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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    Esprit-Saint, locataire ou propriétaire ?

     | Jean 7.37-39 - Galates 5.22
     

    Il est d’usage de parler du Saint-Esprit à la Pentecôte. Toutefois nous n’attendons pas ce moment pour prêcher et enseigner la doctrine du Saint-Esprit. Nous avons abordé ce sujet à maintes reprises dans nos rencontres d’études bibliques. Chaque jour de l’année, nous devrions nous préoccuper « des choses de l’Esprit » et nous efforcer de « marcher selon l’Esprit ». Cela devrait être notre objectif quotidien.

    L’Eau de Vie

    Dans son livre “Terre des hommes“, le pilote et grand écrivain Antoine de Saint-Exupéry rapporte cet épisode dramatique au cours duquel il avait failli perdre la vie, suite à un incident d’avion dans le désert. Avec son ami Prévost, il se retrouve dans le Sahara sans une goutte d’eau. Ils vont alors découper une toile de parachute en triangles et les fixer sur le sol avec des pierres. Ils dispo¬sent ainsi après la nuit de deux litres d’eau, mais ces hommes n’ont ni récipient, ni ustensile pour récupérer cette eau. Ils trouvent un bidon d’essence pollué à l’aide duquel ils vont tenter de profiter de cette eau qui va prendre de suite une coloration verdâtre. Ils ont très soif et ils boivent ce liquide empoisonné. Ils vont alors connaître de terribles convulsions et vomir l’eau qui devait leur sauver la vie. A cet instant, providentiellement, un bédouin passe et leur évite une mort certaine. A la suite de cette expérience, Saint-Exupéry écrit : « Eau, eau, tu n’as ni goût, ni couleur, ni arôme. On ne peut pas te définir. On te goûte sans te connaître. Tu n’es pas nécessaire à la vie, tu es la vie. Tu nous pénètres d’un plaisir qui ne s’explique point par les sens. Avec toi rentrent en nous tous les pouvoirs auxquels nous avions renoncé. Par ta grâce s’ouvrent en nous toutes les sources taries de notre cœur. » Dans cet épisode dramatique, l’écrivain avait découvert ceci : on ne peut pas vivre sans eau ! L’eau est indispensable à la vie !

    Le dernier jour de la fête des tabernacles, Jésus, debout devant le peuple, dira : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture. Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui car l’Esprit n’était pas encore venu, parce que Jésus n’avait pas été glorifié. » (Jean 7.37)

    A ce moment de son ministère, Jésus annonce la Pentecôte, la venue du Saint-Esprit. Dans la chambre haute, un peu plus tard à nouveau Jésus va parler de ce grand rendez-vous, quand il dira : « L’Esprit-Saint demeure avec vous, et il sera en vous. ». (Jean 14.17).

    VOILA LA PENTECOTE : LE SAINT-ESPRIT
    EN TOUS CEUX QUI CROIENT.

    Quiconque croit en Jésus-Christ, est né de nouveau, celui-là a vécu cette expérience. Il est habité par l’Esprit. L’Esprit ne vient pas seulement nous accompagner, vivre à nos côtés, mais il demeure en nous, en chaque véritable chrétien. Sans l’Esprit-Saint, sans cette Eau de Vie, il n’y a pas de vie chrétienne possible. Sans lui, il est impossible de vivre le défi chrétien.

    Afin de mieux comprendre cette vérité biblique, on peut comparer l’Evangile à une splendide voiture. Mais c’est une voiture sans essence, sans énergie. Tel est le cas de millions de Belges : ils ont une splendide voiture mais sans essence ! Ils ont une religion mais sans vie. Ils ont l’Evangile mais pas le Saint-Esprit. Ils font leur communion mais ne sont pas en communion avec Dieu. Ils font leurs Pâques mais ils ne croient pas au Ressuscité de Pâques. Tant qu’il n’y a pas de repentance et de conversion, il n’y a pas de vie. Que fait-on avec une voiture sans essence ? On doit la pousser. C’est possible quand la route est plate ou en pente. Mais dès que ça monte un peu, c’est fini, on arrête. Beaucoup de Belges "poussent“ leur religion, se fatiguent, s’ennuient, se forcent en traînant leurs croyances. Ils se forcent pour aller à l’Eglise, pour prier, pour donner. Cela ne leur procure aucune joie. Alors arrive vite le moment où ils disent : "J’en ai assez, de pousser ma religion, je ne me force plus à aller à l’Eglise, à prier, à donner. Je reste chez moi." Et on laisse la voiture devant la maison ! Une religion sans vie, un Evangile sans Esprit-Saint, cela ne sert à rien. Beaucoup de Belges se disent effectivement cela : "Ça ne sert à rien !" De même, une voiture sans carburant est inutile et on la revend, on la donne, ... on l’abandonne !

