pénétrant dans les sanctuaires de Dieu. » (Psaumes 73:17).

    Ce sage a trouvé la réponse en s’approchant de Dieu, dans la communion avec le Christ, dans l’intimité avec le Seigneur, dans la foi. La foi peut nous donner la réponse à ces questions qui tourmentent notre cœur. La foi est la confiance en ce que Dieu a dit.

    En d’autres termes, nous devons aller au-delà de ce que nous voyons avec nos yeux. « En voyant le bonheur des méchants » (v.4), Asaph se tourmente, et ses pas sont sur le point de glisser. Nos yeux nous trompent et nous poussent souvent à de faux raisonnements douloureux qui ébranlent notre foi. C’est par la foi que nous trouverons l’issue à ce dilemme qui assiège notre cœur. La parole de Dieu nous exhorte à regarder, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles (2 Corinthiens 4:18).

    Asaph a donc regardé, par la foi, un peu plus loin que le bout de son nez, à des réalités invisibles. Et quand il est dans la présence du Seigneur, Asaph reçoit sa première leçon : ‘Attends la fin du film !’. Dieu dit à ce sage : Regarde la fin du méchant. Regarde sa destinée finale. Attends que Dieu dise son dernier mot. Le Saint-Esprit invite Asaph à regarder la fin des choses. Et ce sage a rencontré une grande difficulté « jusqu’au moment où il a pénétré dans les sanctuaires de Dieu et qu’il a pris garde au sort final des méchants. » (Psaumes 73:17). Asaph a alors compris la fin des méchants (versets 18 à 20).

    La Bible porte notre attention sur la fin des choses. Jésus a bien dit qu’il y avait deux chemins : un chemin large et l’autre étroit. Le premier mène à la ruine éternelle et l’autre à la vie éternelle. La fin du chemin doit aussi nous interpeller dans notre vie. « Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue c’est la voie de la mort. » (Proverbes 14:12). « L’Eternel connaît la voie des justes, et la voie des méchants mène à la ruine. » (Psaumes 1:6).

    Jean de La Fontaine, cet écrivain incrédule disait déjà : « En toute chose, il faut considérer la fin. »

    C’est la première leçon que Dieu donne à Asaph qui se mettait à envier le méchant. Mais Asaph dit aussi : « Lorsque mon cœur s’aigrissait, et que je me sentais percé dans les entrailles, j’étais stupide et sans intelligence, j’étais à ton égard comme les bêtes. » (Psaumes 73:21). Asaph ajoute : « Je suis toujours avec toi. » La solitude est la crainte principale redoutée par chacun.

    Mais le chrétien doit savoir que le Seigneur est avec nous pour toujours. Jésus a dit : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Jean 28:20). Asaph découvre ainsi son premier privilège : être avec Dieu. Mais le sage prend conscience de son second privilège : « Tu me conduiras par ton conseil. » (Psaumes 73:24).

    Tout chrétien doit souhaiter que le Seigneur conduire sa vie. Cela demande de la foi, de la patience, de l’humilité. Mais c’est le chemin de la sécurité, même si parfois c’est aussi la voie de la difficulté. Dieu nous conduit par son conseil, sans jamais nous forcer ou décider à notre place. Dieu nous dirige par sa parole sans nous obliger.

    Et finalement Asaph découvre son troisième privilège : « Puis tu me recevras dans la gloire. » (Psaumes 73:24). C’est le bout du chemin. La fin du méchant est faite de tourments et de remords durant toute l’éternité, et dans la solitude. Le terme du chrétien est la gloire dans la présence de Christ.

    Es-tu chrétien, né de nouveau ? As-tu, comme Asaph, purifié tes mains et ton cœur par la foi en Jésus-Christ ? Si oui, alors les conclusions d’Asaph sont aussi notre privilège. Asaph comprend aussi, que sur la terre et dans le ciel, il n’y a que Dieu qui compte. « Quel autre au ciel ai-je que toi ? Et sur la terre je ne prends plaisir qu’en toi. » (Psaumes 73:25). Asaph est donc un enfant de Dieu, un moment tourmenté par ce que ses yeux voyaient. Face au succès et à la réussite du méchant, il réfléchit et ne trouve pas de réponse.

    Ensuite il vient dans la présence de Dieu pour trouver l’explication. Et Dieu lui donne des réponses, pour lui Asaph, et pour nous chrétiens d’aujourd’hui. Ainsi donc, « attends la fin du film », regarde plus loin que le bout de ton nez, fais attention aux apparences trompeuses. Tu sais maintenant à quoi ça sert de croire. Dieu ne nous trompe pas. Il dit la vérité. J’allais glisser mais l’Eternel m’a retenu par sa parole pour que je ne tombe pas. C’est par la foi que j’avance, et non par ce que je vois. Je me méfie des mirages du diable qui me fait miroiter la vie du méchant. La réalité est autre. Je dois faire attention à mes yeux qui me trompent souvent. Monte dans les sanctuaires sacrés pour que le Seigneur inscrive dans ton cœur les réponses à tes questions et tes doutes, afin que plus jamais tu ne sois prêt à glisser en voyant le bonheur des méchants.

    "TU ME CONDUIRAS PAR TON CONSEIL."
    (Psaumes 73:24).

    Post-scriptum

    Ce message a été enregistré en audio et en vidéo à la date du 10.09.2000
    Résumé par Jean-Pierre Baudouin

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