logo RUBRIQUE

  • Enseignement
  • Lu dans la presse
  • - Conventions
  • - Petits mots du pasteur
  • - Magazine "Résurrection"
  • - Actions communautaires
  • - Actions missionnaires
  • - Enfants
  • - Jeunes
  • - Vie d’église
  • Liens et Ressources
  • - Annonces hebdomadaires
  •  

    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

    Dans la même rubrique

    Vous devez savoir !


     | VOLET 1 : Psaumes 139 - 2 Timothée 3 : 1-5 - 2 Pierre 3 : 1-10
     | VOLET 2 : Ecclésiaste 11:1 et Job 19:14-27
     

    VOLET 1
    ALLER AU VOLET 2

    Savoir

    La foi chrétienne et l’Évangile peuvent se résumer en quelques verbes : croire, aimer, espérer, pardonner, obéir. Un autre verbe encore caractérise la foi : SAVOIR, verbe souligné dans les lectures ci-dessus.

    Il y a surabondance de textes contenant le verbe SAVOIR. En voici quelques-uns :

    Le chrétien n’est pas seulement quelqu’un qui croit, mais il est aussi quelqu’un qui SAIT. La foi est entre autre un savoir. L’apôtre Jean a écrit dans sa première épître (5:13) « Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle. »

    Ce savoir vient de l’objet de notre foi, Jésus-Christ, qui a proclamé : « En vérité, en vérité, je vous le dis... » c’est pourquoi le chrétien peut dire : « JE SAIS. »

    A l’opposé, la philosophie de notre siècle déclare qu’il n’y a pas de savoir absolu, que nous n’avons aucune certitude, que tout est relatif, qu’il n’y a ni vérité ni morale absolues. De là découle sans doute le « Tout est permis ». De même les agnostiques (ce mot vient du grec et signifie "sans connaissances") déclare que l’absolu est inaccessible à l’esprit humain. Ils ne nient pas l’existence de Dieu comme les athées, mais ne se prononcent pas. Ils ne savent pas !

    Le comédien Jean Gabin a naguère récité un texte terminant par : « Aujourd’hui, tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien et ça je le sais ». Cette réflexion reflète bien l’esprit de notre siècle qui ne sait plus rien, n’est plus sûr de rien !

    La Parole de Dieu ne tient pas le même langage, parce que le Dieu de la Bible veut nous faire savoir, nous faire connaître, parce qu’Il est un Dieu qui sait (Psaume 139) ! Les disciples de Jésus ont découvert une certitude dans la personne et les paroles de leur Maître et lui ont dit : « Maintenant, nous savons que tu sais toutes choses. » (Jean 16:30).

    Le chrétien n’est pas seulement quelqu’un qui croit, mais il est aussi quelqu’un qui SAIT. Le Dieu de la Bible sait et veut que nous sachions afin que nous ne restions pas dans l’ignorance. C’est pourquoi nous découvrons dans les textes les expressions SACHEZ, SACHE, afin que vous SACHIEZ, vous ne devez PAS IGNORER, etc... Cela ne veut pas dire que le chrétien sait tout. Restons humble et modeste car nous ne recevons pas une connaissance qui rend orgueilleux mais nous recevons une connaissance qui rend responsable. Cependant, cette connaissance partielle est fondamentale et touche les questions essentielles de la vie.

    L’homme n’est pas bon

    Paul a dit dans Romains 7:18 : « Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi. »

    Des millions de Belges ne se croient pas bons. Quelle grâce de savoir que le bien n’habite pas en nous !

    Jean-Jacques Rousseau s’est bien trompé, lui qui a affirmé que l’homme est bon par nature et que c’est la société qui le corrompt.

    A la fin de son journal, Anne Frank a écrit : « Malgré tout, je crois en la bonté de l’homme. » Pauvre enfant ! Ton erreur t’aura été fatale !

    Jésus dit que le mal vient du cœur de l’homme (Matthieu 15:19), que l’homme est mauvais et méchant par nature (Éphésiens 2:3). C’est lui qui corrompt la société et qui souille la planète.

