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    logo ARTICLE 716Léopold 1er de Saxe-Cobourg et Gotha, Roi des Belges (1790-1865) janvier 2012
    Prince, fils du duc souverain François de Saxe-Cobourg-Saalfeld (1750-1806). Il est élu premier Roi des Belges le 4 juin 1831 et prête serment sur la Constitution belge le 21 juillet 1831.
    logo ARTICLE 469Quatre "trucs" pour être belle juillet 2008
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     | Luc 24 : 13-49
     
    Nous voici donc revenus à ce grand jour de la fête de Pâques, la fête de la vie, la fête de la joie. Pour les chrétiens, c’est une fête merveilleuse car elle est l’assurance du triomphe de la vie. « La mort a été engloutie par la vie. » (2 Corinthiens 5:4)

    Quand nous lisons le livre des Actes, nous sommes étonnés de constater que les apôtres ont souvent prêché la résurrection de Jésus-Christ. Pourtant, ils mettaient leur vie en danger. Ils n’avaient plus peur de la mort car ils avaient vu « le vivant » (Actes 4:33), « Avec beaucoup de force, les apôtres rendaient témoignage de la résurrection de Jésus-Christ. »

    Ils n’avaient plus peur de la mort car ils avaient vu « le vivant »

    Ce serait une erreur de dire comme beaucoup : « L’homme du 21e siècle ne peut plus croire à de telles choses. » L’homme du 1er siècle ne voulait pas non plus y croire ! L’incrédulité n’est pas née au 21e siècle, elle est de tous les siècles. Les apôtres ont été convaincus parce qu’ils ont vu le Christ ressuscité. Le Saint-Esprit et la Parole de Dieu ont convaincu les pires des incrédules. La puissance du Saint-Esprit agit dans tous les siècles. Revenons aux disciples d’Emmaüs. Ils ne croient pas encore, ils ont entendu mais ils doutent. Faisons un bond de 2000 ans en arrière. Nous sommes au milieu de la ville de Jérusalem. Deux disciples descendent à Emmaüs. Toute la ville de Jérusalem est bouleversée par les événements qui viennent de se passer.

    Pourquoi Jérusalem ? Parce que c’est le site le plus stratégique de la planète. C’est là à Jérusalem que le Christ est mort, c’est là qu’Il est ressuscité d’entre les morts, c’est là qu’Il est monté au ciel sur le mont des Oliviers. C’est là qu’auront lieu les derniers efforts de guerre. C’est là à Jérusalem, comme le dit la Bible, que toutes les nations monteront un jour pour rendre un culte au Seigneur. Et c’est aussi à Jérusalem que Dieu prépare l’avenir de notre planète.

    C’est donc un dimanche après-midi que les deux disciples descendent de Jérusalem vers Emmaüs, et un troisième personnage va se joindre à eux, c’est Jésus, le Christ ressuscité. Ils ne le reconnaissent pas, et l’essentiel du récit va se passer en chemin, en marchant avec Jésus. C’est « en chemin », sur le chemin de notre vie que Jésus vient à notre rencontre. Ce n’est pas seulement dans les églises Il vient vers nous mais dans n’importe quel endroit et pas toujours là où nous l’attendons.

    Ces disciples ne s’attendaient à le rencontrer sur leur chemin, tout comme beaucoup d’entre nous. De ces disciples, il nous est dit quatre choses sur lesquelles nous allons nous arrêter : leurs yeux, leur sujet de conversation, leur cœur et leur conversion.

    Tout d’abord leurs yeux. Il nous est dit qu’ils étaient empêchés de le reconnaître. Ils voyaient sans voir ("Ils ont des yeux, dit l’Ecriture et ne voient pas.") Pourquoi ne voient-ils pas ? Parce qu’ils sont incrédules.

    Jésus n’est pas venu
    pour renverser la puissance de Rome
    mais la puissance du péché.

    L’incrédulité rend aveugle. Dans 2 Corinthiens 4:4, l’apôtre Paul parle : « Des incrédules ne voient pas briller la splendeur de la gloire du Christ qui est l’image de Dieu. » L’Evangile brille, la croix brille, le tombeau brille et ils ne voient rien, ils sont aveuglés par leur incrédulité et par leur intelligence. Les aveugles, ne voient pas le soleil et pourtant, il existe.

    Il est question aussi de leur sujet de conversation. Ils parlent religion et politique. Ils parlent de Jésus le prophète puissant, livré, condamné et crucifié. Ils parlent aussi de politique, ils pensaient et espéraient que ce serait Lui qui délivrerait Israël des romains, puisqu’à l’époque, Israël était sous l’occupation romaine. Leur conversation est un mélange explosif et dangereux de politique et de religion comme aujourd’hui encore un peu partout dans le monde. Aujourd’hui encore, beaucoup attendent le Messie. Dans la ville de Jérusalem, il y a des affiches, des panneaux sur lesquels est inscrit « Le Messie vient ». Quel Messie ? Un messie politique, qui ferait d’Israël la première nation du monde. Même quand ils utilisent le même vocabulaire religieux que nous, ce n’est pas dans le sens que nous chrétiens nous comprenons. Nous associons le mot « Messie » à Jésus-Christ. Mais quand Ben Gourion parlait du Messie, c’était d’un messie politique qui devait écraser les ennemis d’Israël, apporter la paix politique, l’indépendance nationale, la sécurité territoriale et la primauté d’Israël sur toutes les nations.

