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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    Jésus et la Bible

     | Matthieu 5 : 17-19
     

    Voir aussi ce message de février 2014 :

    Jésus et la Bible

    La Bible est la seule autorité dans la vie de l’église. Chaque activité de notre communauté est fondée sur la Bible. Chaque cantique est inspiré de l’Ecriture. Chaque prédication est tirée de la Bible. Nous croyons que la Bible est la Parole de Dieu. Ce que la Bible dit, Dieu le dit.

    Quelle a été l’attitude de Jésus vis-à-vis de la Bible ? Quelle place ont tenu les Ecritures dans la vie et l’enseignement du Christ ? Le point de vue du Fils de Dieu sur la Bible est capital pour notre foi. La théologie de notre Seigneur Jésus sur ce sujet précis nous concerne au premier plan. Dès sa première prédication, Jésus nous enseigne qu’Il n’est pas venu pour abolir la loi et les prophètes mais pour l’accomplir.

    A 30 ans, Jésus, jeune rabbi, rassemble autour de lui ses disciples. Ils sont également jeunes lorsque Jésus commence son ministère. Ce jeune rabbi, entouré par ses douze jeunes disciples, s’inscrit dans la continuité et non dans la rupture. Il s’inscrit dans le prolongement et le respect de ce qu’ont dit les prophètes. Loin de se présenter comme un révolutionnaire, Jésus dit : «  Ne croyez pas que je sois venu pour abolir. » (Matthieu 5:17). Certains souhaitaient probablement que Jésus vienne comme un révolutionnaire pour détruire et renverser ce qui était établi. Jésus n’est pas venu pour détruire Moïse, Abraham, Elie et les autres prophètes. Il est venu pour garder, maintenir et accomplir les Ecritures.

    Le point de vue du Fils de Dieu sur la Bible est capital pour notre foi.

    Jésus confirme ainsi les textes de la création, l’institution du mariage, Noé, le déluge, Sodome et Gomorrhe, etc. Jésus n’est pas venu pour abolir mais pour accomplir. Dans ce terme « accomplir », nous pouvons trouver plusieurs sens. Le premier est relatif aux prophéties. Dans l’histoire des religions du monde entier, la Bible est le seul livre qui contienne des prophéties.

    Certains répliqueront peut-être : et Nostradamus ? En réalité, les textes de cet astrologue et médecin français relèvent de la plus haute confusion et de la tricherie intellectuelle. Ce sont en fait des quatrains tellement incompréhensibles que si nous mettions autour d’une table dix spécialistes chargés d’interpréter ces écrits, les résultats de leurs recherches seraient opposés et contradictoires.

    Mais pour les prophéties de la Bible, il en est tout autrement. Il n’est pas nécessaire de connaître le grec, le latin ou l’hébreu, ou encore de décrocher un diplôme de doctorat en théologie pour comprendre les prophéties annoncées par la Bible. De plus, ces prophéties contenues dans la Bible ont été compréhensibles pour l’homme du premier siècle comme pour celui du 21e quelle que soit sa nationalité. Ajoutons que toutes ces prophéties peuvent être l’objet de recherches, d’études, de réflexions faisant appel aux capacités intellectuelles du plus haut niveau. Nous ne voulons certainement pas abaisser le niveau du texte sacré, mais montrer son accessibilité.

    Jésus annonce qu’Il n’est pas venu pour abolir mais pour accomplir. Trois ans plus tard sur la croix, avant de baisser la tête et de rendre l’esprit, notre Seigneur Jésus-Christ s’écriera : « Tout est accompli. » (Jean 19:30). Mais un deuxième sens peut être accordé à ce terme « accomplir ». Jésus a accompli l’Ecriture en ce sens qu’Il a obéi à l’Ecriture, et accompli tous les commandements. Personne avant Christ n’avait accompli la loi.

