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    logo ARTICLE 513ISRAËL : actualité essentielle novembre 2011
    Faits importants de l’actualité concernant Israël.
    logo ARTICLE 783Paradoxes divins juillet 2012
    Grégoire de Nazianze, père de l’Eglise, exprime avec des mots simples des faits singuliers et apparemment contradictoires, qui heurtent ainsi le sens commun et interpellent le lecteur.

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    Quel est votre obstacle ?

     | Galates 5 :7-8
     

    Blocage

    Suite à une réunion d’évangélisation abordant le sujet "Quel est l’obstacle qui vous empêche de venir à Jésus-Christ ?", une chrétienne avouait : “Je suis convertie, mais la peur du qu’en dira-t-on freine encore énormément ma progression dans la vie chrétienne.”

    Avant de venir à Christ, ceux et celles qui s’approchent de la Vérité vont rencontrer des obstacles sur leur chemin. Mais une fois venus à Jésus-Christ, nous rencontrons encore des obstacles sur notre route, qui nous empêchent de progresser.

    CHRÉTIEN, QUEL EST L’OBSTACLE QUI T’EMPECHE DE PROGRESSER SUR LE CHEMIN DE LA SANCTIFICATION ? QUEL EST LE PROBLEME QUI FREINE TA CROISSANCE ET QUI NE TE PERMET PLUS DE GRANDIR DANS LA FOI ?

    L’apôtre Paul a connu cette expérience durant laquelle il a été bloqué dans son combat : « ... j’ai souvent formé le projet d’aller vous voir, mais jusqu’ici j’en ai été empêché. » (Romains 1:13). Dans ses projets, l’apôtre avait rencontré des obstacles. Dans son ministère, Paul s’était trouvé bloqué à certains moments. Et dans l’épître aux Galates, il pose la question à des chrétiens : « Qui vous a arrêtés, pour vous empêcher d’obéir à la vérité ? » (Galates 5:7). Cela signifie que l’Eglise progressait, mais un jour, certains se sont arrêtés ; ils ont été bloqués dans leur croissance.

    Il faut noter que très souvent les obstacles qui se dressent sur notre chemin et qui nous empêchent de grandir, nous les avons nous-mêmes créés. Nous en sommes les inventeurs. Nous les avons nous-mêmes construits.

    Nous, chrétiens, disons la même chose de ceux qui ne sont pas encore convertis à Jésus-Christ et qui trouvent mille excuses pour ne pas s’approcher du Seigneur. Nous savons très bien que ces inconvertis se construisent des motifs inventés de toutes pièces. Mais nous aussi, chrétiens, tombons dans le même travers en nous inventant des obstacles. L’adversaire de nos âmes est passé maître dans l’art de gonfler les problèmes. L’instrument favori utilisé par Satan pour nous freiner dans notre progression est “la loupe“. Elle grossit les obstacles. Avec un grain de sable, il en fait une montagne insurmontable, et nous restons ainsi bloqués. Nous nous disons : "Si je donne autant pour le Seigneur, je n’en sortirai pas à la fin du mois.", "Si je m’engage dans telle activité de l’Eglise, je n’arriverai pas à réaliser tel travail chez moi.", "Si je vais à l’étude biblique en semaine, je ne vais pas pouvoir réussir mes examens.", "Si je vais à la rencontre des jeunes le samedi soir, je manque telle émission de variétés à la télévision.", “Si je participe à la réunion de prières, quand voulez-vous que je fasse mes courses ?“, "Si je vais à la chorale, je vais encore devoir souper en vitesse, et c’est mauvais pour ma digestion !".

    Ainsi, d’un grain de sable, nous en faisons une montagne. Malheureusement en agissant de la sorte, nous nous privons de beaucoup de joies chrétiennes, les vraies joies. La joie d’apprendre ensemble des chants pour louer le Seigneur et contribuer à l’évangélisation, la joie d’apprendre ensemble la Bible pour se former et grandir dans la connaissance de Jésus-Christ, la joie de travailler ensemble à l’édification de l’Eglise, la joie de prier ensemble. Renversons les obstacles que nous nous créons, ces grains de sable considérés sous la loupe de l’adversaire comme des montagnes infranchissables qui nous empêchent de faire un pas de plus avec le Seigneur.

