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    logo ARTICLE 379Laïcité / Symboles religieux — Débaptisation mai 2011
    La Laïcité organisée reçoit plus de subsides publics que les autres “religions” pour ses officiants, ses activités et ses bâtiments. Elle a aussi des exigences : le retrait des crucifix, la débaptisation...
    logo ARTICLE 58Que reste-t-il à découvrir ? mars 1996
    Le magazine ‘Le Vif - L’Express’ a eu la bonne idée de poser cette question à dix scientifiques renommés dans leur discipline. Ce dossier est paru dans le numéro du 6 octobre 1995.

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    Témoignage sur l’avortement

     

    Une mère de famille, Mme Marthe M., qui a subi naguère une I.V.G. a écrit, l’an dernier, au médiateur de l’Éducation Nationale. Évoquant le sujet de philosophie proposé en juin 2005 au baccalauréat de 1ère L., elle lui a adressé la lettre ci-dessous.

    Ce témoignage particulièrement poignant aidera d’autres femmes ainsi que des jeunes gens et des jeunes filles qui le liront à prendre conscience de toute l’horreur qui entoure le crime de l’avortement.

    « J’ai subi une IVG »

    Monsieur le Médiateur,

    La question scientifique du Bac première L sur l’avortement m’a énormément angoissée et affectée. J’ai, en effet, moi-même subi une IVG en 1979. Dans cette épreuve, on a demandé à des jeunes gens et des jeunes filles de dégager des arguments en faveur de l’IVG sans leur demander de réfléchir aux conséquences irréversibles d’un avortement, conséquences avec lesquelles je vis depuis plus de 25 ans.

    A 18 ans j’étais persuadée que la loi VEIL était un grand progrès pour les femmes. Je n’aurais donc pas eu de difficultés à trouver les réponses demandées pour cette épreuve du Bac. Mais la réalité vécue de l’IVG m’a amenée à réviser totalement mon opinion.

    Aujourd’hui, après des années de dépression suite à cette décision, je ne conseillerai l’IVG à personne. Au lieu d’avoir à vivre chaque jour avec le cauchemar refoulé ou conscient d’avoir fait supprimer mon premier enfant à naître, je serais si heureuse aujourd’hui de savoir mon enfant en vie dans une famille adoptive.

    Que sont 9 mois de grossesse « contrainte » où l’on donne la vie, face au fait d’avoir donné la mort, à des années de dépression et à une blessure au fond de mon cœur, qui ne s’effacera qu’à la fin de mon existence ?

    Les adolescentes aujourd’hui ont le droit d’être mieux informées que je ne l’ai été sur la réalité des dommages physiques, psychologiques et spirituels d’une IVG. Je pense surtout au calvaire de gérer un tel secret face à mes quatre enfants nés plus de quinze ans après cette IVG.

    Je n’ai jamais rencontré de femmes qui ont regretté d’avoir conduit à terme une grossesse non désirée, mais j’ai rencontré beaucoup de femmes qui souffrent en silence de leur avortement. Cette douleur est si vive que pour continuer à vivre, il n’y a pas d’autres choix que de la refouler. C’est ce que j’ai fait pendant des années jusqu’à ce que mon psychisme, épuisé par ces efforts, craque. J’ai vécu entre 1990 et 1993 des dépressions avec des envies de suicide qui ont nécessité des hospitalisations en psychiatrie.

    Ce n’est qu’en 1995, en tenant mon premier fils dans mes bras que j’ai réalisé ce que j’avais perdu ; j’ai compris la très grande perte que j’ai subie, et que mes accès délirants n’étaient pas dus à la folie mais au deuil de mon enfant que je n’ai pas eu. Comment faire le deuil de son bébé que l’on a fait supprimer, de son bébé que l’on ne tiendra jamais dans ses bras ? Le sujet du bac sur l’avortement m’a fortement perturbée.

    Alors, même si c’est douloureux et angoissant de parler, je dis que les adolescents et les femmes ont le droit aujourd’hui de connaître avec précision les conséquences irréversibles de l’avortement et d’y réfléchir sérieusement avant de se précipiter, tête baissée, à l’âge de 18 ans dans la solution de l’IVG.

    Mon avortement représente le moment le plus terrible de ma vie. Même si on essaie superficiellement, de continuer à vivre comme avant, les ressorts profonds de l’être ont été cassés. Si des femmes évitaient, grâce à mon témoignage, la souffrance de l’avortement face à une grossesse non désirée, mon IVG sortirait pour moi du non-sens. Je ne peux pas comprendre pourquoi l’Éducation Nationale promeut l’IVG par un tel sujet au lieu d’aider les jeunes filles à mesurer les conséquences dramatiques de l’avortement.

    Je vous prie de croire, ......

    Marthe M.

    Cette lettre est authentique, ce qui nous a conduits à modifier le prénom et à ne conserver que la première lettre du nom de la personne qui l’a rédigée.

    Source : La Lettre de l’ACPERVIE - 138 - 2007-01

    Post-scriptum

    Paru dans le bulletin ’Résurrection’ de juin 2007.

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