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    logo ARTICLE 518Les yeux de la foi novembre 2007
    PRÉDICATION • Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu : la foi est synonyme de confiance. La foi est aussi un combat...
    logo ARTICLE 563Pierre-Paul Grassé (1895-1985) septembre 2009
    Eminent biologiste français, paléontologue, évolutionniste convaincu mais revenu à la foi, membre de l’Académie des sciences.

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    Le siècle du dernier défi

     | Psaumes 1 • Matthieu 24 : 37 à 46 • Apocalypse 13 : 11 à 18
     

    Nous entrons dans un nouveau siècle...

    Pour chacun d’entre nous il est utile de redéfinir les caractéristiques du monde dans lequel nous vivons. En effet si nous ne comprenons pas le monde qui nous entoure, nous ne serons pas capables de bien communiquer avec lui.

    Le chrétien doit donc être doublement attentif à la Parole de Dieu et rester simultanément à l’écoute du monde, de ce que les gens disent. Ce sont les conditions nécessaires pour éviter le dialogue de sourds. Si ces principes importants sont négligés, les chrétiens parlent et le monde n’entend pas. De même, le monde nous parle et nous n’écoutons pas. Pour poser correctement les bases de l’Evangile, il est utile de connaître les fausses idées de ce monde, de savoir comment raisonne un non-chrétien. C’est ce que disait déjà l’apôtre Paul il y a deux mille ans : « Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ. » (2 Corinthiens 10:5). Il y a des choses à renverser : de faux raisonnements, de fausses idées, des fausses doctrines. Ensuite il faut construire sur de bonnes bases.

    Quand le Seigneur appelle le jeune Jérémie, il lui dit : « Voici, je mets mes paroles dans ta bouche. Regarde, je t’établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes. » (Jérémie 1:10). Les fausses idéologies de notre monde sont donc à renverser pour pouvoir construire et poser les fondements de l’Evangile. C’est pourquoi nous allons survoler les traits dominants du 21e siècle qui sera un siècle de défi pour l’Eglise.

    On vit en fait avec ce que SONT les gens
    et non pas ce qu’ils ONT.

    La première caractéristique de ce monde est le matérialisme. C’est la priorité de l’avoir sur l’être. Ce qui compte c’est d’avoir. Ce qu’on est a beaucoup moins d’importance. La mentalité de notre monde est focalisée sur l’argent et le pouvoir d’achat. Ce sont les préoccupations principales de notre société. Cette pensée matérialiste est vieille comme le monde. Depuis le jardin d’Eden, le péché a tordu l’échelle des valeurs. Que préférons-nous avoir comme voisins ? Des gens qui ont une belle BMW et un caractère empreint d’égoïsme, de grossièreté, d’irrespect ? Ou souhaitons-nous avoir des voisins qui roulent dans une petite voiture d’occasion mais qui sont paisibles, gentils, polis, serviables, honnêtes et courageux ? On vit en fait avec ce que les gens sont et non pas avec ce qu’ils ont. Jésus a dit : « Que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme ? » (Matthieu 16:26). Aujourd’hui l’argent du monde est contrôlé par un nombre de plus en plus restreint de personnes qui cherchent à s’enrichir de plus en plus. Pourtant il y a des choses bien plus importantes que l’argent. Le Christ l’a bien dit. Lorsque le jeune homme riche vient près de Jésus, il repart ensuite tout triste à cause de son matérialisme. Il préfère garder ce qu’il possède plutôt que d’être disciple de Christ (Matthieu 19:21). Le Psalmiste dit bien « Si les richesses s’accroissent, n’y attache pas ton cœur. » Les richesses ne sont pas mauvaises en elles-mêmes, mais le cœur s’y attache et cela fausse la perception des choses et l’échelle des véritables valeurs. Le matérialisme est trompeur et la course aux bibelots ne tient pas ses promesses. Ce qui est important n’est pas constitué par les richesses qui nous entourent mais par ce que nous avons dans le cœur : la joie ou la tristesse, la paix ou l’inquiétude.