    ENGAGE-TOI
    ET CONSACRE-TOI À JÉSUS-CHRIST.

    Parmi les obstacles rencontrés, nous trouvons certainement la peur. Beaucoup de chrétiens croient qu’en donnant plus à Jésus-Christ et en se donnant plus au Seigneur, ils vont y perdre. Ils s’imaginent qu’ils vont perdre s’ils donnent plus d’argent, plus de temps, s’ils offrent leurs congés pour le Seigneur, s’ils renoncent à certaines libertés. Ils croient qu’ils vont y perdre leur jeunesse et leur vie. Mais Jésus a dit : « Quiconque voudra garder sa vie pour lui, la perdra, mais celui qui la donnera à cause de moi, il la retrouvera. » (Matthieu 10:39 et 16:25). Il la retrouvera non pas seulement au ciel, mais ici-bas, maintenant. C’est le paradoxe de l’Evangile résumé sous cette formule : « Qui perd gagne. » Celui qui perd sa vie pour Jésus-Christ gagne. L’apôtre Pierre a un jour posé cette question à Jésus : « Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? » (Matthieu 19:27). En d’autres mots, Pierre veut dire : quelle est notre garantie ? Et Jésus répond « Quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera de la vie éternelle. » (Matthieu 19:29). Cette promesse du Seigneur ne concerne pas seulement la vie éternelle mais aussi cette vie ici-bas dans ce siècle présent. Aucune banque au monde ne donne un tel intérêt : 100 fois la mise ! Aucune compagnie d’assurances ne peut garantir un tel rendement. Pourquoi donc hésitons-nous à nous jeter à l’eau ? Souvent parce que nous avons peur. Mais la peur est la fille de l’incrédulité et du doute.

    LA VRAIE QUESTION EST : EST-CE QUE JE CROIS OUI OU NON CE QUE CHRIST A DIT ?

    Le Seigneur dit : « Ce que tu donneras pour moi te le multiplie par 100. » Et nous avons peur ! Croyons-nous vraiment les paroles du Christ, oui ou non ? Renversons l’obstacle et bravons la peur. Consacrons-nous à Dieu. Ce que nous avons retenu jusqu’à présent dans notre vie, sans vouloir le donner, il faut le céder. Certains l’ont fait pendant un temps, mais se sont arrêtés. Ceux-là doivent se reconsacrer. Ce que le Seigneur reçoit, il le rend au centuple d’une autre façon. Telles sont les mathématiques de Dieu. L’Evangile mis en pratique peut se résumer d’une certaine façon sous la formule : « avec moins, on a plus ». Luther disait : “J’ai tellement de travail aujourd’hui que je ne pourrai pas commencer la journée sans prier deux heures.“ Le temps consacré à la prière, à l’étude de la Bible, aux travaux de l’Eglise, à la musique, à Christ, il nous le redonne. Il l’a promis. Ce que nous semblons avoir perdu d’un côté pour Christ, il nous le rend, et personne ne pourra dire que Dieu n’a pas tenu sa promesse. Dieu n’est pas un menteur : il tient parole.

    Un autre obstacle est celui des prières non exaucées. Certains osent dire : “Voilà autant d’années que je prie pour tel sujet et je ne suis pas encore exaucé, ... donc j’arrête, et je ne vais pas plus loin !”

    Nous devons savoir que Dieu a un plan, un dessein, et une volonté. Sa volonté n’est pas toujours la nôtre. La prière non exaucée trouve une raison en Dieu.

    Si nous attendons que Dieu remplisse toutes nos conditions pour que nous nous engagions, nous ne nous engagerons jamais, et notre vie chrétienne devient alors du marchandage !

    Un autre obstacle, consiste à regarder ceux qui vont moins vite que nous. Nous observons ceux qui sont moins consacrés. Avez-vous déjà vu en athlétisme le premier coureur s’arrêter pour savoir où sont les derniers ? Beaucoup de chrétiens, au lieu de regarder celui qui est devant, qui se consacre plus et mieux, portent leur attention sur celui qui est derrière. Quiconque désire progresser n’agit pas de la sorte. La Bible nous exhorte : « Courons avec persévérance, ayant les regards fixés sur Jésus. » (Hébreux 12:2). Regardons ceux qui sont en avant, qui “tirent“ et suivons-les pour progresser. Détournons les yeux de ceux qui traînent, et imitons ceux qui progressent de mieux en mieux.

