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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 350Faire taire les critiques février 2011
    Nous pouvons résister aux moqueries si nous avons la conviction de faire la volonté de Dieu.

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    La résurrection de Lazare

     | Evangile de Jean 11.1-54
     

    Duccio di Buoninsegna - La résurrection de LazareLe texte cité ci-dessus est sûrement l’une des pages les plus éblouissantes, les plus éclatantes, les plus glorieuses de l’Évangile : la résurrection de Lazare. Son nom est connu dans le monde entier depuis des siècles avec ceux de ses sœurs Marthe et Marie et pourtant, une phrase de ce texte s’ouvre sur de sombres nuages : « Il y avait un homme malade, Lazare de Béthanie. »

    Cette phrase énonce l’un des plus grands problèmes de l’humanité : « la maladie ». Malgré tous les progrès et les prodiges de la science, de la médecine et de la chirurgie, il y a toujours autant de malades. Il y a de plus en plus d’hôpitaux, de médecins, de médicaments. Mais la maladie est toujours présente ainsi que la mort : le péché est entré dans le monde. C’est là la véritable raison de toutes nos souffrances et de la mort ; c’est la conséquence du péché. Nous sommes étonnés de voir dans le texte que celui qui est malade est un ami de Jésus. On peut donc être aimé de Jésus et être malade ? Bien sûr, c’était le cas de Lazare, c’est peut-être aussi votre cas, car l’amour de Dieu est aussi pour les malades. L’amitié du Christ pour Lazare, n’a pas empêché celui-ci de tomber malade. Il faut répéter encore et encore que la foi ne nous met pas à l’abri de la maladie. Ce n’est pas parce que nous sommes chrétiens, que nous n’aurons pas d’arthrose, ou de dépression, ou de cancer, ou d’accident ou d’infarctus, etc. C’est une fausse doctrine de dire que si quelqu’un a la foi, il ne sera jamais malade, ou que si quelqu’un est malade, c’est parce qu’il a péché gravement ou qu’il manque de foi. Lazare était malade et il ne manquait pas de foi ; Paul était malade et il ne manquait pas de foi et il n’avait pas péché gravement pour être accablé de la sorte.

    Nous ne pouvons pas accabler le malade de cette théologie de cruauté, qui n’est pas fondée sur le texte sacré, qui n’est pas biblique. Nous connaissons le cas très célèbre de Job qui était malade « parce qu’il était fidèle ».

    Peut-être que ceux qui sont malades parmi nous sont plus fidèles que ceux qui sont en bonne santé. C’est cela l’enseignement de la Parole et nous devons le respecter. Lazare est malade, il est l’ami de Jésus, il est aimé de Dieu comme certains d’entre nous qui ne savent plus se déplacer à cause de la maladie, et qui suivent nos cultes par les enregistrements.

    Tout chrétien reste à la merci de la maladie, mais cela ne veut pas dire que Dieu est impuissant pour nous guérir. En parlant comme certains, on a mené des gens à la torture de l’âme car ils croyaient manquer de foi parce que le Seigneur ne les guérissait pas. Nous ne devons pas accabler un malade de la sorte ; la foi en Jésus-Christ n’est pas une « assurance tous risques », une assurance maladie invalidité. Bien sûr que nous croyons à la puissance de Dieu, qu’il est le Seigneur, le Maître, qu’il est tout puissant, qu’il peut guérir les malades mais c’est lui qui décide. Il est souverain. Lorsque Jésus apprend que son ami Lazare est malade, il ne court pas, il ne se précipite pas. Il s’arrange même pour arriver en retard. Il attend et il arrive trop tard. A vue humaine ce n’est pas de l’indifférence, ni de l’insensibilité. Jésus vise un but. Il agit toujours pour la gloire de Dieu. Jésus regarde les choses d’en haut et avec une autre dimension que la nôtre.

    Nous, nous recherchons notre intérêt, notre confort, notre facilité. Et c’est une des raisons pour lesquelles il nous est difficile de comprendre Dieu. Parfois, la gloire de Dieu nous conduit par des chemins qui nous surprennent. Nous pensons parfois que tout sera facile, puisque nous appartenons à Jésus-Christ. Mais ce n’est pas toujours aussi simple. Jésus vise toujours la gloire de Dieu. Lui regarde d’en haut, nous, nous sommes d’en bas.

    Marthe et Marie ne comprennent pas non plus pourquoi Jésus arrive en retard. Il explique que cette maladie n’est pas à la mort, mais qu’elle est pour la GLOIRE DE DIEU. Nous connaissons la fin de l’histoire de Lazare, mais dans notre vie nous nous demandons bien souvent « Pourquoi le Seigneur n’est-il pas intervenu ? » Dieu mène toute chose dans le monde pour sa gloire, et parfois par des chemins qui nous déroutent.