    Le deuxième trait de ce siècle est la sécularisation. En d’autres termes, la société a cessé de penser aux choses d’en haut. Cela est appelé la sortie de la religion. Toute référence à l’au-delà est gommée. Il n’y a plus que l’ici-bas qui compte. Notre société veut ainsi effacer toute référence au christianisme, à une spiritualité.

    Dans les écoles, on ne parle plus de vacances de Noël, mais bien de vacances d’hiver. On ne parle plus de vacances de Pâques mais de vacances de printemps. Toutefois on note le maintien du congé de Carnaval. D’autre part le Ministère de l’Education parle de supprimer les cours de religion et de les remplacer par un cours de philosophie. Le 21e siècle sera bien, pour les chrétiens, un combat contre la sécularisation. Il y a deux mille ans l’apôtre Paul disait déjà à son jeune collègue Timothée : « Combats le bon combat de la foi. » (1 Timothée 6:12). Certains veulent renverser l’Evangile de Jésus-Christ. Dans ce monde sécularisé où seul l’ici-bas compte, il sera de plus en plus difficile de partager l’Evangile. La culture biblique disparaît. Les gens ne savent déjà plus qui est Moïse, ce qu’est la Pentecôte ou l’Ascension, ni même Noël pour certains !

    Le troisième trait de ce siècle est le retour du religieux. Ceci n’est pas en contradiction avec la caractéristique précédente. En effet, il est faux de dire que les gens ne croient plus en rien. Mais ils croient en n’importe quoi. Les gens sont aujourd’hui prêts à croire n’importe quoi, sauf la Bible, le message de l’Evangile, l’amour de Dieu et la croix.

    L’une des religions qui remporte le plus de succès aujourd’hui est le scientisme. La science est aujourd’hui divinisée. Elle devient religion. Les enfants sont déjà éduqués dans ce sens dès l’école primaire. Cette éducation se poursuit à l’université. Cette doctrine va donc marquer particulièrement la jeunesse formée dans ce culte de la science et de la connaissance. L’homme de science est vénéré comme un Dieu. La formule “la science dit que ...” est devenue magique. Pourtant la science est en train d’empoisonner le monde. Le nuage de la mort a bien traversé notre pays lors de l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Nous n’avons pas été avertis. On nous dit aussi que les O.G.M. (organismes génétiquement modifiés) sont sans danger ? On a fait manger à nos animaux de la nourriture constituée de carcasses broyées et de composants malsains. Nos enfants ont mangé de ces bêtes malades. On nous avait dit pourtant que c’était sans danger et que tout était sous contrôle, garanti par le cachet de la science. Cette science est divinisée. On lui fait confiance. On ne fait plus confiance en Dieu mais on croit aveuglément en la science.

    Les progrès technologiques sont une excellente avancée, mais s’ils prennent la place de Dieu et sont divinisés, alors la science se corrompt et devient destructrice. Une autre religion à succès est l’astrologie et les sciences occultes. Les médias laissent une place importante à l’horoscope. La comparaison entre différents journaux permet de constater qu’ils se contredisent. Les gens le savent mais ils lisent toutefois ces prédictions farfelues et ridicules. Et ce n’est pas seulement le petit peuple qui se laisse égarer par cette religion à bon marché. Les grands de ce monde sont aussi tombés dans ce piège. Le général Charles de Gaulle consultait un astrologue militaire. Le Président François Mitterrand se faisait faire le thème astral par Elisabeth Tessier. Boris Eltsine avait sa voyante astrologue attitrée. Nancy Reagan pratiquait aussi cette religion.

    D’autre part on peut aussi dire que le paganisme est une autre “religion” à succès pour notre 21e siècle. Ce phénomène du tatouage et du percing nous plonge en plein paganisme. C’est le retour à l’Age de la pierre.

