logo RUBRIQUE

  • Enseignement
  • Lu dans la presse
  • - Conventions
  • - Petits mots du pasteur
  • - Magazine "Résurrection"
  • - Actions communautaires
  • - Actions missionnaires
  • - Enfants
  • - Jeunes
  • - Vie d’église
  • Liens et Ressources
  • - Annonces hebdomadaires
  •  

    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 219A tous ceux qui sont "chefs" mai 2003
    A tous ceux qui sont « chefs », le seront ou souhaitent le devenir.
    logo ARTICLE 622Le prophète Michée avril 1999
    PRÉDICATION | en 2 volets | • Les messages des prophètes de la Bible ont un caractère permanent. Le prophète Michée, contemporain d’Esaïe et d’Osée (8e siècle avant J.-C.), dénonce le péché de l’idolâtrie, toujours actuel, et par conséquent l’injustice.

    Dans la même rubrique

    Prêche la Parole !

     | 2 Timothée 3:14-17 et 4:1-5
     

    Voir aussi ces messages :

    L’importance de la prédication
    Pourquoi faut-il évangéliser ?

    Ce texte résume bien, non seulement le ministère pastoral, mais aussi le combat de l’Église de Jésus-Christ.

    Cette partie de lettre écrite par l’apôtre Paul à Timothée s’ouvre avec cette affirmation solennelle de l’inspiration de l’Écriture, de ce qui fait le fondement de notre foi : la Bible est la Parole de Dieu.

    Tout part de ce livre. Dieu a parlé, et ce qu’il a dit est scellé dans un livre appelé la Bible. En énonçant cette vérité, l’apôtre Paul souligne bien que toute la Parole est inspirée, et pas seulement les passages favoris qui nous plaisent. Toute l’Écriture, de la première page de la Genèse jusqu’à la dernière ligne de l’Apocalypse, est inspirée de Dieu. Elle a été rédigée sous la conduite du Saint-Esprit de Dieu. La foi repose sur ce seul fondement. Au 16e siècle lorsque l’Esprit de Dieu secouait toute l’Europe sous des mouvements inspirés au cœur de plusieurs réformateurs, la Réforme avait notamment comme devise : « l’Écriture seule ». La Bible est le fondement de toute la vie de l’Église. C’est la force d’une église et de l’Église.

    La Bible est à la fois la vie, l’avenir et la nourriture de l’Église. La Parole de Dieu est l’arme et la bénédiction de l’Église. Si l’Église veut être forte pour le 21e siècle, elle doit s’appuyer sur la Parole de Dieu. L’Église ne trouvera force nulle part ailleurs. L’Écriture sera toujours le fondement de l’Église.

    Un théologien évangélique, Paul Wells, professeur à la faculté théologique d’Aix-en-Provence écrivait dans un article relatif aux conférences organisées à Chicago sur l’autorité de l’Écriture : “Le but de ces rencontres est de consolider la confiance chancelante du peuple chrétien en l’entière véracité des Écritures.” Depuis le début du 20e siècle la Bible a été attaquée par la Haute Critique, ce qui ne s’était jamais fait auparavant. Jusqu’à la fin du 19e, la Bible avait été reconnue comme Parole de Dieu inspirée, infaillible. Mais ensuite des voix se sont levées ici et là pour attaquer le fondement de l’Écriture. Et non pas pour tenter de faire vaciller des doctrines particulières traitant de sujets précis, mais pour vraiment remettre en question le fondement même de la Parole de Dieu. Ces attaques ont eu pour conséquence d’affaiblir la confiance du peuple de Dieu dans les Saintes Écritures. C’est pourquoi le but des théologiens réunis à Chicago était de consolider la confiance chancelante du peuple de Dieu en la véracité de la Bible. Et effectivement, notre confiance peut s’affaiblir avec ce que nous entendons de gauche et de droite, que ce soit dans la rue, dans la presse, dans les écoles ou les universités. Tout cela peut entamer la confiance des enfants de Dieu en la Bible. Mais sans la Parole de Dieu, il n’y a pas d’avenir pour l’Église, ni pour la communauté chrétienne.

    La Parole de Dieu est l’épée du Saint-Esprit, et dès que l’Église lâche l’épée, elle perd des forces, s’affaiblit. Le prophète Esaïe disait déjà au peuple d’Israël qui se détournait de la Parole de Dieu : « A la loi (la Parole de Dieu) et au témoignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura point d’aurore pour le peuple. » (Esaïe 8:20). Jésus a vraiment insisté pour maintenir notre confiance en l’Écriture lorsqu’il déclare : « Ta Parole est la vérité. » (Jean 17:17). Jésus a aussi affirmé : « Car, je vous le dis en vérité, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. » (Matthieu 5:18).