    On trouve dans la Bible, la même chose avec Abraham à qui Dieu avait fait la promesse d’avoir un fils, une grande postérité. C’est après nonante ans quand il est désespéré, que Dieu lui donne Isaac, le fils de la promesse.

    De même avec Moïse et le peuple d’Israël resté quatre cents ans en Egypte. De même avec le Messie, Il vient quatre siècles après les dernières prophéties. Et sous nos yeux aujourd’hui Israël, deux mille ans de promesses : « Ils rentreront, ils reviendront dans leur pays, c’est promis ... » et après, l’Holocauste, les ghettos, les fours crématoires où 6 millions de Juifs périrent, quelques années après, l’étincelle : le peuple revient au pays quand tout semblait perdu. Ici dans notre texte Jésus vient démontrer que Dieu tient ses promesses, que la mort n’est pas la fin et que Dieu a toujours le dernier mot. « Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. » Tout commence avec lui, tout finit avec lui. En quelque sorte Marthe voulait Jésus à son service. Elle le lui reproche : « Si tu avais été là ... » Et Jésus de répondre : « Ton frère ressuscitera. »

    Mais Marthe ne comprend pas, car elle sait que son frère ressuscitera au dernier jour, elle en veut certainement à Jésus car elle souffre. Et pour nous n’est-ce pas pareil ? Nous voudrions un Jésus à nos ordres, qui répond à toutes nos demandes. Mais c’est lui qui est le Maître et le Seigneur. Devant Marthe désabusée Jésus prononce les paroles les plus solennelles qui aient jamais retenti sur notre planète : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra quand même il serait mort et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » (Jean 11:25-26). Et il ajoute « Crois-tu cela ? » Jésus pose cette question à Marthe car avec la proclamation de l’Évangile, il faut aussi l’appel et une réponse à cet appel.

    Aujourd’hui encore, cette question est pour nous : Croyons-nous vraiment que Jésus-Christ est la résurrection et la vie ? Osons-nous le dire autour de nous ? Ce n’est pas le tout de venir à l’église, de chanter des cantiques, de prier, d’aller au club de jeunes, de faire les camps ... Mais encore faut-il croire de tout notre cœur que Jésus est la vérité, le Fils de Dieu, le Christ, le Messie.

    Après ces belles paroles de Jésus à Marthe, Il arrive près de la tombe et là, « Jésus pleura. » (Jean 11:35). C’est le verset le plus court de la Bible. Le Dieu de la Bible sait pleurer, Il sait comprendre et consoler tous ceux qui pleurent. L’auteur de l’épître aux Hébreux disait : « Nous n’avons pas un souverain prêtre qui ne sache compatir à nos faiblesses ..., approchons-nous donc avec confiance. » (Hébreux 4:15-16).

    N’ayons pas peur, ni honte de tout dire à notre Seigneur, car c’est un Dieu qui sait pleurer. Souvent l’amour et les larmes vont de pair. Quel père ou quelle mère n’a jamais pleuré pour un fils, pour une fille ? Quelle femme pour son mari, quel mari pour sa femme n’a-t-il jamais pleuré ? Mais, Jésus n’est pas seulement un « *pleureur », il est le SEIGNEUR venu pour détruire les œuvres du diable. Et devant la tombe de Lazare, le Fils de Dieu s’écrie : « Lazare, sort ! » Jésus est venu vers Lazare pour démontrer la PUISSANCE DE DIEU, qu’II est DIEU lui-même. Mais aussi pour démontrer que la mort n’est pas la fin et qu’un jour, tous les hommes se réveilleront de ce sommeil. En ressuscitant Lazare, Jésus a démontré qu’il y a un au-delà, qu’il y a une vie après la mort, et que la mort n’est pas la fin de toute chose.

    Et devant ce miracle, la Bible nous dit que certains vont croire, faire confiance à Jésus, mais aussi que d’autres vont s’endurcir et que dès ce jour-là (Jean 11:53) ils résolurent de le faire mourir. La grâce de Dieu a déclenché l’hostilité.

    Post-scriptum

    Prédication du 2 juin 2008 - Synthèse : Odette Galante et Marie-Rose Gérard. - Bulletin ’Résurrection’ de mars-avril 2010.

    Documents

    logo DOCUMENT 572LA RESURRECTION DE LAZARE (extrait de l’Evangile selon Jean), 10 mars 2010, PDF 185.6 ko


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