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    Prince, fils du duc souverain François de Saxe-Cobourg-Saalfeld (1750-1806). Il est élu premier Roi des Belges le 4 juin 1831 et prête serment sur la Constitution belge le 21 juillet 1831.
    logo ARTICLE 469Quatre "trucs" pour être belle juillet 2008
    Ces quatre "suggestions" pour être belle, écrites par Audrey Hepburn, ex modèle de mode, sont comme un instantané, une photo de sa manière de vivre. Ces lignes furent lues lors de ses funérailles.

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    A Noël, revenons à l’essentiel !

     | Évangile selon Luc 2.8-14
     

    A toutes les fêtes de Noël doit retentir le même appel : revenons à l’essentiel.

    Aujourd’hui tout le monde veut récupérer la fête de Noël, et en particulier les commerçants animés d’un esprit mercantile. On parle ainsi des cadeaux de Noël, des cartes de Noël, des vacances de Noël, des sapins de Noël, des sucreries de Noël, des vœux de Noël, du marché de Noël, de la dinde de Noël, etc. Les publicitaires rivalisent et ne savent plus qu’imaginer pour la fête de Noël. Elle perd ainsi son sens initial. Les gens du spectacle nous proposent aussi des chants et des émissions particulières. Le pire des incrédules n’hésite alors pas à interpréter les plus beaux chants de Noël. Cela peut rapporter gros. Les villes s’illuminent. Nous sommes réjouis de voir ainsi nos artères s’embellir. C’est la fête, c’est la joie, c’est la lumière. Cela vaut parfois le détour. On peut toutefois se demander si ces animations ne nous éloignent pas de l’essentiel.

    Mais comment définir l’essentiel ?

    Pour savoir ce qu’est l’essentiel, il faut revenir à la source, aux racines, à la Parole de Dieu. C’est dans la Bible que nous retrouvons l’essentiel pour Noël. Le texte, vieux de deux mille ans, garde toujours sa validité parce que la Parole de Dieu est une parole vivante et efficace. Ce ne sont pas des lettres mortes et sans effet. La Parole de Dieu est vivante, et elle veut vivre dans nos cœurs. A Noël, l’essentiel est constitué des paroles qui ont retenti dans le ciel du premier Noël. La date importe peu. L’important est de se souvenir de ce qui s’est passé à ce moment-là. La parole nous rapporte les faits de ce premier Noël.

    LE PREMIER MESSAGE à retenir sont les paroles : « N’ayez pas peur, ne craignez point. » (Luc 2:10). Quand on lit l’ensemble des textes dans les évangiles au sujet de l’annonce de la naissance de Jésus-Christ, ces paroles sont comme un refrain qui revient plusieurs fois. Dans ces récits on trouve ces mêmes termes à quatre reprises.

    Lors de l’annonce de la naissance de Jean-Baptiste, l’ange du Seigneur dit à son père Zacharie : « Ne crains point. » (Luc 1:13). Jean-Baptiste naîtra six mois avant Jésus. A Marie, mère de Jésus, l’ange dira : « Ne crains point. » (Luc 1:30). A Joseph, le fiancé de Marie, l’ange du Seigneur dira : « Ne crains pas de prendre avec toi Marie, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit. » (Matthieu 1:20). Aux bergers dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux, l’ange dira : « Ne craigniez point. » (Luc 2:10). Ainsi donc quatre fois, le Seigneur dira : « Ne crains point, n’aie pas peur. »

    L’homme moderne a peur de vivre, de vieillir et de mourir. Il a peur de la maladie, de la solitude, de la souffrance. Il redoute d’être trompé, volé ou agressé. L’homme vit encore aujourd’hui dans la crainte. Il craint le licenciement, l’avenir et le présent. La première fois que l’homme a connu la peur, c’est lorsque le péché est entré dans le monde. Dès que l’homme a péché, il a connu la peur. L’Eternel Dieu appela l’homme et lui dit : « Où es-tu ? » (Genèse 3:9). Non pas que Dieu ne savait pas où était Adam. Dieu sait tout. Mais c’est Adam qui ne savait plus où il était. Il répond à Dieu : « J’ai entendu ta voix, et j’ai eu peur parce que j’ai péché. » (Genèse 3:10). Le péché est entré dans le monde, et avec lui la peur. Depuis que l’homme est devenu pécheur, il a peur et il tremble. Le problème de la peur est un problème spirituel. C’est pourquoi la solution à nos peurs est d’ordre spirituel. La foi chasse la peur. Si nous étions vraiment remplis de foi, nous n’aurions plus peur. Hélas, nous sommes des gens de peu de foi. Jésus dira à ses disciples, aux douze apôtres : « Pour quoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? » (Matthieu 8:26). C’est ce que le Seigneur nous dit à chacun, à certains moments de notre vie : « Pourquoi as-tu peur ? ». C’est sans doute pour cette raison que les disciples dirent au Seigneur : « Augmente-nous la foi. » (Luc 17:5). Et de citer cet homme, père d’un enfant malade, qui s’approche de Jésus et lui dit : « Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité ! » (Marc 9:24).

