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    logo ARTICLE 617Semailles et moissons mai 2010
    PRÉDICATION • Attardons-nous sur une de ces lois spirituelles, mais qui en fait, n’est pas que spirituelle. Elle concerne tous les aspects de la vie. C’est la loi des semailles et des moissons.
    logo ARTICLE 801Jacques Ellul (1912-1994) novembre 2013
    Professeur d’histoire du droit, sociologue et théologien protestant français.

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    Panne de conscience

    | Hébreux 9.11-14 - Romains 2.11-16 - Matthieu 27.1-10, 15-25
     

    Quel est le plus grand prédicateur de tous les siècles ? Prédicateur infatigable qui fait entendre sa voix jour et nuit, parlant à tous les hommes sur la surface de la terre depuis Adam jusqu’à nous, s’adressant à l’enfant, au vieillard, au savant, à l’ignorant, au riche, au pauvre, au roi sur son trône, au clochard couché sous les ponts, aux braves gens et aux brigands, aux athées, aux chrétiens, aux musulmans, aux bouddhistes, etc. ? Ce grand prédicateur s’appelle CONSCIENCE.

    Un jour, un chrétien me téléphone disant : “Mon père est très malade et voudrait vous voir parce qu’il est troublé par une vieille histoire. Sa conscience n’est pas en paix !” Nous comprenons tous de quoi il s’agit, car tous, nous avons entendu la voix de notre conscience. Elle peut être la meilleure preuve de l’existence de Dieu ! Cette voix intérieure qui dit si l’on a bien ou mal agi, ne vient pas de nous mais de Dieu. Le philosophe allemand Emmanuel Kant a dit : “Deux choses me remplissent l’esprit d’étonnement et plus j’y pense, plus je m’en étonne : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale qui est en moi.” (c’est-à-dire ma conscience).

    Les historiens rapportent que le roi de France Charles IX, qui régna au 16e siècle, ordonna le tristement célèbre “Massacre de la Saint-Barthélemy” (24 août 1572) au cours duquel des milliers de Protestants furent égorgés, jetés vivants par les fenêtres, noyés, brûlés, pendus, hommes, femmes, enfants, sans distinctions. Il se confessa à son médecin : “Depuis des mois, j’ai une fièvre physique et spirituelle. Si seulement j’avais épargné l’innocent, le simple d’esprit, l’infirme, je pourrais dormir. Mais ma conscience me tourmente jour et nuit.”

    La Bible rapporte dans Matthieu 27.3-8 que Judas, qui trahit Jésus et le vendit pour 30 pièces d’argent, n’arrivait pas à apaiser sa conscience. Il avait vu en Jésus la puissance et l’amour de Dieu. Mais il aimait l’argent et vendit son maître pour deux fois rien ! Il essaya d’apaiser sa conscience en rendant l’argent, mais rien n’y fit, et il se suicida.

    Il ne fut pas le seul ! Dans le récit de la passion, il est décrit (Matthieu 27.11-15) comment Ponce Pilate participa au scandale de la condamnation de Jésus. Il fit condamner Jésus tout en sachant qu’il était innocent. Pendant le procès, il eut ce geste historique : il prit de l’eau, se lava les mains en présence de la foule et dit : « Je suis innocent du sang de ce juste. » (Matthieu 27.24). Ce que l’on sait moins, c’est que plus tard Pilate fut exilé à Vienne en France, et s’y suicida. Il s’était lavé les mains mais sa conscience restait souillée, tachée ...

    Quelle est cette voix qui parle sans crainte aux plus grands de ce monde ? La voix de la conscience, la voix de Dieu. Elle est une amie ou une ennemie ? Un Indien d’Amérique du Sud a dit : “La conscience est une petite chose a trois angles qui vit en moi. Quand je fais le mal, elle tourne et me blesse, si je continue dans cette voie, les angles s’arrondissent et ne me font plus mal.”

    Notre conscience est un “système de sécurité” inclus par Dieu dans la constitution de tout être humain pour la vie morale. Dans le corps, Dieu nous a pourvus d’un système nerveux qui détecte le chaud et le froid, le coupant, le rugueux, la douleur, etc. Certains disent : “Pas besoin de religion, d’Eglise, de Bible, j’ai ma conscience.” Or, ce système de sécurité présente un danger. En effet, la conscience peut devenir très élastique, elle est comme une sentinelle, elle peut être une précieuse amie ou une dangereuse ennemie. A force de refuser d’entendre sa voix, il arrive un moment où cette voix se tait. C’est cela l’endurcissement de la conscience.

    Dans Genèse 6.3, Dieu dit : « Mon esprit ne contestera pas toujours avec l’homme. » Et arrive le moment où, à force d’étouffer sa voix, la conscience ne fonctionne plus, ne réagit plus !

