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     HISTOIRE DE L’ÉGLISE

    Le massacre de la Saint-Barthélemy

     | Paris, nuit du 23 au 24 août 1572
     
    Les nations catholiques manifestent beaucoup de joie ; de fait l’Espagne et l’Italie commençaient à se sentir un peu isolées dans cette Europe glissant insensiblement vers la Réforme ; la Saint-Barthélémy atteste du choix délibéré de la France en faveur de l’Eglise romaine.

    En Italie, c’est de Rome que viennent les félicitations, les manifestations lyriques les plus vibrantes, l’approbation la plus totale.

    L’événement est connu dans la ville le 2 septembre par un courrier envoyé de Lyon par le gouverneur Mandelot. Les termes en sont vagues mais déjà le Saint Père, Grégoire XIII, se réjouit ; il fait remettre cent écus au porteur de la lettre et propose que l’on allume des feux de joie ; Férals, l’ambassadeur français au Vatican lui objecte que pour cela il vaut mieux attendre une lettre officielle du roi ou du légat Salviati.

    Le 5 septembre, la version officielle des faits arrive par le truchement du sire de Beauville ; ce sont des lettres du roi, du duc de Montpensier, de Salviati qui reprennent et explicitent la thèse du complot huguenot.

    Le 8 septembre, la Ville Sainte célèbre l’extermination des hérétiques transalpins. Pendant que les gardes pontificaux en grande tenue forment une hale, Grégoire XIII vient entendre dans la chapelle Saint-Louis des Français une messe d’actions de grâce. Le cardinal de Lorraine l’attend sur le seuil et les deux hommes pénètrent dans l’église pour louer le Seigneur d’avoir inspiré Charles IX.

    Le duc de Guise aurait même fait placer une inscription en lettres d’or au dessus du porche : elle dit que le roi de France, dans son action, n’a fait que suivre les conseils qu’il a reçus - sous-entendant que Rome possède une responsabilité dans le massacre, mais aussi la famille des Guise. Le rusé cardinal avait loué les services d’un plumitif italien, Camille Capilupi, qui publie en septembre 1572 le « Stratagème de Charles IX ». Cet opuscule met en exergue l’alliance de la royauté française et du Vatican pour exterminer les hérétiques. Cette thèse est si bien ficelée que les protestants crurent trouver en ce factum l’image de la vérité, confortée en outre par le discours de Grégoire XIII, le 8 septembre à Saint-Louis des Français. Le Pape aurait remercié le ciel « d’avoir délivré non seulement le roi de France mais encore tout son royaume et le Saint-Siège du péril qui les menaçait. Coligny avait réalisé son dessein d’assassiner Charles IX, de se faire nommer roi, de soutenir les rebelles néerlandais et de marcher sur l’Italie pour détruire les Etats de l’Eglise et la métropole de Rome ».

    Le Vatican propose de nouvelles manifestations de joie. Un tel événement libérateur, un tel péril évité, doit être honoré avec faste pour que les échos du triomphe catholique retentissent encore aux oreilles de la postérité. Un jubilé avec Te Deum est célébré le 11 septembre lors duquel on annonce aux fidèles que chaque année la même cérémonie marquera le jour anniversaire de la Saint-Barthélémy. Au soir de cette première commémoration, des salves sont tirées du château Saint-Ange et des feux de joie allumés dans Rome. Pour en perpétuer plus encore le souvenir, une médaille est frappée avec d’un côté l’effigie de Grégoire XIII et l’ange exterminateur frappant de son glaive les huguenots ; de l’autre, à l’entour l’inscription « Ugonotorum strages, 24 augusti, anno 1572 ». Enfin, un peintre en vogue, Giorgi Vasari, appelé de Florence, est chargé de représenter sur les murs du Vatican les principales scènes des « matines parisiennes ». On peut encore les admirer ! Ces rapports idylliques entre la France et la Papauté se gâtent quelque peu au cours de l’année 1573 car le malentendu s’installe entre les deux souverainetés. 

    Post-scriptum

    Jeanine Garrisson, « La Saint-Barthélemy », Editions Complexes, Bruxelles, n° 205, pp. 170-171) - reproduit dans le bulletin ’Résurrection’ de juillet-août 1999.

    La Saint-Barthélemy


    Massacre de protestants qui eut lieu à Paris dans la nuit du 23 au 24 août 1572 et en province les jours suivants. Perpétré à l’instigation de Catherine de Médicis et des Guises, inquiets de l’ascendant pris par l’amiral de Coligny sur Charles IX et de sa politique de soutien aux Pays-Bas révoltés contre l’Espagne, ce massacre fit environ 3 000 victimes (à Paris). Le roi de Navarre (le futur Henri IV), qui venait d’épouser (le 18 août) Marguerite de Valois, sauva sa vie en abjurant. La Saint-Barthélemy, célébrée comme une victoire par le roi d’Espagne Philippe II et le pape Grégoire XIII, est restée un symbole de l’intolérance religieuse.
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