    A Noël, nous devons revenir à l’essentiel pour que nos craintes se dissipent. Qui que nous soyons, il y a encore des peurs dans notre cœur. L’essentiel de Noël est cette parole qui retentit : « N’ayez pas peur, ne craigniez point. » C’est ce que Dieu nous redit encore en ce Noël : « N’aie pas peur, parce que Je suis là ! »

     LE SECOND MESSAGE c’est aussi la joie. C’est ce que l’ange a annoncé lors du premier Noël. « Je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. » (Luc 2:10). La joie de Noël n’est pas limitée simplement au bon repas, aux cadeaux autour du sapin. Tant mieux si ces gâteries nous réchauffent momentanément le cœur. Mais il y a une joie plus profonde, qui dure depuis deux mille ans pour des millions d’hommes et de femmes dans le monde. Ces chrétiens ont cru en Jésus-Christ et ont trouvé en Lui leur joie. La joie de Noël se justifie parce qu’il nous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.

    TEL EST LE MESSAGE IMPORTANT DE NOËL. C’EST ESSENTIEL. LE VRAI NOËL C’EST LA PERSONNE DE JESUS-CHRIST QUI NOUS EST DONNEE.

    Ce serait vraiment dommage de rater l’essentiel. Pourtant beaucoup autour de nous vont encore rater l’essentiel de ce Noël. L’essentiel de Noël, c’est Christ. La joie de Noël réside dans la naissance d’un Sauveur, Jésus-Christ. Malgré toute la science et la connaissance du XXe siècle, l’humanité a encore besoin d’un Sauveur, parce que l’homme contemporain est encore pécheur. Le mal est toujours présent au coeur de l’homme. En ce domaine, rien n’a changé. Et nous en souffrons tous. Non seulement du mal que les autres nous font, mais aussi du mal que nous faisons nous-mêmes à autrui. Le péché nous fait souffrir. Le péché n’est pas une vieille théorie judéo-chrétienne, ni un vieux concept moyenâgeux. Le péché est bien une pleine actualité. Il est toujours « à la mode », et certains en font même leur « mode de vie ». Les journaux, la radio, la télévision, les faits quotidiens montrent que le mal et le péché sont bien présents partout. Et, si l’on regarde chez soi, dans sa propre maison, ou en soi dans son propre coeur, on est obligé de reconnaître que le péché tient encore une grande place. La société moderne est encore et toujours imprégnée par le péché. C’est pourquoi le message de Noël (un Sauveur vous est né) reste d’actualité. A cause du péché tellement présent, nous avons besoín d’un Sauveur. Même si des voix veulent aujourd’hui nous faire croire que tout va bien, que les choses s’améliorent et que la science va apporter une solution à beaucoup de problèmes.