    Dans le récit du mauvais riche et du pauvre Lazare (Luc 16:19), on y apprend que dans le séjour des morts, le riche en proie aux tourments lève les yeux et voit de loin Abraham et Lazare dans son sein. « Ce riche dit : Je te prie donc, père Abraham, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père ; car j’ai cinq frères. C’est pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments. Abraham répondit : Ils ont Moïse et les prophètes (les Écritures) ; qu’ils les écoutent. Et le riche dit : Non, père Abraham, mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront. Et Abraham lui dit : S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes [l’Écriture Sainte], ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait. » (Luc 16:27-31).

    C’est la Parole de Dieu qui produit la foi. Elle est le fondement de notre foi et de la vie de l’Église. Jésus a souligné cette vérité avec beaucoup de force. L’attitude de confiance et de soumission totale de Jésus aux Écritures dicte notre attitude vis-à-vis de la Parole de Dieu. C’est parce que Jésus-Christ avait confiance en cette Parole de Dieu que nous aussi nous devons avoir confiance dans cette même Parole. Après le Christ, les apôtres ont eu cette même confiance en les Écritures et ont reposé tout leur témoignage sur la Parole de Dieu. A partir de cette affirmation de l’autorité de la Bible, de son inspiration par le Saint-Esprit, l’apôtre Paul dira à son jeune collègue Timothée : « Toute Écriture est inspirée de Dieu ... prêche la Parole. » (2 Timothée 4:2). Paul rappelle à Timothée l’autorité de la Parole ; elle vient de Dieu et est inspirée par Lui. Puisqu’il en est ainsi, Paul exhorte donc son jeune collègue à prêcher l’Écriture. La Parole doit être lue, méditée, mémorisée, distribuée, traduite pour être accessible à tous. Mais elle doit aussi être prêchée.

    La Réforme du 16e siècle a bousculé l’Europe, depuis la place publique jusque dans la cour des rois, des empereurs et des princes. Quand Luther va à Worms pour affronter les autorités de l’Église romaine, il y avait davantage de monde pour l’accueillir que pour voir l’empereur Charles-Quint qui se rendait aussi à cette même diète. Tous les habitants étaient secoués par la Réforme. C’était un retour à l’autorité de la Parole de Dieu, et les réformateurs insistaient pour que la Parole de Dieu soit prêchée. L’Écriture n’était plus prêchée. A ce sujet Luther écrit : “Oui une réforme est indispensable. Mais elle commence par donner aux pasteurs de l’Église connaissance et respect de la vérité de Dieu. On m’objectera : « Voyez les armes, les scandales, tous les vices du clergé, la dégénérescence du peuple chrétien. De grands scandales, j’en conviens, et il faut y porter remède. Mais voyez-vous, tous les vices dont on parle, ils crèvent les yeux et secouent l’opinion. Hélas, le mal, la peste infiniment plus pernicieuse et plus cruelle, c’est le silence organisé autour de la Parole de vérité. Cela, on ne le voit pas. Combien en trouvez-vous aujourd’hui à penser que plus grave qu’une affaire de sexe ou de corruption ou de liturgie, est la négligence de prêcher et d’interpréter fidèlement la Parole de Dieu.” Quelle lucidité !