    Encore un autre obstacle souvent rencontré : le péché.

    En s’adressant à des chrétiens, l’auteur de l’épître aux Hébreux dit : « Rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la compétition qui nous est ouverte. » (Hébreux 12:1)

    Le péché ne bloque pas seulement l’incroyant pour l’empêcher de venir à Jésus-Christ, il empêche aussi les croyants de progresser dans leur foi. Tel jeune homme refuse de passer par les eaux du baptême parce que sa conscience lui reproche de fumer. Combien parmi les chrétiens n’ont-ils pas mains et pieds liés par un péché qui bloque leur croissance depuis des années !

    Depuis des années, ... un péché : l’impureté, la boisson, les mauvaises compagnies, l’amour de l’argent, une passion, le vol, l’adultère. Ce lien vous maintient dans l’esclavage et ne permet plus votre progression.

    Il y a aussi l’obstacle de la possession.

    Certains chrétiens peuvent être déçus et ainsi bloqués sur place : frustrés par un pasteur, un ancien, un frère, un chef de chorale, un moniteur d’école du dimanche, un responsable de camp, n’agissant pas comme il aurait dû.

    NOUS N’AVONS PAS LE DROIT DE NOUS ARRETER POUR CE MOTIF.

    Pensez un peu ! Si Jésus s’était arrêté devant cet obstacle de la déception, combien de fois l’aurait-il fait ?

    Il aurait été bloqué par l’incrédulité des gens de Capernaüm (Matthieu 11:23), ville dans laquelle il a probablement fait le plus de miracles. Il aurait été arrêté dans le jardin de Gethsémané (Matthieu 26:40) en voyant les disciples endormis, incapables de veiller une heure. Jésus aurait pu s’arrêter là, déçu, à la veille de l’événement le plus important de l’histoire de l’humanité. Trois fois (Matthieu 26:40, 43, 45) Jésus trouve ses disciples endormis. Il avait bien des raisons pour s’arrêter.

    Dans la cour du souverain sacrificateur (Matthieu 26:75) Jésus aurait pu se décourager, déçu, et s’arrêter après le triple reniement de Pierre.

    Imaginons que Jésus sur la croix du Calvaire, abandonné par tous les disciples, rejeté par la foule pour laquelle il avait fait tant de bien, se soit dit : « J’arrête, je suis trop déçu ! » Pensons un peu, d’autre part, aux nombreuses situations où nous avons déçu le Seigneur. S’il s’était alors arrêté de nous bénir, de nous aimer, de nous protéger, de nous garder. Jésus-Christ a mille raisons d’être déçu, même des meilleurs d’entre nous. Cependant, le Seigneur ne s’est jamais arrêté.

    NOUS N’AVONS PAS LE DROIT
    DE NOUS ARRETER.

    Il existe d’autres obstacles qui pourraient arrêter notre Eglise. En effet, ce blocage n’est pas seulement individuel, mais cet arrêt peut être collectif. Notre Eglise pourrait faire beaucoup plus, bien mieux. Certains chrétiens pourraient se consacrer davantage, d’autres ne le sont pas du tout.

    Ce n’est pas seulement le ministère du pasteur qui fait progresser l’Eglise, mais c’est la responsabilité de chacun. Notre communauté pourrait, par la grâce de Dieu, être plus efficace. Cela dépend de la consécration de chacun d’entre nous.

    CHACUN DOIT SE PLACER OU SE REPLACER DEVANT LA CROIX, DEVANT LE SACRIFICE DE JÉSUS-CHRIST, DEVANT LE TOMBEAU VIDE, ET SE DEMANDER EST-CE QUE JE FAIS LE MAXIMUM, OU AU MOINS LE MINIMUM !

    Chacun doit répondre pour lui-même.

    Beaucoup pourraient parmi nous commencer ou recommencer leur consécration. Le progrès et l’avenir de la communauté sont conditionnés par le niveau de consécration de chacun. « La moisson est grande et il y a peu d’ouvriers. » (Matthieu 9:37) disait Jésus à ses disciples.

    Qui va répondre ? ■

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe Hubinon et résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection“ de mars 1993.

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