logo RUBRIQUE

  • Enseignement
  • Lu dans la presse
  • - Conventions
  • - Petits mots du pasteur
  • - Magazine "Résurrection"
  • - Actions communautaires
  • - Actions missionnaires
  • - Enfants
  • - Jeunes
  • - Vie d’église
  • Liens et Ressources
  • - Annonces hebdomadaires
  •  

    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

    Dans la même rubrique

    Comme un souffle fragile...

     | Marc 4 : 3-9 et 14-20 - Psaumes 119 : 9-24
     
    Cette prédication a été construite sur les paroles d’un chant qui porte le même titre.

    La première charte des droits de l’homme c’est la Parole de Dieu.

    La Parole de Dieu est le trésor du peuple chrétien, le seul objet matériel laissé par Dieu sur notre terre. Loin de nous l’idée d’en faire toutefois un objet sacré, magnifique. Certes il y a aussi la nature, témoignage de l’œuvre de Dieu. Mais la Bible est différente. Elle est en effet l’expression de Dieu et nous donne une autre dimension à la communion avec notre Seigneur.

    On cite souvent aujourd’hui la charte des droits de l’homme. La première charte des droits de l’homme c’est la Parole de Dieu, la Bible. Elle a souligné en premier les droits de l’homme, de la femme, de l’enfant, de l’orphelin, de la veuve, du pauvre, de l’étranger, des parents. Dieu nous a donné des enseignements dans chacun de ces domaines.

    La Bible est d’autre part aussi le premier texte écologique. Nous y trouvons les premières règles d’écologie. Dieu a veillé à ce que nous puissions prendre soin de la nature, et de nous-mêmes puisque nous sommes dépendants de notre environnement.

    Ceci nous rappelle une fois de plus la modernité et l’actualité de la Parole de Dieu. Les chrétiens parlent souvent de la puissance de la Parole divine. Elle est comparée à un marteau qui brise le roc, où à l’épée de l’Esprit.

    Mais elle est aussi un souffle fragile. Dans l’évangile selon Marc, Jésus compare cette Parole à une semence qui peut être étouffée par les épines de la vie, les soucis du siècle, la séduction des richesses, l’invasion des autres convoitises. Toutes ces choses peuvent éteindre le souffle fragile de la Parole de Dieu et la rendre ainsi infructueuse. Nos musiques, nos divers programmes de télévision, nos sonneries fréquentes de GSM, nos conversations vaines, nos préjugés d’incrédulité viennent si souvent briser ce fragile souffle divin. Un des épisodes de la vie du prophète Elie illustre cette caractéristique de la Parole de Dieu. Le prophète est découragé. Il se rend à la montagne d’Horeb où il va rencontrer Dieu (1 Rois 19). L’Eternel invite Elie à sortir de la caverne où il est entré. « Et voici, l’Eternel passa. Et devant l’Eternel, il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers : l’Eternel n’était pas dans le vent. Et après le vent, ce fut un tremblement de terre : l’Eternel n’était pas dans le tremblement de terre. Et après le tremblement de terre, un feu : l’Eternel n’était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger. Quand Elie l’entendit, il s’enveloppa le visage de son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. » (1 Rois 19:11-13). Elie a compris : ce son subtil d’un souffle qui s’évanouit, c’est Dieu. Quand Dieu parle, il ne hurle pas. C’est semblable à un souffle fragile qui n’est perceptible que par une ouïe fine et un cœur bien disposé.

    La Parole de Dieu est comme un murmure, un secret d’amour. Luther disait que l’oreille est l’organe majeur du chrétien. C’est par elle que nous entendons la Parole de Dieu. C’est par ce canal que le message passe pour atteindre notre cœur. Osée disait que l’Eternel voulait amener son peuple dans le silence du désert pour parler à son cœur. La même idée du murmure, du doux message d’amour se retrouve dans l’image du potier.

    Comme un vase d’argile, l’amour de Dieu nous façonne. Nous trouvons cette comparaison quand Jérémie descend dans la maison du potier. Son art se fait avec douceur par une légère pression des doigts qui donnent la forme souhaitée au vase. Cette image est utilisée dans la Parole pour illustrer la manière choisie par Dieu pour nous façonner avec délicatesse et amour. Nous devons écarter de nos pensées cette image du Dieu briseur ou broyeur d’âme. La Bible nous parle de Dieu comme un Père céleste, rempli d’amour, qui éduque et façonne ses enfants avec douceur, sans les briser. Dieu ne cherche pas à briser ses enfants. Au contraire, il guérit ceux qui ont le cœur brisé, et il panse leurs blessures (Psaumes 147:3). Dieu ne dédaigne pas un cœur brisé et contrit (Psaumes 51:19). Toutefois Dieu brise l’orgueilleux, mais ceci est une autre chose. En parlant des nations orgueilleuses qui se dressent contre l’Eternel, la Bible dit : « L’Eternel les brisera avec une verge de fer. » (Psaumes 2:9). Et « L’homme pervers sera brisé tout d’un coup, et sans remède. » (Proverbes 6:15).

