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    logo ARTICLE 805L’importance de la prédication décembre 2012
    PRÉDICATION • La prédication est l’instrument choisi par Dieu pour sauver tous les hommes. C’est vrai qu’il y a quelque chose de “fou” dans le moyen que Dieu a choisi pour sauver un être qui peut ainsi passer des ténèbres à la lumière en entendant la prédication.
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    PRÉDICATION EN MP3 • La Vérité. Où est la Vérité ? La Bible répond qu’elle ne se trouve qu’en Dieu.

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    Abdias, le "Oskar Schindler" de la Bible

     | 1 Rois 18 : 1 à 16
     
    Très souvent notre attention est attirée par des hommes de Dieu de premier plan : Abraham, Moïse, Elie, Elisée, Josué, Esaïe, Jérémie, les apôtres Paul, Pierre, Jean et autres grandes figures de la Bible. Mais il y a aussi des hommes de Dieu de second plan, peu connus.

    Abdias en fait partie. Cet homme ne doit pas être confondu avec le prophète de même nom. En fait d’homonymie, treize personnes différentes portent, dans l’Ecriture, ce nom d’Abdias. Celui dont il est question ici tient un rôle secondaire mais pourtant capital et décisif dans cet épisode de la vie du prophète Elie.

    Le monde du cinéma remet chaque année ses trophées (Oscars et Césars) de récompense aux meilleurs réalisateurs, acteurs, metteurs en scène, etc. A ces occasions, est aussi remis le prix du meilleur second rôle. On pourrait en quelque sorte décerner ce genre de trophée à Abdias. Ce ne serait qu’un second rôle, mais un premier prix quand même. Dans le peuple de Dieu il n’y a pas que des premiers rôles, des héros ou des grands noms. Il y a aussi de ces personnages moins importants situés à l’arrière-plan mais dont le rôle est capital.

    Le roi Achab et Elie sont des grands personnages de la scène ici présentée. Abdias a un second rôle. Achab et Elie s’affrontent depuis des années. C’est la puissance des ténèbres contre la puissance de Dieu. Dans ce contexte délicat et difficile, Abdias apparaît comme un palmier dans le désert. Il craint Dieu et est au service d’un roi impie. C’est un homme pieux vivant au milieu de l’apostasie. Il aime Dieu et vit au milieu de la corruption. Il est isolé au sein de l’idolâtrie et de la méchanceté.

    Dans le peuple de Dieu il n’y a pas que des premiers rôles, des héros ou des grands noms. Il y a aussi des personnages moins importants situés à l’arrière-plan mais dont le rôle est capital.

    Nous connaissons en tant que chrétiens, cette souffrance au milieu d’un monde méchant, incrédule, idolâtre, hostile à Dieu, corrompu. Jésus a dit : « Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas du monde. » (cf. Jean 17). Tel est le cas du chrétien qui travaille à l’usine ou dans un bureau au milieu de collègues qui ne cessent de jurer ou d’entretenir des conversations grivoises. C’est aussi le cas de l’infirmière chrétienne qui accomplit ses prestations dans un centre hospitalier corrompu. On peut aussi citer l’étudiant chrétien qui, seul, reste confronté à un monde qui hait Dieu et ses commandements. Plongé dans les mêmes difficultés, Jésus a dit : « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16:33). L’apôtre Jean a dit : « Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. » (1 Jean 5:4).

    Abdias vit au milieu de la corruption et son employeur, le roi Achab, est corrompu. Abdias connaît l’Eternel depuis sa jeunesse. Les parents chrétiens devraient vraiment souhaiter avant tout que leurs enfants connaissent et servent le Seigneur. « Souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse. » (Ecclésiaste 12:3). Ceci est important. Pourquoi ? D’abord, il faut en effet venir à Christ le plus tôt possible avant que le péché ne fasse des ravages dans notre vie. Le péché abîme les vies, les couples, les familles, la société. Plus on tarde à s’approcher de Dieu plus les dégâts sont importants et dégradent l’existence. Et il vient un moment où les dégâts sont irréparables et laissent des cicatrices profondes, douloureuses et irréversibles. Abdias craignait l’Eternel dès sa jeunesse.

    Ensuite, il faut venir à Dieu le plus tôt possible avant que les mauvaises habitudes ne soient prises et que les liens impurs créés n’empoisonnent la vie. Inconsciemment, nous sommes des créateurs d’habitudes. Certaines sont bonnes et d’autres mauvaises. Mais il est tellement difficile de se défaire des mauvais plis pris en méprisant Dieu et sa Parole. Tous les musiciens savent qu’il est très difficile de d’interpréter correctement une partition initialement mal apprise. Aujourd’hui nous constatons que bien des personnes ont difficile de se défaire de l’alcool, de la cigarette, de la drogue, de réflexes liés à l’occultisme ou d’une sexualité libertine. Toutes ces mauvaises habitudes sont souvent prises dès la jeunesse.

