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    logo ARTICLE 513ISRAËL : actualité essentielle novembre 2011
    Faits importants de l’actualité concernant Israël.
    logo ARTICLE 783Paradoxes divins juillet 2012
    Grégoire de Nazianze, père de l’Eglise, exprime avec des mots simples des faits singuliers et apparemment contradictoires, qui heurtent ainsi le sens commun et interpellent le lecteur.

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    Souviens-toi !

     | 2 Timothée 2.8
     

    Nous sommes oublieux...

    Voici quelques années, une actrice française a interprété une chanson intitulée : “J’ai la mémoire qui flanche“.

    Tous nous devons reconnaître être oublieux de tant et tant de choses. Ainsi nous oublions ce que nous avons vu et entendu. C’est une caractéristique de l’être humain. Nous oublions des rendez-vous, des dates importantes, des anniversaires, les noms de vieilles connaissances, les promesses faites.

    Beaucoup d’entre nous ont oublié les promesses faites le jour de leur mariage ; d’aimer leur épouse dans les bons et les mauvais jours, d’aimer leur conjoint dans la maladie, dans la prospérité comme dans l’infortune, de rester fidèle l’un à l’autre.

    Nous oublions ceux qui nous ont demandé de l’aide. La Bible nous relate (Genèse 40) l’histoire du chef des échansons rétabli dans sa charge par Pharaon et qui oublie Joseph resté, lui, en prison. Pourtant Joseph (Genèse 40:14) lui avait recommandé de ne pas l’oublier. Mais ce dernier ne pense plus à son compagnon d’infortune et l’oublie quand il retrouve, libéré, sa charge auprès de Pharaon (Genèse 40:23).

    De même nous oublions souvent ceux qui nous ont sollicités. Quand nous recevons des missionnaires, nous sommes émus et bouleversés en découvrant certaines images insoutenables d’enfants affamés, plongés dans une hygiène inqualifiable. Pourtant, rentrés chez nous, quelques heures après nous oublions déjà. Pour garder notre mémoire et éviter d’être oublieux, nous devons inviter d’autres missionnaires afin de nous souvenir de ceux qui demandent de l’aide. Nous qui sommes privilégiés en Belgique, n’oublions pas ces défavorisés qui réclament du secours.

    Souviens-toi !

    Ce verbe est repris à différents endroits dans l’Ecriture. Retenons quelques-uns de ces passages où nous trouvons cette exhortation.

    Un jour Jésus prêche sur son retour, et au milieu de la prédication, il dira : "Souvenez-vous de la femme de Lot." (Luc 17:32) Dans ce discours Jésus parle de Noé, de Lot, de Sodome. Lot est le neveu d’Abraham. Il a installé sa famille aux portes de Sodome (Genèse 19). Ainsi il habite tout près de la ville du péché et a dressé ses tentes en direction de Sodome. Il n’en est pas resté là. Il est allé vivre dans Sodome avec sa femme et ses enfants, dans cette ville où règnent la violence, le dérèglement sexuel, l’homosexualité, et où l’égoïsme est à son comble. Lot n’a pas su choisir entre Dieu et le monde. Il aime Dieu mais il aime aussi le monde. Son cœur est partagé.

    Ce cas n’est pas rare. Nous croyons en Dieu, nous venons à l’église et lisons notre Bible, mais nous avons un cœur partagé entre Dieu et le monde.

    Lot n’a pas su se séparer du monde, ni de sa convoitise. Malheureusement il a entraîné avec lui sa famille, sa femme et ses enfants. Il les a conduits dans Sodome et Gomorrhe. Lot est le chef de famille. En tant que tel, il a une grande responsabilité. Toute sa famille est dans Sodome et Gomorrhe. Lui va en sortir, mais eux vont succomber. Dieu annonce (Genèse 18 : 20, 21) qu’il va détruire la ville parce que son péché est énorme.

    On pourrait dire la même chose de la ville de Charleroi. Le péché de notre ville est énorme, et nous n’apercevons qu’une petite partie de l’iceberg. En parlant avec des policiers, des gendarmes, des juges ou des médecins, on se rend compte de l’étendue du mal.

    Dieu donne une chance (Genèse 19:12) à Lot et à sa femme en les invitant à sortir de la ville afin d’être épargnés. Dieu dit à Lot : « Sauve-toi, ne regarde pas en arrière et ne t’arrête pas, quitte Sodome. » (Genèse 19:17) Lot quitte la ville en catastrophe parce qu’il attend encore le dernier moment. Quand on sympathise avec le monde, il faut quasi s’y arracher.

    Lot va quitter Sodome et Gomorrhe avec sa femme et ses deux filles. Pendant leur fuite, la Bible (Genèse 19:26) nous dit que la femme de Lot regarde en arrière parce que son cœur est là. Le corps de la femme de Lot est hors de la ville, mais son cœur y reste parce qu’elle aime le monde et les choses du monde. Elle se retourne et devient une statue de sel.

