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    Martin Luther King

     (15-1-1929 — 4-4-1968)
     

    Un pasteur noir

    Le 15 janvier 1929 naissait à Atlanta, en Géorgie, Martin Luther King junior dans un milieu noir de la classe moyenne. Ses ancêtres avaient été amenés d’Afrique comme esclaves, mais la proclamation du président Abraham Lincoln pendant la guerre de Sécession les avaient émancipés. Celle-ci déclarait : « Ce premier janvier de l’an de grâce 1863, toute personne tenue en esclavage dans un État dont les citoyens sont actuellement en rébellion contre les États-Unis, est dès maintenant et pour toujours déclarée libre. »

    Libres, mais différents dans la vie publique, comme l’écrivait Coretta Scott : « Malgré les efforts des parents noirs pour protéger leurs enfants contre le terrible mal de la ségrégation et de la discrimination, tôt ou tard tous les enfants noirs perdent leur innocence raciale. Un incident brusquement leur fait sentir qu’on les tient pour inférieurs. »

    Trois générations de pasteurs avaient exercé le ministère, et Martin Luther King senior, prédicateur de l’Église baptiste « Ebenhezer ». Il avait reçu les mêmes prénoms que son père. Il continua la tradition familiale et entreprit des études de théologie dans plusieurs facultés, en particulier à Chester, en Pennsylvanie, puis s’inscrivit à l’Université de Boston, où il obtint en 1955 un doctorat en théologie pour sa thèse sur la conception de Dieu de Paul Tillich, un théologien allemand exilé aux États-Unis.

    C’est au cours de ses études, qu’il rencontra Coretta Scott, une étudiante en musique et cantatrice appréciée. Il l’épousa le 18 juin 1953 et ils procréèrent quatre enfants. En septembre 1954, il fut nommé pasteur d’une Église baptiste à Montgomery, en Alabama.

    La prison à Birmingham

    Un des lieux où la ségrégation était la plus contraignante était la ville de Birmingham, en Alabama. Le vendredi saint 12 avril 1963, une marche interdite amena l’incarcération de Martin Luther King. Loin de calmer l’effervescence, elle provoqua de nouvelles marches, au chant des cantiques et des spirituals. Le 5 mai, les manifestants et les forces de l’ordre étaient de nouveau face à face, et un des leaders cria : « Nous ne rebrousserons pas notre chemin. Nous n’avons rien fait de mal. Tout ce que nous demandons, c’est notre liberté. Que ressentez-vous en agissant ainsi ? Lâchez vos chiens. Battez-nous. Nous ne reculerons pas. » Les manifestants se mirent à genoux et prièrent, puis ils s’avancèrent. Les policiers les laissèrent passer. Le pasteur dira par la suite : « J’ai vu là, j’ai ressenti là, pour la première fois, la fierté et la puissance de la non violence. »

    La marche sur Washington

    Dans le but de rappeler le centenaire de la proclamation d’émancipation d’Abraham Lincoln et de réclamer son application intégrale, les dirigeants de la Conférence décidèrent d’organiser une grande marche sur Washington. Le 28 août 1963, une foule de plus de 250.000 personnes, Noirs et Blancs confondus, se rassemblèrent devant le Mémorial du président Lincoln. Martin Luther King y prononça son célèbre discours « l have a dream » (J’ai un rêve), qui eut un énorme impact non seulement sur les assistants, mais dans tous les États-Unis. La revue Time proclama le pasteur « homme de l’année » et un an plus tard, le 2 juillet 1964, le président Lyndon Johnson signait la « loi sur les droits civiques », puis l’année suivante, le 6 août 1965, la « loi sur le droit de vote des Noirs ».

    Le prix Nobel de la paix

    Entre-temps, Martin Luther King avait reçu le prix Nobel de la paix. Dans son discours, le 10 décembre 1964, il réitéra sa conviction fondamentale : « Aujourd’hui dans la nuit du monde et dans l’espérance de la Bonne Nouvelle, j’affirme avec audace ma foi en l’avenir de l’humanité. (...) Je crois que la vérité et l’amour sans conditions auront le dernier mot effectivement. »

    L’incident de Montgomery

    La vie de Martin Luther King n’aurait probablement été que celle d’un pasteur d’une ville de province, sans histoire marquante à raconter, si un incident n’était pas venu bouleverser l’existence de la communauté urbaine.

    Le soir du 1er décembre 1955, Rosa Parks, une femme noire de 50 ans, couturière, était assise vers le milieu d’un autobus à Montgomery. Comme elle ne se levait pas pour céder sa place, parce qu’il y avait d’autres sièges disponibles, le conducteur la fit arrêter. Elle fut accusée d’avoir enfreint les lois sur la ségrégation. Le lendemain, des personnalités noires se réunirent et décidèrent de boycotter les transports en commun à partir du lundi suivant. Entre-temps, le dimanche au cours des cultes, les pasteurs annoncèrent cette mesure et le soir, lors d’une réunion constitutive de l’Association pour le progrès de Montgomery, Martin Luther King fut élu président. Le boycott se poursuivit pendant 382 jours. Dès le début, le jeune pasteur avait mis l’accent sur la non-violence : « Notre action doit être inspirée par les principes les plus profonds de notre foi chrétienne. L’amour doit être notre idéal régulateur. »

    Ce sera le leitmotiv de tout ce qu’il entreprendra par la suite. Pourtant, il fut plusieurs fois incarcéré, assigné en justice. Même, un jour, une bombe fut lancée contre son presbytère, mais il ne céda pas et exhorta les boycotteurs à la patience. Finalement la Cour Suprême des États-Unis intervint et le 21 décembre 1956 la ville de Montgomery mit fin à la ségrégation dans les transports publics.

