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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 350Faire taire les critiques février 2011
    Nous pouvons résister aux moqueries si nous avons la conviction de faire la volonté de Dieu.

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    Dieu et César

     | MARC 12 : 13-17
     
    Jésus trouble le pays d’Israël par Sa parole et Ses miracles. Il intrigue et suscite des questions. Les responsables de Jérusalem envoient une délégation pour savoir ce qui se passe et interroger le Christ.

    Lors de notre dernier culte « Portes ouvertes » dans le temple du boulevard Tirou, on avait invité les journalistes. Ceux-ci sont venus et ont posé toute une série de questions.

    Les « journalistes » de Jérusalem viennent donc aussi auprès de Jésus pour le questionner. Ceux-ci ne posent pas des questions naïves et innocentes pour apprendre, mais des questions-pièges afin de Le surprendre par Ses propres paroles. Pourquoi ? Parce qu’on ne pouvait Le piéger par Ses actes, par Sa conduite, parce que Sa vie était irréprochable, sans péché. Il est le seul qui parut sur cette terre sans pécher. (1 Pierre 2:22).

    Quand on ne peut piéger quelqu’un par sa conduite, on essaie de le faire par ses paroles. C’est là un terrain sur lequel nous sommes tous vulnérables. Nous sommes souvent pris en défaut par nos paroles, par notre langue. (Jacques 3:5-9)

    Si nous parvenons à nous contrôler pour ne pas faire le mal, il nous est beaucoup plus difficile de nous retenir de DIRE le mal. Combien de fois n’avons-nous pas regretté d’avoir prononcé telle ou telle parole ? Puisque tout homme tombe par ses paroles, on va essayer de faire « tomber » le Christ par ses paroles.

    Voilà donc une délégation de Pharisiens et d’Hérodiens qui s’approche de Jésus avec une mauvaise intention et on assiste en quelque sorte à un travail de terrassement. Ces hommes vont commencer à creuser le piège avec des paroles flatteuses, mais pourtant vraies. Car malgré eux, ils disent la vérité.

    Premièrement, ils commencent avec cette expression : « Maître ». Ils ont raison, car Christ est le seul Maître, le grand Rabbi, le Seigneur. Le chrétien est celui qui a reconnu Jésus comme son seul maître, comme celui qui décide dans sa vie et conduit ses choix. Christ est le Sauveur, le Seigneur ! Est-Il aussi le Maître dans notre vie ?

    Notre monde ne veut plus de maître. Jésus a dit : « Vous m’appelez le Maître et le Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. » (Jean 13:13).

    Deuxièmement, ces « délégués » disent : « Nous savons que tu es vrai ». Ils ont mille fois raison ! Et encore : « Tu ne regardes pas à l’apparence des hommes ». Nous, nous nous laissons impressionner par l’apparence des gens, leurs titres, leurs diplômes... On ne salue pas l’éboueur comme on salue le médecin, l’avocat, le bourgmestre, le professeur d’université, monsieur « de », le directeur de banque, le ministre... Ces gens ont droit au respect et à l’honneur mais l’éboueur y a droit aussi, car il est également un homme fait à l’image de Dieu. Nous faisons des différences entre les hommes. C’est dans notre nature et nous devons lutter contre ce défaut. Nous sommes tous des êtres humains mortels. Un jour, les grands de ce monde seront peut-être eux aussi en chaise roulante, sur un lit d’hôpital, dans une maison de retraite. Ils seront un jour seuls devant la mort et devant Dieu.

    Nous voulons suivre l’exemple de Jésus en ne faisant aucune différence entre le riche et le pauvre, le belge et l’étranger, entre le jeune et le senior. Que Dieu nous garde de juger sur l’apparence ! Et que tout le monde sache que, dans notre église, nous veillons à ne pas faire « deux poids deux mesures », que tous sont accueillis de la même façon !

    La foi chrétienne c’est dire : « Je reconnais que Dieu a tous les droits sur ma vie ».

    Puis vient une quatrième flatterie : « Tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité ». Ils expriment encore malgré eux une profonde vérité. C’est à Jésus-Christ que nous devons faire confiance. Si quelqu’un cherche la vérité, ce n’est pas vers Bouddha (qui a dit à la fin de sa vie : « Je cherche encore la vérité » qu’il doit se tourner, ni Baha hula, ni Zarathoustra, Darwin, Sartre, etc... mais vers Jésus qui seul a osé dire : « Je suis la Vérité. » (Jean 14:6). Il a ajouté : « Quiconque est de la vérité écoute ma voix. » (Jean 18:37).

    Vous cherchez la vérité ? Ecoutez la voix du Christ, obéissez à la Parole, suivez la voie que Dieu vous indique !

    Après ce long préambule gorgé de flatteries exprimant cependant de grandes vérités, vient la question-piège : « Est-il permis ou non de payer le tribut à César ? »

    Cette question, c’est de la dynamite, un mélange d’argent, de politique et de religion ! Pourquoi cette question est-elle dangereuse ? Les Israélites haïssaient les Romains qui occupaient leur pays. Ils haïssaient l’impôt qui était le symbole de leur asservissement à l’ennemi. Celui-ci leur prenait de l’argent. Il y a aussi un aspect religieux. Israël était (et est encore) le peuple élu de Dieu, auquel Dieu avait confié Sa parole, le peuple par lequel le Messie devait venir. Or, il était dominé par un empereur et des soldats cruels qui adoraient des idoles. Quelle humiliation !