    JÉSUS CROYAIT A L’HISTORICITÉ DE CES PERSONNAGES ET DE CES ÉVÉNEMENTS.

    Jésus fait allusion à ce récit, dans son grand discours relatif à la fin des temps. Cela signifie pour Jésus que cet événement n’est pas une fable ou un mythe mais une réalité historique vécue à un moment précis dans un lieu précis. De même pour Jésus, le déluge n’est pas une légende et Noé n’est pas un personnage imaginaire. Pour le Seigneur, le jugement des villes de Sodome et Gomorrhe n’est pas un mythe. Pour Jésus le jugement de la femme de Lot fait partie de l’histoire, c’est un fait authentique.

    Aujourd’hui, beaucoup pensent que ces histoires sont des légendes et des fables. C’est le cas aussi pour certains chrétiens de nos bonnes vieilles églises évangéliques. Sceptiques, ils doutent de ces récits. Ils font semblant d’y croire, mais au fond de leur cœur, ne sont pas du tout convaincus. Certains pensent qu’il s’agit là de récits inventés pour faire peur. Jésus ne partage pas cette opinion. C’est la raison pour laquelle je crois à cet événement.

    Aujourd’hui l’archéologie a mis en évidence bien des faits qui soutiennent le récit biblique. Ainsi dans la région de Sodome et Gomorrhe, près de la Mer Morte, en Israël, existent des dépôts de soufre et d’asphalte, ainsi qu’une abondante quantité de sel qui résulte de l’évaporation de l’eau causée par la grande chaleur. Des résidus de sel ainsi obtenus rendent cette eau particulièrement salée, phénomène unique au monde. De plus ce site est reconnu comme étant une région anciennement volcanique. Tous les éléments sont ainsi rassemblés pour donner une explication à cet événement. Il faut cependant prendre la décision d’accepter ce fait par la foi, pour que cet événement arrive à ce moment précis et ne frappe que la femme de Lot seulement, épargnant ainsi son mari et ses filles. Il y a eu intervention du Seigneur. Probablement que la femme de Lot a été prise dans une explosion volcanique, expression du jugement de Dieu frappant les villes de Sodome et Gomorrhe. Elle fut ainsi pétrifiée dans cette lave saline.

    Ceci nous fait du reste penser à un événement similaire qui s’est déroulé bien des siècles après dans la ville de Pompéi, près de Naples, au pied du Vésuve, quand toute la ville fut ensevelie, prise par les couches de cendres volcaniques et de lave. En un instant, elle fut pétrifiée. Cette éruption est une preuve vivante de ce qui a pu se passer dans Sodome et Gomorrhe. Aucun historien ne met en doute. Les preuves sont là. Pourquoi, dès lors, ne pas croire ce que la Bible dit quand elle parle de la femme de Lot ?

    Souvenons-nous de la femme de Lot.

    C’est l’occasion de nous rappeler que le jugement de Dieu, lui non plus, n’est pas une fable. Ce n’est pas une forme de style de la langue hébraïque. La femme de Lot a perdu sa vie en refusant le salut que Dieu lui offrait, parce que son cœur était partagé.

    Souvenons-nous de cette femme que Dieu n’a pas épargnée. Beaucoup pensent que Dieu s’attendrira devant nous, qu’il nous épargnera pour nos beaux yeux, que Dieu est compréhensif et que cela s’arrangera finalement bien. Mais la Bible dit : « Comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut ? » (Hébreux 2:3)

    En effet, comment échapperons-nous en négligeant la croix de Jésus-Christ, en étant partagé entre Dieu et le monde ? Comment échapperons-nous si nous avons les regards sans cesse tournés vers le monde ? Souvenons-nous de la femme de lot. Elle n’a pas échappé.

    Remarquons et rappelons-nous que son mari a été sauvé ainsi que ses filles. Ce mari est sauvé de justesse, mais sa femme ne le sera pas.

    Combien de couples vivent concrètement cette même situation ? L’un est racheté, sauvé par le sang de la croix, appartient à Jésus-Christ mais l’autre pas. Lot et sa femme ont vécu leur vie ensemble, sous le même toit, partageant leurs repas ensemble, ayant eu leurs filles ensemble. Ils avaient tout en commun. Mais le jour du jugement va marquer la différence. L’un est à Dieu, l’autre pas ! Pourtant c’est un même foyer. N’y a-t-il pas parmi nous des couples dans la même situation ? L’un appartient à Jésus-Christ, mais l’autre pas. L’un sort du monde, mais l’autre reste. Quand le Seigneur viendra, l’un sera pris, l’autre laissé (Luc 17:34).

    Cela nous pousse à réfléchir. Jésus nous demande de nous souvenir de la femme de Lot. Où en sommes-nous dans notre foyer ? Votre conjoint(e) est chrétien(ne). L’êtes-vous aussi ? Avez-vous pris une décision pour Jésus-Christ ? Souvenez-vous de la femme de Lot !

