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    PRÉDICATION • Tout chrétien doit pouvoir faire la distinction entre le bien et le mal, ce qui devient très difficile dans notre société actuelle qui a inversé les pôles du bien et du mal.

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     RÉFORME

    ON PIÉTINE LE SANG DES MARTYRS !

     | Matthieu 7:15-23 - Marc 7:1-16 - Actes 20:28-32
     
    Le plus grand réveil spirituel de toute l’Histoire religieuse de l’humanité : la Réforme.

    Le 31 octobre 1517, le moine Martin Luther affichait sur la porte de l’église du château de Wittenberg, 95 thèses qui constituaient le détonateur du plus grand réveil spirituel de toute l’Histoire religieuse de l’humanité. Ce mouvement appelé Réforme, ou encore Réformation, va donner naissance aux églises protestantes. II est l’oeuvre de l’Esprit de Dieu, parce qu’il se distingue par trois caractéristiques qui sont la marque du Saint-Esprit.

    Première caractéristique : ce mouvement de la Réforme est un retour à la Parole de Dieu. Elle est de nouveau mise à l’honneur, comme parole infaillible de Dieu, inspirée par le Saint-Esprit.

    Deuxième caractéristique : ce mouvement est un recentrage sur la personne du Christ. L’Eglise n’est plus au centre, mais le Christ est au coeur de ce mouvement de l’Esprit.

    Troisième caractéristique : ce mouvement de la Réforme est le retour à la proclamation de la grâce de Dieu qui seul sauve les hommes.

    Personne ne peut nier que ces caractéristiques sont preuve de l’action de Dieu et que ce réveil est bien un mouvement venant du Seigneur. Pourtant force est de constater que cette oeuvre venant de l’Esprit n’aura aucun effet sur la doctrine ou la théologie de l’Eglise de Rome. Au contraire, dès 1545, soit un an avant la mort de Luther, le pape organisait à Trente en Italie un concile (concile de la Contre-Réforme) qui allait durcir la théologie spécifique de Rome et confirmer les dogmes contestés par la Réforme.

    Au lieu de se laisser remettre en question par la Parole de Dieu et par l’action de l’Esprit, l’Eglise catholique s’écartait ainsi toujours plus des saintes vérités de la Bible. Rome allait continuer de produire des dogmes antibibliques tels que ceux qui viendront par la suite :

    Le grand mouvement de réveil que produisait le Saint-Esprit restait sans aucun effet sur la doctrine de l’Eglise romaine.

    En mémoire des martyrs de la foi

    Mais le plus triste, c’est qu’aujourd’hui encore, ce réveil de l’Esprit de Dieu semble même ne plus avoir aucun effet dans certains milieux protestants. C’est en particulier grave chez certains responsables d’Eglises qui entraînent avec eux leurs paroissiens sur les dangereux chemins du compromis. Nous entendons de plus en plus souvent parler de rencontres œcuméniques qui touchent même des pasteurs de milieux évangéliques. Ces conducteurs croient bon de rejoindre cette tendance et trouvent nécessaire de dialoguer avec le clergé. Mais dialoguer sur quoi ? Sur Marie, sur le baptême, sur le pardon des péchés, sur l’Eglise, sur les saints, sur le purgatoire, sur le pape, sur l’eucharistie, sur la confession, sur la messe, sur la Bible, sur la tradition, sur les prières aux défunts, sur les sacrements, sur les célibats des prêtres, sur le culte aux idoles, sur les dix commandements, sur la doctrine du salut, sur la doctrine des œuvres ? Sur quoi dialoguer ? Les points de vue sont inconciliables. Ou alors il faut faire semblant d’être d’accord.

    En pensant à tous ceux qui ont combattu pour la foi, Luther, Calvin, Zwingli et tant d’autres, on ne peut s’empêcher de penser qu’ils seraient profondément déçus s’ils revenaient. La déception de Luther serait grande s’il voyait ceux qui se réclament de lui, faire aujourd’hui l’éloge de l’Eglise qu’il a jadis combattue avec courage et intelligence au risque de sa vie. De même Calvin serait déçu s’il revenait, et voyant ceux qui se disent ses héritiers spirituels, se tenir à la même table que ceux qui l’ont combattu et menacé sa vie. Jan Hus serait aussi affolé de voir ses héritiers accepter les mensonges de ceux qui l’ont lié sur le bûcher pour le brûler vif. Guy de Bré, Marie Durant, Henri Voest, Jean Van Essem, John Wycliffe, et tous ces anonymes de la foi qui par milliers ont souffert la prison, les galères du roi, les salles de torture de l’inquisition, tous ces martyrs morts décapités, égorgés, noyés, brûlés, enterrés vivants, seraient déçus de voir aujourd’hui l’attitude de leurs héritiers spirituels. Le seul tort de ces martyrs a été de s’opposer à la suprématie de l’Eglise catholique romaine et à tous ses représentants.

    Leur seul crime a été de croire exclusivement les affirmations de la sainte parole de Dieu et de rejeter tous les enseignements qui avaient été ajoutés par les hommes. Comme vous seriez déçus, vous qui avez bravé tous les dangers, par fidélité à Jésus-Christ. Aujourd’hui nous ne risquons plus rien, et beaucoup ont peur de parler et de tenir le même langage que ces martyrs, par crainte d’affaiblir ou d’entamer les bonnes relations fraternelles entretenues avec les successeurs de ceux qui ont organisé ces massacres, il y a quelques siècles.

    Vous, martyrs de la foi, ne revenez pas ; vous seriez trop déçus ! Que votre repos soit doux ! Ne revenez pas, vous devriez à nouveau combattre la même Eglise que vous avez autrefois affrontée, parce qu’elle n’a rien changé. Mais en plus vous devriez cette fois livrer combat contre vos propres coreligionnaires.

