logo RUBRIQUE

  • Enseignement
  • Lu dans la presse
  • - Conventions
  • - Petits mots du pasteur
  • - Magazine "Résurrection"
  • - Actions communautaires
  • - Actions missionnaires
  • - Enfants
  • - Jeunes
  • - Vie d’église
  • Liens et Ressources
  • - Annonces hebdomadaires
  •  

    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

    Dans la même rubrique

    La Bible et le diable

     | Matthieu 4 : 1-11 / Marc 4 : 1-20
     

    Il est intéressant de considérer ce que la Bible dit au sujet de l’attitude du diable vis-à-vis de la Parole de Dieu.

    Le diable existe !

    Nous ne devons pas hésiter à parler, au 21e siècle encore, du diable puisque la Bible en parle. Ce serait une grave erreur et un réel danger d’éviter d’aborder l’enseignement de la Parole sur la tactique pratiquée par le diable. C’est comme si un entraîneur n’avertissait pas son boxeur. La Bible précise bien que nous avons aussi un adversaire à combattre. « Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. » (1 Pierre 5:8). Ce n’est donc ni de la fiction, ni une forme de langage.

    Baudelaire, surnommé le poète maudit, connaissait le monde des ténèbres pour y avoir touché pendant toute sa vie. Il disait avec beaucoup d’intelligence : “L’astuce suprême du diable, c’est de nous convaincre qu’il n’existe pas.”. La Bible présente le diable comme un personnage bien réel, avec une volonté, une intelligence, des traits de caractère et une personnalité.

    Deux remarques : d’abord, quand l’Écriture parle du diable, sa description n’a rien de commun avec l’imagerie populaire le représentant mi-homme, mi-bête avec des cornes, une fourche à la main et une bouche crachant du feu. Cette image très répandue est trompeuse et n’a aucun trait commun avec la vraie personnalité du diable précisée dans la Bible. L’Écriture présente au contraire le diable comme un personnage séduisant, rusé, malin, élégant, distingué et discret.

    Ensuite il faut noter que le diable ne vient jamais pour faire peur. Le diable ne joue jamais dans les films d’horreur. Son rôle est de séduire. Il ne se présente jamais sous son véritable nom, ni sous son vrai visage. Le diable se cache, se dissimule, se déguise. Il ne divulgue jamais ses véritables desseins. Cela ne sert donc à rien de vouloir jouer au plus malin avec lui. Personne n’est capable de s’en sortir face à un adversaire aussi rusé. Le seul moyen d’échapper aux desseins, à la méchanceté, aux ruses et aux pièges du diable est de nous réfugier en Jésus-Christ, sous sa croix et sous son sang.

    Le Christ est le seul capable de déjouer les plans et les desseins sataniques. C’est en lui que nous sommes en sécurité. L’apôtre Jean écrira aux chrétiens : « Celui qui est en vous (le Christ) est plus grand que celui qui est dans le monde (le diable). » (1 Jean 4:4). Avec le Christ et sa Parole, nous pouvons résister à l’adversaire, triompher de la tentation, déjouer les plans de l’ennemi et discerner ses pièges. Ceci signifie aussi que celui qui n’est pas venu à la croix, à Jésus-Christ, qui n’est pas né de nouveau est en danger. Voilà pourquoi il faut venir à Christ et ne pas risquer sa vie.

    Certains pourraient rétorquer que tout va bien dans leur vie, qu’ils ne sont pas en danger, qu’ils vivent sans problème majeur. Mais c’est aussi une ruse du diable de faire croire que tout va bien et qu’il n’y a pas de danger. Le diable est trompeur. Il aveugle notre intelligence.

    Parmi les noms donnés à l’adversaire, un nom nous aide à comprendre comment Satan agit et se comporte. Il est appelé le diable, ce qui signifie “celui qui divise”. Satan divise et déchire. Ainsi dès les premières pages de la Bible, il vient pour diviser l’homme et son Dieu, l’homme et la femme. Il se présente pour déchirer ainsi le premier couple. Le diable divise aussi l’homme et la nature. Il divise l’homme et l’homme. Tous les problèmes psychologiques viennent de cette division de l’homme avec lui-même. Le diable divise les nations, les races. Il divise les parents et les enfants. Il divise les églises. Le diable est le diviseur. Notons que le mot “calomnie” a la même racine en français que le mot “diable”. Gardons-nous donc de faire l’oeuvre du diable en calomniant notre prochain.

    « La foi périclite
    sitôt que l’autorité de l’Écriture chancelle. » Augustin

    Les desseins du diable à l’égard de la Parole de Dieu peuvent être présentés selon deux axes. D’abord, jeter le doute et le discrédit sur la Bible. Ensuite, ôter la Parole de Dieu, l’enlever de notre coeur, de notre vie, des églises, de notre monde.