    Si ces affirmations étaient vraies au 16e siècle, elles sont encore d’application aujourd’hui. La négligence à prêcher la Parole de Dieu peut être plus dangereuse et davantage pernicieuse que ces scandales et affaires honteuses dénoncées ici et là. Il y a quelque chose de plus sournois et de plus dangereux pour la vie de l’Église : c’est le silence sur la Parole de Dieu. Et ceci ne se voit pas, ça ne crève pas les yeux. C’est pourquoi la première tâche d’un pasteur est de prêcher la Parole de Dieu. L’Église a besoin d’être édifiée, nourrie, corrigée, encouragée, défiée, interpellée par l’Écriture. La prédication de toute l’Écriture a une importance capitale. Le premier devoir d’un pasteur et d’un ancien est de veiller à ce que la Parole de Dieu soit prêchée. C’est la vie de l’Église. La Parole de Dieu doit ainsi être portée dans les cœurs. Ce n’est pas un hasard si l’apôtre Paul dit à Timothée : « Prêche la Parole. » Dans son testament spirituel, en attente d’être jugé et condamné à mort, Paul passe le flambeau à son jeune collègue et l’exhorte à prêcher la Parole. L’apôtre Paul avait compris l’importance de la prédication et accordé la priorité à cette tâche dans le ministère pastoral. Ce même Paul disait : « Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse : nous, nous prêchons Christ crucifié. » (1 Corinthiens 1:22). Pourquoi ce choix de l’apôtre Paul ? Pourquoi insiste-t-il sur l’importance de la prédication de la Parole de Dieu ? Parce que c’est le choix que Dieu a fait. L’apôtre Paul, inspiré par le Saint-Esprit, écrira : « Dieu a choisi de sauver les croyants par la prédication de l’Évangile. » (1 Corinthiens 1:21). Ceci précise bien l’importance de la prédication et charge d’une responsabilité très grande ceux qui ont la tâche de transmettre la Parole de Dieu. La prédication est présentée comme le moyen que Dieu a choisi pour sauver les hommes, pour communiquer le message de la vie. Toujours ce même apôtre disait : « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Dieu. » (Romains 10:17). La prédication de la Parole est cause instrumentale de la foi. Dieu lui-même parle au cœur et à l’âme au travers de la Parole prêchée. Si nous nous souvenons les uns et les autres de la manière dont nous sommes convertis, la toute grosse majorité d’entre nous peut dire que c’est après avoir entendu la prédication. Dieu a choisi de sauver les croyants par la prédication de la croix. Un pasteur français disait : “La prédication de la Parole de Dieu n’est pas une invention de l’Église. C’est un ordre qu’elle a reçu. La prédication est la fonction centrale, première, décisive de l’Église. C’est un ordre de grâce et d’amour.” L’ordre de prêcher la Parole et l’affirmation que Dieu a choisi de sauver les croyants par la folie de la prédication, impliquent que la lecture privée de la Parole de Dieu ne suffit pas pour nous conduire au salut. Il faut que cette lecture privée soit accompagnée par la prédication de la Parole. C’est bien ce que l’Écriture déclare. Jésus a dit : « Allez et prêchez la bonne nouvelle. » (Marc 16:15). Jésus n’a pas dit : "Allez et faites lire la Parole." Même si lire la Bible est très précieux, entendre prêcher la Parole est d’une importance capitale. L’apôtre Paul ne dit pas à Timothée : « Fais lire la Bible. » Il dit : « Prêche la Bible. »

    Dieu n’a pas choisi de sauver les croyants par la lecture de la Parole, mais par la prédication de cette Parole. Comment illustrer cette vérité ? On pourrait considérer, pour imager, la Parole de Dieu comme la plus belle voiture du monde avec toutes les options possibles. Mais... elle n’a pas de roue. Elle n’avance donc pas.

    Si la Parole de Dieu n’est pas prêchée, elle n’avance pas dans les cœurs et ne peut les atteindre. Cette illustration rend à chaque élément sa propre valeur, sa véritable importance. Le pneu en lui-même ne coûte pas très cher. La voiture représente une grande valeur. Mais si le pneu ne représente qu’une petite partie de la valeur de l’auto, il est toutefois l’instrument indispensable qui va véhiculer cet important capital. La prédication est l’instrument qui véhicule la Parole de Dieu. Les énormes camions sont tirés par des tracteurs. On pourrait dire que la Bible est cette remorque très grande remplie de trésors, de choses précieuses, de perles et diamants. Mais sans le tracteur, tout cela ne peut se mouvoir, et toute cette richesse ne peut être amenée jusqu’à nos coeurs, Ce qui fait fonction de tracteur pour conduire cette richesse dans nos cœurs, c’est la prédication. La prédication est importante parce qu’elle est l’instrument, le moyen qui permet de communiquer les richesses spirituelles à ceux qui écoutent. Cet « agent tracteur » qui véhicule les vérités de la Parole de Dieu doit être soigné. Sinon la connaissance reste statique et ce qui va la faire bouger pour produire ses effets est la prédication. Celle-ci est bien l’instrument de transport et de communication de la Parole de Dieu. L’apôtre Pierre disait : « Jésus nous a ordonné de prêcher l’Évangile. » L’apôtre Paul dira : « J’ai été établi apôtre et prédicateur. » (1 Timothée 2:7). Paul distinguait clairement ces deux fonctions. Ainsi lorsque la Parole de Dieu est prêchée, elle est accompagnée d’une action spéciale de Dieu. C’est en effet le choix que Dieu a fait. Dieu a choisi de sauver les croyants par la folie de la prédication de l’Évangile. La Parole de Dieu est la Parole de vie, La prédication de la Parole de Dieu est porteuse de vie. L’apôtre Pierre dira aux chrétiens : « Vous avez été régénérés par une semence incorruptible, par la Parole vivante et permanente de Dieu. » (1 Pierre 1:23). Et Pierre continue : « Et cette Parole est celle qui a été prêchée par l’Évangile. » (v.25). Donc Pierre avait aussi cette même conviction de l’importance et de la nécessité de la Parole prêchée pour qu’elle porte son fruit.

    Que Dieu multiplie donc la vie par la prédication de sa Parole.

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe Hubinon le 12.9.1999 et résumée par Jean-Pierre Baudouin - Publiée au bulletin “Résurrection” de novembre 2000.

    Copyright © 2005 Eglise Protestante Evangélique de Charleroi. Tous droits réservés.
    Ce site a été créé par Ginger-Nut et est géré avec SPIP + EVA-Web