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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 539Marcel Achard (1899-1974) août 2009
    Auteur dramatique et scénariste français. Il a écrit des comédies légères (Jean de la Lune, Patate). [Académie française.]
    logo ARTICLE 429Prière pour le 21e siècle janvier 2008
    A quoi servirait à l’homme de gagner l’univers s’il venait à perdre son âme ? (Matthieu 16:26)

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    L’unité dans la vérité

     | Ephésiens 4 : 1-16 / Jean 17 : 1-26
     

    Cette prédication est à rapprocher
    de la prédication intitulée
    Conserver l’unité de l’Esprit”.

    « Qu’ils soient tous un ! » (Jean 17:21)

    Les mots de cette prière ont fait couler beaucoup d’encre. C’est la prière œcuménique dont on a tordu le sens avec beaucoup de malhonnêteté intellectuelle, spirituelle et exégétique pour lui faire dire ce qu’elle ne dit pas.

    Autour de cette parole du Christ maladroitement interprétée, certains ont organisé un simulacre d’unité. Il est très à la mode dans les milieux religieux et les églises chrétiennes de parler d’unité. Et malheur à celui qui ne pratique pas ce langage de l’unité et de l’œcuménisme. Nous avons certainement déjà entendu : « On a tous le même bon Dieu. Ce dernier peut porter des noms différents comme Bouddha, Krishna, Mahomet, Jehova, mais c’est le même Dieu ! ». Dans notre pays, nous entendons souvent : « Ah ! vous êtes protestants ! Mais aujourd’hui, les catholiques et les protestants c’est la même chose ». En fait il y a encore des fidèles qui refusent la comédie. Notre église (et d’autres) en fait partie. Nous précisons de suite que nous ne sommes pas des fanatiques et que nous ne repartons pas dans les guerres de religion. Les enfants de Dieu ont plus souvent été du côté des martyrs que du côté des bourreaux. Loin de nous la violence et toute pensée de mettre le feu aux synagogues, aux mosquées ou aux monastères. Nous avons seulement le courage d’affirmer nos convictions, de déclarer ce qui fait notre foi, ce qui est cher à notre cœur. Nous n’avons pas tous le même Dieu même si certains l’affirment et non des moindres !

    Une émission de télévision regroupait voici quelques mois des représentants de diverses confessions religieuses. Le cardinal Danneels, primat de Belgique [1]], la plus haute autorité de l’Église catholique en Belgique était présent. Le journaliste Pascal Vrebos posait au cardinal cette question : « On peut quand même dire que les catholiques et les musulmans ont le même Dieu ? » Et le primat de répondre : « Oui, tout à fait, c’est le même Dieu ». Mais si c’est le même Dieu, il doit dire la même chose dans la Bible et dans le Coran. Or ce n’est pas le cas. Comment alors oser dire qu’il s’agit du même Dieu ? Comment dire que c’est le même Dieu alors que le Coran déclare que Jésus-Christ n’est pas le Fils de Dieu, que Dieu n’a pas de fils, et que quiconque affirme que Dieu a un fils doit être maudit ? Le Coran déclare que Jésus n’est pas mort sur la croix, mais que Dieu l’a enlevé sans qu’il passe par la croix. Ceci implique donc, selon le Coran, que Jésus n’est pas ressuscité. De plus le Coran appelle au meurtre de tous les infidèles, de tous ceux qui ne croient pas Allah. Mais donc, le dieu du Coran n’est pas le Dieu de la Bible. Ils n’ont pas du tout les mêmes paroles. Leurs discours sont opposés. La lecture du Coran nous plonge en plein blasphème, en complète abomination vis-à-vis du message du Christ. Rappelons que le langage qui nie que Jésus-Christ est venu en chair n’est pas de Dieu, mais de l’antéchrist (1 Jean 4:3).

    Un amour sans vérité est un amour dangereux qui ne peut subsister

    L’effort vers cette unité des religions est très à la mode, malgré les divergences fondamentales entre la Bible et le Coran. Mais ne nous focalisons pas sur le primat de Belgique. Certains protestants sont prêts à admettre aussi ces positions aberrantes et tenir les mêmes propos. Les apôtres Pierre, Paul, Jean, les Réformateurs Luther et Calvin doivent (comme l’on dit !), se retourner dans leur tombe. Et le Seigneur dans tout cela ? Nous devons avoir le courage, au nom de la Parole de Dieu, de dire que nous ne croyons pas du tout la même chose que les musulmans et les catholiques.

    Non, les catholiques et les protestants ne croient pas la même chose. Nous ne prions pas les morts parce que la Bible dit que c’est une abomination. Nous ne croyons pas que le pape est infaillible parce que la Parole de Dieu ne le dit pas. Nous ne croyons pas au purgatoire, etc. On pourrait ainsi encore multiplier les exemples et allonger la liste des différences entre ce que les protestants croient et ce que les catholiques pensent. Inutile donc de faire semblant et de jouer la comédie. Il faut avoir le courage d’être honnête. Et les divergences sont si profondes qu’il faut renoncer à vouloir chercher à réconcilier ces positions tellement opposées. L’Église luthérienne mondiale vient de passer plus de trente années dans des réunions d’échanges, de discussions et de dialogues visant à réconcilier les deux doctrines sur un seul sujet : la justification par la foi. Mais ces protestants luthériens auraient dû se souvenir des textes de Luther. Dans une lettre du 26 août 1530, il écrivait avec l’Esprit de discernement : “J’apprends que vous avez entrepris une oeuvre admirable de mettre d’accord Luther et le pape. Mais le pape ne le veut pas. Et Luther s’y refuse. Prenez garde d’y perdre votre temps et vos peines. Si vous en venez à bout, pour suivre votre exemple, je vous promets de réconcilier Christ et le diable.”