    Les combats pour la liberté

    Ce premier combat pour la liberté de ses frères, Martin Luther King ne l’avait pas cherché. Il s’était imposé à lui, deux mois après le début du boycott, alors qu’il passait par une moment de découragement. Dix ans plus tard, il le rappelait avec émotion : « Oui, je vous le dis, j’ai vu l’éclair. J’ai entendu le grondement du tonnerre. J’ai entendu les forces du mal se jeter sur moi, essayant de s’emparer de mon âme. Mais j’ai entendu la voix de Jésus me disant de poursuivre le combat. Il promit de ne jamais m’abandonner, de ne jamais me laisser seul. Non, jamais seul. Jamais seul. Et maintenant je marche, en croyant en Lui. »

    Cette lutte intérieure étant résolue, il lui restait à combattre pour ses frères et contre ses adversaires, car le mouvement s’était répandu dans d’autres États et de nouvelles revendications agitaient les esprits. En janvier 1957, les responsables des dix États se réunissaient à Atlanta, puis à La Nouvelle Orléans, où ils fondaient, le 14 février, la Conférence des Dirigeants Chrétiens du Sud (Southern Christian Leadership Conference), dont Martin Luther King était nommé président. Cette organisation entendait mener ses actions selon le principe de la non-violence. La même année, au mois de mai, une première concentration avait lieu devant le Mémorial Abraham Lincoln à Washington, pour faire valoir l’égalité de leurs droits et de leurs devoirs avec les autres Américains.

    Tentative d’assassinat

    Pendant deux années, Martin Luther King multiplia les contacts avec ses frères noirs, malgré les bagarres, les attentats, les lynchages. Certains d’entre eux préconisaient la violence, comme Malcolm X et les mouvements des Black Muslims, et du Black Power. Le pacifique pasteur était accusé par eux d’être l’agent du pouvoir. Le 19 septembre 1958 à New York, une femme noire exaltée lui planta dans la poitrine un coupe-papier en acier. Heureusement la blessure n’était pas mortelle et il put reprendre ses activités quelques mois plus tard. Le premier décembre 1959, il déclarait : « Le temps est venu de faire avancer hardiment et largement la campagne pour l’égalité dans le sud. Après avoir prié et médité, je suis convaincu que le moment psychologique est arrivé où une campagne concertée contre l’injustice peut apporter de grands résultats tangibles. »

    Dans ce but il démissionna de ses charges pastorales à Montgomery et il s’établit à Atlanta auprès de son père. « La vie, même vaincue provisoirement demeure toujours plus forte que la mort. Je crois fermement que, même au milieu des obus qui éclatent et des canons qui tonnent, il reste l’espoir d’un matin radieux. Je crois également qu’un jour toute l’humanité reconnaîtra en Dieu la source de son amour. Je crois que la bonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi. »

    La mort d’un serviteur

    Toutefois, la violence ne cédait pas facilement. Au printemps 1968, une émeute à Memphis, en Tennessee, se solda par un mort. Martin Luther King se rendit dans la ville pour apaiser les esprits. Le 4 avril, alors qu’il se trouvait au balcon du motel Lorraine, une balle le frappa à la gorge. Une heure plus tard, il décédait à l’hôpital. Peu auparavant, il avait dit dans un sermon : « De temps à autre, je pense à ma propre mort, et je pense à mes propres funérailles. (...) Je voudrais que quelqu’un mentionne ce jour-là, que Martin Luther King junior à tenter de consacrer sa vie à servir les autres. (...) Je veux que vous disiez que j’ai tenté d’aimer et de servir l’humanité. »

    Sur sa tombe, ses proches firent graver le refrain du spiritual :

    "Free at last, Free at last.
    Thank God Almighty
    I’m Free at last."

    (Libre enfin, Libre enfin.
    Merci Dieu Tout-puissant.
    Je suis enfin libre.
    )

    Dr Emile Michel BRAEKMAN

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    Post-scriptum

    Émission de la Radio-Télévision protestante sur RTBF-Radio La Première du lundi 2/2/04 - In bulletin ’Résurrection’ d’avril et mai 2004 (avec autorisation).

    Documents

    logo DOCUMENT 537MARTIN LUTHER KING, 15 novembre 2009, JPG 54.8 ko, 488 x 600 pixels

    logo DOCUMENT 539MAUSOLEE DE MARTIN LUTHER KING ET DE SON ÉPOUSE CORETTA SCOTT, 15 novembre 2009, JPG 3.3 Mo, 3872 x 2592 pixels


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