    La réalité est triste et sous l’emprise du mal. Sur le Titanic, les musiciens jouaient et les gens dansaient. Mais le navire coulait. Aujourd’hui, nos vies s’enfoncent aussi. Nous avons besoin d’un Sauveur, parce que le péché fait encore des trous dans la coque de notre vie. Nous avons difficile de reconnaître cette réalité. Mais pourtant le péché fait bien des dégâts irréparables dans nos vies, et nous avons besoin de Jésus-Christ pour nous sauver. Il est temps d’écouter l’appel de l’évangile, comme les apôtres le proclamaient il y a deux mille ans : « Sauvez-vous de cette génération perverse. » (Actes 2:40). La Parole de Dieu demeure éternelle. Ces mots de l’apôtre Pierre dans la ville de Jérusalem peuvent encore résonner aujourd’hui dans nos cités contemporaines. L’essentiel du message de Noël est d’actualité. Noël est un appel personnel du Seigneur. Dieu n’appelle pas le monde de façon impersonnelle. Il s’adresse à chacun et attend une réponse individuelle. Personne ne peut répondre pour quelqu’un d’autre. Le Messie, le Seigneur, le Fils de Dieu est venu sauver ce qui était perdu. Dieu est venu, en la personne de Christ, sur notre planète Terre. Sur cette planète, Dieu a créé l’homme, il est venu, il s’est fait homme, il a vécu parmi les hommes pour souffrir et pour mourir. Tel est le message de Noël : Dieu qui s’incarne, qui devient homme pour sauver les hommes en mourant sur la croix du Calvaire. Conformément aux évangiles, il est ressuscité le troisième jour comme les prophètes l’avaient annoncé. A Noël, l’essentiel c’est Emmanuel, c’est Dieu avec nous, c’est Dieu qui devient homme. Oui il y a bien quelqu’un là-haut qui est venu ici-bas : Dieu lui-même. Le Christ est venu dire et confirmer : oui, il y a quelqu’un là-haut. Jésus a dit : « Celui qui m’a vu a vu le Père. » (Jean 14:9). Celui qui a vu le Christ a vu Dieu. Il est la preuve de l’existence de Dieu. Les merveilles de la nature et sa précision témoignent déjà de l’existence de Dieu.

    Comme le disait Voltaire : « L’univers m’embarrasse, car je ne puis penser que cette horloge existe et n’aie pas d’horloger. » Notre raison nous dít : oui, il y a quelqu’un là-haut. Mais le Christ est venu, en quelque sorte, confirmer et donner la preuve qu’il y a bien un divin horloger, un Dieu qui nous aime. Jésus est venu nous donner la preuve définitive et irréfutable de l’existence d’un Dieu. Même quand nous ne comprenons plus rien et que mille questions restent sans réponse, même quand nos misères et nos échecs sont là, même quand le découragement nous assaille, toutes ces difficultés ne peuvent gommer l’existence de Dieu. Dieu s’est manifesté en Jésus-Christ. Noël, c’est Dieu qui confirme qu’il y a bien quelqu’un là-haut. La preuve c’est qu’il vient ici-bas. Et quand les hommes le regardent, tous sont obligés de dire : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme. » (Jean 7:46). Jamais les hommes n’avaient vu de tels miracles.

    Quand le centurion romain voit le Christ mourir, il dit : « Cet homme était vraiment le Fils de Dieu. » (Matthieu 27:54, Marc 15:39). Oui, il y a quelqu’un là-haut. Noël, c’est la démonstration du Seigneur, du Dieu qui vit et qui est tout puissant. Il n’y a pas seulement quelqu’un là-haut, mais il y a quelqu’un qui nous aime. C’est ce que Jésus dit : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16).

    A Noël, Dieu nous lance un appel. Dieu nous invite à ouvrir notre coeur à Christ. Noël n’est pas seulement le temps d’ouvrir la porte aux invités. C’est aussi le temps d’ouvrir la porte à Jésus-Christ. C’est un choix personnel. Nous décidons beaucoup de choses dans notre vie, parfois importantes, tantôt mineures. Vis-à-vis de Dieu, il y a aussi une réponse à donner, un choix à faire. Nous avons chacun à ouvrir notre coeur, notre vie à Christ. C’est l’essentiel de Noël. il ne suffit pas seulement de savoir que Dieu a envoyé son Fils, que Jésus est venu sur terre, etc. On peut savoir toutes ces choses et rester perdu s’il n’y a pas de réponse personnelle du cœur.

    Noël, c’est Dieu qui parle à notre coeur et qui nous dit à chacun : « Où en es-tu ? » Peut-être ne sais-tu pas où tu en es devant Dieu...

    Si ta vie t’était reprise aujourd’hui, tu ne sais pas trop bien ce qu’il en est de ton éternité. Celui qui ouvre et qui accueille le Christ, sait où il va. L’apôtre Jean écrira : « Nous savons que nous avons la vie éternelle. Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. » (1 Jean 5:12). A Noël, Dieu nous lance un appel solennel. Ouvre ton coeur à ton Sauveur, au Seigneur, laisse-le entrer dans ta vie et transformer ton existence. Il y a tant de choses à changer : laisse entrer le Christ pour qu’il pardonne tes péchés et te donne la vie de Dieu. L’essentiel à Noël c’est une réponse personnelle.

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 20.12.1998 par le pasteur Philippe Hubinon.

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