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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    L’obéissance pour les soldats d’élite

     | 1 Pierre 1.1-2, 13-16 - 1 Jean 3.1-3
     

    L’obéissance de l’enfant

    Nous avons déjà abordé le sujet de l’obéissance, et plus particulièrement l’obéissance de l’enfant vis-à-vis de ses parents. Elle est essentielle.

    Cet apprentissage de l’obéissance, dès l’enfance, aidera le jeune et ses parents à passer le cap difficile de l’adolescence. Parler de la sorte ne signifie pas matraquer l’enfant ! Les parents sont responsables de certains échecs de leurs enfants.

    Ainsi un enfant à qui l’on n’a pas appris l’obéissance, sera non seulement un jeune difficile, mais aussi ensuite certainement un mauvais mari ou une mauvaise épouse, un mauvais soldat, un mauvais citoyen, un mauvais père, une mauvaise mère. Beaucoup de jeunes pensent qu’en se mariant ils vont échapper au devoir d’obéir à leurs parents, et ainsi se soustraire, d’une façon générale, à l’obéissance. C’est une erreur ! Le mariage ne permet pas d’éviter le devoir d’obéissance. Marié, il faut continuer à obéir, parce que dans la vie d’un couple, existent des lois et des règles auxquelles il faut se soumettre.

    C’est pourquoi il faut souligner l’importance de l’obéissance dans la formation et l’éducation de l’enfant. Si cette notion est négligée, ce laxisme produira plus tard des maux importants à l’école, à l’armée, dans la vie civile, dans le foyer.

    Cette éducation fait partie de l’amour que les parents doivent témoigner à leurs enfants. L’amour n’est pas seulement caresses, baisers, gentillesses, desserts, crèmes glacées, mais aussi fait d’obéissance.

    Nous allons nous arrêter sur un aspect de l’obéissance :

    Notre obéissance
    en tant qu’enfants de Dieu

    Si le fait de prolonger ce sujet fondamental nous pousse à murmurer et regimber, cela signifie que nous avons un problème avec la ... désobéissance ! Même en tant qu’adulte ! Cela veut dire que nous n’avons pas compris que notre bonheur, notre paix et notre joie se trouvent dans l’obéissance à Jésus-Christ. Un chrétien ayant découvert cette réalité est un enfant de Dieu de pleine maturité. Il a compris que sa foi et son amour pour Jésus-Christ vont se développer et s’exprimer dans l’obéissance à ce que Jésus-Christ a dit : « L’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et les commandements ne sont pas pénibles. » (1 Jean 5.3).

    Le chrétien de pleine maturité ne souffre pas de devoir s’abstenir de la cigarette, de la pornographie, ni de devoir obéir aux commandements de Dieu, parce que "notre foi triomphe du monde". Le bonheur se trouve dans une famille où l’on obéit à Dieu.

    Si dans le foyer les adultes ont le rôle de parents, dans l’église ils ont le rôle d’enfants. « Voyez quel amour le Père a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. » (1 Jean 3.1).

    Dans Galates 3.26, l’apôtre Paul dira : “Nous ne sommes pas fils de Dieu parce nous sommes protestants ou baptisés, ou membres d’une Eglise évangélique. Nous ne sommes pas fils de Dieu parce que nous sommes meilleurs que d’autre ou parce que nous lisons la Bible et connaissons certains versets par cœur.” « Nous sommes fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ, parce que nous avons mis, un jour, notre confiance en ce que Jésus-Christ a fait pour nous sur la croix du Calvaire. »

    Avant de poursuivre, il est primordial de répondre à cette question : Etes-vous certain d’être Enfant de Dieu ? Je ne vous demande pas si vous êtes protestant mais : Avez-vous reçu le Fils ? Etes-vous né de nouveau ? Avant de parler d’obéissance, il faut parler de naissance. Il ne servirait à rien d’essayer d’obéir à la Parole de Dieu si vous n’êtes pas né de nouveau, si vous n’êtes pas converti à Jésus-Christ. La vie chrétienne commence avec la nouvelle naissance. Certains diront peut-être : “mais nous sommes tous convertis, nous sommes tous Enfants de Dieu, nous qui fréquentons régulièrement l’Eglise.”

    En fait, il est nécessaire de lancer l’appel du salut, non seulement aux croisades d’évangélisation, mais dans l’Eglise. Parmi nous il en est qui ne sont pas encore Enfants de Dieu. Ils sont avec le groupe des chrétiens, mais n’en font pas encore partie. Judas a suivi Jésus pendant trois ans. Il a entendu toutes les prédications du Christ. Il a vu tous les miracles. Il était avec le Christ dans la chambre haute. Il a mangé le repas de la Cène avec le Seigneur. Mais Judas ne faisait pas partie des douze. Il n’était pas Enfant de Dieu. Il était là, tout près, avec les disciples, mais n’en faisait pas partie. Dans toutes les Eglises, existent des personnes comme Judas. Ils ne sont pas encore Enfants de Dieu, mais bien enfants de colère. Viens à Jésus-Christ sans tarder.