    Ne revenez pas, vous auriez trop de mal, et vous avez déjà tellement souffert. Vous ne pourriez refaire deux fois le chemin du calvaire. Il vous serait insupportable d’écouter des prêtres, abbés et autres cardinaux pour invites à des émissions protestantes donner leur point de vue et recevoir tous les honneurs.

    Ne revenez pas, vous auriez trop à souffrir de par vos propres héritiers spirituels, eux qui s’efforcent de faire croire qu’il n’y a plus de différence entre la doctrine catholique et la foi des réformateurs, et qui veulent nous convaincre que les deux sont conciliables. ignorer la différence entre les dogmes catholiques et la vérité biblique, c’est affirmer de façon voilée que nos ancêtres en la foi se sont battus pour rien, qu’ils ont souffert pour rien lors de supplices horribles. Auraient-ils été tortures, brûlés vifs, enterrés vivants, défenestrés, égorgés, pendus, morts aux galères, sciés, pour rien ?

    Vous qui avez connu les flammes du bûcher ou le glaive de l’inquisition, ne revenez pas. En effet ce désaveu de vos propres frères vous serait plus douloureux sans doute que tous les maux que vous avez endurés de la part des ennemis de l’Evangile.

    N’est-ce pas piétiner le sang des martyrs, mépriser le sacrifice de nos aïeux dans la foi, considérer pour rien leur courage et leur ferveur ; et surtout trahir le glorieux Evangile de Jésus-Christ que d’accepter ces compromis, s’obliger à faire des concessions, se contraindre au silence, éviter d’évangéliser pour ne pas être accusé de prosélytisme ou d’intolérance.

    Dès ce moment, il ne devient plus possible de dénoncer le mensonge, l’hérésie ou la fausse doctrine des loups déguisés en brebis.

    POUR NOTRE PART, CE N’EST PAS SUR CE CHEMIN-LA QUE NOUS VOULONS MARCHER.

    Les lourdes remarques exprimées ci-dessus sont faites sans haine, mais avec beaucoup de tristesse. Les compromis consentis aujourd’hui affaiblissent considérablement les Eglises évangéliques dans leur témoignage. Ces commentaires sévères ne sont pas haineux, mais au contraire animés par l’amour de la Vérité, l’attachement au Christ et la fidélité à sa Parole infaillible. En parlant de cette façon, notre intention n’est certainement pas de faire de « la religion ». Nous ne prêchons pas une religion, mais Christ crucifié, mort et ressuscité. C’est Lui le seul sauveur du monde, le seul médiateur entre Dieu et les hommes. Avant d’être protestants, nous sommes chrétiens, nés de nouveau par la grâce de Dieu, sauvés par la foi au sacrifice de Jésus-Christ. Notre intention n’est donc nullement de faire de la publicité pour le protestantisme. Qu’y gagnerions-nous ? L’apôtre Paul disait : « Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes ; c’est Jésus-Christ le Seigneur que nous prêchons. » (2 Corinthiens 4:5). Loin de nous la volonté de prêcher une dénomination ou une théologie, nous prêchons le Christ et la fidélité à sa Parole.

    Notre intention aussi est d’honorer la mémoire des martyrs de la foi, de ceux qui ont souffert dans notre pays, nos villes et ailleurs. Des hommes et des femmes ont perdu leur vie parce qu’ils avaient mis leur foi en Jésus-Christ et en Lui seul. Ces gens persécutés ont combattu courageusement pour la défense de la foi transmise une fois pour toutes.

    Nous voulons aussi servir la vérité en demeurant attachés aux textes bibliques inspirés par le Saint-Esprit de Dieu. Nous veillons à ne jamais nous croire propriétaires de la Vérité, mais au contraire toujours serviteurs de la Vérité, sans déclarer la guerre sainte, ni prendre les armes, ni réveiller les conflits sanglants entre religions que nous ne pouvons que condamner. Nous voulons avoir le courage d’appeler les choses par leur nom. (Ce qui nous vaut parfois bien des inimitiés). Que Dieu nous tienne donc vigilants, fidèles, humbles devant les hommes et devant Dieu, mais aussi courageux pour pouvoir dire, comme le faisait l’apôtre Paul à la fin de sa vie : « J’ai combattu le bon combat, j’ai gardé la foi. » (2 Timothée 4:7). Sachons donc combattre le bon combat avec les armes de Dieu, avec l’épée de l’Esprit qui est la Parole de Dieu. Que cette Parole nous tienne vigilants, et que celui qui est debout prenne garde de tomber. La Réforme n’est pas terminée, elle est permanente. Nous sommes invités par la Parole de Dieu à nous réformer sans cesse et à ne jamais nous asseoir sur nos certitudes. Nous devons être prêts à nous remettre en question, à être constamment dans la Réforme, sans nous figer sur le passé ou sur nos acquis. Nous devons toujours être ouverts, attentifs, vigilants dans notre foi. Nous devons veiller à partager la Parole avec amour ; comme le Seigneur et l’apôtre Paul nous l’ont enseigné. N’ayons pas peur des mots qu’il faut avoir le courage de prononcer. Que Dieu nous donne ce courage, alors qu’aujourd’hui nous ne risquons plus rien, ni la prison ni la torture ni la mort. Que Dieu donne le courage et la force à son Eglise pour rester attachée à l’Evangile de Jésus-Christ pour sa seule gloire.

    Que Dieu nous soit en aide.

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe HUBINON le 1.11.98 et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN. - Bulletin “Résurrection” d’octobre 1999.

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