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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 350Faire taire les critiques février 2011
    Nous pouvons résister aux moqueries si nous avons la conviction de faire la volonté de Dieu.

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    Réflexions sur le réveil

     

    Le mot qui fait peur

    Lors des vacances dernières, j’ai eu l’occasion de lire “Les réveils religieux” de Charles FINNEY. J’y ai trouvé un enseignement utile qui m’a éclairé en bien des points sur le ministère de pasteur, la vie de l’Eglise, la prédication, l’Evangile, le salut des âmes, la prière.

    Après quatorze années de ministère pastoral et quelques expériences dans l’évangélisation, le Seigneur suscite en moi plusieurs réflexions que je partage avec vous. « Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon. » (1 Thessaloniciens 5.1).

    La foi a besoin d’être stimulée par des réveils. La vie d’Eglise également. Sinon, nous nous engourdissons dans la routine, le “ronron” évangélique et l’ennui. Or, dès qu’une Eglise s’engourdit, la mort est proche. Comme un corps qui s’engourdit par le froid ou la maladie. L’Eglise est comme une entreprise privée. Pour qu’elle vive, progresse, se développe, il faut sans cesse y maintenir l’esprit de défi, stimuler et relancer l’intérêt.

    L’Agent du réveil

    Pour beaucoup, le réveil est un miracle de Dieu, une œuvre que Dieu accomplit souverainement, et dans laquelle le chrétien n’a rien à faire sinon d’en être le spectateur. C’est un prodige que le chrétien ne peut produire, pas plus qu’il ne peut produire le tonnerre, la pluie ou le beau temps.

    Dans ce raisonnement, vouloir susciter un réveil, ce serait prendre la place de Dieu, du Saint-Esprit. Sommes-nous réduit à attendre que Dieu dans sa souveraineté suscite un réveil, comme il fait avec la pluie qui tombe une fois ici, une fois là-bas ? Justement non ! Le réveil n’est pas un miracle, une action surnaturelle de Dieu, indépendante de nous, son peuple. Le réveil c’est l’Eglise, les chrétiens qui utilisent les moyens que Dieu a accordé dans sa grâce.

    Un mot-clé à retenir : la PROVIDENCE. Le dictionnaire Larousse nous renseigne sur ce mot : “Suprême sagesse par laquelle Dieu conduit toute chose.” Pour nous, c’est la suprême sagesse de Dieu qui dispose les événements de manière à mettre sa vérité en contact avec l’âme du pécheur. Dans sa providence, Dieu place la bonne personne au bon moment et au bon endroit.

    Donnons une illustration : deux chrétiens ont chacun un jardin potager. Ils croient tous deux à la souveraineté de Dieu mais l’un de la bonne et l’autre de mauvaise manière. Le premier se met à genoux prie avec ferveurs et jeûne, en demandant au Seigneur : “Donne-moi de beaux légumes.”, et il sème à même le sol ; puis il attend. Le second, bêche, sème de l’engrais et des semences, à la bonne saison, à la bonne profondeur. Il arrose, bine, met de l’anti-limace, de l’anti-puceron, arrache les mauvaises herbes. Il prie, jeûne et demande à Dieu de lui donner de beaux légumes. Inutile de demander qui aura le plus beau jardin ! C’est le second. Pourquoi ? Parce qu’il a plus de foi ? Parce qu’il a mieux prié ? Parce que Dieu a accompli un miracle ? Non, mais il a utilisé de façon convenable, intelligente et courageuse les moyens que Dieu a mis à sa disposition. Voilà ce que nous devons faire dans l’Eglise.

    Utilisons de façon convenable, intelligente et courageuse les moyens que Dieu a mis à notre disposition. Le réveil vient quand une Eglise a compris cela et le pratique. Dieu ne bénit pas la paresse. Dieu ne bénit pas la tiédeur, la négligence. Lorsqu’une Eglise attend passivement le réveil, elle risque de laisser aller beaucoup de personnes en enfer ! Le Saint-Esprit ne fait pas le travail qu’il a confié aux chrétiens. Ainsi, le réveil, c’est à nous d’y travailler avec les moyens que Dieu dans sa grâce nous a accordés.

    Quelques caractéristiques du réveil

    1) Une redécouverte de la parole de Dieu.
    Quand l’Esprit agit dans une Eglise, dans une région, Il le fait par l’intermédiaire de la Parole. « La Parole de Dieu est l’épée de l’Esprit. » (Ephésiens 6.17). L’esprit Saint et l’Ecriture forment un couple inséparable. Le réveil, c’est l’Eglise qui se met à lire, à étudier, à méditer, à mémoriser le texte inspiré par le Saint-Esprit, la Bible.

    2) Une obéissance nouvelle à la Parole.
    Voilà le travail en profondeur qu’accomplit le Saint-Esprit. L’œuvre de l’Esprit de Dieu, ce n’est pas de pousser le peuple de Dieu dans l’hystérie, dans un débordement d’exagération en tout genre, ou dans le désordre. « Ce n’est pas un Dieu de désordre mais de paix. » (1 Corinthiens 14.33). Il ne jette pas à terre ses enfants. Qu’y gagnerait-il ? Par contre, son œuvre consiste à réformer nos vies, à nous rendre obéissants. C’est beaucoup moins spectaculaire, mais c’est plus vrai !

    3) Une profonde conviction de péché.
    C’est-à-dire que le peuple de Dieu prend conscience de la sainteté de Dieu. Le sentiment de propre justice est l’une des attitudes les plus dangereuses chez un chrétien. Souvent, nous ne voyons plus notre état de pécheur devant Dieu. La mentalité du Pharisien nous guette : « Ô Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes ... » (Luc 18.11). Le réveil, c’est lorsque nos yeux s’ouvrent sur nos propres péchés.

    4) L’expérience quotidienne de la repentance.
    C’est une conséquence de ce qui précède. Le résultat, c’est qu’il y a moins de péchés dans la vie des chrétiens, moins de péchés dans l’Eglise, d’où, plus de joie et davantage de bénédictions.

    5) Le désir de sauver des âmes anime l’Eglise entière.
    Les chrétiens ne cherchent pas seulement à être bien ensemble, d’avoir un bon culte, une bonne agape, une bonne étude biblique ... L’Eglise prend conscience de sa mission au milieu du monde, cesse ainsi de se regarder le nombril pour porter ses yeux, son cœur sur les âmes qui se perdent.

    6) D’autres caractéristiques du réveil :

    L’Eglise doit agir

    Sommes-nous prêts à nous y mettre ? Sommes-nous prêts aux sacrifices, aux renoncements ? Autres questions : le désirons-nous, le réveil ? Prions-nous pour le réveil ? Osons-nous en parler ? N’est-ce pas le mot qui fait peur aux chrétiens, aux anciens, aux pasteurs ?

    Pasteurs, anciens, chrétiens, n’ayons pas peur du réveil ; osons prier pour le réveil ; osons en parler dans nos Eglises. Ne nous contentons pas trop facilement de nous-même, de nos communautés ; n’ayons pas peur et soyons courageux pour faire ce que nous devons faire, pour le salut des âmes et la gloire de Dieu. ■

    Post-scriptum

    Prédication apportée les 7 et 14 janvier 1990 par le pasteur Philippe HUBINON - Bulletin “Résurrection” d’avril 1990 et de juin 1990 (les textes ont été fusionnés).

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