    Etant jeune, en vacances en France avec mes parents, nous avons visité une exposition de reptiles vivants. Parmi eux, se trouvait un crotale ou ‘’serpent à sonnette‘’. Quand je frappais sur la vitre de protection, le serpent faisait vibrer les écailles du bout de sa queue. Cela me plaisait de participer à ce jeu ! Mais, le responsable de l’exposition me tapa sur l’épaule disant : “Ne le faites pas trop, car pour les prochains visiteurs, le serpent ne réagira plus.”

    Il en va de même avec la conscience. A force de la solliciter, elle ne réagit plus. Situation dangereuse quand l’alarme ne fonctionne plus ! Deux exemples :

    -  Les criminels nazis au procès de Nuremberg plaident tous ‘’non coupables’’. Ces hommes avaient “tué” leur conscience !

    -  Interviewée par un journaliste, une prostituée déclara “qu’au début, elle revenait de son boulot en pleurant, mais que plus tard, elle n’avait plus de sentiment de culpabilité”. Sa conscience ne fonctionnait plus. A force de “pratiquer”, elle était arrivée à étouffer la voix de sa conscience.

    La Bible parle des faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience (1 Timothée 4.2).

    La psychologie moderne criera victoire quand la conscience des hommes sera arrivée à se libérer des “vieux tabous” de la morale judéo-chrétienne. Mais le système de sécurité sera alors hors-service.

    Quelqu’un a dit : “Le péché est un buisson de ronces qui étouffe la rose (la conscience).”

    Beaucoup de personnes en sont arrivées là. Elles n’ont plus de repères et ne savent plus où elles en sont. Dans un magasin, un voleur est pris sur le fait. C’est lui qui s’emporte contre la caissière et le gérant ! (Fait réel.)

    La conscience n’est rien en elle-même, si elle n’est pas éclairée par la Lumière. Comparons-la à un miroir : il est important que la conscience soit éclairée par la Parole de Dieu.

    Le péché nous marque, le temps ne l’efface pas, ni l’argent, ni la réussite, ni la gloire. Combien autour de nous souffrent parce que leur conscience est marquée et que la marque s’approfondit avec les années. On se dit sans cesse : “Je n’aurais jamais dû faire cela !”

    Moyens inutiles pour apaiser sa conscience ?

    1° La religion, les pratiques religieuses, les rites (allumer des cierges, faire un pèlerinage, embrasser le crucifix, ...). Mais on n’arrive à rien ! La Bible dit (Hébreux 9.9) : « Les dons et les sacrifices qu’on offre sont incapables de justifier la conscience de celui qui offre un culte. »

    2° Le suicide, la mort, n’est pas la fin de la vie. Il y a une vie dans l’au-delà, une vie éternelle. Celui qui veut fuir sa conscience dans la mort la retrouvera au-delà de la mort pour l’éternité. La mort ne peut tuer la conscience, la voix de Dieu.

    Victor Hugo a écrit un troublant poème titré “La conscience” (inspiré du texte biblique sur le meurtre d’Abel par son frère Caïn (Genèse 4). Voici les derniers vers :

    Alors Caïn dit : Je veux habiter sous terre, Comme dans son sépulcre un homme solitaire. Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. On fit donc une fosse, et Caïn dit : C’est bien ! Puis il descendit seul sous cette voûte sombre. Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre, Et qu’on eut sur son front fermé le souterrain, L’œil était dans la tombe et regardait Caïn.

    Même la mort ne pourra faire taire la voix de la conscience !

    3° La fuite dans les paradis imaginaires comme le sexe, l’alcool, la drogue, l’abus de médicaments, le jeu. Mais au retour du voyage, la conscience est là.

    4° Le temps : celui-ci parfois endort la conscience. Mais il arrive qu’après des années, la conscience refasse surface. On peut la comparer au cadavre d’un noyé qui s’enfonce dans l’eau et plus tard, remonte à la surface !

    Pas la religion ! Pas la mort ! Pas la fuite ! Pas le temps ! Alors, comment faire ?

    La Bible dit qu’il n’y a qu’un seul remède : le sang de Jésus-Christ. « font color="saddlebrown">Combien plus le sang de Christ, qui par l’Esprit éternel s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il vos consciences des œuvres mortes pour servir un Dieu vivant. » (Hébreux 9.14). Une seule chose au monde peut purifier la conscience : le sang de Jésus-Christ.

    Que faut-il faire ?

    • Lire la Bible qui est la lumière de la conscience ; • Confesser nos péchés à Dieu ; • Venir à la Croix sous le sang de notre Seigneur Jésus-Christ ; • Venir à Christ par la foi et dans la repentance. 

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 5.11.2017 par Philippe HUBINON.
    Résumé : Marie-Rose GÉRARD - Encodage : Efrem GERONAZZO.

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