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    logo ARTICLE 279Belgique :
    Situation religieuse et spirituelle
    octobre 2007
    La revue « Le Vif /L’Express » a publié en 2006 et 2007 les résultats d’un sondage très intéressant sur la situation religieuse et spirituelle en Belgique.
    logo ARTICLE 85Il y a un « Mais » janvier 2004
    PRÉDICATION • Après la sortie d’Egypte, Moïse envoie douze éclaireurs dans le pays de Canaan avant d’y entrer. Leur mission consiste à explorer ce pays promis. Après quarante jours les éclaireurs reviennent vers le peuple d’Israël...

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    La foi au 21e siècle

     

    En commençant cette émission, j’aimerais vous lire deux passages de la Bible :

    -  « Or la foi, c’est la garantie des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas. » (Hébreux 11:1)

    -  « Or sans la foi, il est impossible de Lui plaire ; celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’Il existe et qu’Il récompense ceux qui le cherchent. » (Hébreux 11:6)

    Un soir, je rentre tard à la maison, je m’assieds dans le divan et zappe quelques images sur l’écran TV. C’est la fin d’une émission de Thierry Ardison « Double jeu ». Son invité est le célèbre Philippe Bouvard, ils sont dans un genre de confessionnal. L’animateur pose une série de questions : « Y a-t-il quelque chose que vous regrettez aujourd’hui ? » Réponse : « Oui, de ne pas avoir rencontré quelqu’un qui ait fait jaillir en moi l’étincelle de la foi. » Surpris Ardison insiste : « Vraiment ? » et Bouvard de confirmer : « Oui vraiment je le regrette. »

    Cette anecdote, au cœur de notre actualité, nous montre à souhait que la foi reste un sujet très moderne qui dépasse les murs de nos églises.

    Je vous en donne d’autres exemples : j’ai lu avec grande joie le livre de Michel Delpech « L’homme qui avait construit sa maison sur le sable. » Il y raconte comment après avoir plongé dans la drogue, l’immoralité, comment après avoir frôlé le suicide pendant 8 années, il retrouve l’équilibre grâce à la foi en Jésus-Christ.

    Autre exemple encore : le philosophe Jean Guitton de l’Académie française a révélé il y a plusieurs années, que Jean-Paul Sartre, chef de file de l’athéisme, avait à la fin de sa vie donné une interview dans laquelle il reconnaissait s’être trompé et que désormais il témoignerait en faveur de l’existence de Dieu. Sa compagne Simone de Beauvoir a tout fait pour empêcher la publication de cette interview.

    Autre exemple : lors de la célèbre « Marche blanche » à Bruxelles en 1991, Marie-Noël Bouzet, la maman d’Elisabeth Brichet, a dit au micro devant 300.000 personnes : « J’avais entendu dire que la foi peut soulever des montagnes, je ne savais pas ce que cela voulait dire, maintenant je sais ! »

    Autre exemple : dans un autre registre, Ophélie Winter, chantait il y a quelques années : « Dieu m’a donné la foi. »

    Un dernier exemple : je change encore de registre et j’emprunte quelques mots à Hubert Beuve-Méry, fondateur du journal « Le Monde » : « Athées qui proclamez la mort de Dieu, matérialistes de toutes obédiences, agnostiques, mes frères, n’en doutez pas : ce monde meurt d’avoir perdu la foi et l’amour... »

    Voici toute une série d’exemples qui nous montrent que la question de la foi est bien présente encore aujourd’hui. En effet, il n’y a pas de sujet plus fondamental que celui-là. Le grand écrivain allemand GOETHE a écrit : « Ce qui constitue l’objet le plus profond de l’Histoire, de l’Univers et de l’humanité, qui fait que tous les autres dépendent de lui, c’est toujours le conflit de la foi et de l’incrédulité. » Chaque aspect de notre vie dépend en effet de ce choix que nous avons fait entre la foi et l’incrédulité.

    La Bible nous dit que Jésus, à plusieurs reprises a été frappé par l’incrédulité des gens. Un jour, Jésus a demandé à ses propres disciples « Où est votre foi ? » Faisons un rapide tour d’horizon. Ceci nous permet de mieux comprendre ce qu’est la foi qui nous permettra de comprendre l’importance du sujet.