    La question était en fait : « Es-tu pour Israël ou pour Rome ? » Si Jésus répond : « Il faut payer ! » Il sera traité de républicain, de collaborateur. Si Jésus dit : « Il ne faut pas payer » Il sera considéré comme un ennemi de Rome et accusé d’exciter le peuple à la révolte contre Rome. Ce piège était une bombe qui pouvait exploser ! Jésus qui sonde les cœurs, connaît leur hypocrisie. Il sait que ces gens jouent la comédie, qu’ils ne cherchent pas la réponse à leur question mais un moyen de l’accuser. Jésus répond par une question : « Pourquoi me tentez-vous ? » Jésus n’est pas dupe. Il faut que ses adversaires le sachent. Quel dessein fou que de tenter Dieu, de vouloir Le piéger ! Dieu ne sera jamais sans réponse ! Au jugement dernier, personne ne le mettra dans l’embarras.

    Jésus demande une pièce de monnaie. Pourquoi ? Il n’a pas d’argent ! Il est pauvre ! « De riche Il s’est fait pauvre pour nous enrichir de toutes richesses spirituelles. » (2 Corinthiens 8:9). De nouveau, dans la réponse de Jésus, une question : « De qui sont cette effigie et cette inscription ? » Pourquoi ? Pour leur faire donner la réponse eux-mêmes ! Et bien, c’est l’effigie et l’inscription de César ! Jésus rebondit avec cette réponse : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ! ».

    Quand on est jeune dans la foi, on est bouleversé par les miracles de Jésus. Quand on avance dans la foi, on est frappé par ses paroles. Celles-ci sont aussi bouleversantes que ses miracles. Il retourne le piège contre ses adversaires en une seule phrase. Il faut donc payer l’impôt et remplir ses obligations civiles, être un bon citoyen envers le souverain. Tel est l’enseignement de la Bible (1 Pierre 2:13). Cet enseignement est toujours valable aujourd’hui !

    Le bonheur dans la vie, c’est de rendre à Dieu ce qui Lui appartient !

    Mais Jésus va plus loin. Il utilise la question et la réponse comme un tremplin pour rebondir plus haut et amener les hommes plus profondément dans la pensée de Dieu. Il fait la distinction entre la sphère du temporel et celle du spirituel. L’autorité politique a ses droits, mais Dieu a aussi ses droits. Les interlocuteurs de Jésus ont doublement tort. Ils ne veulent pas rendre ni à Dieu ni à César l’honneur qui leur est dû. La question de César est accessoire pour Jésus. Ce qui est important c’est la deuxième partie de sa réponse. Il pointe du doigt les Pharisiens, les chefs religieux, qui ont le nez dans les Ecritures mais dont le cœur est loin de Dieu, qui refusent de rendre à Dieu ce qui Lui est dû !

    César avait droit aux impôts, mais Dieu a droit à toute notre vie. La pièce de monnaie portait l’image de César : elle lui appartenait. Mais tout homme porte en lui l’image de Dieu. Tous nous avons été faits à l’image de Dieu. Comme la pièce devait retourner à César, notre vie doit retourner à Dieu. Nous lui appartenons, nous sommes sa propriété. La foi chrétienne c’est dire : « Je reconnais que Dieu a tous les droits sur ma vie ». Tous les chrétiens du monde sont d’accords avec cette théorie et sur ce principe. C’est la mise en pratique qui pose un problème ! Apportons-nous à Dieu l’adoration, l’honneur, le service corps et âme auxquels Il a droit ? Reconnaissons-nous que tout Lui appartient : nos biens, notre famille, le monde, l’univers, notre vie ?

    Le vrai problème d’Israël n’était pas politique, mais spirituel. Il ne voulait pas de l’autorité de Dieu. Dieu a le droit de tout demander, parce que tout lui appartient. Job disait de la part du Seigneur (41 :2) « Sous le ciel, tout m’appartient ! ». Le Psaume 115:16 déclare : « Les cieux appartiennent à l’Eternel. » et le Psaume 50:10 « Tous les animaux m’appartiennent. » Le prophète Aggée proclame (2:8) « C’est à moi qu’appartiennent l’or et l’argent. » Moïse, dans Lévitique 27:30 affirme « Toutes les dîmes appartiennent à Dieu. »

    Dans 1 Corinthiens 6:19-20 Paul dit : « Vous ne vous appartenez pas à vous-mêmes. Votre corps et votre esprit appartiennent à Dieu. » Tu appartiens au Seigneur ? Rends-Lui ce qui lui appartient, c’est-à-dire toute ta vie ! « Dieu a donné 6 jours, mais le 7e lui appartient » (cf Exode 20:8-10). Un jour sur sept pour le Seigneur ? Et les autres jours ? Tous Lui appartiennent ! Vivons notre vie en l’offrant chaque jour à Dieu.

    Nous présentons les enfants au Seigneur. A qui appartiennent-ils ? Nos enfants ne nous appartiennent pas. Ils appartiennent à Dieu. Si nous sommes chrétiens, nous les élevons pour Dieu pas pour nous. Dieu nous les a « prêtés ». Nous avons transmis la vie, la semence de la vie qui vient de Dieu. C’est Lui qui a donné la vie. Nous avons des projets pour nos enfants, mais notre rôle est de chercher le dessein de Dieu pour qu’ils Lui appartiennent, comme chacun de nous, corps et âme !

    Le bonheur dans la vie, c’est de rendre à Dieu ce qui Lui appartient !

    Post-scriptum

    Ce message a été enregistré le 26/3/2006
    Résumé par Odette Galante et Marie-Rose Gérard

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