    L’apôtre Pierre écrit : « Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance. » (1 Pierre 1.14). En hébreu, le verbe “écouter” et le verbe “obéir” ont la même racine.

    De même en grec, le verbe “croire” et le verbe “obéir” peuvent traduire un même mot. Obéir et croire sont liés l’un à l’autre parce que tous deux sont une seule et même réalité. Ainsi la Bible dit : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui n’obéit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » (Jean 3.36).

    La Bible nous surprend quand elle nous dit que le diable croit, que les démons croient ; « Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent. » (Jacques 2.19). Mais pourquoi tremblent-ils ? Parce qu’eux n’obéissent pas. L’obéissance est l’une des marques de la foi véritable.

    La foi d’Abraham est suivie de l’obéissance. Abraham crut et il obéit. Il partit de son pays pour se rendre dans une terre qu’il ne connaissait pas. Il a obéi quand il est monté sur le mont Morija pour y offrir son fils. Sa foi était obéissance.

    La foi de Moïse était aussi suivie de l’obéissance. Il a quitté son beau-père et les troupeaux de Jéthro pour se rendre en Egypte.

    Regardons la foi de Noé. Elle est aussi liée à l’obéissance. Averti souverainement par Dieu, il obéit et construisit l’arche.

    De même Naaman. Sa foi en ce que le prophète lui dit, l’a amené à se plonger sept fois dans le Jourdain.

    Toujours la Bible nous présente le couple “foi et obéissance”. Ainsi, la foi de tous les héros de la foi est marquée par l’obéissance.

    Les Dix commandements

    Mais obéir à quoi ? Certainement obéissance aux commandements de Dieu, aux Dix commandements cités dans Exode 20 :

    Le sermon sur la montagne

    Obéissance également aux commandements du Seigneur Jésus.

    Lors du sermon sur la montagne, Jésus nous rappelle non seulement « Tu ne commettras point d’adultère. », mais aussi « Tu n’auras pas de pensée adultère. » (Matthieu 5.28). Jésus place la barre beaucoup plus haut donc, en parlant non seulement des actes mais aussi des pensées.

    De même le Seigneur rappelle « Tu ne commettras pas de meurtre. », mais de plus « Tu ne prononceras pas d’insulte ou de juron contre ton prochain. » (Matthieu 5.21). Dans le ser¬mon sur la montagne, Jésus nous enseigne qu’injurier son frère est aussi grave que de commettre un meurtre. Le Seigneur nous affirme que celui qui insulte son frère est aussi coupable que celui qui a assassiné un homme. Dès lors, plus personne ne peut se sentir juste ! Dans ce même sermon sur la montagne, Jésus nous enseigne d’aimer non seulement nos amis, nos copains, nos frères et sœurs, mais aussi nos ennemis, ceux qui nous haïssent (Matthieu 5.44). Tout cet enseignement représente aussi les commandements du Seigneur. Mais encore, nous devons apprendre à obéir IMMÉDIATEMENT.

    Nous souhaitons que nos enfants obéissent de suite. Sinon nous sommes irrités. Mais Dieu n’est-il pas irrité par notre lenteur à obéir ? Nous entendons parfois dix fois, cent fois, mille fois les mêmes paroles de Jésus-Christ sans obéir, sans réagir.

    Chaque pays possède des soldats d’élite, formés et instruits spécialement. Le premier objectif visé dans la formation de ces troupes spéciales est l’apprentissage de l’obéissance immédiate. La rapidité d’exécution de l’ordre donné caractérise ces hommes. Avant de les former à l’endurance, au maniement des armes, à la résistance, on apprend à ces soldats d’élite ... l’obéissance ! Voulez-vous faire partie de ces troupes d’élite du Seigneur, de ces soldats formés d’une façon toute spéciale à l’obéissance ?

    L’obéissance immédiate et spontanée au Seigneur est-elle une seconde nature chez nous ? Sommes-nous “au feu”, “au front”, en plein combat face à l’ennemi ? Voulons-nous tenir ce rôle pour que notre Eglise puisse remplir sa fonction de troupe d’élite de Jésus-Christ dans notre région ? Pour cela, il s’agirait que chacun d’entre nous, enfant de Dieu et soldat de Jésus-Christ, soit vraiment conscient de l’importance d’obéir de suite au Seigneur.

    N’y-a-t-il pas au milieu de nous des chrétiens qui tardent à obéir, qui savent bien ce qu’ils doivent faire, qui entendent les ordres, mais qui attendent ?

    Les ordres demeurent les mêmes : évangélisation, sanctification et consécration !

    Voulez-vous faire partie des troupes d’élite ?

    Que faut-il faire ? Apprendre l’hébreu ? Le latin ? Connaître par cœur tout le Nouveau Testament ? IL FAUT OBÉIR IMMÉDIATEMENT À JÉSUS-CHRIST ! ■

    Post-scriptum

    Prédication de Philippe Hubinon, résumée par Jean-Pierre Baudouin - In bulletin “Résurrection” de janvier 1992.

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