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    logo ARTICLE 110Le meilleur du meilleur août 2005
    PRÉDICATION • Tout chrétien doit pouvoir faire la distinction entre le bien et le mal, ce qui devient très difficile dans notre société actuelle qui a inversé les pôles du bien et du mal.

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     N’oublions pas les martyrs protestants !

    Le combat n’est pas terminé !

     | Hébreux 11 : 30-40 et 13 : 17
     
    Fin d’octobre, nous célébrons la date anniversaire de la Réforme, c’est-à-dire de la naissance du protestantisme.

    Nous n’insistons pas sur la notion de naissance d’une religion, mais plutôt sur le réveil spirituel qui s’est répandu dans nos régions aux 16e siècle et suivants.

    En effet, l’Évangile de Jésus-Christ allait secouer toute l’Europe. Des hommes et des femmes allaient découvrir la grâce de Dieu et brandir bien haut la Parole divine au risque de leur vie. Rien ne pouvait les arrêter : ni la prison, ni les tortures, ni le bûcher, ni les galères... Ce fut l’un des plus grands réveils spirituels de l’Histoire et ce fut l’Europe qui en fut le cadre !

    Beaucoup d’églises protestantes ont oublié cet anniversaire. Il est pourtant encore de pleine actualité de le rappeler. En effet, le Vatican a réaffirmé que l’Église catholique est "la seule véritable église chrétienne", que les protestants sont "un ensemble de communautés ecclésiastiques ayant rompu avec la succession apostolique" et que "leur conception de l’Eucharistie (Sainte Cène) n’est pas valable".

    Mais quelle est cette Église qui parle avec tant d’arrogance et de mépris ? Une Église qui affirme avoir maintenu avec fidélité la succession apostolique et la transmission du message apostolique à travers les siècles. Les apôtres auraient eu des successeurs en la personne des évêques tout au long de l’Histoire.

    Tous les historiens sérieux croyants ou incroyants, savent que tout cela est un énorme mensonge. L’Histoire prouve que la succession apostolique a été interrompue. A un certain moment, il y eut deux papes et même trois, et une femme, Jeanne, déguisée en homme se fit élire pape. Cette pseudo succession passa par la famille Borgia célèbre pour ses orgies, sa corruption morale et sa perversité.

    Le prédicateur catholique Bossuet a dit : “La Réforme a été la punition de Dieu sur l’Église catholique à cause du relâchement moral de son clergé...” Même au sein de l’Église catholique romaine, certains ont reconnu que cette Église s’était corrompue au lieu de proclamer bien haut le message du Christ. Il faut savoir que l’office suprême de pape, cardinal ou évêque était marchandé à prix d’argent, l’objet de manipulations, complots, trafics d’influence, meurtres... Est-ce là cette Église qui prétend être la seule et unique Église fidèle au message de Jésus-Christ, qui prétend posséder la plénitude des moyens de salut, qui a proclamé : « Hors de l’Église (catholique), pas de salut ! » ?

    Tout cela est une insulte vis-à-vis des milliers de chrétiens protestants persécutés, torturés, mis à mort.

    Ces frères étaient marqués au fer rouge sur l’épaule, comme du bétail, des trois lettres G.A.L., les trois premières lettres de « galère ». Ils mouraient dans des conditions effroyables de maltraitance et d’épuisement. Quand ces malheureux étaient conduits jusqu’au port de La Rochelle, traversant à pied la France, par les villes et les campagnes, les gens pleuraient à leur passage, voyant ces hommes enchaînés, les fers aux pieds, aux mains, au cou, dont plusieurs ne résistaient pas et périssaient en cours de route.

    Quand les réformateurs ont averti l’Église de ses erreurs doctrinales, ont dénoncé la cupidité du clergé, mis en évidence l’immoralité des prêtres, évêques, cardinaux, papes, quelle fut sa réaction ? S’est-elle repentie, a-t-elle révisé sa doctrine, remis de l’ordre parmi le clergé ? Rien de tout cela ! Elle a organisé la « Sainte Inquisition », qui fut une chasse à l’homme dans toute l’Europe. Une partie du clergé s’est consacrée uniquement à pourchasser les chrétiens protestants pour les arrêter, les emprisonner, les torturer, les forcer à blasphémer, les condamner, les exécuter en leur réservant une mort lente, les brûlant vifs, les enterrant vivants, les pendant au gibet, leur infligeant le supplice de la roue... Et tout cela avec la bénédiction du Vatican !

