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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 589Louis Pasteur (1822-1895) mai 2009
    Biologiste français ; créateur de la microbiologie. Le premier, il découvrit que la fermentation était due à des organismes vivants, les microbes, et que ceux-ci étaient aussi à l’origine de certaines maladies appelées infectieuses.
    logo ARTICLE 620Denis Lane mai 2010
    Pasteur baptiste, prédicateur et missionnaire de la “Overseas Missionary Fellowship”.

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    Les Rois de France et la Bible

     
    Les chroniques du Moyen Age nous apprennent qu’en ce temps précédant l’invention de l’imprimerie, où chaque livre devait être copié à la main, la Bible occupait une place d’honneur dans le palais de plusieurs rois de France...

    Certes ce n’est pas le fait d’avoir une Bible chez soi, ni même de la lire, qui fait de quelqu’un un vrai chrétien. Mais comme cet intérêt pour les Ecritures ne se retrouve pas chez tous ces rois, nous aimons à penser qu’il peut être le signe d’une foi véritable chez ceux qui en ont fait preuve. Il nous rappelle que la Parole de Dieu est le livre universel, respecté à juste titre par les grands comme par les petits.

    Commençons par Charlemagne, dont chacun sait quelle importance il attachait à l’instruction publique. Il était assisté par celui qu’on appellerait aujourd’hui son ministre de la Culture, un nommé Alcuin. L’impulsion donnée sous son règne aux études bibliques fut telle que la Bible passa des mains du clergé dans celles des laïques, surtout ceux de la cour. Alcuin était sans cesse consulté sur des difficultés d’interprétation. Dans une de ses lettres à Charlemagne il l’informe que de puissants seigneurs, de nobles dames, des guerriers même, lui écrivent pour lui demander l’explication de tel ou tel passage.

    Le fils de Charlemagne, Louis le Débonnaire (ou le Pieux), mort en 840, semble avoir mérité ce surnom. Lui aussi connaissait et aimait la Bible.

    Saint Louis (1214-1270) emportait avec lui sa Bible dans toutes ses expéditions. Conservée à la Bibliothèque nationale, c’est un petit exemplaire, une vraie Bible de poche, faite d’après ses instructions. Au camp, il l’expliquait à ceux de ses officiers qui ne savaient pas le latin. C’est sous son règne que paraît la première traduction de la Bible en français (1250).

    Jean le Bon (1319-1364) est le premier roi de France qui se soit efforcé de promouvoir cette traduction française. A la bataille de Poitiers (1356), il avait avec lui sa Bible de chevet. Elle fut prise par les Anglais avec le butin. Un roi qui emporte sa Bible - et une grosse Bible - à la guerre, ce n’est pas banal. Elle est aujourd’hui à Londres au British Museum.

    Charles V (1338-1380) hérita de son père, Jean le Bon, cet amour pour la Bible dont il portait toujours avec lui un exemplaire en deux petits volumes, écrits d’une belle écriture, avec miniatures rehaussées d’or et de vermillon. Plus important, il y faisait tous les jours sa lecture, tête nue et à genoux, et la lisait tout entière dans l’année. Il en donna plusieurs exemplaires à divers seigneurs et dames de la cour, la fit copier en divers dialectes, afin, écrit un chroniqueur, que « dans toutes les provinces du royaume, chacun puisse profiter de ces saints écrits. » Ce désir de répandre la Bible et de la laisser à ses successeurs ne justifie-t-il pas, à lui seul, le surnom de Charles V le Sage ?

    Poussé par la curiosité, le roi Louis XIV désirait entendre le célèbre prédicateur Massillon dont les discours attiraient un nombre toujours croissant d’auditeurs. La sérieuse prédication de Massillon fit aussi une forte impression sur le roi. Il le fit venir et lui dit : « J’ai déjà entendu un grand nombre d’orateurs et généralement j’ai été content d’eux, mais comment se fait-il qu’après vous avoir entendu, je sois si mécontent de moi-même ? » Ainsi ce roi bigot, et en même temps si coupable, éprouvait le tranchant de la Parole de Dieu. Elle ne flatte personne, elle montre à l’homme ce qu’il est à la lumière de Dieu : un pécheur digne de la condamnation, qui ne peut être sauvé que par le sang de Jésus-Christ. Louis XIV, sous la première impression de ce qu’il avait entendu, exprima son intention d’écouter prêcher Massillon au moins une fois par an. Mais, en fait, le prédicateur ne reçut jamais d’autre invitation de sa part. Une dernière fois pourtant, Massillon eut à prendre la parole devant le roi. Son discours, dont le texte a été conservé, commençait ainsi : « Dieu seul est grand, mes frères... » Mais cette fois le roi ne pouvait plus l’entendre : il était couché dans son cercueil. C’était son oraison funèbre.

    Post-scriptum

    Article paru dans le bulletin ’Résurrection’ d’octobre 1998.

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