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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 350Faire taire les critiques février 2011
    Nous pouvons résister aux moqueries si nous avons la conviction de faire la volonté de Dieu.

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    Nos larmes et celles de Jésus-Christ

     | Psaumes 84 : 1 à 13 - Luc 19 : 41
     

    L’écrivain Charles Dickens affirmait : « Dieu sait que nous n’aurons jamais à rougir de nos larmes. Elles sont comme la pluie sur la poussière aveuglante de la terre qui recouvre nos cœurs endurcis. »

    En lisant la Bible et en faisant le compte de ceux et de celles qui ont pleuré, on est vraiment très étonné. Presque tous les héros de la foi ont versé, à un moment donné ou à un autre, des larmes. C’est le cas d’Abraham, Joseph le patriarche, Esaü, Jacob, Job (« Les pleurs ont altéré mon visage ; l’ombre de la mort est sur mes paupières. » Job 16:16), Saül, David, Anne la maman de Samuel, Samuel. Esdras et Néhémie pleureront sur les ruines de Jérusalem. Ont aussi versé des larmes les apôtres Pierre et Jean, Marie de Magdala quand elle voit le tombeau du Seigneur vide, Jaïrus, Paul, et encore bien d’autres.

    A ce long cortège on peut ajouter les larmes du Christ.

    Les circonstances des premiers pleurs mentionnés dans l’Ecriture sont relatives à Agar, la servante d’Abraham. Ce sont les pleurs (Genèse 21:16) d’une femme, d’une maman.

    Les derniers pleurs de l’Ecriture se trouvent dans le livre de l’Apocalypse (Apocalypse 21:4) avec la promesse que « Dieu essuiera toute larme de nos yeux. »

    QUE DE LARMES DANS LA VIE DE DAVID.

    L’homme qui a probablement le plus pleuré est le roi David. Dans ses Psaumes, il fait si souvent mention de ses larmes ! On aurait pu s’attendre à autre chose de la part de celui qualifié d’ « homme selon le cœur de Dieu » : roses et merveilles sans nuages. En fait, beaucoup de pleurs et de larmes ... de sa faute.

    Il dit (Psaumes 6:7) : « Je m’épuise à force de gémir ; chaque nuit ma couche est baignée de mes larmes, mon lit est arrosé de mes pleurs. » et (Psaumes 30:6) : « Le soir arrivent les pleurs ... ». Il ajoute (Psaumes 39:13) : « Ecoute ma prière, Eternel, et prête l’oreille à mes cris ! Ne sois pas insensible à mes larmes ! » et (Psaumes 42:4), (Psaumes 56:9), (Psaumes 59:10), (Psaumes 102:10).

    Tant de chrétiens au cours des siècles ont pourtant trouvé réconfort dans ce livre des Psaumes. Dans l’épreuve, la tristesse, la lassitude, beaucoup trouvent ainsi la consolation, l’encouragement, les forces nécessaires pour mener le combat.

    NOS LARMES

    Toutefois, toutes nos larmes ne sont pas les mêmes. Passons nos larmes au microscope, et nous allons découvrir qu’elles ne se ressemblent pas.

    1) LES LARMES DE LA DESOBEISSANCE

    Il y a d’abord les larmes versées sur le chemin de la désobéissance.

    Souvent, les chrétiens pleurent non pas parce qu’ils sont accablés par l’épreuve de la foi ou éprouvés par Dieu, ou encore persécutés par le monde, mais parce qu’ils ont délibérément et consciemment choisi le chemin de la désobéissance. Sur cette voie, ils ont versé tant et tant de larmes. Que d’exemples !

    Deux jeunes vont se marier. C’est formidable ... mais l’un n’est pas chrétien. Peu importe, il est tellement gentil et beau..., il a une si belle situation..., elle est si jolie et elle danse si bien !

    On n’écoute ni les conseils, ni les avis écrits dans la Parole de Dieu, et après quelques mois, coulent pleurs, larmes, s’entendent gémissements et grincements de dents. Pendant toute une vie vont alors couler les larmes de la désobéissance.

    Ces larmes amères coulent aussi à cause du manque d’honnêteté dans les affaires, le travail, le commerce. On pleure aussi quand on échoue à l’école pour avoir triché. Les mauvaises fréquentations conduisent aussi vers les pleurs. On entend : « Pourtant pasteur, ces amis sont sympathiques et marrants, il y a de l’ambiance avec eux à la maison. IIs ne sont pas chrétiens mais ce sont des gens vraiment bien ! » ... jusqu’au jour où ce cher ami part avec votre femme ... et l’on reste seul ... pour pleurer. Ou encore l’enfant que l’on n’a jamais corrigé, que l’on a élevé comme un dieu, dont les parents restaient admiratifs devant les bêtises et les péchés, et puis ... viennent les années de larmes.

