logo RUBRIQUE

  • Enseignement
  • Lu dans la presse
  • - Conventions
  • - Petits mots du pasteur
  • - Magazine "Résurrection"
  • - Actions communautaires
  • - Actions missionnaires
  • - Enfants
  • - Jeunes
  • - Vie d’église
  • Liens et Ressources
  • - Annonces hebdomadaires
  •  

    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 513ISRAËL : actualité essentielle novembre 2011
    Faits importants de l’actualité concernant Israël.
    logo ARTICLE 783Paradoxes divins juillet 2012
    Grégoire de Nazianze, père de l’Eglise, exprime avec des mots simples des faits singuliers et apparemment contradictoires, qui heurtent ainsi le sens commun et interpellent le lecteur.

    Dans la même rubrique

    La Bible et la sexualité

     | Marc 10.1-9
     

    Nous aborderons cette question avec pudeur, sans vulgarité, avec courage. Pourquoi choisir ce sujet ? Parce que c’est une question brûlante de l’actualité.

    Nous sommes recouverts d’une avalanche de textes, d’images qui déforment nos pensées et influencent notre conduite sur ce terrain particulier. C’est un tout grand problème de société. Il fait des ravages dans toutes les couches de la population, pas uniquement parmi les jeunes. On entend souvent parler de SIDA, homosexualité, avortement, pornographie, mères adolescentes, mariage à l’essai, divorce.

    A côté de tout le mal que ce sujet suscite, la Parole de Dieu enseigne et affirme beaucoup de choses importantes. La Bible ne traite pas seulement de la prière, de la sanctification ou de la repentance. Elle aborde tous les sujets qui concernent la vie. L’Écriture n’est pas un livre de religion mais de vie. C’est un livre de relation, d’une part avec le Christ et d’autre part les uns avec les autres. Au travers de sa Parole, Dieu veut nous apprendre à vivre. Si le monde prêtait beaucoup plus d’attention à la Bible, nous ne serions pas tombés si bas dans des domaines tels que l’économie, le commerce, la science, la famille, le couple ou l’éducation des enfants.

    La sexualité n’est pas un sujet tabou dans l’Écriture. La Bible le traite avec beaucoup de réalisme. Elle ne cache pas les mauvais exemples. Elle parle de la provocation et des avances de la femme de Potiphar envers le jeune Joseph (Genèse 39) ; de la frivolité de Samson incapable de contrôler sa vie sexuelle ; du péché de David avec la femme d’Urie (2 Samuel 11) ; de la désobéissance de Sodome et Gomorrhe. Elle donne aussi de bons exemples comme Joseph et Marie fiancés mais qui ne se « connaissaient pas. » (Matthieu 1).

    Une première remarque : la Bible ne présente jamais la sexualité comme quelque chose de sale, d’impur, mais bien comme quelque chose de précieux. La sexualité n’a pas été inventée par le diable mais par Dieu. Le Créateur de l’univers a formé le corps de l’homme et de la femme. L’Écriture dénonce et condamne par contre la perversion du plan de Dieu. La sexualité est l’oeuvre de Dieu. Elle joue son rôle dans le plan divin pour l’humanité et la vie du couple. Les premières pages de la Bible précisent que Dieu créa l’homme à son image, et qu’il le créa homme et femme donc avec des différences physiques.

    Une seconde remarque : jamais la Bible ne laisse sous-entendre que le péché d’Adam et Eve est lié à la sexualité. Au contraire, la Bible a laissé à nos premiers parents cette injonction : « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre. » (Genèse 1.28). Comment obéir à ce commandement sans une union intime entre Adam et Eve ? Le rapport intime entre époux fait donc bien partie du plan de Dieu. Jésus a dit : « L’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, les deux deviendront une seule chair. » (Marc 10.7). Ces paroles très claires écartent définitivement l’hérésie qui verrait dans les rapports intimes entre Adam et Eve la cause du péché originel. Cette origine ne réside pas dans les rapports intimes d’Adam et Eve mais dans leurs cœurs qui rejettent la Parole de Dieu. L’homme a voulu être autonome, devenir son propre chef et déterminer lui-même ce qui est bien et ce qui est mal : là réside la racine du péché. Le péché est le refus de l’homme de respecter les limites que Dieu lui propose. Le péché originel n’est donc pas du tout une question de sexualité. Celle-ci est voulue et créée par Dieu.

    Troisième remarque : dès ses premières pages, l’Écriture Sainte donne le cadre dans lequel Dieu a inscrit la sexualité. Ces limites sont le mariage entre un homme et une femme. L’Écclésiaste nous dit que Dieu a créé toutes choses dans un but, y compris la sexualité. Elle est comme un feu. Le feu est une bonne chose utile et bienfaisante, mais pas n’importe où, ni n’importe comment. Quand le feu brûle dans l’âtre, là où est sa place, il n’y a aucun risque ni danger. La sexualité est comme un feu et Dieu lui a prévu une place dans les limites du mariage. En dehors de ce cadre, le feu embrase et détruit tout sans pouvoir être contrôlé.

