logo RUBRIQUE

  • Enseignement
  • Lu dans la presse
  • - Conventions
  • - Petits mots du pasteur
  • - Magazine "Résurrection"
  • - Actions communautaires
  • - Actions missionnaires
  • - Enfants
  • - Jeunes
  • - Vie d’église
  • Liens et Ressources
  • - Annonces hebdomadaires
  •  

    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 350Faire taire les critiques février 2011
    Nous pouvons résister aux moqueries si nous avons la conviction de faire la volonté de Dieu.

    Dans la même rubrique

    Ecoute : le ciel parle.

     | Psaumes 19 : 1 à 15 - Esaïe 47 : 8 à 15
     

    Le 11 août 1999, des millions de personnes ont tourné les yeux vers l’éclipse solaire, mais c’est aussi l’occasion de tendre l’oreille vers les cieux. En effet la Bible nous révèle que les cieux parlent, qu’ils délivrent un message à entendre. Inspiré par le Saint-Esprit, le Psalmiste disait déjà : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains. » (Psaumes 19.2). Le ciel nous apprend donc quelque chose. Avec des oreilles attentives nous pouvons apprendre ce que les cieux nous disent de la part du Créateur.

    D’abord arrêtons-nous quelques instants sur les mises en garde de la Parole de Dieu en ce qui concerne les cieux. En effet en regardant les cieux, l’homme, au lieu d’admirer le Créateur, s’est mis à vénérer, à adorer les corps célestes, à obéir aux astres. Les hommes ont ainsi confié leur vie aux mouvements des astres, à l’astrologie. Telles étaient les pratiques de Babylone et de toutes les nations qui entouraient Israël. Ces grandes nations orgueilleuses de leurs connaissances ont été l’objet des reproches de l’Eternel. C’est ainsi que Babylone, l’Egypte, la Syrie, l’Assyrie, Edom, Madian, la Chaldée, vivaient de ces pratiques astrologiques, à tous les échelons de la société. C’est encore vrai aujourd’hui dans notre monde moderne, depuis l’homme d’État qui gouverne jusqu’à l’anonyme qui recherche ce que les astres vont lui dire.

    Par la plume de Moïse, l’Eternel dira au peuple d’Israël : « Quand tu lèveras les yeux vers le ciel, quand tu verras le soleil, la lune et les étoiles, et toute l’armée des cieux, ne te laisse pas entraîner à te prosterner devant eux et à les servir. » (Deutéronome 4.19). Malgré les avertissements de Moïse, de la part du Seigneur, Israël tombera dans le piège idiot et grossier de l’astrologie. Le peuple d’Israël s’est ainsi confié dans les signes du zodiaque, dans les paroles de la voyante. Et à la veille du troisième millénaire notre génération, qui a marché sur la lune, brisé l’atome, et produit des bébés en éprouvette, demeure embourbée dans ce marécage infect de l’astrologie. Des millions d’hommes et de femmes ne savent pas commencer leur journée sans avoir consulté l’horoscope pour choisir leurs amours, décider une initiative en bourse ou entreprendre une action même mineure. Les cieux sont un piège pour l’homme moderne qui se prétend adulte. Ce n’est pas Vénus, Pluton ou Saturne qui décide de notre avenir. Notre destin n’est pas inscrit dans les astres. Notre destin est dans la main de Dieu. Le Psalmiste disait : « Mes destinées sont dans ta main. » (Psaumes 31.16).

    Après cette mise en garde revenons à l’éloge du Créateur des cieux et de la terre. Les cieux prêchent, ils racontent la gloire de Dieu. Le ciel parle, il dit la gloire de Dieu. Il crie la grandeur du Dieu créateur, sa puissance, son intelligence. Les scientifiques modernes qui ont comme tâche d’étudier les astres et leurs mouvements sont émerveillés de la beauté et de la précision de cette gigantesque mécanique céleste. Plus ces astronomes connaissent, plus leur émerveillement est grand. La gloire de Dieu est l’objet du discours des cieux.

    Mais comment définir cette gloire de Dieu ? Les cieux nous disent d’abord l’existence de Dieu. Ils proclament : “Oui, il y a un Dieu qui a tout créé.” Rappelons-nous cette phrase célèbre de Voltaire : “L’univers m’embarrasse, car je ne puis penser que cette horloge existe et n’ait pas d’horloger.” Cela tombe sous le bon sens que cette horloge, ce mouvement des astres, ces mécanismes d’une haute précision, ne peuvent exister sans la main d’un grand Horloger. Voltaire, célèbre incrédule du 18e siècle était embarrassé, comme encore beaucoup d’athées aujourd’hui, par cet univers qui prêche de façon irréfutable l’existence d’un Créateur. La nature, le cosmos, et en particulier les cieux, sont la preuve de la présence du Créateur.