    Toute unité construite aux dépens de la vérité ne peut venir de Dieu.

    Les positions sont si éloignées et leurs racines tellement différentes qu’il est impossible de travailler à une réconciliation. Il faut y renoncer. C’est du rêve. L’unité ne peut se faire au détriment de la vérité, sinon c’est une unité mensongère. S’il faut mentir et jouer la comédie pour s’unir, il faut de suite y renoncer. Et pourtant ce choix de tenter l’impossible réconciliation est encore parfois fait dans certains milieux protestants dont les publications développent les titres suivants : « Ne laissez pas la doctrine vous diviser. - Sachez s’il le faut sacrifier l’orthodoxie (la sainte doctrine) au profit de l’unité... L’unité de gré ou de force », etc. Sacrifier la vérité sur l’autel de l’unité : tel est le credo qui dominera le 21e siècle sur le plan religieux. Selon ce nouveau credo : la doctrine divise mais l’expérience unit. Aujourd’hui dans beaucoup d’églises, on est prêt à sacrifier la vérité pour faire semblant de vivre l’unité. Mais il ne faut pas oublier que le Saint-Esprit est aussi appelé l’Esprit de vérité. En défendant la Vérité et la Parole de Dieu, nous serons accusés de manquer d’amour et de tolérance.

    Certains nous disent que l’amour doit passer au-dessus de ces « nuances ». Mais si nous voulons suivre le Christ et les apôtres, il faut redire que l’amour ne peut effacer ni gommer la vérité. Un amour sans vérité est un amour dangereux qui ne peut subsister. Ceci est vrai dans le couple, dans la famille, dans l’église. Il est impossible de vivre l’amour dans le mensonge. Conduit par l’Esprit de vérité, l’apôtre Paul parlait de professer la vérité dans l’amour (Ephésiens 4:15). Le Christ a toujours été rempli d’amour mais Il n’a jamais fait la moindre concession sur la vérité. Christ n’a jamais cédé sur la doctrine. Ceci ne nous empêche pas de respecter ceux qui ne partagent pas notre avis et notre position. Mais il faut avant tout éviter de jouer la comédie. Il faut savoir reconnaître que l’on n’est pas d’accord. Toute unité construite aux dépens de la vérité ne peut venir de Dieu. L’unité du peuple de Dieu ne peut se réaliser à n’importe quel prix, ni n’importe comment, ni sur n’importe quelle base, ni avec n’importe qui. L’unité entre les enfants de Dieu, c’est Dieu qui la crée. C’est une unité organique.

    En écrivant à l’Église de Corinthe, l’apôtre Paul parle de l’unité de l’Église et de la diversité de l’Église. En d’autres termes, le corps est un mais il possède plusieurs membres différents les uns des autres. Il y a donc unité et diversité. Et l’unité de l’Église parmi les enfants de Dieu est une unité organique, de vie. Ce n’est pas quelque chose que nous créons. Elle n’est pas l’oeuvre de comités ou le fruit d’organisations humaines et d’efforts d’hommes. L’unité est l’oeuvre de Jésus-Christ. Il crée l’unité entre nous, entre tous ceux qui croient en lui. L’apôtre Paul écrira : « Nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps. » (1 Corinthiens 12:13). Celui qui baptise dans l’Esprit, c’est le Christ. Il appartient au Christ de nous unir. C’est son ministère. Cette unité existe, elle fait partie de l’oeuvre de Jésus-Christ, elle n’est pas à créer ni à organiser.

    Dans la prière du Seigneur, nous devons noter les paroles suivantes : « que tous soient un » (Jean 17:21). Ce n’est pas à nous que le Seigneur s’adresse mais bien à Dieu son Père. C’est à Dieu d’exaucer cette prière. Ce n’est pas à l’Eglise d’organiser des séminaires ou des comités pour créer cette unité. Dieu lui-même unit ses enfants. Toutes les prières du Christ sont exaucées parce que le Seigneur prie toujours selon l’Esprit et la volonté de Dieu. Le Christ demande à son Père cette unité, non pas pour le monde (Jean 17:9) mais bien pour ceux que le Père a donnés au Fils afin qu’ils aient la vie éternelle (Jean 17:2). Pour tous ceux qui ont reçu la vie éternelle de Jésus-Christ, pour ceux qui connaissent le seul vrai Dieu et son Fils Jésus-Christ (Jean 17:3), pour ceux qui ont accueilli et gardé la Parole de Dieu (Jean 17:6-7), pour ceux qui sont sortis de Dieu et qui ont cru que le Fils a été envoyé de Dieu (Jean 17:8), pour ceux que le Christ a glorifiés (Jean 17:10) et pour ceux qui ont cru en Christ par la parole des apôtres (Jean 17:20). Telle est l’unité que Dieu lui-même crée par son Esprit pour tous ses enfants de par le monde.

    Si l’unité entre les chrétiens existe déjà, nous ne devons alors plus rien faire ? Nous avons certainement une tâche à accomplir : « Nous devons nous efforcer de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. » (Éphésiens 4:3). Dieu nous a fait cadeau de cette unité et nous devons travailler pour entretenir cette unité.

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 18/8/2002 par Philippe HUBINON et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN.

    Notes de bas de page

    [1] [Jusqu’en mars 2010


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