    Chaque année des images nous parviennent du Sud de la France ou des Etats Unis nous montrant des incendies gigantesques qui ravagent des milliers d’hectares de forêts. C’est le feu qui détruit. Hors du cadre prévu par Dieu, ce feu, la sexualité ravage et détruit la vie. C’est une des raisons de l’état lamentable de notre monde. L’homme a déplacé le feu de la sexualité du cadre prévu dans le plan de Dieu. C’est pourquoi le feu brûle partout et détruit. L’homme a “allumé le feu” ! On parle ainsi de relations pré-conjugales, extra-conjugales. Les “pyromanes de l’immoralité” allument ainsi des feux criminels dans la vie et le cœur des jeunes et des adultes dans le monde entier.

    Le christianisme n’est pas une entrave à la liberté mais une entrave à l’égoïsme, à la corruption et à la violence.

    Des millions de gens sur la terre voient ainsi leur couple brisé, leur cœur blessé. Les enfants vont souffrir toute leur vie à cause de foyers désunis. La société paie le prix fort. Les continents entiers sont touchés par le fléau du sida. On nous cache la réalité volontairement parce qu’il est une règle qui régit le monde des ténèbres : “il faut cacher les conséquences du péché, le prix du mal.”

    Un professeur en médecine d’un hôpital parisien disait déjà en 1994 : “La libéralisation sexuelle nous coûte cher. Nous assistons à une progression absolument dramatique des cancers à transmission sexuelle.... Les autorités cachent la maladie et ordonnent aux médecins de la nier.” Nous n’entendons jamais parler de ces maladies. On veut étouffer la vérité. Les chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé sont pourtant éloquents et traduisent la croissance du mal.

    Le péché a un prix. Chaque fois que l’homme enfreint les lois de Dieu, il paie les conséquences de sa désobéissance. Notre société paie un lourd tribut quand elle ne respecte pas les limites tracées par Dieu. Le christianisme n’est pas une entrave à la liberté mais une entrave à l’égoïsme, à la corruption et à la violence. La loi de Dieu et les limites qu’il pose protègent l’humanité, la famille, le couple, l’homme, la femme et les enfants. Bafouer les lois de Dieu conduit à l’horreur et à la destruction de l’homme. Négliger les commandements divins, c’est abolir la différence entre l’être humain et l’animal. Ce dernier est conduit uniquement par son instinct. Il ne se pose pas de question d’ordre moral. Il mange et doit copuler. Mais Dieu a mis en l’homme une autre dimension. Dieu nous a pourvu de l’instinct de reproduction. Mais Dieu a mis en l’homme une dimension divine : une conscience, un esprit, une raison, une intelligence, un sens moral et par-dessus tout son Esprit-Saint.

    Nous ne sommes pas des animaux. Guidés par la Parole de Dieu et son Esprit Saint, nous pouvons faire la différence entre ce qui est bien et ce qui est mal. C’est une des différences fondamentales entre l’homme et l’animal. Dieu a mis en nous cette dimension de pudeur, que ne possède pas l’animal. Dieu a mis dans notre coeur la dimension de l’éternité. Nous n’avons pas été faits à l’image de la bête. Dieu nous a créés à son image. L’homme n’est pas un mâle parmi tous les animaux de la terre. La femme n’est pas une femelle parmi toutes les bêtes de la nature. Il y a en nous une dimension divine. Le message de la Bible n’est pas démodé. Plus que jamais il est bon de se replonger dans ce que Dieu dit dans sa Parole pour discerner comment Dieu veut nous conduire dans notre vie et en particulier dans notre sexualité. Toutes les directives données par Dieu le sont pour notre bonheur, l’épanouissement de notre vie personnelle et la protection tant de la société que de la famille.

    Tout chrétien qui veut être utile au Maître doit considérer cet aspect de sa vie sous le contrôle du Seigneur. Si ce n’est pas le cas, le Christ ne peut nous utiliser. Cet aspect de la vie est particulièrement délicat et dangereux. Dans ce domaine, certaines blessures restent douloureuses jusqu’à la mort. C’est pourquoi Dieu nous invite à lui soumettre toute notre vie. Il ne faut pas qu’il y ait dans notre vie un coin réservé où Dieu n’ait pas autorité. Si nous voulons être utiles au Seigneur, toute notre vie doit être soumise au plan de Dieu et à sa volonté. Dieu ne cherche pas à nous priver des joies de la vie, mais il veut nous protéger contre les mensonges du monde et les blessures de la vie.

    Que Dieu nous aide à replacer ce domaine de notre vie sous son contrôle et sous l’enseignement de sa Parole ! C’est la voie du bonheur, le chemin de la vie. C’est le plan du Dieu créateur qui nous aime et connaît nos besoins.

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 7-9-03 par Philippe HUBINON et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN.

    Copyright © 2005 Eglise Protestante Evangélique de Charleroi. Tous droits réservés.
    Ce site a été créé par Ginger-Nut et est géré avec SPIP + EVA-Web