    On verse beaucoup de larmes sur le chemin de la désobéissance. Peut-être qu’en ce moment certains se disent : « c’est mon cas, c’est moi, je pleure à cause de mon péché, de ma désobéissance, parce que je n’ai voulu en faire qu’à ma tête. En pleine connaissance de cause, j’ai désobéi à Dieu et à ses commandements. »

    Heureusement, la Bonne Nouvelle de l’Evangile nous apprend que ces larmes et ces chagrins peuvent être évités, quand il est encore temps.

    Par sa Parole et son Esprit, Dieu peut nous donner sagesse, intelligence, humilité pour éviter toutes ces larmes douloureuses versées sur le chemin de la désobéissance. Il y a un moyen de ne pas connaître ces pleurs, en respectant les préceptes et les commandements de Dieu, en observant la Parole de Dieu. Ainsi peuvent être épargnées toutes ces larmes versées par certains chrétiens durant toute leur vie. Si Jacob avait été plus juste avec ses fils, il n’aurait pas passé les quinze dernières années de sa vie en pleurant : (Genèse 42:38) « C’est dans les larmes et avec douleur que mes cheveux blancs vont descendre dans la tombe. » Si David n’avait pas commis adultère avec Bath-Schéba, sa famille n’aurait pas volé en éclats, son royaume n’aurait pas été divisé. Il se serait évité bien des larmes.

    JEUNE HOMME, IEUNE FILLE, CHOISIS LE CHEMIN DE L’OBEISSANCE ET TU T’ÉVITERAS PENDANT TOUTE TA VIE BIEN DES SOUFFRANCES, DES DOULEURS ET DES LARMES.

    2) LES LARMES DE LA REPENTANCE

    Ce ne sont pas les mêmes larmes que les précédentes. Ces larmes ont été versées par l’apôtre Pierre le soir où Jésus fut livré. Avec assurance Pierre avait annoncé (Matthieu 26:35) que jamais il ne renierait le Seigneur. Mais Jésus lui avait répondu qu’il lâcherait prise trois fois. Après avoir juré fidélité jusqu’à la mort, Pierre va renier trois fois le Seigneur (Matthieu 26:75) et ensuite se souvenir de la Parole que Jésus avait dite : « Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement. »

    C’est ce qui s’est produit pour certains lorsqu’ils se sont convertis. Ils ont versé les larmes de la repentance. Lorsque Dieu fait repasser dans leur esprit, leur désobéissance, leurs péchés, et qu’ils comprennent la grâce et le pardon de Dieu, pour ensuite, dans un esprit de repentance, venir à la croix, à la connaissance de Jésus-Christ, ils versent alors des larmes, les pleurs de la repentance. Ces larmes ne sont pas obligatoires pour garantir une vraie repentance, une authentique sincérité. Ainsi, certains ont versé des larmes abondantes ... mais sans suite, alors que d’autres sont venus à Jésus-Christ de sang-froid, sans verser une larme, mais sont cependant restés fidèles jusqu’à la fin de leur vie. Ces larmes ne concernent pas seulement le moment où nous sommes venus à Jésus-Christ.

    Lorsque l’on s’est éloigné de Dieu et que l’on reprend conscience de son amour et de son pardon, alors on peut très bien, après la conversion, encore verser les pleurs de la repentance. Parfois nous avons cru, à tort, que la repentance ne concerne que la conversion. C’est inexact ! Nous sommes invités à la repentance chaque fois que nous nous sommes égarés et éloignés du Seigneur. Nous devrions ne pas avoir honte de ces larmes.

    Que Dieu nous donne un cœur sensible pour pouvoir pleurer lorsque nous revenons à lui, conscients de son amour et de son pardon.

    3) LES LARMES DE L’EPREUVE

    Nous découvrons aussi d’autres pleurs sur le microscope électronique : les larmes de l’épreuve, versées sur le chemin de la fidélité, de l’obéissance. Ces larmes coulent dans la vallée de Baca, la vallée des pleurs.

    Le psalmiste a choisi ce terme pour son assonance avec le verbe pleurer (Baca qui donne le mot Bokim). La Bible est étrange quand elle parle de cette vallée des larmes et des pleurs. Elle nous dit que pour l’homme fidèle qui traverse cette vallée « Dieu la transforme en une oasis de bénédictions ! »

    Combien de chrétiens pourraient témoigner, qu’au milieu d’épreuves terribles vécues dans la fidélité, l’obéissance et la soumission à Jésus-Christ, Dieu leur a permis de goûter les plus grandes bénédictions de leur vie. Dans cette vallée des pleurs, Dieu a fait surabonder la grâce, au moment où nous étions dans le chagrin. Il a changé la vallée des pleurs en oasis.