    Le chemin du salut passe par la reconnaissance de notre mauvaise nature et par la repentance. L’homme qui n’a pas cette connaissance ne comprendra jamais rien à ses problèmes personnels ou familiaux ni à la raison pour laquelle les choses vont si mal dans le monde. Dans la vitrine des librairies on a pu lire cette déclaration de l’acteur américain Richard Gere : « Je vois émerger en moi tout ce que j’ai fait de mal. »

    Ce savoir n’est pas très flatteur c’est pourquoi beaucoup le rejettent ou veulent l’ignorer. Nous, chrétiens, avons reconnu que nous sommes pécheurs et que nous devons être transformés, dotés d’une nouvelle nature. Nous devons cependant savoir que malgré notre conversion, le mal va subsister en nous et que nous aurons à le combattre jusqu’au dernier jour.

    Le temps de la fin

    Il y a des choses que Dieu veut nous faire savoir sur les temps que nous vivons. 2 Pierre 3:3 dit : « Sachant avant tout que dans les derniers jours il viendra des moqueurs ... disant : « Où est la promesse de Son avènement ? » Paul dit : « Sache que dans les derniers jours il y aura des temps difficiles. » (2 Timothée 3:1). Que faut-il savoir sur l’avenir ?

    Il y aura un dernier jour. La Bible nous trace une ligne du temps avec un commencement et une fin. La vie n’est pas un éternel recommencement comme l’enseignent certaines religions orientales.

    La Bible décrit la fin du monde et les derniers jours comme des temps difficiles. Aux 19e et 20e siècles, on nous promettait des jours meilleurs grâce aux découvertes et aux progrès scientifiques, technologiques, etc. Deux coups de tonnerre ont déchiré le ciel bleu des fausses promesses : les guerres de 14-18 et 40-45, les deux guerres les plus meurtrières de toute l’Histoire de l’humanité. Quel désenchantement !

    La description que fait la Bible des temps de la fin colle à notre génération de façon étonnante (2 Timothée 3:2-5). Nous connaissons l’indifférence de nos compatriotes face à l’Évangile. Nous ne devons pas nous en étonner. Dieu nous a prévenus. Cela ne justifie cependant pas l’arrêt de l’évangélisation ou l’inaction de l’Eglise ou notre éventuel découragement. Nous allons de plus en plus vers des temps fermés à l’Évangile. « Il viendra des moqueurs ... » dit Pierre. Nos contemporains rient. Ils disent : « Rien de changé ! Où est l’accomplissement de la promesse du retour de Jésus- Christ ? Vous l’attendez encore ? Vous rêvez ! Soyez sérieux ! ». Ils veulent ignorer que le jugement de Dieu a déjà frappé le monde une fois, par le déluge. La génération de Noé avait été prévenue par la prédication de Noé (2 Pierre 2:5), mais les gens se sont moqué et sont restés indifférents. Tous ont été surpris par le déluge (Matthieu 24:38-39). Pierre ajoute deux choses qu’il faut savoir. Pour Dieu un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour. Attention ! Veillons ! Dieu n’apprécie pas le temps de la même façon que nous (2 Pierre 3:8).

    « Dieu use de patience envers les hommes ne voulant pas qu’aucun périsse mais voulant que tous arrivent à la repentance. » (2 Pierre 3:9). Il a constamment en vue le salut du monde.

    Savons-nous que le bien n’habite pas en nous ?

    Savons-nous que nous avançons vers un dénouement de l’Histoire de l’humanité, n’en déplaise aux moqueurs ?

    Savons-nous que les derniers temps seront des temps difficiles ?

    Savons-nous que Dieu use de patience envers les hommes et ceci peut-être envers l’un d’entre nous qui fréquente notre église, mais n’est pas encore venu au Seigneur ?

    Que Dieu nous fasse la grâce d’acquérir tout ce savoir !


    VOLET 2
    ALLER AU VOLET 1

    Synthèse

    Dans la précédente prédication, nous nous sommes arrêtés sur le verbe "savoir". Le christianisme, ce n’est pas seulement croire, obéir ou pardonner, c’est aussi "savoir".

    Si nous lisons l’Épître de Jean, nous pouvons lire plusieurs fois le mot "savoir". Ce verbe est en surabondance dans tous les textes bibliques. Dans le texte de Job de ce matin, nous avons entendu « Je sais que mon Rédempteur est vivant. » et aussi dans l’Ecclésiaste « Sache que pour toutes ces choses, Dieu t’appellera en jugement. »

    Beaucoup d’autres versets encore renferment ce verbe.

