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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    La grâce de Dieu nous enseigne

     Tite 2 : 11 à 15
     

    Le terme « grâce de Dieu » est probablement l’un des plus beaux mots de toute la Bible. Dieu fait grâce.

    En l’an 2000 aux Etats-Unis, 89 condamnés à mort ont été exécutés, n’ayant pas reçu la grâce du Président. La Parole de Dieu nous enseigne que nous sommes tous des condamnés à mort. Le salaire du péché c’est la mort (Romains 6:23), et nous avons tous péché (Romains 3:23). Cela signifie donc que nous avons tous besoin de la grâce de Dieu.

    Le prix de la grâce porte un nom : Golgotha

    La Bonne Nouvelle de l’Evangile proclame que Dieu veut faire grâce aux condamnés à mort. Il suffit de la demander. La Parole de Dieu nous affirme que « quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. » Quiconque invoquera la grâce, la recevra. Certaines personnes pensent que ce principe est trop simple ou trop facile.

    Dieu nous invite à demander sa grâce. Dieu est généreux. Il fait des cadeaux. Il est le Dieu de toute grâce (1 Pierre 5:10). Dieu nous donne le soleil, la pluie, l’eau, les saisons, le vent, la neige, le sable, les animaux, les fruits, les légumes, les couleurs. Et pourtant beaucoup de gens perçoivent Dieu, non pas comme celui qui fait des cadeaux, mais comme celui qui punit. Cette notion fausse est du reste inculquée aux enfants quand ils se cognent ou se font mal après avoir désobéi. Leurs parents ne manquent alors pas l’occasion regrettable de dire : “Tu vois ! C’est le Bon Dieu qui te punit.” Et l’enfant va ainsi grandir avec l’idée erronée d’un Dieu menaçant qui ne sait que punir. Et une vie entière ne sera pas suffisante pour lui enlever de la tête cette notion stupide d’un Dieu père-fouettard.

    Ce serait plus intelligent d’inculquer à l’enfant bien sûr la saine crainte de l’Eternel mais aussi et surtout la reconnaissance envers ce Dieu de grâce qui nous fait tant de cadeaux que nous ne méritons pas et dont nous ne sommes souvent même pas conscients. Mais les cadeaux gratuits (pour ceux qui les reçoivent) ont un prix. Tous les cadeaux offerts doivent bien être payés par quelqu’un. Quelqu’un a aussi dû payer cette grâce divine. Pour Dieu, le cadeau du pardon de nos péchés n’est pas gratuit. Pour nous les bénéficiaires, c’est gratuit. Mais Dieu a payé. Le prix de la grâce porte un nom : Golgotha. C’est là que la grâce a été révélée. La Bible dit : « Les prophètes, qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était réservée, ont fait de ce salut l’objet de leurs recherches et de leurs investigations, voulant sonder l’époque et les circonstances marquées par l’Esprit de Christ qui était en eux. » (1 Pierre 1:10). Les prophètes qui ont prophétisé à l’avance les souffrances de Christ et la gloire dont elles seraient suivies, ont cherché à comprendre la grâce sans toutefois la voir. Cette grâce a seulement plus tard été révélée par Jésus-Christ le Messie. C’est par lui que la grâce a été manifestée et montrée.

    Et à partir de là, le Saint-Esprit nous apprend que la grâce de Dieu nous enseigne. La grâce de Dieu est en quelque sorte une grande école. On y apprend beaucoup de vérités. Le chrétien est avant tout un élève qui étudie à l’école de la grâce. La grâce nous apprend qu’il faut étudier, réfléchir, mémoriser, s’efforcer de bien comprendre, faire des exercices et des synthèses. La grâce nous enseigne. Le disciple est celui qui apprend d’un maître. Jésus a bien dit : « Recevez mes instructions. » (Matthieu 11:29).

    Même quand nous sommes fatigués et chargés, nous devons prendre le joug du Seigneur sur nous et recevoir ses instructions. Jésus est en effet doux et humble de cœur. C’est alors que nous trouverons du repos pour nos âmes. Avons-nous été lors de l’année écoulée des bons étudiants sur le banc de l’école de la grâce ? Avons-nous été sérieux, consciencieux, fait des exercices et pratiqué les instructions enseignées ? Cet enseignement est destiné à chaque enfant de Dieu. Cette instruction n’est pas réservée aux pasteurs ou aux missionnaires. Elle est utile pour chaque chrétien. Celui qui est au bénéfice de la grâce de Dieu est aussi un élève qui doit apprendre. Mais en fait, que nous enseigne la grâce de Dieu ? Quel est le contenu de son enseignement ?

    Savoir dire « non » est l’un des exercices les plus difficiles dans la vie.

    La grâce de Dieu nous enseigne deux choses : d’abord à renoncer, et ensuite à vivre. En d’autres termes, elle nous enseigne à dire non, et aussi à dire oui. Savoir dire non est l’un des l’exercices les plus difficiles dans la vie. Notre société tente de nous convaincre qu’il faut dire oui à tout. L’esprit de notre monde aujourd’hui nous engage à prendre tout ce qui peut être pris, sans nous préoccuper de questions morales, philosophiques ou religieuses. La Bible avance à contre-courant de l’esprit du monde. La grâce nous enseigne à renoncer au mal, au mensonge, au péché, à l’impiété, à la haine, à la vengeance, à l’adultère, au vol, à la jalousie, à la calomnie, aux convoitises mondaines.

    Le dernier des Dix commandements nous dit : « Tu ne convoiteras pas. » (Exode 20:17). C’est le dernier commandement et pourtant pas le moindre. C’est l’un des plus importants, parce que tout péché commence par la convoitise. Le non-respect de ce commandement induit tous les autres. Toute l’économie de notre société est construite sur le péché de la convoitise. Tout le système publicitaire fonctionne sur ce principe d’éveil de la convoitise. La grâce de Dieu nous enseigne à renoncer aux convoitises mondaines.