    Nous ne pouvons éviter ces larmes, quand Dieu conduit notre route dans cette vallée. Ce n’est pas le chemin de la désobéissance, ni de la repentance. C’est le destin.

    Conduits par Dieu, des chrétiens ont versé des pleurs dans cette vallée quand ils ont perdu un enfant, ou quand ils ont été atteints par la maladie ou frappés par un handicap. D’autres ont connu la guerre, les camps de prisonniers ; ils ne pouvaient éviter ces horreurs.

    Certains ont connu les pleurs de la vallée de Baca, trahis par leur conjoint. Ces chrétiens ont souffert, ils ne le méritaient pas, ces larmes étaient sur leur route, inévitables, incontournables ; tel était leur destin.

    Mais ces larmes sont inscrites sur les pages du livre de la vie. Pourquoi ? Dieu le sait. Ces larmes méritent la compassion. S’il est difficile de pleurer avec quelqu’un qui se mord les doigts d’avoir choisi le chemin de la désobéissance et du péché, il est bon de manifester encouragement, compréhension, compassion et consolation à quelqu’un frappé par l’épreuve.

    VIENNENT AUSSI LES LARMES DE JESUS

    Elles manifestent sa nature humaine, sa pleine humanité. Jésus-Christ a été aussi un homme comme tous les autres. Il était réellement homme, « de la même nature que nous », avec un cœur, des émotions, un corps, et ... des larmes.

    Dans sa prédication à Athènes, Paul dira devant les philosophes de l’époque : « Dieu n’est pas loin, les hommes l’ont touché. » Dieu, qui a créé l’univers, les cieux et la terre, n’est pas insensible à nos souffrances. Quand il voit les sœurs de Lazare pleurer, l’Ecriture nous dit que : « Jésus pleura. » (Jean 11:35)

    En ce domaine, Jésus n’était pas différent de nous. Il avait une grande sensibilité humaine. La Bible ne nous parle jamais des rires de Jésus, mais elle mentionne ses pleurs, trois fois.

    a) Tout d’abord sur Jérusalem (Luc 19:41) : « Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle. » Ainsi, Jésus pleura sur l’incrédulité des habitants de Jérusalem, sur la dureté des cœurs et la méchanceté de la ville.

    Avons-nous déjà pleuré sur notre ville, sur tout le mal qui s’y fait ? Non ? C’est peut-être parce que nous ne l’aimons pas comme Jésus aimait cette ville de Jérusalem.

    b) Ensuite Jésus pleure aussi sur la mort de Lazare.

    Sans contredit, la mort a causé aux hommes la majeure partie de leurs pleurs.

    A cette longue liste d’hommes et de femmes qui ont pleuré un mort, un de leurs proches, il faut ajouter Jésus, le Fils de Dieu. Il a pleuré sur Jérusalem et sur la mort de Lazare parce qu’il l’aimait. Il a versé des larmes d’amour. La Bible dit (Psaumes 116:15) : « Elle a du prix aux yeux de Dieu, la mort de ceux qui l’aiment. ». Elle avait du prix aux yeux de Jésus-Christ, la mort de Lazare.

    c) Enfin à Gethsémané (Hébreux 5:7) : « Il a présenté avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort. » Là encore pourquoi pleure-t-iI dans Gethsémané ? Par amour pour le monde.

    Ainsi, au mont des Oliviers, Jésus pleure par amour sur Jérusalem. A Béthanie, Jésus pleure par amour sur Lazare. A Gethsémané, il pleure par amour pour le monde. C’est l’amour qui lui fait verser des larmes.

    LA GRANDE PROMESSE

    On ne peut terminer cette méditation ... dans les larmes.

    Il reste ce grand passage, cette lumière éclatante du livre de l’Apocalypse : « Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; ... Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. » (Apocalypse 21:1-4)

    Quelle promesse ! Un jour il n’y aura plus de pleurs en Yougoslavie, au Liban, en Somalie. Un jour il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, ni larme en Israël.

    Quel encouragement, quelle vérité. Ceci n’est pas de l’opium pour endormir les esprits ou aider les gens à supporter avec patience leurs fardeaux ici-bas. C’est la promesse vraie, d’un Dieu vrai, qui dit la vérité. Dieu ne ment pas. Il accomplit tout ce qu’il a promis.

    Obéissons pour ne pas avoir à verser les larmes de la désobéissance, si amères. N’ayons pas honte des larmes de la repentance quand nous comprenons l’amour de Dieu et son pardon. Ne perdons pas courage quand nous versons les larmes de l’épreuve dans la vallée de Baca.

    Continuons le bon combat dans l’assurance qu’un jour viendra où il n’y aura plus de larme. ■

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe HUBINON et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN - In bulletin ’Résurrection’ de février 1993.

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