    Tout d’abord la foi est synonyme de confiance. Avoir foi en Dieu signifie, avoir confiance en Dieu. Vous pouvez d’ailleurs faire l’expérience vous-mêmes. Lorsque vous rencontrez le mot « foi » dans la Bible, remplacez-le par confiance. Cela nous aide à comprendre le sens du mot foi. Quand Jésus a posé cette question à ses disciples : « Où est votre foi ? » cela voulait dire : où est votre confiance ? Nous ne pouvons venir à Dieu avec la raison seule. Notre intelligence n’y suffit pas, Dieu est trop grand pour que nous puissions le saisir par l’intelligence. Nous ne sommes pas capables d’expliquer un grain de sable et nous voudrions comprendre Dieu ? Nous devons venir à Dieu avec confiance, avec foi. Il faut s’abandonner, capituler, se rendre. Il faut mettre de côté notre orgueil. L’orgueil est le plus grand obstacle à la foi.

    Cependant, l’intelligence n’est pas à exclure de la foi. Au contraire on pourrait dire que : la foi c’est l’illumination de l’intelligence. La foi n’est pas un suicide intellectuel. Permettez-moi de vous poser la question. Si vous ne voulez pas mettre votre confiance en Jésus-Christ, en qui allez-vous la placer ?

    Ensuite, nous découvrons dans la Bible que la foi se marque par une décision. La foi engage notre volonté, elle implique un choix. On entend dire parfois : « Moi j’ai toujours eu la foi ! » Mais on ne naît pas avec la foi, on ne naît pas chrétien. On le devient, on le choisit. De même pour le mariage. On ne naît pas marié, on le devient, on le choisit, on le décide. Il y a un « oui » à dire. OUI je crois, oui maintenant je fais confiance à Jésus-Christ. Je le décide. Ce ne sont pas mes parents qui peuvent le décider pour moi. On n’a pas la foi par procuration. La foi ne nous est pas administrée par le baptême. En Belgique, il y a des milliers de personnes qui ont été baptisées enfant et qui n’ont pourtant pas la foi ! Il faut qu’il y ait un acte de la volonté et de la raison. Le théologien Emile Brunnner a écrit ceci : « Nous arrivons à la décision, moi ou toi. Moi mon seul maître ou toi mon Seigneur. Cette décision c’est la foi. »

    A ce stade, permettez-moi encore de vous demander : avez-vous un jour fait le choix de la foi ? La Bible dit : « Examinez-vous vous-même pour voir si vous êtes dans la foi ! » (2 Corinthiens 13:5).

    Troisièmement, nous découvrons dans la Bible que la foi est synonyme d’engagement. La confiance en Dieu, la réflexion, la décision engage. Le OUI de la foi nous introduit dans un processus. Comme pour le mariage, quelqu’un pourrait aussi dire : trop facile. Il suffit de dire oui, et de signer un papier devant le bourgmestre. Et bien oui, mais tout cela nous engage pour la vie. La foi c’est aussi un engagement, l’engagement de suivre Jésus-Christ, de l’aimer, de lui obéir, d’obéir à Sa parole. Toutefois, que personne n’ait peur. Suivre Jésus-Christ c’est le plus grand des bonheurs. La foi rend heureux même si les problèmes de la vie ne nous sont pas ôtés.

    Maintenant, j’aimerais attirer votre attention sur trois choses.

    -  1) Beaucoup de personnes qui refusent la foi pour des raisons intellectuelles ne manquent pas de tomber dans la superstition la plus primaire. Quand ils disent par exemple « Touchons du bois. » et qu’ils cherchent partout un morceau de bois pour le toucher afin d’être protégés d’un malheur. Ou d’autres encore qui portent un talisman ! Dans notre pays reconnaissons-le, il y a plus de superstitions que de foi véritable.

    -  2) Ensuite, on entend très souvent dire : « J’ai la foi mais je ne pratique pas » ! Un récent sondage surnommé « Baromètre religieux 2008 » révèle que 42% des francophones se disent "croyants non pratiquants". Dites-moi. Que pensez-vous de quelqu’un qui vous assure qu’il est chasseur mais qu’il ne pratique pas ! Vous avez compris. Un chasseur qui ne pratique pas n’est pas un chasseur. De même un croyant non pratiquant, ce n’est pas un croyant ! La Bible dit : « La foi sans les œuvres est morte. » (Jacques 2:26) c’est-à-dire la foi qui ne se pratique pas n’existe pas ! Ne nous trompons pas nous-mêmes par de faux raisonnements.

    -  3) Une dernière remarque. Il y a une différence entre "Croire en Dieu" et "Croire Dieu". La foi véritable, ce n’est pas seulement croire en Dieu, croire qu’il y a quelque chose ou quelqu’un là-haut. La foi véritable c’est croire Dieu. Croire Dieu sur parole, croire Sa parole. Croire ce qu’Il a dit. Et ceci nous ramène à la Bible, la Parole de Dieu. La foi c’est la vie !

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 24-5-2008 à la RTBF (émission « La voix protestante) par Philippe HUBINON - Résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD - Parue dans le bulletin ’Résurrection’ de décembre 2008.

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