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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    Face à la Vérité

     | 2 Timothée 4.1-5
     

    Paul a écrit ce texte à la fin de sa vie. Le vieil apôtre a beaucoup combattu, parcouru les mers et effectué bien des voyages pour annoncer l’Evangile de Jésus-Christ.

    Cette partie de la seconde épître de Paul à Timothée est souvent appelée le testament spirituel de l’apôtre Paul. Ce sont ses derniers écrits. Il est à Rome, en prison, non pas à cause d’un quelconque méfait, mais parce qu’il prêche l’Evangile. Cela n’a pas plu à tout le monde. Une cabale a été montée contre lui et on demande qu’il soit jugé. Emprisonné, l’apôtre Paul attend de comparaître devant l’empereur romain. Ce serviteur de Dieu devine sa mort prochaine, il sent sa fin approcher. Il laisse à Timothée, et du même coup à nous aussi, ses dernières confidences, ses ultimes conseils et recommandations. Ces réflexions et enseignements de l’apôtre sont ainsi donnés au soir de son ministère. Le caractère testamentaire de cette lettre lui donne encore davantage de force pour chacun d’entre nous.

    Le thème retenu dans le texte choisi est celui de la vérité. Six fois dans cette courte lettre de quatre chapitres, l’apôtre va utiliser le terme : “vérité”. A la fin de sa vie, Paul donne des conseils à un jeune collègue et souligne cette notion de vérité.

    1. En 2 Timothée 2.15 l’apôtre Paul exhorte son jeune collègue à « dispenser droitement la parole de la vérité. » Ceci s’adresse d’abord au destinataire de la lettre, Timothée, jeune évangéliste. Mais cette recommandation concerne aussi tous ceux qui ont la charge de transmettre la Parole de Dieu. Cette responsabilité implique de ne pas dire n’importe quoi, mais au contraire de veiller à ce que l’on dit. Par conséquent cela signifie : préparation, étude, travail et prière. L’improvisation et la négligence ne peuvent être tolérées puisque le but exigé est de dispenser droitement la Parole de la vérité. Cette exhortation est importante parce que c’est de cette Parole de la vérité dont notre monde a besoin aujourd’hui plus que jamais. Notre génération, comme toutes les précédentes, a besoin avant tout de cette Parole de la vérité. C’est vrai pour les enfants, les jeunes, les adultes, les plus aînés. C’est aussi vrai pour l’Eglise, les politiciens, le tiers-monde, les gens célèbres, les anonymes. La Parole de la vérité est le besoin essentiel de chacun. Elle doit donc être dispensée droitement.

    Cette recommandation doit non seulement être respectée par les pasteurs, les missionnaires, les évangélistes, mais aussi par tous ceux qui dans l’Eglise ont la charge d’enseigner. C’est le cas des moniteurs d’école du dimanche, parce que les enfants ont besoin de recevoir la Parole de vérité dispensée droitement. De même les responsables des groupes d’adolescents, de jeunes, les professeurs de religion dans les écoles, sont aussi concernés par cette exhortation de l’apôtre.

    2. Ensuite Paul parle de ceux qui se détournent de la vérité (2 Timothée 2.18) et de ceux qui s’opposent à la vérité (2 Timothée 3.8). Peu de personnes répondent à l’Évangile. La plupart des gens invités au culte ou à la Fête de l’Evangile ne donnent pas une suite favorable à l’invitation pour plusieurs raisons. L’une d’entre elles est que très peu de personnes aiment entendre la vérité. Elle n’est pas plaisante à tout le monde et beaucoup n’aiment pas entendre la vérité sur le péché. Beaucoup fuient cette vérité pourtant évidente : l’homme est pécheur.

    Regardons quelques exemples dans notre société moderne, illustration des écrits de l’apôtre Paul relatifs à ceux qui se détournent de la vérité et qui s’y opposent.

    Premier exemple : les fondements de la psychologie, de la psychanalyse ou de la psychiatrie s’opposent à cette vérité, savoir que l’homme est pécheur. Dans toutes les universités qui enseignent ces disciplines, on s’oppose à la vérité en évitant de parler de cette réalité du péché. La notion de péché est écartée des fondements de ces disciplines, ce qui dès le départ fausse entièrement le problème. Si l’on élimine cette vérité, on part sur de fausses bases. On préfère fouiller dans le passé des malades ou de leurs ascendants plutôt que de regarder en face la réalité. S’il est vrai que le passé a une certaine influence sur notre présent, il faut toutefois chercher dans notre cœur les raisons essentielles de notre comportement. Jésus a dit : « C’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies. Voilà les choses qui souillent l’homme. » (Matthieu 15.19).

