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    PRÉDICATION • Tout chrétien doit pouvoir faire la distinction entre le bien et le mal, ce qui devient très difficile dans notre société actuelle qui a inversé les pôles du bien et du mal.

    Dans la même rubrique

     FÊTE DE LA RÉFORME

    Le bon combat de la foi

     | Marc 7 : 1-13 - 1 Timothée 4 : 1-2
     

    Le grand réformateur Martin Luther avec beaucoup d’intelligence spirituelle et de discernement, écrivait : "Regardez ce qui m’est arrivé. Je me suis dressé contre le pape, les indulgences et tous les papistes mais sans violence. J’ai seulement annoncé, prêché et écrit la Parole de Dieu. Je suis resté tranquillement assis et j’ai laissé la parole agir. Je n’ai rien fait. C’est la Parole seule qui a agi."

    Cette citation de Luther nous permet d’en venir à un anniversaire : celui de la Réformation. Ce grand mouvement de l’Esprit secouait toute l’Europe, voici près de 500 ans. La parole de Dieu se répandait et les prédications apportaient la lumière dans beaucoup d’églises. Le retour à la croix et au message de l’Evangile était proclamé. Le 31 octobre 1517, Luther affichait à la porte de l’église du château de Wittenberg 95 thèses contre la papauté et le scandale du commerce des indulgences. Et aujourd’hui Dieu n’a pas changé l’arsenal des armes de l’Eglise. La Parole et l’Esprit de Dieu donnent la puissance à l’Eglise de Jésus-Christ. Le grand théologien Karl Barth a écrit : "Toutes les fois que l’Eglise a été sérieusement éprouvée au cours de l’Histoire, c’est parce qu’elle était trop peu soumise à la parole de l’Ecriture. En revanche, toutes les fois qu’elle était forte, consciente de sa mission et sans peur devant le monde, toutes les fois qu’elle a su produire des héros et des saints, toutes les fois qu’elle a su apporter la consolation, susciter l’espérance et s’imposer ainsi au respect des hommes, c’est parce qu’elle a osé avoir l’humble courage de se soumettre à l’Ecriture au lieu de la considérer comme un simple à-côté." La puissance de l’Eglise et la force du chrétien résident dans l’humble courage de la soumission à la Parole de Dieu. Aujourd’hui, cet esprit de combat s’estompe, même dans les églises évangéliques qui ne veulent plus se battre pour la vérité de la Parole de Dieu. Certains pasteurs accusent même leurs collègues fidèles à la Parole, de manquer de tolérance, d’amour et d’esprit d’ouverture. Ils utilisent même les termes de « fanatiques » et « d’intégristes ».

    Notre premier amour doit être un attachement à la vérité, à ce qui est vrai.
    On ne peut pas s’aimer dans le mensonge. L’amour exige la vérité et inversement, la vérité exige l’amour.

    Pourtant la Parole précise bien que l’amour doit se vivre dans la vérité. Notre premier amour doit être un attachement à la vérité, à ce qui est vrai. On ne peut pas s’aimer dans le mensonge. L’amour exige la vérité et inversement, la vérité exige l’amour. Le mélange amour et mensonge produit un poison mortel. Le monde est prêt pour l’anti-christ qui, avec la puissance de Satan, va prôner un mélange empoisonné de matières subtiles nocives.

    L’antichrist se produira avec des signes et des miracles mensongers pour séduire et tromper les hommes. Il est triste de constater qu’aujourd’hui, des églises, des pasteurs et des chrétiens se laissent séduire, et croient, « par amour », devoir fermer les yeux sur le mensonge, l’hérésie, les blasphèmes et les abominations, en méprisant la parole de Dieu. Sous le prétexte de « ne considérer que ce qui nous unit en oubliant ce qui nous sépare » certains acceptent bien des compromis. Mais ni le Christ, ni les apôtres Paul et Pierre n’ont ainsi parlé. Cette unité prônée par d’aucuns n’est qu’une apparence et un mensonge. On triche, on fait semblant, on joue la comédie. Mais que pense le Christ de ce cirque et de ce jeu hypocrite autour de la vérité ? Comment croire que l’on pourra jamais réconcilier les mensonges de l’Église romaine avec la vérité de la Parole de Dieu ? Il y a un choix à faire et il y a quelque chose à dire. Martin Luther s’est dressé avec la Parole de Dieu. Le combat de la foi n’est pas facile parce qu’il faut aussi livrer à genoux. En effet, s’il faut la parole de Dieu et l’Esprit de Dieu, il faut aussi la prière. C’est une lutte véritable .

    Le combat de la vérité n’est pas terminé.
    La Réforme continue.

