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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 271L’amour vrai attend... septembre 1997
    Au sein d’une génération dite « sexuellement libérée » ou libre, des jeunes ont pris ou prennent la résolution de ne pas céder aux sirènes de la séduction sexuelle et de rester vierges jusqu’au moment du mariage.
    logo ARTICLE 22Les ados août 2005
    Le but visé avec ce groupe d’une bonne quinzaine d’adolescents est de les intégrer progressivement au culte.

    Dans la même rubrique

    La prédication

     
    1. Dévaluation et revalorisation
    2. Prêcher, c’est laisser parler l’Écriture

    1. Dévaluation et revalorisation

    Ceux qui « prennent de la peine au ministère de la Parole » (1 Timothée 5.17) doivent être continuellement motivés pour persévérer dans cette tâche sacrée, exigeante. Il n’est pas surprenant que le diable s’attaque à ce ministère principal de l’édification de l’Eglise de Jésus-Christ. Plusieurs facteurs, dans la société et dans l’église, tendent à dévaluer la prédication, ce qui peut aussi démotiver le prédicateur.

    LA DÉVALUATION DE LA PRÉDICATION
    Des courants philosophiques qui secouent la société influencent aussi les fidèles dans nos églises. Parmi ces courants modernes, il y en a au moins deux qui sapent la vitalité du ministère de la prédication.

    D’abord, la notion d’autorité est fortement contestée - que ce soit celle de l’éducateur à l’école, celle du père à la maison, celle du professeur à l’université ou celle du Pape dans l’Église romaine, toute autorité est moins respectée aujourd’hui qu’hier. Ainsi l’autorité de l’Ecriture Sainte dans l’Eglise de Jésus-Christ, si chère aux Réformateurs, a tendance à être diluée sinon par les prédicateurs souvent quand même au niveau des auditeurs. A la place d’un enseignement biblique magistral, on préfère aujourd’hui des témoignages, des échanges, le partage. Ce n’est pas seulement que ces éléments sont plus facilement digérés : ils ne rencontrent pas d’opposition au niveau du climat philosophique de notre époque existentialiste, opposition qui se dresse cependant facilement dès qu’on ose parler sur base de la Bible comme autorité suprême. Un autre courant parallèle est le relativisme envahissant, cette réduction jusqu’au niveau de l’opinion humaine de la « vérité » que l’on cherche à proclamer. Si facilement on raisonne que ce qui est “vérité” pour vous l’est peut-être bien pour moi. “Pour moi ... ” dit-on, avant d’avancer son opinion que l’on tient pour vraie. Mais pour vous chrétiens évangéliques, vous voyez les choses différemment, vous avez d’autres idées. Et voilà la “Vérité absolue de l’Ecriture” à laquelle nous tenons tant est réduite à une simple opinion, son point de vue personnel. Ça ne va pas, non ? De nouveau le prédicateur peut se sentir gêné devant des auditeurs modernes influencés par cette philosophie relativiste.

    Ces influences décourageantes ne se trouvent pas seulement dans la pensée séculière : dans le vécu de nos églises, certaines innovations tendent à miner la place de la prédication. Même quelques principes qui sont bibliques, quand on insiste sans sagesse et équilibre, peuvent faire du tort dans ce sens. Par exemple, qu’est-ce qui est plus central dans le culte de l’adoration ? Certainement la louange n’a jamais été aussi poussée qu’elle ne l’est aujourd’hui. Par chants, par musique, par prières, par mouvement et même par danses la louange bat son plein. Et nul ne dira que la louange est mauvaise. Il n’est “spirituel” de restreindre l’adoration. Cependant, si elle remplace ou diminue la prédication de la Parole de Dieu, cela veut dire que nos paroles dites à Dieu ont plus de poids que celles que Dieu lui-même nous dirait ! Nous fermerions la bouche à Dieu, insistant qu’iI se taise, car nous parlons !