    Nous apprécions toutefois le rôle des psychologues chrétiens pour autant qu’ils parviennent à se débarrasser des notions de base antichrétiennes, enseignées à l’université.

    Second exemple : la théorie relative à l’origine de l’homme. On ne cesse de nous bassiner les oreilles avec ces propos trompeurs et mensongers. Au 20e siècle, la science la plus avancée de toute l’histoire de l’humanité n’a rien trouvé de mieux que de nous faire croire que l’univers, la matière, les espèces animales et végétales, l’homme, etc., se sont faits seuls, au hasard d’une succession de plusieurs milliards d’accidents. Cette fausse théorie empoisonne les réflexions de milliers de personnes et sème le doute dans les cœurs. La Bible dit : « Il viendra un temps où les hommes se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. » (2 Timothée 4.3). Ces mots de la lettre de Paul à Timothée sont textuellement ceux utilisés par un des grands savants de notre 20e siècle : Jean Rostand. Ce biologiste non chrétien disait en effet (dans "Ce que je crois") : “La théorie de l’évolution est un conte de fées pour grandes personnes.” En d’autres termes ce savant non croyant assimilait la théorie de l’évolution à “Blanche Neige et les Sept Nains”, à l’histoire du “Petit Poucet” ou à “La Belle au bois dormant” ! La théorie de l’évolution est une fable. Elle n’est pas plus réelle que ces contes imaginaires. Nous pouvons dire que nous arrivons à la fin des temps pour plusieurs raisons. Un indice est que désormais on ne saura aller plus loin dans la bêtise humaine, en avançant des théories aussi stupides. Nous vivons bien un temps où les hommes se donnent une foule de docteurs afin de se détourner de la vérité et de s’y opposer. La vérité est que nous avons bien été créés par Dieu, ainsi que tout l’univers. Ce Dieu est grand, magnifique et puissant. Son intelligence ne peut être sondée. C’est le Dieu Créateur.

    Troisième exemple : le problème du sida. On nous propose sans cesse des débats, des ouvrages, des émissions télévisées sur le sujet. Mais si l’on parle très souvent de cette maladie, on ne veut jamais affronter la vérité. Des milliards de dollars sont aujourd’hui consacrés à tenter de vaincre le virus du sida. Or ce qui provoque le sida ce n’est pas le virus, mais bien l’infidélité conjugale. Le vrai problème c’est l’adultère. Le virus n’est qu’une conséquence. Pourquoi ne pas ouvrir les yeux, traiter le vrai problème et faire face à la vérité ? La vraie question réside dans l’infidélité conjugale, la pornographie, l’impudicité, le relâchement des mœurs, les désordres sexuels en tous genres. Ne serait-il pas plus utile de consacrer de l’argent à favoriser le développement d’une politique familiale plus efficace, à créer des groupes d’accompagnement pour les couples en difficulté, à mettre sur pied des enseignements qui préparent les jeunes à gérer les problèmes ?

    Ne serait-il pas préférable d’expurger des vidéothèques cette immoralité qui s’étale de façon affolante ? La volonté de s’appliquer à combattre la vraie racine du mal pourrait endiguer la maladie et, à moyen terme, régler le problème du sida. Malheureusement, on refuse de voir la réalité en face. Les hommes ne supportent pas la saine doctrine, la vérité.

    3. Dans cette seconde lettre de Paul à Timothée, l’apôtre utilise les termes « arriver à la connaissance de la vérité » (2 Timothée 2.25) et parle aussi de ceux qui « ne peuvent jamais arrivera la connaissance de la vérité. » (2 Timothée 3.7).

    Aujourd’hui nous sommes confrontés à une philosophie populaire qui affirme qu’il n’y a pas de vérité absolue. Cette théorie dangereuse prétend qu’on ne pourra jamais connaître la vérité, que chacun a sa vérité, et donc que chaque vérité est bonne. C’est la voie de tous les dangers, de tous les abus. Dès lors le pédophile, dans sa logique désaxée, dit : “Mais moi, j’ai ma vérité.” De même le drogué se réfugie dans sa vérité de toxicomane. Le truand dira : “J’ai ma vérité. Je n’ai aucune honte à braquer les banques et les fourgons, puisque tous les banquiers sont des voleurs.” Le proxénète a aussi sa vérité. Il parviendra à se justifier.