    Peu avant de mourir, Jean Rostand, biologiste du 20e siècle, racontait lors d’une interview qu’il avait dit non à Dieu. Tel était son choix. Et tout ce qu’il avait étudié restait obscur parce qu’il avait mis de côté l’explication et la solution : le Dieu Créateur. Ce savant n’arrivait pas à se satisfaire de cette pseudo-théorie de l’évolution qu’il qualifiait de “fable pour les grandes personnes”. En fait, si on retire la thèse du Dieu Créateur, si on choisit de nier que l’univers est son œuvre, on ne comprend plus rien. Alors l’univers devient embarrassant. Son origine pose problème et ne peut trouver explication satisfaisante et raisonnable. Toutes les théories qui écartent un Créateur ne tiennent pas debout.

    En regardant les cieux, beaucoup se sont posé des questions. Lors d’une conférence, l’historien français Henri Guillemin parlait de Lénine : “Dans ses mémoires, Stacha Kollontaï [Alexandra Kollontaï, 1872-1952], la Commissaire du peuple en charge du portefeuille de la Santé, raconte qu’un soir en arrivant au Kremlin pour y rencontrer Lénine, elle trouve ce dernier debout, dans l’obscurité, à l’intérieur de la salle de réunion. Lénine est là face aux grandes fenêtres, scrutant le ciel. Elle pénètre silencieusement dans la pièce. Lénine l’entend, se retourne, et s’avançant vers elle, dit, avec une expression étrange qu’elle ne lui connaissait pas : ‘Les étoiles...’ Puis se reprenant tout de suite, il lui dit : Allons, au travail.” De quoi parlait-il ? On se plaît à penser qu’à ce moment-là en regardant les cieux, celui qui allait fonder l’un des plus grands États athées au monde, venait peut-être de recevoir le message des cieux, du Dieu Créateur. Ce message peut être accueilli ou rejeté. Lénine a choisi. L’œuvre du Saint-Esprit à cet instant voulait sans doute convaincre le leader russe de l’existence du Dieu Créateur. Mais le choix du cœur vient toujours au-dessus de tout, de notre raison, de la révélation de Dieu.

    Les cieux parlent non seulement aux chrétiens, mais aussi aux athées et aux incroyants. Mais quand Dieu parle, on peut choisir d’écouter ou pas. Dieu nous a laissé cette liberté infinie : le droit d’écouter ou de ne pas écouter. Telle est la grandeur de Dieu : laisser à sa créature le choix de dire non.

    LA GLOIRE DE DIEU, C’EST AUSSI SON INTELLIGENCE.
    Notre planète est semblable à un vaisseau spatial. Aujourd’hui nous entendons souvent parler de vaisseaux spatiaux en orbite, faisant l’objet de nombreuses études de la part des scientifiques qui en assurent l’alimentation en énergie, nourriture, oxygène, eau, carburant, lumière, etc. Mais nous oublions que notre Terre est aussi un immense vaisseau spatial en mouvement dans l’espace, transportant quelque six milliards de voyageurs. Dieu a pourvu ce vaisseau gigantesque de toutes choses pour pouvoir subsister. Mais au lieu de disposer de quelques pilules emballées de cellophane, comme les astronautes à bord des navettes, Dieu nous a donné des fruits, des arbres, des légumes en abondance. Au lieu de nous balader avec une combinaison spatiale, des bonbonnes et un masque spécial, Dieu a placé autour de notre planète cette couronne d’air, d’oxygène. Nous pouvons ainsi nous promener partout, libres de respirer. Nous ne sommes pas cantonnés dans une cabine de quelques mètres cubes, mais nous disposons de millions de kilomètres carrés de forêts, de montagnes, de mers et de lacs. Et au lieu de disposer de lumière artificielle, Dieu nous a donné le soleil qui brille sans cesse jour et nuit autour de notre terre. Nous profitons ainsi de sa lumière et de sa chaleur. Ce vaisseau spatial sur lequel Dieu nous a placés est un chef-d’œuvre. L’intelligence de Dieu est infinie. Les cieux racontent la gloire de Dieu.

    Voici une dizaine d’années, le célèbre astrophysicien Trinh Xuan Thuan, auteur du livre “La mélodie secrète”, donnait les quelques détails suivants. Notre Terre tourne autour du Soleil à une vitesse de 108.000 kilomètres à l’heure. Avec le Soleil nous tournons ensemble autour de la Voie lactée à une vitesse de 828.000 km/h. Un tel ordre de grandeur nous fait perdre le sens de la réalité et nous empêche de saisir ce que cela représente. De plus notre Voie lactée fonce vers une autre galaxie, Andromède, à une vitesse de 324.000 km/h. Tout cet ensemble fonce dans l’espace avec une vitesse de 2.160.000 km/h. Ces mouvements célestes ne peuvent être imaginés par notre raison. On perd le sens face à ces dimensions et ces ordres de grandeurs. Il y a une grande intelligence derrière cette réalité. Les cieux disent la gloire de Dieu. Mais en fait il existe des milliards d’autres galaxies. L’intelligence de Dieu nous dépasse. Devant cette description de la mécanique des astres, on est béat d’admiration et d’émerveillement. On reste muet et contemplatif devant la précision divine. Si la distance entre le soleil et la terre variait de quelques centaines de kilomètres dans un sens ou dans l’autre, nous serions tous, soit grillés, soit gelés.

