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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 350Faire taire les critiques février 2011
    Nous pouvons résister aux moqueries si nous avons la conviction de faire la volonté de Dieu.

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     Face à la crise

    Prenez courage !

     | Matthieu 9 - Jean 25 : 3
     

    On aimerait parfois arrêter le temps sur les bons moments que Dieu nous a accordés, comme le disait si bien Lamartine :

    « Ô temps, suspends ton vol
    Et vous heures propices
    Suspendez votre cours.
    Laissez-nous savourer les rapides délices
    Des plus beaux de nos jours. »

    Mais ce n’est pas possible, la terre continue de tourner, sans se préoccuper de nos joies, de nos peines.

    Mise en garde : le monde des ténèbres est un monde dangereux !

    Le chrétien est concerné par les trois temps de l’Histoire : le passé, aujourd’hui, demain. Sans passé, il n’y a pas d’avenir. Nous aimerions tous savoir de quoi sera faite cette année. Devant l’inconnu de l’avenir, il est important de rappeler que la Bible nous met en garde contre une recherche nocive, dangereuse de ce qui est caché et que Dieu ne nous a pas révélé. Il est utile de rappeler ces textes de Deutéronome 18 : « Qu’on ne trouve chez toi personne qui se livre à la divination, qui ait recours à l’occultisme ou à la sorcellerie, qui jette des sorts. Personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou prédisent l’avenir. Personne qui interroge les morts. Quiconque se livre à ces pratiques est en abomination à l’Éternel. »

    Le Seigneur nous met en garde pour nous dire que le monde des ténèbres est un monde dangereux, un monde de mensonge, et un monde d’exploitation. Le prophète Esaïe (8:19-20) disait déjà : « Si l’on vous dit : consultez ceux qui évoquent les morts et ceux qui prédisent l’avenir, qui poussent des sifflements et des soupirs, Répondez : un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu ? S’adressera-t-il aux morts en faveur des vivants ? A la loi et au témoignage (la Parole de Dieu) ! Si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura point d’aurore pour le peuple. » Voilà le conseil divin qui nous est donné. Tout ce que nous pouvons savoir est dans Sa Parole. Nous trouverons dans la Bible suffisamment de nourriture pour vivre avec Lui chaque jour. Prenons cette mise en garde bien au sérieux.

    Prenez courage !

    Il semble que les jours qui passent deviennent de plus en plus difficiles au plan national, mondial, mais aussi au plan individuel. Beaucoup de jeunes sont découragés, les policiers sont sans cesse débordés,... Les parents perdent courage, des pasteurs perdent aussi courage, des chrétiens baissent les bras.

    Dans les Évangiles, Jésus reprendra deux fois l’expression « Prenez courage ! » (Matthieu 9:1-8). Jésus est dans sa ville Capharnaüm. On lui amène un paralytique. Jésus lui dit : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » On est étonné car ce paralytique a surtout besoin d’être guéri de sa paralysie. Il y avait beaucoup d’autres problèmes dans la société où est venu Jésus (tout comme aujourd’hui) : divorces, racisme, exploitation des pauvres, etc. Jésus, Lui, donne priorité au problème du péché. Il dira « Je suis venu dans le monde non pour être servi mais pour servir et donner ma vie en rançon pour le péché. » (Marc 10:45.) Cela veut-il dire que Jésus est indifférent à la souffrance physique ? Non, mais Jésus au-delà de toutes les maladies, voit une « maladie » bien plus grave, plus sournoise : le péché. Cela semble choquant pour nous parce que nous n’avons pas encore compris l’horreur de l’enfer. Et c’est de cela que le Seigneur veut nous protéger. Mais aujourd’hui, on n’ose plus parler de l’enfer, même dans les églises.

    Jésus soulevant le problème du péché s’attaque à la racine de tous les autres maux. S’il n’y avait plus de péché, il n’y aurait plus de guerres, plus de divorces, plus de prisons, plus de crimes...

    C’est pour cela que nous avons besoin d’un Sauveur. Le plus grand des bonheurs de notre vie c’est que nos péchés sont pardonnés.

    Nous l’oublions parfois parce que nous sommes charnels et influencés par le monde qui nous donne d’autres priorités. Plaise à Dieu que nous puissions nous en souvenir tout au long de notre vie.

