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    Grégoire de Nazianze, père de l’Eglise, exprime avec des mots simples des faits singuliers et apparemment contradictoires, qui heurtent ainsi le sens commun et interpellent le lecteur.

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    La folle course du temps

     | 1 Corinthiens 7 : 29 - Colossiens 4 : 5
     

    Cette prédication du 7-1-2007
    peut aussi être écoutée, en MP3.

    Durée : 35’ 10
    Cliquez sur le lien ci-dessus ou en bas de page.
    Écouter en direct : clic gauche.
    Télécharger : clic droit, puis "Enregistrer la cible sous..."

    La machine du temps ne s’arrête pas. Personne ne sait bloquer ou arrêter le temps.

    Nous voudrions pouvoir arrêter le temps dans les grands moments de bonheur, mais ces moments-là passent très vite aussi ; ou alors dans des moments de peine profonde, devant la perte d’un être cher, nous aimerions arrêter le temps ou rajouter du temps, mais impossible, la machine du temps ne s’arrête pas.

    Rappelons-nous les beaux vers du poète Alphonse de Lamartine qui lui aussi aurait voulu stopper le temps :

    « Ô temps, suspend ton vol
    Et vous heures propices
    Suspendez votre course.
    Laissez-nous savourer
    Les rapides délices
    Des plus beaux de nos jours. »

    Impossible, le temps ne suspend pas son vol, ni les heures leur course folle. C’est avec le temps que nous avons le plus de soucis. C’est le temps qui nous manque le plus. Certains diront peut-être que c’est l’argent. Mais non, c’est le temps qui manque le plus. Le temps est fixé par Dieu, le temps qui passe file pour chacun de nous, pour tous les hommes, chrétiens ou non, belges ou américains, le temps nous file entre les doigts.

    Notre vie est rythmée par le temps. Dès le matin, le réveil sonne, il est temps de se lever, de déjeuner, de partir à l’école, de souper. Il est temps de semer, il est temps d’aller à l’église, d’aller faire les courses, d’aller voir les parents, de laver le bébé, de préparer le dîner... Il est toujours temps de faire quelque chose. Et même pendant notre sommeil, le temps n’a pas arrêté de filer. Nous nous bagarrons constamment avec le temps. Le temps nous tient tous en prison, les minutes, les heures, les secondes sont autant de barreaux à cette prison. Nous ne pouvons pas en sortir, nous devons vivre à l’intérieur du temps.

    L’Ecclésiaste disait avec sagesse « Ce qui manque ne peut être compté. » (1.15).

    Malgré toute la technologie du 21e siècle, nous sommes toujours à court de temps. On pensait pouvoir gagner du temps avec les machines à laver, les fers à vapeur, le four à micro-ondes, le lave-vaisselle, l’ordinateur... Ces petites merveilles devaient nous faire gagner du temps, mais non, nous arrivons toujours trop court. Nous ne serons jamais maître du temps. Nous avons toujours besoin ou d’une minute en plus, ou d’une heure en plus, ou d’un jour en plus, ou d’une année en plus pour accomplir nos projets. Le temps n’est pas élastique.

    Dans les Écritures, nous trouvons les mêmes situations : Moïse, David ont bien compris que le temps qui nous est imparti est limité. Les disciples aussi (Marc 6:31) « Ils n’avaient même pas le temps de manger. »

    Les problèmes sont les mêmes au 21e siècle qu’au 1er siècle car l’homme ne change pas et les données de notre vie non plus. En face de ces contraintes dans lesquelles nous sommes enfermés, la Bible nous présente Celui qui est libre du temps : l’Éternel, le Dieu Créateur des cieux et de la terre et du temps. Il n’a pas de commencement ni de fin. Nous avons un commencement et nous aurons une fin sur cette terre. Dieu n’est jamais pressé. Il est le maître du temps, Il n’est jamais en retard.

    Pierre disait aussi que pour Dieu un jour c’est comme mille ans et mille ans comme un jour. Il s’est inspiré du Psaume 90 de Moïse. C’est-à-dire que Dieu peut dérouler le temps d’une journée en une durée de mille ans et Dieu peut comprimer mille ans comme si c’était un jour. Il est DIEU d’éternité en éternité. Pour Dieu, le temps qui s’écoule n’est pas une prison, ce n’est pas une contrainte car Il est Dieu. Et en face de cette éternité de Dieu, Moïse est frappé par la brièveté de la vie tout comme nous... Les jours passent vite et nous nous envolons. L’Ecclésiaste dira de même « Il y a un temps pour chaque chose dans la vie. » Jacques, le frère du Seigneur dira « Nous sommes une vapeur qui paraît pour un temps et ensuite disparaît. »

    Victor Hugo a rédigé ces vers magnifiques :

    « Vous qui pleurez, venez à Lui car Il console.
    Vous qui souffrez, venez à Lui car Il guérit.
    Vous qui passez, venez à Lui car Il demeure. »

    La seule portion de temps sur laquelle nous avons prise, est celle que nous vivons maintenant, l’instant présent. Hier est passé et demain pas encore là. Et pourtant, nous avons souvent tendance à vivre dans le passé (le bon vieux temps), ou alors à penser déjà au lendemain (vivement les vacances, vivement dimanche,...). Rarement, nous vivons l’instant présent. Les jeunes vivent pour demain et les aînés vivent souvent du passé. Et le moment présent nous file entre les doigts. Il faut être sage pour bien gérer son temps, pour ne pas le gaspiller car il a été fixé par Dieu.