    Le véritable christianisme, c’est aussi le « oui » à la vie. La foi, c’est la vie. Aimer Dieu, c’est la vraie vie

    Mais la grâce de Dieu ne consiste pas seulement à dire non ; elle nous enseigne aussi à dire oui. Le véritable christianisme, c’est aussi le oui à la vie. La foi, c’est la vie. Aimer Dieu, c’est la vraie vie. Renoncer au mal, c’est la vie. Remercions Dieu si nous savons dire non à ce qu’il nous demande de fuir. C’est une grâce que Dieu nous accorde de savoir dire non au mal et aux convoitises mondaines. Mais c’est aussi une grâce de l’Eternel de nous permettre d’avoir dit oui à la vie selon la sagesse, la justice et la piété.

    Ces trois axes relationnels sont importants. La sagesse concerne le rapport avec nous-mêmes. La justice traite du rapport avec notre prochain. La piété est centrée sur le rapport avec Dieu.

    La grâce de Dieu nous enseigne à vivre selon la sagesse et non comme des fous. Ne vivons pas aujourd’hui comme des insensés, parce que demain nous aurons peut-être des pleurs amers et de profonds regrets d’avoir un jour vécu comme des fous.

    La grâce de Dieu nous enseigne aussi à vivre en pratiquant ce qui est juste vis-à-vis de notre prochain. Elle nous enseigne à vivre aussi selon la piété, selon les règles spirituelles que Dieu nous a données.

    La grâce de Dieu nous enseigne donc à renoncer et à vivre, en attendant la bienheureuse espérance de la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Le chrétien est aussi quelqu’un qui attend le retour du Seigneur, la manifestation de la gloire de son Sauveur. Le chrétien embrasse ainsi toute l’histoire de l’humanité. Il regarde en arrière, vers le passé, vers Abraham, Isaac, Jacob, vers les prophètes, vers la croix de Golgotha, vers le tombeau vide. Mais il regarde aussi face à lui pour son quotidien avec Christ. Et en même temps, il porte les regards devant lui, vers la venue en gloire de Jésus-Christ. L’espérance chrétienne se précise avec davantage d’évidence. Les signes du retour de Jésus-Christ sont bien présents dans l’actualité. L’évolution du monde, la presse, les événements mondiaux témoignent de plus en plus de l’espérance du retour du Christ. Les mâchoires de l’étau prophétique se resserrent.

    Trois axes majeurs émergent dans l’espérance chrétienne. D’abord le premier axe : l’État d’Israël, et Jérusalem en particulier. Cette ville devient une pierre de plus en plus pesante pour les nations. Qui aurait pensé que Dieu allait choisir de placer son nom dans cette ville dont personne ne voulait ? Mais aujourd’hui elle est la ville la plus convoitée au monde conformément aux paroles des prophètes écrites depuis plusieurs siècles. Et au milieu de cette ville, un point de fusion se cristallise en une aire particulière : l’Esplanade du Temple.

    Ensuite le deuxième axe : la résurgence de l’ancien Empire romain sous le drapeau bleu frappé de 12 étoiles jaunes, à savoir les États Unis d’Europe. Cette Europe prend de plus en plus le leadership mondial dans tous les domaines. L’espérance est devant nous et les signes du retour du Christ sont sous nos yeux.


    "Parfois j’aime comparer l’Union Européenne en tant que création, à l’organisation des empires. Nous avons la dimension de l’empire, mais il y a une grande différence. Les empires ont été habituellement bâtis par la force avec un diktat imposant du centre, sa volonté aux autres. Maintenant ce que nous avons est le premier empire non impérial."
    Jose Manuel Barroso
    Président de la Commission européenne depuis 2004
    Mise à jour du 12-11-2011

    Enfin le troisième axe de l’espérance : la mondialisation de l’économie. Il y a cinquante ans c’était une folie d’imaginer un système économique mondial. Mais aujourd’hui c’est une réalité qui peut être maîtrisée par un seul homme. Cette économie mondiale gérée par un seul homme permettra à l’anti-christ de sortir de l’Europe et de dominer ainsi le monde. Le rêve antique et diabolique est à la portée de l’anti-christ aujourd’hui. Et ce dernier sera détruit par le souffle, l’Esprit du Seigneur.

    Mais en parlant de ces choses à venir, l’apôtre Paul ne peut s’empêcher en évoquant la prochaine venue en gloire de Jésus-Christ de citer sa première venue dans l’humilité. Il rappelle : « Jésus-Christ s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. » (Tite 2:14).

    Sommes-nous prêts à nous remettre à l’école de la grâce qui nous enseigne tant de choses précieuses et nous prodigue de si nombreuses richesses ? Sommes-nous de bons étudiants capables de renoncer et de bons disciples sachant dire non à l’impiété, au mal, aux convoitises mondaines ? Sommes-nous prêts à vivre selon la sagesse, la piété et la justice dans l’attente du retour glorieux de Christ, la glorieuse espérance ?

    Nos yeux verront sous peu beaucoup d’événements qui vont rejoindre tous ces textes prophétiques que le Seigneur nous a donnés. Toutes ces choses ne cesseront de nous confirmer davantage que Dieu est vrai, et que tout ce qu’il a dit s’accomplit.

    Que Dieu nous remplisse de sa grâce et de docilité pour nous mettre à l’école de la grâce.

    Post-scriptum

    Message du 31/12/2000 de Philippe Hubinon - Résumé par Jean-Pierre Baudouin.

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