    La première fois que la Bible nous présente le diable en Genèse 3, immédiatement après le récit de la création, nous constatons que l’adversaire prend pour cible la Parole de Dieu, ce que Dieu a dit. À nos premiers parents Adam et Ève, le diable pose une question : « Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? » (Genèse 3:1).

    Il est intéressant de noter que le diable ne s’attaque pas directement à l’existence de Dieu. Le diable ne met pas en doute l’existence de Dieu mais sa Parole. L’adversaire s’attaque à ce que Dieu a dit. Depuis l’origine des temps, le diable garde la même tactique. Il vise l’essentiel, la Parole de Dieu, ce que Dieu dit. Le diable s’attaque au fondement, à la base de la foi. La télévision nous montre parfois la destruction d’énormes buildings. Des charges explosives sont judicieusement adossées aux fondations et provoquent en quelques secondes l’effondrement de ces constructions. La technique consiste bien à placer les premières charges explosives sous les fondations. Dès que les fondements sont ébranlés, le reste tombe. Si le diable s’attaque ainsi d’abord à la Parole de Dieu, c’est parce que la Bible est le fondement de toutes choses. En la ciblant, Satan sait que le reste s’écroulera.

    Quand on touche à la Parole de Dieu, on fait vaciller tout l’édifice. Il n’y a alors plus d’éthique, ni de morale, ni de foi. A la fin du 19e siècle, Thomas Huxley, défenseur ardent du transformisme et grand adversaire du christianisme, a dit : “Je dois confesser combien perplexe je me suis trouvé en cherchant une base de conduite morale pour l’état chaotique de notre temps sans l’emploi de la Bible.”

    D’autre part la Parole de Dieu est le fondement de la foi. Le diable cible donc aussi notre foi. Il jette le doute en déclarant : « Dieu a-t-il réellement dit ? » Augustin, le grand théologien du 5e siècle, écrivait : “La foi périclite sitôt que l’autorité de l’Écriture chancelle.” Le diable le sait. La Bible dit : « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Dieu. » (Romains 10:17).

    A l’opposé le Saint-Esprit travaille à nous convaincre que Dieu a réellement dit et que ce qu’il a dit est bien réel. L’Esprit veut nous convaincre que la Parole de Dieu est autorité pour notre vie, pour notre morale et constitue une base solide pour notre foi. En rejetant la Parole de Dieu, l’homme avance sur le chemin de la mort.

    Considérons un deuxième axe pour discerner l’action de l’adversaire. Le diable veut ôter de la terre et du cœur de l’homme la Parole de Dieu. Jésus nous raconte la parabole du semeur (Marc 4:1-20) pour faire comprendre une réalité : le diable vient pour enlever la Parole de Dieu hors des cœurs. L’histoire de la foi chrétienne foisonne de ces exemples qui illustrent cette parabole du Christ. Louis XIV, grand roi de France, majestueux, riche, glorieux, a jeté les ténèbres spirituelles sur son pays en combattant, en persécutant tous ceux qui aimaient la Parole de Dieu. Pendant plus de 70 ans, la Bible a été interdite par tous les régimes communistes. Aujourd’hui encore, en Chine (où les portes semblent toutefois quelque peu s’ouvrir pour éviter de trop bafouer les droits de l’homme et s’attirer ainsi les sympathies et surtout les aides financières diverses), la Parole de Dieu est réputée dangereuse. Ce livre est aussi considéré comme dangereux dans tous les pays musulmans du monde. En Israël, certaines restrictions sont évidentes vis-à-vis du Nouveau Testament.

    Le diable n’a pas changé de tactique. Il cherche à ôter, à enlever l’Écriture des églises. Dans certaines d’entre elles la Bible n’a plus d’autorité. Le Saint-Esprit combat l’oeuvre de l’adversaire et veut nous convaincre de l’autorité de l’Écriture. Cette Écriture, c’est Dieu qui a réellement dit. Oui, le Christ a réellement marché sur les eaux, changé l’eau en vin, guéri les malades, purifié les lépreux, chassé les démons. Il est mort à la croix, ressuscité dans son corps. Les disciples l’ont touché. Ils ont mangé avec lui. Le Christ est resté quarante jours avec eux.

    Dieu a-t-il réellement dit ? Oui ! L’Esprit nous convainc et nous pousse à reconnaître l’autorité de la Parole de Dieu. C’est pour cette raison que nous pouvons faire la distinction entre ce qui est bien et ce qui est mal. L’Esprit nous a convaincu que la Parole de Dieu est le fondement de notre vie morale, une base solide pour notre foi. La Parole de Dieu est la vérité.

    Que Dieu bénisse pour nous cette Parole et qu’il fortifie notre foi pour la rendre inébranlable !

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 27/7/03 par Philippe HUBINON et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN.

    Copyright © 2005 Eglise Protestante Evangélique de Charleroi. Tous droits réservés.
    Ce site a été créé par Ginger-Nut et est géré avec SPIP + EVA-Web