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    logo ARTICLE 60Pourquoi nous ne sommes pas
    catholiques...
    avril 2005
    PRÉDICATION (MP3 et lecture) • Beaucoup de protestants et de catholiques prétendent qu’il n’y a plus de différence. Affirmer le contraire est très mal vu.
    logo ARTICLE 575Pas fatigué pour te servir !... novembre 2009
    Le célèbre évangéliste anglais George Whitefield, qui vécut de 1714 à 1770, était usé, à bout de forces. Un ami lui dit qu’il ferait mieux de se mettre au lit que de monter en chaire...

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    Roger Auque, ou le témoignage d’un otage au Liban...

    il y a plusieurs années mais le texte reste d’actualité
     
    Dès le premier jour de son enlèvement, il s’est retrouvé à genoux, sans pourtant savoir prier. Il demande à Dieu de protéger sa fiancée. Il pensait à elle : elle était catholique.
    Il dit : « Je m’adressais à Dieu d’une manière profane. J’avais un sentiment de culpabilité, vis-à-vis d’elle, de mes amis, des gens avec qui je travaillais. Je demandais pardon. Cela a duré plus de 2 mois. Sans savoir que la demande de pardon, c’est la base de tout. »

    Et puis, un jour, mes ravisseurs m’ont apporté une quarantaine de livres d’un seul coup. Et parmi ces livres il y avait une bible de poche en anglais ... Cette bible de poche faite d’un ensemble de textes choisis est devenue mon livre de prières. Les ravisseurs ont accepté de me laisser cette bible. Il y avait du reste parmi eux un chrétien, probablement un chrétien palestinien. Dans cette bible se trouvait une sélection d’une trentaine de psaumes. J’en ai appris par cœur une dizaine. De même, j’ai appris le Notre Père en anglais alors que je ne le sais pas en français. »

    A la question : « Comment la foi est-elle venue ? » il répond : « Il y a eu des signes. Le Seigneur m’a donné la possibilité de m’évader. Mais je me suis fait prendre. J’ai découvert pourquoi. J’avais fait preuve de vanité et d’orgueil. Notre société est bâtie la-dessus. Et il est très difficile de combattre ces sentiments. Je me suis rendu compte que j’avais été orgueilleux, égoïste, prétentieux, avant d’être enlevé. Et j’ai fait des efforts pendant tout l’été, du mois de juin au mois de septembre, j’ai demandé à Dieu un signe, quelque chose qui me permette de penser que je retrouverai la liberté. Je ne doutais pas que je serais un jour sain et sauf. J’avais lu dans la Bible : « Celui qui croit peut bouger des montagnes ». Et j’avais lu aussi que celui qui pardonne à qui lui fait du mal sera lui aussi pardonné. »

    Alors qu’il préparait une nouvelle évasion, le signe est venu. Le 13 septembre on lui apprend que sa libération n’est plus qu’une question de jours, voire de semaines.

    « Est-ce que vous avez pardonné à vos ravisseurs ? » lui demande-t-on.

    « Oui, j’ai pardonné. Je pardonne. D’abord parce que je reviens de très loin. J’aurais pu être tué. On a pensé que j’étais mort. Il y a aussi eu un geste de la part de mes ravisseurs en me libérant. C’est donc la moindre des choses de pardonner. C’est une action de grâces. »

    Roger Auque ne regrette pas les 319 jours passés en captivité : « Je vais dire une chose qui surprendra. C’était nécessaire pour que je prenne conscience de Dieu, de son existence, pour que je prenne conscience de l’amour que ma fiancée a pour moi et que j’ai pour elle, que je prenne conscience qu’il faut faire le bien, respecter son prochain et que même si j’ai beaucoup souffert, il faut que je tire de cette difficile période des leçons positives. »

    Post-scriptum

    Interview publiée dans « la croix l’Evénement ».

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