    Ou prenez le zèle fort louable des chrétiens d’aujourd’hui à exercer leur don spirituel : nul ne dira que ce n’est pas biblique. Au contraire, celui qui ne développe pas son don doit être exhorté, repris, encouragé à le faire. Tout membre de l’église doit être actif, tout à fait d’accord. Mais deux dangers guettent les moins vigilants :

    1. Si tous peuvent “partager” au culte, exerçant leurs dons, il est facile de se laisser fasciner par les dons les plus spectaculaires, pourtant les derniers sur la liste (1 Corinthiens 12.28), au point d’oublier le don par excellence donné pour l’édification de l’église - celui d’enseignement. Après avoir écouté le témoignage d’une guérison miraculeuse, ou une expérience exaltante, le chrétien moderne a tendance à fermer la réception quand le prédicateur commence son enseignement. “Ah ! c’est juste le sermon maintenant...” “Ô génération farfelue...”, nous dirait Jésus.
       
    2. Le deuxième danger associé est celui de l’orgueil spirituel. Tous peuvent participer au culte, mais tous ne sont pas encouragés à se hâter de se mettre avec les autres pour porter la Parole. Au contraire, Jacques adresse un avertissement sévère à celui qui s’empresserait d’assumer ce travail d’enseignement (3.1). Et Paul insiste sur le fait que celui à qui on confie le rôle sacré de conducteur spirituel doit avoir la maturité pour ne pas tomber dans le piège de l’orgueil spirituel (1 Timothée 3.6). Brûler les étapes vers le ministère de la Parole est périlleux à l’extrême : il n’y a rien à faire - il faut du temps, des années de croissance et de consolidation dans la foi, pour se préparer pour un tel service. En attendant, malheur à celui qui use du prétexte de l’emploi de ses dons personnels pour cultiver une attitude de supériorité vis-à-vis du conducteur spirituel, mis à part par le Saint-Esprit et par ses frères pour ce ministère qui surpasse tous les autres. 

    William Clayton
    pasteur

    2. Prêcher, c’est laisser parler l’Écriture

    Qu’est-ce qu’un sermon ? Voici une définition théologique et fonctionnelle : c’est “une déclaration d’application personnelle, prononcée au nom de Dieu et pour sa gloire, dans laquelle une partie de la Parole écrite de Dieu livre, par le prédicateur, son message concernant Dieu et la piété, par rapport à ceux qui sont adressés par le prédicateur.”

    Cette définition est basée sur la nature de l’Ecriture : elle est “la prédication de Dieu”. Par elle, Il enseigne, convainc, corrige, instruit dans la justice, et le prédicateur ne fait que suivre Dieu dans sa prédication. Notre prédication ne sera puissante que lorsque Dieu parle à travers nous. Le rôle du prédicateur humain est d’être un panneau reflétant le son du message de l’Ecriture tel qu’il le trouve dans son texte.

    William TYNDALE a dit : “Tout dans l’Ecriture est loi, ou évangile, ou exemples.” Demandez donc au texte ce qu’il contient dans l’un ou l’autre de ces domaines. De cette réflexion viendra le contenu de ce qu’il faut dire au nom de Dieu. Le prédicateur ne se tient pas devant ou au-dessus de la Bible, comme si elle ne pouvait pas parler pour elle-même, mais plutôt derrière et en-dessous d’elle, sous son autorité, de sorte que son attitude à lui devient le modèle de celle des auditeurs. Lorsqu’il prêche avec cette attitude combinée de messager et de disciple, les auditeurs reconnaîtront l’autorité de Dieu dans sa prédication ; de même que l’autorité des législateurs et des prophètes bibliques découlait du fait qu’eux se voyaient en premier lieu comme étant sous l’autorité de Dieu.