    Le chrétien est quelqu’un qui sait, même s’il ne sait pas tout. Gardons-nous d’un orgueil qui pourrait nous conduire au-delà des limites de la Parole de Dieu.

    L’église est une grande famille

    Revenons au texte d’Ecclésiaste : « Réjouis-toi jeune homme, profite de la vie. » Ce texte s’adresse aux jeunes, aux adolescents et il est heureux d’en avoir dans l’église. Nous sommes aussi heureux d’avoir des enfants, mais aussi des aînés, car il faut que l’église ait un équilibre entre ces différences d’âge. La Bible ne parle pas d’une église de jeunes ou une église de "vieux". Elle veut un mélange de tous les âges, c’est une tranche de la société, c’est une communauté de frères, de sœurs, de jeunes gens, d’ados, d’enfants, de vieillards et nous devons vivre ensemble. Nous sommes tous précieux aux yeux de Dieu. Non seulement les ados ou les jeunes parce qu’ils bougent beaucoup, mais aussi les aînés car ils sont nos racines. Tout ce que nous avons encore en tant qu’église, c’est parce que nos aînés ont été avant nous ; un cantique tiré des Écritures nous dit : « Jeunes et vieux se réjouiront ensemble ». Nous sommes tous précieux aux yeux de Dieu.

    Dieu nous parle par la plume de Jérémie dans l’Ancien Testament : il conseille au pasteur du peuple d’Israël de s’occuper aussi des brebis âgées qui marchent lentement. C’est ensemble que nous vivons la vie de l’église.

    Le temps de la jeunesse

    Dans notre texte, l’Ecclésiaste parle spécifiquement aux ados et aux jeunes : « Réjouis-toi, profite de la vie, mais sache que pour toutes ces choses, Dieu t’appellera en jugement. » Il y a des choses que les jeunes doivent savoir, des choses qui ne sont plus dites que dans certaines églises. Dieu parle aussi aux jeunes, Il les avertit, Il ne les juge pas. Le temps de la jeunesse est le temps de l’insouciance, on profite, on vit. On veut tout voir, tout savoir, goûter à tout, on veut tout essayer. Mais, ils sont rares les jeunes qui savent que la vie est dangereuse, que l’amour est dangereux, que la sexualité est dangereuse, que l’alcool est dangereux, que la cigarette est dangereuse, que la vitesse est dangereuse, que la drogue est dangereuse, que les armes sont dangereuses.

    Nous avons devant nous une profusion d’exemples et de preuves de ces dangers. Plus personne n’ose dire "Attention danger !". Dieu dans la Bible, parle aux jeunes pour les mettre en garde. Il le fait avec amour. Et l’église doit prévenir les jeunes de tous ces dangers. Une expérience sexuelle, une dose de drogue, cinq minutes de vitesse peuvent avoir des conséquences désastreuses, irréparables pour toute la vie. Dieu ne veut pas priver les jeunes de s’amuser, il ne veut les priver de rien et comme lui nous ne rêvons que du bonheur pour nos enfants.

    Dieu dit aux jeunes « Profite de tout, mais pas comme un fou. », et pendant ce temps de ta jeunesse, « Souviens-toi de ton Créateur. », qui un jour t’appellera devant lui.

    Les jeunes de nos églises ont bien de la chance d’entendre aussi clairement le message de Dieu. Ils sont avertis, ils sont prévenus, ils sont bénis et ils peuvent ajuster leur vie sur ce qu’ils entendent de la Parole de Dieu.

    Un pasteur français écrivait dans un commentaire de l’Ecclésiaste : « Il ne s’agit pas de gâcher les joies, ni de sombrer dans la tristesse, mais au contraire de découvrir que la jeunesse est un magnifique cadeau du CREATEUR, aussi Dieu a placé des limites. »

    Ce sont ces limites que le fou ne respecte pas.

    Fragilité de l’homme

    David aussi dans le Psaume 39, écrit une prière : « Fais-moi savoir combien je suis fragile. ». Il est vrai que nous sommes fragiles, cela il faut le savoir. L’homme se vante de sa force, de ses performances sportives. Il ne sait pas qu’il est fragile, il se croit invulnérable, invincible. Et pourtant, il faut savoir que nous ne sommes pas des "superman, ni des spiderman ni des tarzans".