    William Booth, le fondateur de l’Armée du Salut, a déclaré au siècle dernier : "Le plus grand danger du 20e siècle sera : - une religion sans Esprit ;- des chrétiens sans Christ ; - le pardon sans repentance ; - le salut sans nouvelle naissance ; - la politique sans Dieu ;- un ciel sans enfer."

    Combien dans notre pays vivent cette expérience. Ils ont poussé leur religion jusqu’à l’âge de quinze ou seize ans et disent alors : "Cela suffit, maintenant c’est fini. J’en ai assez de cette religion qui ne me donne aucune joie !" Enormément de gens en sont là. Ils connaissent le christianisme mais pas Jésus-Christ. Ainsi donc, il n’y a aucune vie en eux, et leur religion devient une charge. Vient alors ce moment où l’on décide de s’arrêter, de ne plus pratiquer, de ne plus croire !

    L’EVANGILE SANS LE SAINT-ESPRIT
    EST INVIVABLE !

    Personne ne peut aimer Dieu sans l’aide de l’Esprit-Saint. Sans lui, personne ne peut comprendre la Bible, ni pratiquer la prière avec joie, ni obéir avec plaisir aux commandements de Dieu. Les choses de Dieu sont incompréhensibles pour des inconvertis (1 Corinthiens 2.14). Ils ne peuvent comprendre que les chrétiens trouvent leur plaisir à venir à l’Eglise, à donner, à prier, à chanter. Ils ne peuvent saisir parce qu’ils ont la connaissance sans la vie, l’information sans l’expérience. Jésus affirme que le monde ne connaît pas le Saint-Esprit, ne le voit pas et ne le reçoit pas (Jean 14.17). Pourquoi ? Parce que sans conversion, ces choses sont incompréhensibles. Quand il y a conversion, le voile se lève, les yeux s’ouvrent (2 Corinthiens 3.16) alors l’Evangile marche, la voiture roule. Quand il y a Nouvelle Naissance, alors le Saint-Esprit est présent et tout est différent.

    Mais que faut-il donc faire ? Venir à Jésus-Christ. Certains viennent à l’Eglise simplement pour accompagner leur épouse, leur époux, leurs parents, leurs enfants qui sont nés de nouveau et convertis. Ces “accompagnateurs“ ne trouvent au temple aucun plaisir, aucune joie et qualifient les activités de l’Eglise “d’inutiles, de ridicules, de dépassées“. Pourquoi ? Parce que ces gens regardent cela de l’extérieur sans être convertis, sans avoir en eux la vie de Dieu, l’Esprit-Saint.

    A toi donc de faire cette expérience si tu veux ! Comme le disait Saint-Exupéry, on ne peut expliquer l’eau à quelqu’un, il doit goûter lui-même. De même tu dois toi-même goûter l’amour de Jésus-Christ, l’œuvre du Saint-Esprit. Alors seulement s’opère cette transformation. Jésus dit : « Venez à moi. » Que se passe-t-il alors ? Jésus répond : "Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vie couleront de son sein. » (Jean 7.38) Quand quelqu’un vient à Jésus-Christ, se repent et se convertit, Dieu lui donne alors l’Esprit-Saint. C’est l’essence qui fait rouler la voiture, c’est la sève divine qui coule dans la vie de tous ceux qui sont à Jésus-Christ, et qui permet alors de réaliser des choses extraordinaires. C’est possible par la puissance du Saint-Esprit qui habite en nous.