    Les parents chrétiens devraient vraiment souhaiter avant tout que leurs enfants connaissent et servent le Seigneur.

    C’est une grâce d’avoir des parents chrétiens qui favorisent l’éducation des enfants pour les conduire vers de bonnes habitudes, vers la Bible, la prière et les richesses divines. Toutefois pour le jeune qui est éduqué par des parents dans la foi chrétienne, il reste malgré tout une décision personnelle à prendre. On ne vit pas en effet avec la foi de ses parents. Cela ne tient qu’un temps pour finalement s’estomper. Abdias avait, lui, une foi personnelle parce qu’il avait lui-même décidé de craindre l’Eternel.

    La Bible nous cite d’autres exemples de personnes venues à la foi dès leur jeunesse : Samuel, David, le roi Josias, Joseph le patriarche, Daniel, Jérémie. Et plus près de nous : Luther, Calvin, Moody, Hudson Taylor, Billy Graham sont venus à Jésus-Christ au printemps de leur vie. Dès son enfance, Abdias en est venu à la crainte de l’Eternel. Notre génération n’est pas sensible à la crainte de Dieu et rejette même la crainte de toute autorité. Mais cela est typique de toutes les générations antérieures. Et si la Bible mentionne la grande crainte d’Abdias envers l’Eternel, c’est parce que cela était déjà exceptionnel au milieu de sa génération. Les contemporains d’Abdias ne craignaient pas l’Eternel. Cette caractéristique d’Abdias était rare et vraiment particulière.

    « La crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse. »
    (Proverbes 9.10)

    L’homme est sage quand il craint l’Eternel et respecte Dieu. C’est vivre comme un fou que d’écarter la crainte de Dieu. Cette crainte est salutaire. Parce que Abdias craint Dieu, il se surpasse et va cacher au risque de sa vie, cent prophètes de Dieu. En d’autres termes, la crainte de Dieu lui fait maîtriser et dominer sa crainte du roi Achab. Si Achab avait appris que Abdias cachait ces prophètes (pour ne pas que ceux-ci soient égorgés), le roi aurait fait massacrer la famille de celui qui craignait l’Eternel.

    Pendant la dernière guerre mondiale, bien des chrétiens ont pris des risques énormes en cachant des juifs. Et des familles chrétiennes ont ainsi été disséminées et déportées vers les chambres à gaz pour avoir caché des juifs pendant ces années de terreur. Au nom de la foi en Dieu et pour le bien du peuple choisi par Dieu, des chrétien(ne)s ont risqué leur vie et celle de leur famille en préservant ceux qui étaient recherchés par les nazis.

    Mais l’Eternel a dit : « Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront. » (Genèse 12:3). Abdias était un précurseur en cachant ces cent prophètes. D’autres ont agi d’une manière semblable : la famille de Corrie TEN BOOM, ou dans un autre genre Oskar Schindler (cf. le film « La liste de Schindler » du réalisateur juif Steven Spielberg.

    La date anniversaire de la libération de ces camps de la mort permet de rappeler ces horreurs pour tenter d’éviter que de tels drames ne se reproduisent. Nous, chrétiens, faisons corps avec cette fraternité et cette sympathie liées au peuple d’Israël, non pas à cause de ses mérites, mais parce qu’une bénédiction est promise à ceux qui portent bénédiction sur ce peuple qui a tant souffert. Ce n’est pas inutile de nous joindre à ceux qui crient : « Plus jamais cela ». Abdias était un instrument de Dieu, placé dans la citadelle du péché. Nous, chrétiens, sommes dans la forteresse du mal et, comme Abdias, sommes appelés à vivre comme un palmier au milieu du désert. « Le monde est sous la puissance du malin. » (1 Jean 5:19). Le monde actuel se vautre dans le mal et Dieu nous confie une œuvre au milieu de la citadelle des ténèbres. Nous devons apporter la lumière, la vie et la joie. Nous devons être le sel de la terre pour apporter du goût et freiner la corruption. Abdias remplissait ce rôle dans la maison du mauvais roi Achab. Plutôt que fuir, Abdias voulait rester et sauver cent vies. Le patriarche Joseph a servi à la cour de pharaon, Daniel à celle de Nebucadnetsar, Mardochée au palais d’Assuérus et Paul parle des chrétiens de la maison de César (Philippiens 4:22).

    Peut-être es-tu seul comme chrétien dans ta famille ou à ton travail ? Comme un palmier au milieu du désert, tu as ta place et ton rôle à remplir dans le plan de Dieu. Ne te décourage pas. Tu ne seras jamais dans la majorité. Mais ne crains rien. Les promesses de Dieu sont pour toi. Le Seigneur est avec toi.

    Post-scriptum

    Message donné le 14/05/2000 et résumé par Jean-Pierre Baudouin.
    Publié au bulletin “Résurrection” de septembre 2000 sous le titre
    Comme un palmier dans le désert”.

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