     
    PRÊCHER AVEC AUTORITÉ

    Comment faire pour qu’il y ait de l’autorité dans nos prédications ? L’autorité est manifeste lorsqu’il est évident :

    1. que c’est la Bible elle-même qui parle. Le prédicateur doit laisser passer le message du texte de l’Ecriture, de sorte que les auditeurs entendent comment Dieu déclare son message à travers l’instrument humain.
    2. que le but recherché est que l’homme réponde à Dieu, que ce soit la joie, la louange, l’amour, la foi, l’obéissance, la repentance, l’espérance ...
    3. que la Parole s’applique de façon pratique à la vie afin de la transformer. La différence entre un sermon prêché et une conférence donnée, est que le premier vise à changer les gens. Une conférence assainit la tête, une prédication la vie !
    4. que la présence et la puissance de Dieu font leur impact sur les auditeurs. Prophétiser en 1 Corinthiens 14 c’est proclamer le message de Dieu dans une langue intelligible. Le contenu de la prophétie serait celui de l’évangile, mais l’effet créé (au v. 25) c’est que les gens disent “Dieu est réellement parmi vous.” Ainsi l’autorité divine est ressentie. Paul a dû vivre une situation pareille, lui dont la confiance était dans la puissance de l’Esprit. D’ailleurs, tout prédicateur devrait avoir le cœur brûlant du feu de l’Esprit avec la vérité qu’il proclame. Il y a peu de chaleur et peu de puissance à moins qu’elles ne découlent du prédicateur lui-même.

    Sans ces quatre facteurs, il n’y a pas d’autorité dans la prédication ; en revanche, plus il y a de ces éléments, plus il y aura de la puissance. L’expérience de l’autorité dans la prédication sera en proportion directe à la présence ou absence de ces quatre facteurs.

     
    INTERPRÉTATION ET APPLICATION

    Le prédicateur, et non le professeur de théologie, est le véritable interprète de l’Ecriture. La tâche d’interpréter la Bible comprend des connaissances littéraires, historiques et grammaticales, mais aussi la capacité de faire application des principes bibliques au monde contemporain. Les commentaires nous aident dans ce travail, mais si nous nous bornons à communiquer de l’information sans application, ce que nous faisons c’est l’enseignement plus l’application dans la vie. Son efficacité dépend non pas sur la profondeur de son exégèse, mais sur la force de son autorité.

    Pour que l’application soit percutante, elle doit :

    1. viser sans cesse les réalités capitales de la relation entre l’homme et son Dieu. Tous les thèmes du prédicateur doivent se répercuter sur notre rapport avec Dieu.
    2. Amener les auditeurs à la personne de Jésus-Christ, sa seigneurie et sa puissance. La réponse se trouve en lui, en son œuvre dans ses facettes multiples. A nous de le faire connaître.
    3. Pénétrer la conscience des auditeurs. Il faut préparer soigneusement la conclusion du message, afin qu’elle s’applique autant aux rétrogrades qu’aux inconvertis, autant aux jeunes chrétiens qu’aux plus mûrs, autant à ceux qui cherchent le salut qu’à ceux qui cherchent un réconfort dans leurs épreuves.

    Pour toutes ces catégories d’auditeurs, il y a quatre sortes d’applications possibles :

    1. À l’intellect, pour corriger des erreurs de pensée ;
    2. À la volonté, pour apporter un changement de comportement ;
    3. Aux mobiles, pour encourager dans la bonne voie, ou dissuader de mal agir, décourager dans la mauvaise voie ;
    4. À notre condition, par exemple par une question (“Comment réagir face à cette vérité ?”), obligeant les auditeurs à faire face à la réalité de leurs situations et aux changements impliqués par l’annonce de la vérité.

    C’est par ce genre de fidèle application de la Parole biblique qu’elle accomplira sa fonction telle qu’elle est décrite en 2 Timothée 3.17 : « enseigner, convaincre, redresser, éduquer dans la justice, afin que les hommes de Dieu soient adaptés et préparés à toute œuvre bonne. » 

    J. J. PACKER

    Post-scriptum

    In bulletin “Résurrection” d’octobre et novembre 1993.

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