    Le jour de la Pentecôte, l’apôtre a dit : « Repentez-vous, ... et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. » (Actes 2.38) Nous sommes inclus dans ces paroles de l’apôtre Pierre. Cette promesse est aussi pour nous, et pour tous ceux qui croient en Jésus-Christ.

    Que se passe-t-il alors ? Nous pouvons imaginer cela en faisant la comparaison avec un hôtel-restaurant où une affiche indique : “Nouvelle direction“ ou encore “Nouveau propriétaire“. Sans cet avis, on ne sait rien du changement. En effet, le bâtiment reste le même, le mobilier, la vaisselle, les chambres sont identiques. Pourtant l’affiche signifie qu’un autre homme, avec le même équipement, peut réaliser autre chose que son prédécesseur. Telle est l’œuvre du Saint-Esprit dans la vie d’un chrétien. Tout converti, nouveau-né pourrait porter cet écriteau : “Nouveau propriétaire, nouvelle direction“.

    C’est le même homme, la même femme, le même jeune homme, la même jeune fille. Ils gardent le même métier, la même maison, les mêmes maladies, le même tempérament, le même caractère, mais ... le propriétaire a changé. Et ainsi tout a changé. Telle est l’œuvre du Saint-Esprit : au milieu des mêmes bibelots et d’une même infrastructure, d’un quotidien inchangé, s’installe un nouveau directeur. L’apôtre Paul écrivait ceci : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. » (Galates 2.20) Il affirmait d’autre part : « Ne savez-vous pas que votre corps est le Temple de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. » (1 Corinthiens 6.19) Il s’agit d’un changement de propriétaire, de l’installation d’une nouvelle direction. Parfois, certains chrétiens reçoivent le Seigneur dans leur cœur en tant que locataire. Ainsi, Jésus vient habiter dans un homme, une femme, un jeune qui a compris son état de pécheur et son besoin d’un Sauveur.

    Mais Christ ne veut pas seulement être le locataire de notre vie, il veut en être le propriétaire. Quand on comprend cette exigence du Seigneur, on peut prendre l’écriteau : “Nouveau propriétaire“. Cet hôte peut alors tout changer dans la maison. Selon la Parole de Dieu, si nous sommes vraiment chrétiens, alors le Seigneur Jésus-Christ par son Esprit doit être également le propriétaire de notre vie. Nous ne nous appartenons plus à nous-mêmes parce que nous avons été rachetés. L’Esprit-Saint habite en nous et pourtant il est chez lui. C’est le paradoxe de l’Evangile. Le Saint-Esprit est chez moi et pourtant c’est lui le propriétaire parce que j’ai été racheté à grand prix.

    C’est le paradoxe de l’Evangile. Avec le même homme, la même femme, le même jeune homme, la même jeune fille, les mêmes conditions et des situations identiques, Dieu peut tout changer, par l’Intérieur, par l’œuvre du Saint-Esprit.

    Peut-être avez-vous reçu le Seigneur comme "locataire" dans votre vie, en acceptant qu’il vienne habiter chez vous. Mais cela n’est qu’une partie de l’Evangile. Le "Plein Evangile" exige que le Seigneur soit "propriétaire" de notre vie.

    Chez vous, est-il locataire ou propriétaire ? Voulez-vous lui remettre les clés de votre maison ? Donnez les clés de votre cœur c’est plus que l’accueillir !

    Chacun de nous, chrétiens, qui avons reçu le Seigneur dans notre vie mais pas encore comme “Nouvelle direction“, nous devons lui donner les clés de notre vie. Nous expérimenterons alors que les choses vont beaucoup mieux quand nous avons remis les clés de notre vie au Nouveau Propriétaire. Beaucoup de problèmes viennent du fait que nous n’avons pas encore compris et réalisé cette expérience.

    Nous, chrétiens nés de nouveau, remettons au Seigneur les clés de notre maison, de notre vie pour qu’il en soit pleinement le Nouveau Propriétaire. ■

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe Hubinon et résumée par Jean-Pierre Baudouin - in bulletin “Résurrection“ d’avril 1993.

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