    « Rachetez le temps car les jours sont mauvais. » dit l’apôtre dans Éphésiens 5:6. Mais où donner notre temps ? A quoi consacrer notre temps pour ne pas regretter un jour d’avoir perdu notre temps, ou même d’avoir perdu notre vie ? Dans le concret, cela veut dire :

    1) Consacrer du temps à sa famille.

    Le couple est la première institution divine, et même si nous ne partageons pas la même foi, nous devons prendre du temps pour notre famille. Dieu a institué le mariage avant l’Église, avant l’État. Beaucoup d’épouses souffrent de ce que leur mari ne leur consacre pas assez de temps. Le couple a besoin de temps pour se construire. « Mari, aimez chacun votre épouse. Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit. Que la femme agisse de même envers son mari. » Le temps que l’on consacre à sa famille n’est jamais perdu.

    2) Consacrer du temps à nos enfants.

    Combien d’enfants souffrent de ce que leurs parents ne consacrent pas assez de temps pour leur éducation, pour leur formation. Les problèmes des jeunes viennent souvent d’une déficience du rapport entre parents et enfants. Nos enfants ont droit à notre temps. Le cadeau le plus coûteux que nous puissions leur offrir est « notre temps. » « Jette ton pain à la surface des eaux et avec le temps tu le retrouveras. » dit la Bible (Ecclésiaste 11.1).

    Notre société vit de graves problèmes avec la jeunesse. Mais si nous devons prendre du temps pour nos enfants, à l’inverse, nous ne devons pas négliger nos parents devenus âgés. Ne volons pas non plus le temps qui leur appartient, car un jour, nous devenons « les parents de nos parents ». C’est aussi notre devoir et c’est le plan de Dieu que la famille se construise autour du temps qui nous est offert. « Celui qui ne prend pas soin des siens est pire qu’un infidèle, il renie sa foi. » L’Evangile c’est aussi cela : consacrer du temps à notre famille.

    Bien sûr, nous savons que la conversion change beaucoup de choses dans notre vie, notre conception du temps n’est plus la même, parce que nous ne vivons plus comme avant. Nous prenons du temps pour venir au culte, aux réunions, mais n’oublions pas le temps à consacrer à notre famille. Gérons bien notre temps, pour éliminer ce qui est superficiel, inutile, futile et choisissons ce qui est essentiel. Nous tirerons profit du temps consacré à notre famille. « Ne méprise pas ta mère quand elle est devenue vieille. » Proverbes 23:22. Le cercle de famille est le plan de Dieu.

    3) Donner de notre temps à l’église.

    Celui qui aime Jésus-Christ, doit aussi aimer l’Église de Jésus-Christ. Bien sûr, s’investir dans l’église prend encore de notre temps. Mais le temps que l’on donne à Dieu, Il nous le fait gagner. Dieu a promis de récompenser notre foi, notre fidélité, notre libéralité, notre amour pour les autres et le temps que nous leur consacrons. Cela vaut la peine de s’investir dans l’église car on y trouve de la joie, des bénédictions et nous retrouverons tout au centuple dans le royaume de Dieu.

    Dieu nous aime et il est heureux de nous voir consacrer du temps à son Église. C’est l’Église de Celui qui a été crucifié pour nous. On trouve des bénédictions à travailler ensemble. Dans toutes les églises du monde, on cherche des chrétiens prêts à donner du temps : du temps pour être ancien, ou pour l’école du dimanche, ou le club des jeunes ou pour visiter les personnes malades. Jésus a dit « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Matthieu 19:19). Comment ? En lui donnant du temps pour l’écouter, le comprendre, le conseiller... Il est temps de chercher l’Eternel, car les bontés de l’Eternel se renouvellent chaque matin. Le temps appartient à Dieu et « Aujourd’hui, si vous entendez Sa voix, n’endurcissez pas votre cœur. » (Hébreux 3.15).

    Et Dieu dans tout cela ? Et bien quand vous aurez consacré du temps à vos enfants, à vos parents, à votre prochain, à votre église, n’est-ce pas à Dieu que vous aurez offert votre temps ?

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 7-1-2007 par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD - Parue dans le bulletin ’Résurrection’ de février 2008.

    Documents

    logo DOCUMENT 686, 1er décembre 2011, MP3 16.1 Mo
    LA FOLLE COURSE DU TEMPS


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