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    logo ARTICLE 198Ma grâce te suffit... mars 2003
    « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans ta faiblesse. » (2 Corinthiens 12:9)
    logo ARTICLE 714Le prophète Esaïe (1) mars 2011
    PRÉDICATION EN MP3 • Le livre du prophète Ésaïe est attachant à plus d’un titre. On l’a appelé “Le cinquième évangile” car il annonce le Messie souffrant et salvateur.

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    La découverte de la Bible

     Les Contemplations, Livre V, X Aux Feuillantines
     

    Avant de rejoindre son mari en Espagne, et après en être revenue, la mère du poète Victor Hugo habita avec ses trois enfants, à Paris, une vaste maison, l’ancien couvent des Feuillantines. Victor Hugo y passa donc de nombreuses années de son enfance (de fin 1808 à fin 1813, avec une interruption en 1811), et il en conserva toujours un vif souvenir.

    L’épisode de la découverte de la Bible n’est pas une fiction, l’auteur l’a raconté ailleurs en y ajoutant de nombreux détails.  
     

    Mes deux frères et moi, nous étions tout enfants.
    Notre mère disait : - Jouez, mais je défends
    Qu’on marche dans les fleurs et qu’on monte aux échelles.

    Abel était l’aîné, j’étais le plus petit.
    Nous mangions notre pain de si bon appétit,
    Que les femmes riaient quand nous passions près d’elles.

    Nous montions pour jouer au grenier du couvent.
    Et, là, tout en jouant, nous regardions souvent,
    Sur le haut d’une armoire, un livre inaccessible.

    Nous grimpâmes un jour jusqu’à ce livre noir ;
    Je ne sais pas comment nous fîmes pour l’avoir,
    Mais je me souviens bien que c’était une Bible.

    Ce vieux livre sentait une odeur d’encensoir.
    Nous allâmes ravis dans un coin nous asseoir ;
    Des estampes partout ! quel bonheur ! quel délire !

    Nous l’ouvrîmes alors tout grand sur nos genoux,
    Et, dès le premier mot, il nous parut si doux,
    Qu’oubliant de jouer, nous nous mîmes à lire.

    Nous lûmes tous les trois ainsi tout le matin,
    Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain,
    Et, toujours plus charmés, le soir nous le relûmes.

    Tels des enfants, s’ils ont pris un oiseau des cieux,
    S’appellent en riant et s’étonnent, joyeux,
    De sentir dans leur main la douceur de ses plumes.

    Marine-Terrace (île de Jersey) - août 1855

    En raison de l’arrivée au pouvoir de Napoléon III, Victor Hugo a dû s’exiler de France durant 19 années. Il a séjourné 3 ans sur l’île de Jersey, de 1853 à 1855. Il habitait une maison appelée « Marine-Terrace ».

    Post-scriptum

    In bulletin ‘Résurrection’ de nov. 1998.

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