    DIEU A CRÉÉ AVEC UNE GRANDE PRÉCISION.
    Les cieux nous racontent la gloire, l’intelligence et la grandeur de Dieu. Simultanément ils affirment la petitesse de l’homme. Quand les astronautes américains ont posé la première fois le pied sur la lune, ils ont lu un extrait de la Bible, un Psaume de David. Le 21 juillet 1969, Neil Armstrong lut : « Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, la lune et les étoiles que tu as créées : qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui ? » (Psaumes 8.4). A ce moment l’astronaute évoquait la petitesse de l’homme avec ses dimensions ridicules face à l’univers. David, sans les moyens techniques particuliers de la NASA, avait déjà compris sous l’inspiration de l’Esprit la petitesse de l’homme. Nous nous croyons toujours grands et chacun croit qu’il n’y a rien de plus important que “soi”. Quand nous sommes placés face aux dimensions de l’univers, mais que sommes-nous ? Qu’est-ce que l’homme pour que Dieu prenne garde à lui ? Qui suis-je pour que Dieu fasse attention à moi ?

    LES CIEUX NOUS PRECHENT L’HUMILITÉ.
    Les cieux prêchent un discours qui nous ramène à nos vraies dimensions. Dans le Psaume 9, David dira, inspiré par le Saint-Esprit : « Que les peuples sachent qu’ils ne sont que des hommes. » (Psaumes 9.21). Les peuples doivent savoir qu’ils ne sont que des hommes et non des dieux. Nous nous plaçons souvent au centre de l’univers. Ce n’est pas notre place.

    LES CIEUX RACONTENT L’INFINI DE DIEU.
    Aujourd’hui les sciences les plus avancées ne peuvent pas voir le fond des cieux. Ni les télescopes modernes, ni les sondes sophistiquées ne peuvent observer le fond de l’univers dont les dimensions sont infinies. Les cieux sont trop grands. L’astronome français Charles Fehrenbach (1914-2008) lauréat de la plus haute distinction française pour ses travaux réalisés en astronomie, disait en 1977 : “Je suis persuadé que dans 50 ans, l’astronomie aura fait de grands progrès mais je suis sûr que l’inconnu de l’infini de l’univers subsistera.”

    La lumière se propage à la vitesse de 300.000 kilomètres par seconde. Si nous souhaitions atteindre l’étoile la plus proche avec les moyens dont nous disposons aujourd’hui, cela nous prendrait aller-retour 150.000 ans. On comprend alors les paroles de l’Ecriture qui affirment que « Dieu habite une lumière inaccessible. » (1 Timothée 6.16). Ainsi donc il est inutile de vouloir trouver Dieu dans les cieux. Mais du haut des cieux nous pouvons écouter ce qu’il nous dit au travers des astres. Les chiffres et les ordres de grandeurs relatifs au cosmos nous assomment. C’est cela la gloire de Dieu. Dans l’original le mot ’gloire’ signifie ’ce qui est lourd’. Ces dimensions et phénomènes nous écrasent tellement la gloire de Dieu est “pesante”. Quand les cieux prêchent, ils nous crient que Dieu est grand, intelligent, glorieux, infini. Ils nous invitent chacun à l’humilité.

    Enfin l’éclipse nous conduit vers un autre aspect des choses. Le 11 août 1999, nous avons été nombreux à regarder le ciel. Ce spectacle rare a généré le respect et l’admiration.

    Mais un autre événement s’est aussi produit, il y a environ deux mille ans, lorsque le soleil a caché sa face. Quand le Christ est mort à Golgotha, la Bible dit que les ténèbres vinrent sur la terre (Matthieu 24.29). Il faisait noir en plein jour, vers trois heures de l’après-midi. Celui qui est la lumière meurt sur la croix du Calvaire. Comme pour ne pas voir le Créateur souffrir, le soleil se cache. Nous ne savons pas avec précision pourquoi il y eut des ténèbres sur toute la terre. Peu importe, le message reste là : quand la Lumière s’offre à Golgotha, le ciel se ferme et le soleil se cache pour ne pas voir. C’est trop triste. Quand le Fils de Dieu verse son sang, les hommes se moquent et les gens religieux rient. Le soleil pleure.

    Le Seigneur nous appelle au travers de ce message à venir à lui, à celui qui est la lumière du monde et qui ne sera jamais éclipsé par quoi que ce soit. Le Christ, le Fils de Dieu est ressuscité. Devant lui, un jour, toutes les nations, tous les hommes plieront le genou et reconnaîtront qu’il est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

    Le Soleil de Justice brille : le Christ. Laissons venir la lumière dans nos vies. La lumière de la pureté et de la sanctification pour ceux qui sont enfants de Dieu. Et pour ceux qui ne sont pas encore chrétiens, la lumière de la vie pour recevoir de Dieu la vie et le pardon des péchés. 

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 15-8-1999 par Philippe HUBINON et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN - Bulletin “Résurrection” de septembre 1999.

    Copyright © 2005 Eglise Protestante Evangélique de Charleroi. Tous droits réservés.
    Ce site a été créé par Ginger-Nut et est géré avec SPIP + EVA-Web