    La prière de David est belle, remplie d’humilité, d’intelligence, d’honnêteté, de soumission. Elle est remplie et inspirée du Saint-Esprit. Nous ne sommes pas sans limite, et pourtant personne ne pense vraiment à sa mort. La vie qui est en nous a des aspirations d’éternité (Ecclésiaste 3:11). Même l’incrédule aspire à l’éternité. Dans une émission religieuse, Jacques Attali (ancien conseiller de François Mitterrand), parlait de son livre "La vie éternelle". Il n’est pas croyant. A la question du rabbin : « Pourquoi ce titre ? » il répondit : « Parce que d’une façon ou d’une autre, nous aspirons tous à l’éternité ».

    Nous ne voulons pas reconnaître qu’il y a des limites à notre vie, que nous sommes fragiles, que nous ne sommes pas éternels. Dieu seul et lui seul peut nous rendre conscient de notre vulnérabilité. Même dans nos milieux chrétiens, certains refusent de croire à leur fragilité et seul le Saint-Esprit peut faire son œuvre en nous. La technologie moderne nous a porté au sommet de la connaissance et l’homme se croit vraiment invulnérable et éternel mais il ne l’est pas. Un petit caillot qui se détache et va au cerveau et nous voilà paralysé. Un nerf coincé, et nous ne savons plus marcher. Nous sommes des géants aux pieds d’argile, et il faut le savoir.

    On peut penser aux plus puissants de ce monde, comme John F. Kennedy qui avec trois ou quatre balles n’est plus rien. Ou encore, Pierre Curie, grand savant du 19e siècle, génie de la science, renversé un soir en rentrant chez lui ; la roue du fiacre fait éclater sa boîte crânienne. Fini, il n’est plus. Son cerveau gît dans le caniveau sous la pluie. Nous sommes tous bien fragiles, même les plus puissants.

    Comme David était sage en demandant à Dieu « Fais-moi savoir combien je suis fragile. », afin que je ne me prenne pas comme un dieu, comme le centre du monde, mais juste pour ce que je suis, afin que je ne devienne pas orgueilleux, mais humble devant la vie. Permets-moi de reconnaître que toi seul tu es grand, tu es puissant, tu es éternel.

    Job a fait l’expérience de cette fragilité, que la vie ne tient qu’à un fil. Et pourtant, au milieu de tous ses "pourquoi" et de ses interrogations, il dira : « Mais je sais que mon Rédempteur est vivant et qu’il se lèvera le dernier sur la terre et que mes yeux le verront. » (Job 19).

    A Londres, devant la cathédrale de Westminster, se dresse la statue de Haendel (auteur de l’œuvre musicale "Le Messie"). Il tient dans sa main une partition, mais ce ne sont pas des notes qui sont écrites, mais un texte de l’Écriture : « Je sais que mon Rédempteur est vivant. »

    Quel beau témoignage ! Le savons-nous ? Les hommes meurent, mais Lui il demeure, il est vivant, et il se lèvera le dernier sur la terre et nos yeux le verront. La foi était au cœur de tous les martyrs car ils savaient que lorsqu’ils fermeraient leurs yeux sur cette terre, ils les ouvriraient dans le ciel pour voir leur "Rédempteur".

    Comme Job, nous nous posons beaucoup de "pourquoi", qui nous torturent et nous font souffrir, mais en même temps, nous sommes habités par la vérité de Dieu révélée dans sa Parole.

    Jésus s’est violemment opposé aux Sadducéens qui ne croyaient pas à la résurrection des morts. Et Jésus leur a dit « Vous êtes grandement dans l’erreur car vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu. »

    Il y a tellement de choses que nous ne savons pas, et nous nous posons beaucoup de questions mais nous devons savoir que « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. »

    Post-scriptum

    Ce message a été enregistré en audio le 25/2/07 (volet 1) et 4/3/07 (volet 2).
    Résumé par Odette Galante et Marie-Rose Gérard.
    Parution du volet 2 au bulletin “Résurrection” d’octobre 2007.

    Copyright © 2005 Eglise Protestante Evangélique de Charleroi. Tous droits réservés.
    Ce site a été créé par Ginger-Nut et est géré avec SPIP + EVA-Web