    La Parole est la vérité qui blesse parfois certes, mais elle libère de la servitude et des ténèbres

    Par contre si nous mettons entre les mains de Dieu un cœur docile, alors il façonne notre vie. Dieu brise notre résistance, mais il prend un soin tout particulier pour conduire notre vie avec amour par sa Parole. N’ayons donc pas peur de confier notre vie dans les mains de Dieu. Nous devons nous incliner devant sa volonté et nous laisser prendre dans ses bras d’amour. Nous ne devons pas avoir peur de nous approcher de Dieu, parce que dans son amour, Il veut nous façonner.

    Mais en même temps la Parole est comme une blessure qui nous ouvre le jour. Nous pouvons imager cette vérité en considérant la maman qui va mettre au monde son bébé. La naissance est aussi une blessure. La chair saigne. Mais cette blessure ouvre le jour à ce nouveau-né. C’est une blessure qui libère. Paradoxalement cette blessure est souhaitée par la maman qui désire mettre au monde son cher enfant. C’est une blessure souhaitée, attendue qui permet à l’enfant de voir le jour. De même, la Parole de Dieu peut être aussi blessante ; mais cette blessure donne la vie, ouvre le jour et libère. Les blessures causées par la Parole de Dieu sont des blessures de vie. Quand cette Parole nous dit : « Il n’y a point de juste, pas même un seul ; nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu ; tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul ... » (Romains 3:10). De telles affirmations sont blessantes, mais ces blessures nous ouvrent le chemin de la croix et de l’amour de Dieu. Jésus a dit en parlant de chacun d’entre nous : « mauvais et méchants comme vous êtes ... » (Matthieu 7:11). Comme nous avons chacun une bonne opinion de nous-mêmes, ces paroles du Christ nous blessent parce que les déclarations du Seigneur nous ouvrent les yeux sur notre véritable état. Mais il faut passer par cette blessure qui produit la vie. C’est l’étape incontournable, la condition nécessaire à la naissance qui ne peut se réaliser que par une blessure. Sans cette blessure, le jour ne se lève pas. C’est précisément une des raisons pour lesquelles les gens ne veulent pas lire la Bible. Ils ne comprennent pas que cette parole blessante donne la vie et ouvre le chemin de la libération et de la liberté. Un dicton affirme : « Il n’y a que la vérité qui blesse ». La Parole est la vérité qui blesse parfois certes, mais elle libère de la servitude et des ténèbres.

    La Parole est aussi naissance comme on sort de prison. Si beaucoup d’entre nous n’avons jamais été en prison, nous avons toutefois chacun connu la prison du péché, la cellule de nos anciennes habitudes. Nous, chrétiens, avons connu les chaînes du péché. La Parole de Dieu nous a fait sortir de prison en brisant les liens de nos mauvaises habitudes. La Parole de Dieu a fait sortir le moine Luther de la prison de sa religion. Dans le monde entier, la Bible libère les gens des mensonges de leur religion. Cette Parole est interdite notamment dans les pays musulmans parce qu’elle gêne et dérange. En effet ce livre libère les âmes et nous fait sortir de la prison des mensonges de la religion. La Bible nous présente le Christ, celui qui nous libère vraiment. « Si le Fils vous libère, vous serez réellement libres. » (Jean 8:36). La Parole est semence qui promet la moisson. L’enseignement du Christ compare la parole de Dieu à une semence. C’est la parabole du semeur. Un jour nous verrons la moisson. Aujourd’hui nous sommes appelés à semer, à répandre, à inviter, à parler, à témoigner sans voir la moisson. On aperçoit bien quelques fruits, ici et là. Mais un jour on pourra contempler la moisson en voyant « la grande foule, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue autour du trône de l’Agneau. » (Apocalypse 7:9). La Parole est cette semence portée par le vent, par le souffle du Saint-Esprit, parfois bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Les efforts que nous faisons pour témoigner autour de nous et servir le Seigneur peuvent parfois porter du fruit sur des terrains bien éloignés dont nous ne connaissons parfois pas l’existence. Jésus a dit : « L’Esprit souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d’où il vient ni où il va. » (Jean 3:8). C’est un mystère.

    La Parole est aussi un passage qui nous montre un chemin. Elle nous indique en effet le chemin du Calvaire, de la croix, du salut, de la vie. Les chrétiens ont reconnu cette voie par la Parole. La Parole de Dieu nous a montré le chemin étroit. Elle nous a conduits à Jésus-Christ. Elle est passage qui nous dit un chemin. Si vous n’avez pas encore parcouru ce chemin, et si vous êtes prêts à le parcourir, pourquoi attendre et remettre à plus tard. C’est un chemin étroit, mais sûr, choisi par le Seigneur pour chacun d’entre nous. Il nous y attend avec ses bras d’amour. Dieu nous laisse la liberté de choisir. Ce choix qui nous est laissé a des conséquences pour l’éternité. La Parole nous montre ce chemin : elle est passage qui nous dit un chemin. L’Esprit nous laisse le choix, un choix important pour notre éternité.

    Post-scriptum

    Ce message a été enregistré le 18/6/2000 en audio et en vidéo
    Résumé par Jean-Pierre Baudouin

    Copyright © 2005 Eglise Protestante Evangélique de Charleroi. Tous droits réservés.
    Ce site a été créé par Ginger-Nut et est géré avec SPIP + EVA-Web