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    PRÉDICATION • La prédication est l’instrument choisi par Dieu pour sauver tous les hommes. C’est vrai qu’il y a quelque chose de “fou” dans le moyen que Dieu a choisi pour sauver un être qui peut ainsi passer des ténèbres à la lumière en entendant la prédication.
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    Le plaisir ou le devoir ?

     | Romains 7 : 14-25 • 2 Timothée 3 : 1-5
     
    Au cours de notre vie nous sommes placés des milliers de fois devant ce choix : vais-je chercher à me faire plaisir ou à faire mon devoir ?

    Notre génération est celle du plaisir car, plus que toute autre, elle recherche le plaisir à n’importe quel prix. Nous entendons parler du plaisir de la table, du palais, de la chair, des sens, du corps, du plaisir de l’esprit etc. Il y eut en France, un « Ministre des loisirs et du temps libre », c’est-à-dire un ministre du plaisir ! Loisirs, temps libre, plaisir prennent de plus en plus de place dans notre société. C’est une industrie qui rapporte énormément ! Avec cette industrie, est apparue l’expression "Le droit au plaisir".

    Paul présente cette recherche du plaisir comme un signe des temps de la fin. Il dit dans 2 Timothée 3:1-5 : « Sache que, dans les derniers jours, les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, irréligieux, intempérants, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. »

    D’autre part, notre génération a mis l’accent sur les droits : droits de l’homme, droits de l’enfant, droits des ouvriers, droits du propriétaire, droits du chômeur etc. Tout le monde revendique ses droits ! On ne parle plus des devoirs. Nous vivons tous cette situation sur notre lieu de travail, à l’école, parfois même dans l’église, parce que celle-ci est influencée par l’esprit du monde, et, plus l’esprit du monde est puissant, plus l’Eglise est influencée. Nous devons rester vigilants et nous laisser guider par la Parole.

    Nous sommes donc confrontés à ce choix : notre plaisir ou notre devoir ! Paul fait allusion à ce dilemme dans Romains 7:22-23 : « Car je prends plaisir à la loi de Dieu selon l’homme intérieur. Mais, je vois dans mes membres une autre loi qui lutte contre la loi de mon entendement et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. » Quelque chose en nous aspire à ce qui est bien, mais en même temps, ce quelque chose lutte contre la loi du bien.

    Freud a voulu montrer que l’homme, tout au long de sa vie, est motivé par la recherche du plaisir. Le bébé apprécie le plaisir du biberon, de la tétine, des bras de sa maman, des baisers, des caresses, etc. En grandissant, sa conscience va s’éveiller au sens du devoir et le conflit entre le plaisir et le devoir s’installera.

    Les jeunes vivent ce conflit entre le plaisir de sortir avec les copains et le devoir d’étudier ; le plaisir d’écouter de la musique et le devoir de mettre la chambre en ordre ; le plaisir de faire du sport et le devoir de préparer les examens ; le plaisir de regarder la télé et le devoir d’aider les parents.

    Pourtant, on remarque chez les jeunes surtout, mais aussi chez les aînés, un sentiment d’insatisfaction. D’où vient ce sentiment ?

    A force de rechercher le plaisir, celui-ci étant passager, apparaît alors l’insatisfaction. Il est dit dans Job 20:22 : « Au milieu de l’abondance, il sera dans la détresse. » C’est un des grands paradoxes de la vie : quand il n’y a plus que la recherche du plaisir, celui-ci disparaît et l’on se sent frustré. On remarque cela dans le monde du spectacle, de la mode des « people » qui, à force de ne vivre que pour le plaisir, aboutissent dans les hôpitaux psychiatriques, sont en analyse, font des cures de désintoxication.

    Les grands hommes de Dieu, eux aussi, ont été placés devant le même choix. Abraham a dû choisir entre le plaisir de rester à Ur, dans le confort, avec sa famille, ses amis et le devoir de répondre à l’appel de Dieu.

    Moïse, élevé à la cour de pharaon, dans l’abondance, la richesse, le luxe, quitta cependant tout cela pour accomplir sa tâche. Samson, constamment à la recherche du plaisir, plongea ses parents dans la tristesse et connut une fin tragique, parce qu’il avait fait le mauvais choix.

    David resta dans son beau et confortable palais au lieu de se trouver à la tête de ses soldats partis à la guerre. Nous connaissons tous la triste suite de l’histoire.

    Jonas se sauva à Tarsis (Espagne) pour ne pas prêcher à Ninive. Mais, après avoir été avalé par le poisson, il finit par accomplir son devoir de prédicateur. Citons un autre cas : celui du roi Achab qui voulait la vigne de Naboth, fit assassiner celui-ci, plaçant son plaisir au-dessus de tout, même de la vie d’un homme.

