logo RUBRIQUE

  • Enseignement
  • Lu dans la presse
  • - Conventions
  • - Petits mots du pasteur
  • - Magazine "Résurrection"
  • - Actions communautaires
  • - Actions missionnaires
  • - Enfants
  • - Jeunes
  • - Vie d’église
  • Liens et Ressources
  • - Annonces hebdomadaires
  •  

    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 428Prière du matin mai 2011
    Paix, Sagesse, Amour, Compréhension, Bienveillance, Patience, Douceur, Force, Joie, Bonté, Non aux calomnies...
    logo ARTICLE 814Noël, Dieu avec nous, pour nous, en nous décembre 2014
    PRÉDICATION • NOËL — Quelle tristesse de fêter Noël sans Christ, même si l’on a installé et garni un beau sapin, si l’on y a déposé des cadeaux...

    Dans la même rubrique

    L’Édit de Nantes

     | (1598)
     

    Dans la première moitié du 16e siècle, grâce à l’invention de l’imprimerie et au génie de Gutenberg, la Bible se répand un peu partout en Europe. Fait nouveau : dans la langue de chacun...

    Et les chrétiens d’être secoués spirituellement ! Certains contestent l’autoritarisme d’une église médiévale dépassée et aspirent à une religion épurée. C’est ce que les historiens ont appelé « la Réforme ».

    Beaucoup de gens rejettent les idées nouvelles. En France, la famille royale les refuse. Cependant ce message séduit 12% de la population française qui veut y conformer sa vie et son culte à Dieu. On appelle ces gens les « Huguenots ».

    Catholiques et Huguenots s’affrontent pendant trente ans. Henri IV, par son habileté politique et sa conversion à la religion traditionnelle restée dominante, met fin aux Guerres de religion, profitant de la lassitude générale. Il promulgue l’Edit de Nantes en 1598 pour assurer le sort de ses anciens coreligionnaires et consolider la paix.

    Grâce à l’Edit de Nantes, la France est le premier État d’Europe à reconnaître par une loi d’État deux religions. A l’égal des catholiques, la minorité protestante jouit de la liberté de conscience et de l’égalité civile avec accession à tous les emplois. La liberté de culte est, elle, très restreinte, montrant par là que cette religion n’est que tolérée.

    L’Edit de Nantes est un acte important du règne de Henri IV. Il a été appliqué plus ou moins bien pendant plus de quatre-vingts ans. Il a habitué les Français à côtoyer d’autres chrétiens qu’ils jugent pourtant dans l’erreur.

    Mais les successeurs de Henri IV suppriment les unes après les autres les clauses de l’Edit : d’abord celles qui faisaient des protestants un « État dans l’État », puis l’égalité civile, et toute liberté de culte. Louis XIV finit par révoquer l’Edit, supprimant même la liberté de conscience. Malgré l’interdiction d’émigrer, un protestant sur quatre environ prend le chemin de l’exil, appauvrissant spirituellement et matériellement la France au profit des pays d’accueil. On doit attendre la Révolution de 1789 pour que Rabaut Saint-Etienne, fils d’un pasteur nîmois, président de la Constituante, propose pour la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, une formule plus onéreuse que celle qui a été adoptée par l’article X et qui est : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »

    C’est Bonaparte qui organise par des lois la liberté religieuse (1801-1802). Cette liberté entre lentement dans les moeurs. La loi de Séparation de l’Église et de l’État (1905) établit la neutralité de l’État devenu « laïque ». II y avait longtemps alors que les Sociétés Bibliques imprimaient et diffusaient des milliers de Bibles : seul ce livre propose la vraie liberté « religieuse », libération de son passé, de ses erreurs présentes, bref de son « péché ».

    Avec la Bible, saisir l’essentiel du salut

    Revenons à Henri IV. Quand on lui demandait un jour s’il priait Dieu en latin (comme les catholiques), ou en français (comme les protestants), il répondait : « En béarnais, comme mon grand-père me l’a appris. » Mais pourquoi a-t-il changé aussi souvent de religion ?

    Né protestant, il s’est converti à la Saint-Barthélémy, puis est revenu au protestantisme, pour se convertir définitivement au catholicisme. Etait-il poltron, ou girouette ? Cherchait-il à « sauver sa peau » ? Etait-il opportuniste ? « Paris vaut bien une messe » aurait-il dit cyni-quement lors de sa dernière conversion au catholicisme pour conquérir son royaume. Fut-il plutôt un fin politique, comprenant que le pays avait besoin avant tout de la paix ? Etait-il faux protestant et faux catholique à la fois, sans aucune sincérité réelle ? Ou encore, Henri IV avait-il saisi l’essentiel du salut ? Avait-il compris que, d’après la Bible, le SALUT personnel est essentiellement « intérieur » et non pas « extérieur », que les rites ne comptent pas pour Dieu, mais qu’une relation personnelle avec son Créateur est primordiale et possible ?

    Oui, la Bible, la bonne Parole de Dieu, enseigne clairement que grâce au seul intermédiaire entre Dieu et les hommes, à savoir Jésus, Fils de Dieu, l’homme d’hier et d’aujourd’hui peut trouver le pardon et entrer en contact direct avec Celui qui l’a créé. La Bible dit que Jésus-Christ est mort à la place de tous ceux qui croient en lui. Ainsi, naissent une nouvelle vie, une nouvelle relation, personnelle, entre l’homme et Dieu.

    Henri IV avait-il compris ce message-là de la Bible ? Peut-être... mais nous n’en savons rien. Toujours est-il que chacun de nous peut saisir cette bonne nouvelle, et y croire ; et ainsi pratiquer « la religion de la Bible ».

    Voir en ligne : Académie de Toulouse

    Post-scriptum

    Article paru dans le bulletin ’Résurrection’ de juin 1998.
    Màj en mai 2012 (lien vers le dossier de l’Académie de Toulouse).

    Copyright © 2005 Eglise Protestante Evangélique de Charleroi. Tous droits réservés.
    Ce site a été créé par Ginger-Nut et est géré avec SPIP + EVA-Web