    Jésus, en chemin avec les disciples d’Emmaüs doit rudement les corriger, car ils ont cette même pensée. Ils attendent ce dimanche de Pâques un messie politique, un chevalier de justice qui viendra chasser l’occupant romain et donner à Israël la gloire et l’indépendance. Jésus doit les corriger vivement, ils n’ont rien compris, « ils ont tout faux ». Jésus leur dit : « Homme sans intelligence et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit tous les prophètes. » Eux voulaient bien croire une partie de ce qu’avaient dit les prophètes, ce qui les arrangeait, ce qui donnait la gloire à Israël. Ils avaient mis de côté tous les textes où il était question d’un Messie souffrant, et n’avaient retenu qu’une partie des textes qui parlent d’un Messie glorieux. Cela les arrangeait ; Jésus doit les reprendre, ils ont mal compris, ils ont mal interprété, ils ont mal lu. Ils ont fait une lecture sélective. « Homme sans intelligence et dont le cœur est lent à croire, ne fallait-il pas que le Seigneur souffrît ces choses et qu’il entrât dans la gloire ? »

    Bénis soient tous ceux
    qui peuvent enflammer les cœurs en enseignant la Parole de Dieu.

    Avant la gloire, il y a les souffrances. Avant la gloire, il y a la croix. Le premier reproche que Jésus leur fait est qu’ils manquent d’intelligence. S’ils avaient été intelligents, ils auraient cru. La foi a quelque chose à voir avec l’intelligence, avec la raison. Non pas qu’il faille un doctorat en théologie pour pouvoir comprendre. La véritable intelligence, c’est de croire en Dieu et la folie absolue c’est de nier Dieu. L’Écriture déclare « L’insensé dit en son cœur, il n’y a pas de Dieu » (Ps. 14). Si les apôtres avaient réfléchi, ils auraient cru. La foi est un appel à réfléchir sur la vie, sur la mort, sur l’Écriture. En chemin, Jésus les pousse à la réflexion. Il fait avec eux, une étude biblique. « Et commençant par Moïse et tous les prophètes, il leur explique dans toutes les Ecritures ce qui le concerne. » Jésus se met à enseigner et à expliquer la Bible, et cela le jour de la résurrection.

    C’est ce que nous voulons faire aussi chaque fois que nous nous rassemblons ; que ce soit le dimanche au culte, ou le mardi a l’étude biblique, à l’école du dimanche, au club des ados et des jeunes, avec les seniors autour d’un repas, en distribuant des Bibles, ...

    La première chose que Jésus leur montre, c’est que la croix fait partie du plan de Dieu. Sa mort sur la croix est la priorité des priorités. Il fallait que ces choses arrivent parce que Dieu l’avait annoncé, programmé, décidé, organisé. Jésus n’est pas venu pour renverser la puissance de Rome mais la puissance du péché. (Colossiens 1:13) « Christ nous a délivrés de la puissance des ténèbres. » Hébreux 2:4 « Christ a écrasé par sa mort celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est à dire le diable. » Jésus est venu non pour affronter César mais pour vaincre le diable, le péché et la mort. Jésus est un grand pédagogue, un maître de l’enseignement, les disciples d’Emmaüs devront faire la confession « Notre cœur ne brûlait-il pas au dedans de nous lorsqu’Il nous expliquait les Ecritures ! ». Bénis soient tous ceux qui peuvent enflammer les cœurs en enseignant la Parole de Dieu.

    Les voici arrivés à destination. Ils sont à Emmaüs et ils vont rentrer à l’hôtel. Et le texte nous dit avec délicatesse, « Jésus parut vouloir aller plus loin. » Il ne s’impose pas, Il n’enfonce pas la porte, si vous ne Le voulez pas dans votre vie. Mais les disciples le retiennent « reste avec nous Seigneur ». La leçon est terminée et Jésus reste avec eux. Ils partagent le pain et le vin, et à ce moment-là, ils Le reconnaissent. Et Jésus va alors se retirer pour laisser la place aux Ecritures. Depuis 2OOO ans, l’Esprit de Dieu agit pour nous aider à comprendre la Parole.

    « Se levant à l’heure même, ils remontent à Jérusalem ». Ils font demi-tour. Ils ont rencontré le Christ et leur vie change de direction. Pour eux commence une nouvelle vie, un nouveau chemin. Ils descendaient à Emmaüs et maintenant ils remontent à Jérusalem. Ils retrouvent là les disciples dans la chambre haute et aussi d’autres personnes qui ont aussi le même message « Il est vraiment ressuscité, nous aussi nous L’avons vu ». Et à ce moment-là, le Christ se montre au milieu d’eux. Pendant 40 jours après la résurrection, le Christ se montre et leur enseigne les Écritures. Puisque le Seigneur est ressuscité, la vie a un sens, sans résurrection, tout serait absurde. Ce qui veut dire aussi que la mort n’est pas la fin. C’est la force du message chrétien.

    JOYEUSES PÂQUES !

    Post-scriptum

    Message enregistré le 11/4/04 et résumé par Odette Galante et Marie-Rose Gérard. - Publié dans le bulletin ’Résurrection’ d’avril 2007.

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