    Souviens-toi du jour de repos.

    D’autre part Jésus nous invite à nous souvenir aussi du jour du repos. La Bible dit : « Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu. »(Exode 20:8)

    Certains vont rétorquer que cette exhortation du Seigneur n’est pas un commandement important. Savez-vous que ce commandement précède celui relatif à l’adultère ? Il vient aussi avant : « Tu ne commettras pas de meurtre. » (Exode 20:13) et avant « Honore ton père et ta mère. » (Exode 20:12). Il existe un jour qui appartient au Seigneur, d’une façon particulière. En fait, tout lui appartient, tout est à lui. Tout a été créé par lui et pour lui. Mais un jour appartient à Christ d’une façon toute particulière : le jour du repos consacré au Seigneur. Nous avons une vie de plus en plus active et nous n’arrêtons jamais de courir. Nous avons besoin d’un jour de repos pendant lequel nous devons nous souvenir de Jésus-Christ de notre Dieu.

    Fais tout ton ouvrage en six jours, mais le septième jour arrête ton travail, va à l’église, lis ta Bible plus souvent que les autres jours, prie davantage. Bien des problèmes de santé, des maladies, des dépressions ont pour cause le mépris de ce commandement. Vous allez rétorquer que ceux qui travaillent sept jours sur sept sont des courageux. Non ! Ce sont des désobéissants. Dieu demande de faire notre travail en six jours et d’arrêter un jour que l’on marque de façon spéciale dans la semaine le jour où le Seigneur est ressuscité pour honorer Jésus-Christ de façon particulière.

    Souviens-toi de ton créateur.

    La Bible nous dit aussi : « Souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse. » (Ecclésiaste 12:3) La jeunesse est une des meilleures périodes de la vie. C’est aussi un des meilleurs moments pour penser à Dieu et vivre pour lui. Le monde nous pousse à nous souvenir de Dieu ... plus tard, à l’âge de la pension, mais surtout pas pendant notre jeunesse. Le monde veut présenter la jeunesse comme la période où l’on pense aux garçons, aux filles, aux sorties du samedi soir, aux “boums“, au “sexe“, au “rock“, etc.

    La Bible nous invite à nous souvenir de notre créateur pendant notre jeunesse. Beaucoup ne l’ont pas fait et ont ainsi gâché toute leur vie. Ils avaient dit "plus tard", et sur leur lit de mort c’était... trop tard !

    Dieu nous invite à vivre notre jeunesse avec lui dans la joie : « Réjouis-toi dans ta jeunesse, livre ton cœur à la joie pendant les jours de ta jeunesse, marche dans les voies de ton cœur et selon les regards de tes yeux ; mais sache que pour tout cela Dieu t’appellera en jugement. Bannis de ton cœur le chagrin, et éloigne le mal de ton corps. » (Ecclésiaste 12:1)

    Dieu nous invite à prendre la vie à pleines mains, en délaissant une seule chose : le péché. L’apôtre Paul affirme que « Dieu nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions. » (1 Timothée 6:17)

    Jeune homme, jeune fille, ne crois pas que tu perds du temps quand tu viens au culte, quand tu lis ta Bible, quand tu pries à genoux dans ta chambre alors que les autres sortent et "s’amusent" toute la nuit. C’est toi qui vis et tous les autres autour de toi s’enterrent vivants.

    Souviens-toi de Jésus-Christ.

    Paul nous dit : « Souviens-toi de Jésus-Christ. » (2 Timothée 2:8) L’apôtre arrive à la fin de sa vie. Il a consacré, depuis sa conversion, toute sa vie à Jésus-Christ. Pourquoi cette exhortation ? Parce que nous sommes tous en danger d’oublier Jésus-Christ, sa croix, la résurrection, son retour. Nous vivons tant d’heures chaque jour en oubliant ces choses. A cause des soucis, des peines, du travail, des responsabilités, des enfants, de nos horaires, nous oublions souvent le Seigneur. Ce n’est pas pour rien que la Bible nous rappelle cette exhortation. Le diable dépense beaucoup d’énergie à nous faire oublier Jésus-Christ, à étouffer notre vie chrétienne avec mille choses. Voilà pourquoi Jésus a instauré la Sainte Cène et dit : « Faites ceci en mémoire de moi. » (1 Corinthiens 11:24-25) Chaque dimanche nous rappelons l’Evangile de Jésus-Christ et nous nous souvenons « qu’il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4:12) Souviens-toi de Jésus-Christ, de sa vie, de son œuvre, de ses paroles, de sa mort, de sa résurrection, de ses promesses. Souviens-t-en !

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe Hubinon et résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection“ de mai 1993
    Cette prédication a été reprise le 3.3.02 (plan identique, développement un peu différent) : "N’oubliez jamais !".

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