    En 1521, quelques années après avoir apposé ses thèses sur la porte du château de l’église de Wittenberg, Luther est convoqué à la diète de Worms par l’empereur Charles Quint, l’homme le plus puissant de l’époque. Ce dernier dominait sur toute l’Europe. Le soleil ne se couchait jamais sur son vaste empire. Cet empereur est confronté au problème de la Réforme. Il convoque Luther pour l’inviter à se rétracter. Il souhaite voir le Réformateur revenir sur ce qu’il a dit et écrit contre le papisme, les indulgences et la tradition des hommes. Les amis de Luther lui conseillent de ne pas se rendre à Worms craignant qu’il n’y soit tué. La Réforme s’était déjà répandue dans toutes les régions d’Europe. Luther sait qu’il risque sa vie, mais il y va, malgré sa peur intense et son stress immense qui le rendent malade. Devant l’empereur, les prélats, évêques, princes et gouverneurs, il est seul pour défendre ses écrits. Malgré les injonctions répétées, Luther refuse de se rétracter et en donne les raisons. Pourtant il sait que beaucoup sont déjà morts, pendus, décapités, défenestrés, torturés, noyés, a défier le pouvoir de Rome. Luther demande alors une nuit pour réfléchir. On lui accorde. Il rentre dans sa chambre à l’hôtel. Et cette nuit, il prie ainsi : "Ô Eternel, Dieu tout puissant ! Quelle chose c’est donc que le monde ! Que la chair est faible ! Que le diable est puissant ! Combien il travaille par ses apôtres et par les anges de ce monde. Le monde ne regarde qu’à ce qui est grand, puissant, magnifique. Si je regarde de ce côté-là, c’en est fait de moi. Ah ! Dieu ! Ah ! Dieu ! Ô mon Dieu ! Ce n’est point ma cause, c’est la tienne. Qu’est-ce que ma personne ici ! Qu’ai-je à faire, moi, avec ces grands seigneurs du monde ? C’est ta cause, Seigneur, ta juste cause. Soutiens-moi, ô Dieu fidèle ! Je ne m’appuie sur aucun homme. Ô Dieu ! Ô Dieu n’entends-tu pas ? Mon Dieu, es-tu mort ? Non, tu ne peux mourir. Tu te caches seulement. Ne m’as-tu pas choisi ? Ah ! Dieu, viens à mon aide, au nom de ton cher Fils Jésus-Christ, ma force, mon bouclier. Fortifie-moi par ton Saint-Esprit, Seigneur. Viens, viens ! Je suis prêt à y laisser ma vie, comme un agneau. Et si mon corps doit tomber en ruine, mon âme est à toi. Elle t’appartient éternellement. Amen ! Ô mon Dieu, soutiens-moi. Amen !"

    Luther dort à peine et se retrouve le lendemain à nouveau devant l’empereur. Il maintient sa position, refuse de se rétracter en expliquant pourquoi. Il conclut : "Puisque Votre Majesté Impériale et Vos Seigneuries me demandent une réponse nette, je vais vous la donner sans cornes et sans dents. Non ; si l’on ne me convainc par les témoignages de l’Ecriture ou par des raisons décisives, car je ne crois ni au pape ni aux conciles seuls, puisqu’il est clair comme le jour qu’ils ont souvent erré et qu’ils se sont contredits. Je suis dominé par les Saintes Ecritures que j’ai citées, et ma conscience est liée par la Parole de Dieu. Je ne peux ni ne veux me rétracter en rien, car il est dangereux d’agir contre sa propre conscience. Me voici, je ne puis autrement. Que Dieu me soit en aide !" L’empereur Charles Quint se lève, en rage, quitte la salle après avoir entendu les explications du petit moine. La réunion se termine dans un brouhaha énorme. Luther sort. Il est sauf. Personne ne lui prendra sa vie. Le Seigneur veille sur lui. Que ce bel exemple de courage, d’humilité et de fidélité nous inspire tous en cet anniversaire de la Réforme. Le combat pour la vérité n’est pas terminé. Nous n’aurons probablement jamais à lutter comme Luther l’a fait. Mais il y a un combat à mener pour chacun d’entre nous. Là où nous sommes, dans notre école, dans notre entreprise, notre atelier, notre bureau, notre famille, il y a un combat à mener là où le Seigneur nous a placés. Ne cédons pas un pouce à l’adversaire. Soyons courageux, malgré notre petitesse et notre faiblesse. Combattons au nom du Seigneur, par sa parole et son Esprit. L’Eternel bénira notre combat. Le combat pour la vérité n’est pas terminé. La Réforme continue.

    Le pasteur Alphonse Maillot (1920-2003), dans son dernier livre « Sermons d’hiver », écrit : "La foi est un combat et elle ne se porte bien que si elle est combat." (page 96). La Bible demeure la vérité. Puisse Dieu trouver des hommes, des femmes, des jeunes gens, des jeunes filles fidèles pour livrer le bon combat de la foi. Que toute la gloire en revienne à notre Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !

    Post-scriptum

    Ce message a été apporté le 29/10/2000 par Philippe Hubinon.
    Résumé par Jean-Pierre Baudouin

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