    Il nous est raconté dans les Évangiles que Jésus après avoir formé ses disciples, les envoie évangéliser deux par deux. Ils reviennent quelque temps après enchantés, heureux, ils avaient guéri des malades, et même les démons leur étaient soumis ; et Jésus leur dit « Ne vous réjouissez pas de ce que les démons vous soient soumis mais plutôt de ce que vos noms sont inscrits dans le livre de vie. » Bien sûr que nous sommes heureux quand nos enfants réussissent leurs examens ou qu’ils ont une bonne situation ou font un bon mariage. On aimerait bien que nos enfants soient "Prix Nobel" ou ministre, mais tout cela sans le pardon des péchés, ne vaut rien. A quoi cela leur servirait-il, s’ils passent toute l’éternité en enfer ? Jésus a bien compris que pour le paralytique, la grande priorité, c’est le pardon de ses péchés. La plus grande bénédiction, l’œuvre de Jésus-Christ, la mission de l’Église, la prédication de l’Église, c’est le pardon des péchés. « Prends courage, tes péchés te sont pardonnés. » Nous avons besoin de prendre courage les uns et les autres, voilà la parole du Seigneur pour nous.

    La deuxième fois où Jésus emploie cette expression, c’est dans la chambre haute quelques heures avant la Croix. Il termine son enseignement avec les disciples (Jean 14:15-16) sur le Saint-Esprit et Il termine avec ces paroles « Vous aurez des tribulations dans le monde, mais prenez courage, J’ai vaincu le monde. » Ce sont les dernières paroles du Christ avant la prière sacerdotale, certainement les paroles les plus glorieuses du Christ. C’est cela la foi, c’est croire ces paroles.

    Jésus nous avertit que nous aurons des tribulations dans le monde et que la foi n’est pas un long fleuve tranquille. La vie chrétienne est très difficile et nous avons tous des épreuves. Si l’on regarde en arrière, les premières périodes de l’Histoire de l’Église ont été des siècles d’horreur pour le peuple chrétien, sous l’Empire romain. Puis plus tard, l’Inquisition. Actuellement encore, les chrétiens sont persécutés et assassinés dans les pays musulmans. Ici, grâce à Dieu, nous sommes épargnés, bien que nous sentions que « l’ambiance » se gâte.

    L’intolérance s’installe au plus haut niveau et la liberté semble se rétrécir de plus en plus. On nous interdira bientôt de croire que Dieu est le Créateur des cieux et de la terre.

    Même s’il y a de bonnes choses dans le monde, le monde est tout entier sous la puissance « du malin » et comme (1 Jean 5:19) nous dira « Le monde entier se vautre dans le mal. » L’Église a le devoir de lutter contre le mal, ce qui demande du discernement et de l’intelligence. Nous chrétiens sommes troublés devant la réalité, quand nous entendons parler de la mafia des hormones, de la mafia du sexe et de la drogue. Le mal se répand dans le monde : le commerce des armes, le blanchiment de l’argent, les scandales de la finance, de la police et de la justice, la pollution, la pornographie, les scandales en tous genres... En voyant cette puissance du mal, le chrétien doit s’attacher à cette promesse, cette affirmation du Christ « Prends courage, j’ai vaincu le monde. »

    Le mal semble gagner et paraît engloutir l’Église de Christ. Mais Dieu n’a pas dit son dernier mot ; et si nous sommes convertis, ne baissons pas les bras, accrochons-nous tous ensemble à cette promesse du Seigneur « Prenez courage ! »

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD. Parue dans le bulletin ’Résurrection’ de mars-avril 2009.

    Inquisition

    Tribunal spécial institué par la papauté pour lutter contre les hérésies au moyen d’une procédure particulière, l’enquête (inquisitio). Introduite devant les tribunaux ecclésiastiques par Innocent III (1199), la procédure inquisitoriale (interrogatoire, torture, châtiments) fut confiée aux Dominicains (XIIIe s.) pour lutter contre les Albigeois dans le midi de la France. Très active jusque dans l’Espagne du XVIe s. (contre les Musulmans et les Juifs), l’Inquisition a été officiellement supprimée au début du XVIIIe s.

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