    On se rend compte facilement qu’il y a quelque chose de faux, d’injuste, d’absurde en affirmant que chacun a droit sa vérité. Il y a bien une vérité absolue. Jésus affirme : « Je suis la vérité. » (Jean 14.6), et confirme : « Je dis la vérité. » (Jean 8.45) et « Ta Parole est la vérité. » (Jean 17.17).

    La vérité ultime c’est Jésus-Christ et sa Parole. Que ce soit pour le chrétien ou le non-chrétien. La vérité est la même pour tout le monde, quelle que soit notre éducation, quelles que soient nos convictions. Jésus-Christ est la vérité. C’est vrai pour le croyant ou l’incroyant. La seule différence est que le chrétien l’accepte et que le non-chrétien s’y oppose. Paul dit que ce dernier détourne l’oreille et s’oppose à la vérité. C’est en nous appuyant sur ce que Jésus-Christ a dit et a fait que nous pouvons discerner la vérité. C’est sur la base de sa Parole que nous pouvons vivre dans la vérité et la connaître.

    Certaines personnes affirment qu’elles sont en chemin vers la vérité. Elles sous-entendent par là qu’elles cheminent vers la vérité, qu’elles ne l’atteindront jamais. Ces personnes signifient que la vérité ne peut jamais être atteinte et donc qu’il est prétentieux pour quelqu’un de dire : “Je connais la vérité.” Mais Jésus a dit le contraire. Il a dit : « Je suis la vérité. » et « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres. » (Jean 8.32). Jésus dit bien que la vérité peut être connue ; elle n’est pas une cible inaccessible. Dieu dit : « Ceux qui me cherchent me trouvent. » (Proverbes 8.17).

    La connaissance de la vérité est à notre portée. Il n’est donc pas pédant de dire : “Je connais la vérité.” Si je suis converti, si je suis né de nouveau, si je suis croyant et connais Jésus-Christ, si j’ai reçu un jour Jésus-Christ dans ma vie, en m’appuyant sur les paroles du Seigneur, il n’est pas prétentieux de dire que je connais la vérité. Si Jésus-Christ est la vérité, quand je trouve Jésus-Christ, ma recherche de la vérité est terminée. Cela ne veut pas dire que je n’aurai pas à approfondir la vérité ; mais je peux dire qu’en ayant trouvé le Christ, j’ai atteint le but, j’ai trouvé la vérité.

    Notons toutefois que personne ne peut se dire propriétaire de la vérité. Personne ne peut prétendre : “J’ai la vérité.” On peut dire : “Je connais le Christ, je connais donc la vérité, sur la vie, sur la mort, sur l’homme, sur Dieu, sur l’au-delà.” Je connais la vérité parce que je connais Jésus-Christ. Jésus a dit : « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira. »

    Voici deux mille ans, le vieil apôtre Paul recommandait au jeune Timothée de dispenser droitement la Parole de la vérité. Nous bénissons Dieu pour tous ceux qui aujourd’hui encore dispensent droitement la Parole de la vérité. Nous prions pour que Dieu multiplie le nombre de ceux qui s’attachent à respecter soigneusement cette exhortation de l’apôtre. Nous prions pour que Dieu augmente le nombre de pasteurs, d’évangélistes, de missionnaires, de professeurs de religion, de responsables de jeunes qui dispensent droitement la parole de la vérité.

    Il y a vingt siècles, au temps de Paul, des hommes et des femmes détournaient l’oreille de la vérité et se tournaient vers des fables. Aujourd’hui encore les fables ont beaucoup de succès et cela au détriment de la vérité.

    Il y a deux mille ans, l’apôtre parlait de ceux qui n’arrivent jamais à la connaissance de la vérité. Aujourd’hui encore certains demeurent dans cette situation. D’autres arrivent à la connaissance de la vérité.

    Est-ce votre cas ? Avez-vous rencontré Jésus-Christ ? Etes-vous converti ? Si oui, alors bénissez Dieu s’il a changé votre vie et cherchez à grandir dans la connaissance de la vérité. Vous pouvez ainsi approfondir tout ce que Dieu vous révèle dans sa Parole.

    Si ce n’est pas votre cas, si vous n’êtes pas encore arrivé à la connaissance de la vérité, pourquoi ne pas venir aujourd’hui à Jésus-Christ ? Il est la Vérité. Le Seigneur n’a jamais enseigné une religion, mais une relation personnelle avec Dieu. Cela transforme une vie. Jésus a promis : « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres. » 

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 29 juin 1997 par Philippe HUBINON et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN. - Bulletin “Résurrection” de juin 1998.

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