    Cette Eglise a déclenché, avec la complicité du pouvoir politique français et du roi Charles IX, le Massacre de la Saint Barthélemy, le 24 août 1572. Ce fut une exécution sauvage de milliers de chrétiens protestants à Paris principalement, et dans d‘autres villes françaises. Les historiens de l’époque rapportent que la ville de Paris sentait le sang !

    Deux semaines après le massacre, le 8 septembre, le pape célébrait à Rome une messe d’actions de grâces et le 11 septembre, un TE DEUM à la gloire de ce massacre. Le peintre Giorgi Vasari fut appelé à Rome et chargé de représenter sur les murs du Vatican les principales scènes de ce massacre (on peut encore les voir aujourd’hui). Le Vatican fit frapper une médaille avec cette inscription en latin « Massacre des huguenots le 24 août 1572. »

    Cette Église fit exécuter à Montpellier, en 1732, le pasteur Pierre Durand âgé de 32 ans. Avant de mourir, il écrivit : « Si mon Sauveur veut m’appeler à signer de mon sang Son Saint Évangile, que Sa volonté soit faite ! » Sa sœur, Marie Durand, fut, à l’âge de 19 ans, enfermée pendant 38 ans dans la tour de Constance à Aigues-Mortes, avec d’autres femmes. Le 26 décembre 1768, Marie et ses compagnes de captivité furent libérées grâce à la pression de politiciens ralliés à la foi protestante. Les habitants de la ville furent indignés à la vue de ces malheureuses, dont la plus âgée avait 84 ans. D’autres femmes n’avaient pas résisté à l’épreuve et étaient mortes ou devenues folles.

    Cette Église enferma des milliers de chrétiens protestants dans le château d’If, îlot fortifié en face de Marseille, où une plaque commémorative dit : « A la mémoire des 3500 protestants condamnés pour cause de religion, qui ramèrent sur les galères du roi de 1648 à 1750. Ils ont préféré les chaînes, la prison et la mort à l’abjuration. »

    Cette Église vendit à prix d’argent le pardon des péchés au moyen des indulgences. Alors que Martin Luther, au 16e siècle, découvrait les fausses doctrines de l’Église, un moine nommé Tetzel, sillonnait l’Allemagne pour vendre des indulgences (documents garantissant la libération des âmes retenues dans le purgatoire), ou raccourcissant les peines du purgatoire. L’argent de ce commerce scandaleux devait servir à la construction de la cathédrale Saint Pierre à Rome. Luther qui découvrait dans les Écritures la doctrine de la grâce et du pardon des péchés gratuitement offert à ceux qui croient en Jésus-Christ, rédigea en réaction ses 95 thèses et les afficha sur la porte de la chapelle du château de Wittenberg le 31 octobre 1517. Cette date fut retenue comme date historique.

    Beaucoup de protestants pensent que cela appartient au passé. Erreur ! Le 31 octobre 1986, le pape Jean-Paul II rédigea une encyclique qui relançait la vente des indulgences.

    Il nous incombe de combattre le bon combat de la foi non pas avec des armes qui blessent et tuent, mais avec l’épée de l’Esprit qui est la Parole de Dieu (Éphésiens 6:17). Luther a dit : “J’ai attaqué indulgences et papistes, mais sans recourir à la violence. Je n’ai fait que proclamer, prêcher, écrire la Parole de Dieu et rien d’autre.”

    Le cardinal William Levada (président de la congrégation pour la doctrine de la foi) rappelle que le texte du Concile Vatican II dit : « L’Église du Christ subsiste pleinement dans la seule Église catholique romaine. » et ajoute que « Le concile n’a pas modifié la doctrine. » Le bon combat de la foi continue.

    Camille Rabaut a écrit à ceux qui ont oublié le souvenir des martyrs de la foi :

    “Et nous traînons si bas leur souvenir puissant.
    Qu’à nous le voir porter.
    On ne sait si nous sommes les vers de leurs tombeaux,
    Ou les fils de leur sang.”

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 28/10/2007 par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD - Parue dans le bulletin ’Résurrection’ de janvier 2009.

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