    Et simultanément notre société tourne le dos à l’Evangile pour plonger dans la religiosité. C’était déjà le cas à Athènes voici 2000 ans. Lorsque Paul, debout au milieu de l’Aréopage, dit : « Hommes athéniens, je vous trouve à tous égards extrêmement religieux. » (Actes 17:22). Ils étaient religieux, mais perdus. Ils rendaient des cultes à beaucoup de dieux, mais pas au Dieu vivant et vrai, le Créateur des cieux et de la terre.

    Une quatrième caractéristique est le relativisme moral. On veut tout relativiser. Il n’y a plus de vérité absolue. La notion de bien et de mal devient de plus en plus floue. Notre société prétend qu’il n’y a plus de bien ni de mal absolu. Les Commandements de Dieu sont balayés. Ce système de pensée sans absolu débouche sur le fait que plus rien n’est faux et que tout le monde a raison. Cela nous conduit à l’absurdité, à la folie et à l’horreur. Notre société avance dans cette voie.

    La cinquième caractéristique est le refus de tout argument d’autorité. Ce trait est lié au précédent. Nous retrouvons le jardin d’Eden où nos premiers parents ont refusé l’autorité de Dieu. Adam et Eve ont eux-mêmes décidé ce qui était bien et ce qui était mal, sans écouter les paroles de Dieu. Cette même mentalité produira l’antéchrist, encore appelé le “sans-loi”. Aujourd’hui cela devient impossible de dire : “on ne peut pas”. Les parents n’osent plus le dire à leurs enfants. Dans les écoles les professeurs ne peuvent plus le dire aux élèves. C’est la mentalité du refus de l’argument d’autorité. Les représentants politiques n’osent plus dire “cela, on ne peut pas” de peur de perdre des voix aux prochaines élections. Notre siècle refuse tout argument d’autorité et de plus en plus de gens sont arrogants en avançant : “Mais qui a le droit de me dire : tu ne peux pas ? Ceci est mal. Cela est bien ?”

    Le 21e siècle sera le siècle de l’image

    La sixième caractéristique est la domination du visuel. Le 20e siècle était le siècle de l’invention du cinéma, de la télévision, des écrans d’ordinateurs, des écrans de GSM. Le 21e siècle fera exploser ce phénomène du visuel. On écoute de moins en moins et on regarde de plus en plus. Les yeux dominent les oreilles. Le 21e sera le siècle de l’image. Les prophéties contenues dans Apocalypse 13 parlent à plusieurs reprises de l’image de la bête (Apocalypse 13:14-16). Ces choses ont été écrites il y a deux mille ans. Dans cette perspective d’avenir sur les choses de la fin, la place donnée à l’image est prépondérante et on note l’usage diabolique qu’en fera l’antéchrist.

    Le septième trait du 21e siècle est l’accent très marqué sur le discours de la tolérance. Alexandre Soljenitsyne disait : “Aujourd’hui la tolérance est dévoyée. Elle ne concerne plus les personnes mais les idées.”. Aujourd’hui, il faut être tolérant avec les idées, mais pas avec les gens. Voilà le monde dans lequel nos enfants et petits-enfants vont vivre. C’est ce qui nous attend.

    Les caractéristiques de ce 21e siècle ne peuvent qu’entraîner une hostilité croissante contre le glorieux Evangile de notre Seigneur Jésus-Christ. Il faut le savoir et s’y préparer. Le Seigneur a dit : « Je vous ai tout annoncé à l’avance. Prenez garde de vous laisser séduire. Veillez et priez. Voici je viens bientôt. Quel est le serviteur fidèle et prudent que son maître, à son arrivée, trouvera à l’œuvre, pour lui dire : c’est bien, bon et fidèle serviteur. Entre dans la joie de ton maître. » Le 21e siècle sera un défi pour l’Eglise et le chrétien, probablement “le siècle du dernier défi”, si l’on considère l’état d’avancement de l’accomplissement des prophéties.

    Relevons le défi au nom du Seigneur crucifié, ressuscité, et qui vient bientôt !

    Post-scriptum

    Message du 7/1/2001 de Philippe Hubinon - Résumé par Jean-Pierre Baudouin.

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