    Cela existe encore de nos jours. On tue beaucoup d’hommes pour le plaisir de quelques-uns !

    Qu’en est-il de nous ? Qu’est-ce qui conduit notre choix entre le plaisir et le devoir ? Les devoirs des enfants, des jeunes, des parents sont dictés par l’Ecriture. Exode 20:12 dit « Honore ton père et ta mère. » et Ephésiens 6:1 « Enfants, obéissez à vos parents, car cela est juste. »

    Voilà le devoir des jeunes et le chemin du bonheur. Le devoir apporte une part de bonheur (v 3). Aujourd’hui, la rébellion est à la mode. Autrefois, un enfant rebelle était l’exception. De nos jours, c’est l’enfant qui obéit qui est l’exception ! On peut honorer ses parents par sa conduite, sa façon de s’habiller, le choix des amis ou du film à aller voir, les résultats scolaires, etc.

    Les parents ont aussi des devoirs à accomplir. Ephésiens 6:4 déclare : « ...n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur. » Beaucoup d’enfants sont malheureux ou tombent dans la délinquance, parce que leurs parents n’ont pas su les corriger, les discipliner. Ce n’est pas toujours facile de dire « Tu ne peux pas ! » sans irriter. Il faut de la sagesse, de l’intelligence, du doigté.

    Or, bien des parents, même chrétiens, ont capitulé devant leur devoir. Et ceci sous la pression de la pédagogie ou de la psychologie moderne. Le devoir des parents chrétiens est de lutter contre la pression du monde et de se faire violence. D’après Proverbes 6:23 « Les avertissements et la correction sont le chemin de la vie. » Proverbes 23:13 dit aussi : « N’épargne pas la correction au jeune enfant. » Proverbes 29:15 ajoute : « Le bâton et la correction donnent la sagesse. » Les lois européennes interdisent la sanction physique administrée à l’enfant par les parents, mais la loi de Dieu la recommande avec modération évidemment pour les conduire sur le chemin de la vie et de la sagesse !

    Un autre devoir des parents est d’instruire les enfants dans la connaissance du Seigneur. Ils peuvent leur faire apprendre un verset par cœur, leur raconter une parabole, prier avec eux, les conduire à l’école du dimanche etc. Tout cela portera du fruit et procurera du plaisir autant aux enfants qu’aux parents, à la société, au futur conjoint. Nous sommes les forgerons de la foi de nos enfants !

    Dans les couples il y a aussi des devoirs à respecter. 1 Corinthiens 7:3 déclare : « Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit et la femme de même envers son mari. » Comment vivons-nous dans nos couples chrétiens ? Cherchons-nous chez l’autre uniquement le plaisir qu’il peut nous procurer ?

    Le devoir de l’époux est d’avoir de la considération pour son épouse, de pourvoir à ses besoins, de lui être fidèle ! Le devoir de l’épouse est de respecter son mari, de lui rester fidèle, de se soumettre...

    Dans la famille il y a des devoirs à respecter de même dans la société, au travail, dans l’Eglise. Partout. Hébreux 10:25 dit : « N’abandonnons pas nos assemblées comme quelques-uns ont coutume de le faire. » Notre présence à chacun au culte, aux réunions est un devoir de chrétien. On ne choisit pas selon son bon plaisir : un concert dans telle église, une conférence ou une étude biblique intéressante dans telle autre !

    Un autre devoir est le service dans l’église, y prendre sa place, y travailler selon le don ou l’aptitude reçus (Romains 12:6) et non pas y venir juste pour y prendre son plaisir. Il faut exercer la libéralité (selon 2 Corinthiens 9:7 ; 1 Timothée 6:18 ; Hébreux 13:16) et soutenir l’église par nos dons avec joie et promptitude. Le devoir du chrétien est aussi de prier pour son église. Y a-t-il chez nous une motivation dans ce sens ? Prions-nous en famille, avec les enfants, avec plaisir ?

    Nous nous trouvons face à ce paradoxe : c’est en faisant notre devoir que nous trouverons notre plaisir, car Dieu donne le plaisir du devoir accompli et une conscience en paix. Ce qui n’a pas de prix. A force de ne vivre que pour le plaisir, le cœur s’aigrit et l’insatisfaction s’installe. Un dicton chinois dit : « Toujours plaisir, c’est plus plaisir. » Proverbes 25:16 dit : « Si tu trouves du miel, ne mange que ce qui te suffit, de peur que tu n’en sois rassasié et que tu ne le vomisses. » La vie chrétienne ne signifie pas le renoncement à tous les plaisirs, mais de savoir donner à notre devoir la place qui lui revient.

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 17/8/08 par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD - Parue dans le bulletin ’Résurrection’ de mai-juin 2009

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