    Le judaïsme comptabilise plus de 600 commandements dans l’Ancien Testament. Personne n’avait obéi à ces commandements. Même s’il n’y avait eu que les Dix commandements, personne ne les avait jamais accomplis. Personne n’avait jamais pu obéir à un seul commandement. Et c’est encore vrai aujourd’hui. Qui peut dire : moi j’obéis à ce commandement : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée. » (Matthieu 22.37) ? Personne. Qui peut affirmer qu’il respecte vraiment le commandement : « Honore ton père et ta mère. » (Deutéronome 5.16) ? Qui peut dire qu’il n’a jamais commis d’adultère, alors que Jésus a dit que celui qui convoitait une femme même dans ses pensées avait déjà commis un adultère ? Qui peut dire qu’il n’a jamais convoité la maison, la voiture de son prochain ou la robe, les bijoux et le train de vie de sa voisine ? Seul le Christ a accompli tous les commandements. Nous pouvons aussi trouver un troisième sens dans ce terme « accomplir ».

    Littéralement « accomplir » peut être traduit par « remplir ». C’est comme si le texte lui-même demandait, appelait, attendait d’être rempli. C’est comme une coquille vide ou une maison bien préparée, garnie et meublée, mais sans personne à l’intérieur. Cette demeure attend et soupire. Elle demande présence et vie. Il en est ainsi des textes prophétiques messianiques. Les phrases sont construites, les mots sont à leur place, mais ils sont « vides ». C’est comme le corps d’Adam, conçu, terminé mais vide, sans vie. Il faut que Dieu y injecte encore un souffle de vie et alors l’homme peut devenir un être vivant. Les textes messianiques sont là, bien réels, mais « vides ». Il leur manque l’accomplissement, le « Réalisateur ». Enfin, une quatrième image peut encore illustrer cette traduction du terme « accomplir ». Imaginons un gant déposé dans le tiroir. Il a la forme de la main, la découpe des doigts, mais il est inerte, sans vie jusqu’au jour où une main s’y glisse et le remplisse. Alors seulement « il vit ».

    En tant que chrétien évangélique nous avons en fait copié notre conception de l’Ecriture sur celle de Jésus-Christ.

    Jésus dira qu’Il est venu pour remplir la loi et les prophètes. Ce verbe, nous le retrouvons lorsque Jésus est dans la synagogue de Nazareth pendant le sabbat. Jésus lit le livre du prophète Esaïe (Esaïe 61:1-2). Mais Jésus ne commente pas ce texte. Il va le « remplir ». « Aujourd’hui, cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie / remplie. » (Luc 4:21). C’est la main dans le gant, le souffle de vie dans les narines d’Adam, la coquille remplie, la présence dans la maison vide, les phrases et les mots qui s’incarnent, la prophétie qui vit.

    Jésus a apposé le cachet « accompli » sur des dizaines de prophéties. Mais à son tour, Jésus fait de nouvelles prophéties. Il déclare : « Je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. » (Matthieu 5:18 ; 24:35). Il fallait une fameuse audace à un petit ouvrier du bâtiment, charpentier de sa spécialité, pour oser lancer une telle affirmation et avancer une pareille prophétie. A moins qu’il soit plus qu’un simple charpentier !

    Deux mille ans après ces affirmations, nous sommes témoins de l’authenticité des paroles de Jésus-Christ. Il a dit vrai ! Il ne s’est pas trompé ! En étudiant les textes de plus près, nous découvrons que Jésus affirme l’importance de chaque mot. C’est la Parole de Dieu. Quand les hommes politiques rédigent des textes de loi ou les hommes d’affaires des contrats, chaque mot est choisi, pesé, mesuré. Il en est de même quand Dieu parle. Il ne fait pas moins bien. Jésus sait ce qu’Il dit. Chaque mot a son poids. C’est ce qu’on appelle l’inspiration verbale de l’Ecriture. Il s’agit de l’inspiration du mot dans le texte original. Nous devons toutefois ne pas craindre nos traductions. Elles sont toutes très proches du texte original.

    Jésus avait, de l’Ecriture, une conception de type évangélique. En tant que chrétiens évangéliques, nous avons en fait copié notre conception de l’Ecriture sur celle de Jésus-Christ. Notre approche et notre compréhension de l’Ecriture et de la Parole de Dieu sont identiques à celles de Jésus-Christ. La Bible est la Parole de Dieu, infaillible, inspirée par Dieu jusque dans les moindres détails. Chaque mot a de l’importance. La Parole de Dieu est la vérité.

    Que Dieu bénisse pour nous la méditation de sa Parole et qu’elle produise un fruit qui soit tout à sa gloire !

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 6/4/2003 par Philippe HUBINON et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN.

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