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    logo ARTICLE 513ISRAËL : actualité essentielle novembre 2011
    Faits importants de l’actualité concernant Israël.
    logo ARTICLE 783Paradoxes divins juillet 2012
    Grégoire de Nazianze, père de l’Eglise, exprime avec des mots simples des faits singuliers et apparemment contradictoires, qui heurtent ainsi le sens commun et interpellent le lecteur.

    Dans la même rubrique

    Le prophète Daniel : dans le monde, et pourtant entièrement consacré (2/2)


     | Daniel 1-1-16 ; 2.1-6 ; 3.1-25
     

    Voir aussi cet article.


    ALLER A LA PARTIE 1

    Prédication en quatre volets :

    1. Séduisante Babylone
    2. Entièrement consacré
    3. Dans le monde, mais pas du monde
    4. Un dictateur mégalomane

    VOLET 3
    ALLER AU VOLET 4

    DANS LE MONDE, MAIS PAS DU MONDE

    A Babylone

    Le roi Nebucadnetsar, à l’époque l’homme le plus puissant du monde, envahit avec ses armées le pays d’Israël et provoque, après l’avoir assiégée pendant plusieurs années, la chute de Jérusalem. Sont alors déportés et pris en otages de nombreux juifs qui quitteront ainsi leurs pays pour rester 70 ans en captivité à Babylone, selon ce que le prophète Jérémie avait annoncé.

    Nous sommes en 586 avant Jésus-Christ. Babylone se situe en Assyrie, appelée aujourd’hui Irak. Daniel est conduit à Babylone, la plus belle ville du monde.

    Le roi Nebucadnetsar veut faire de ces jeunes captifs des robots humains. Il va d’abord sélectionner les jeunes garçons les plus beaux, les plus intelligents, les mieux instruits, pour ensuite les dé/former dans des centres “spécialisés”, pendant trois années, au terme desquelles ils seront affectés au service du roi Nebucadnetsar. La machine royale est réglée pour broyer la personnalité de ces jeunes gens. Mais “quatre grains de sable” vont dérégler cette machine : Daniel et ses trois amis vont gripper toute la machine babylonienne.

    Dans le “monde”

    Daniel est à Babylone, mais il n’est pas de Babylone ! Bien des années après, Jésus dira à ses disciples : « Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas du monde. » (Jean 17). Un rapprochement peut certainement être fait entre la situation de Daniel à Babylone et notre situation dans le monde aujourd’hui. L’apôtre Paul dira encore : « Ne vous conformez pas au monde, au siècle dans lequel vous vivez. » (Romains 12.2). Daniel va refuser de se conformer au stéréotype qu’on veut lui imposer. Daniel n’est pas un poisson mort entraîné par le courant mais un poisson vivant qui nage à contre-courant.

    L’apôtre Jean écrivait : « N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. » (1 Jean 2.15-17).

    En Daniel nous avons un exemple vécu des versets précédents. Daniel n’est pas chez lui à Babylone, mais chez l’ennemi. De même, ici-bas dans ce monde, nous ne sommes pas chez nous. Nous sommes chez l’ennemi, sur le terrain de l’ennemi, du prince de ce monde, du dieu de ce siècle, du prince de la puissance de l’air.

    Les chrétiens ne se sentent pas chez eux dans ce monde, ils en souffrent comme tous ceux qui aiment Jésus-Christ et qui vivent dans un monde ennemi de Dieu. Nous souffrons de voir le commerce de la drogue à la sortie des écoles, la pornographie étalée aux kiosques des librairies, la qualité médiocre des programmes de télévision. Comme Daniel à Babylone, nous souffrons de voir crimes, violences, sang, armes de guerre, coups de feu, jurons, blasphèmes, etc. Nous sommes chez l’ennemi qui fait pression sur nous et sur notre foi. En vacances, nous ne sommes plus libres de regarder où nous voulons et les enfants demandent pourquoi certaines dames ne sont pas habillées comme les autres. Nous ne sommes pas dans notre patrie, et les lois du monde ne sont pas les nôtres. Les lois relatives au divorce, à l’euthanasie, à l’avortement, à la fraude, à la paresse ne sont pas celles des chrétiens. Comme le Christ a dû souffrir ! Non seulement lorsqu’il mourait sur la croix ou agonisait dans le jardin de Gethsémané, mais de vivre au milieu de nous.

    Comment Jésus-Christ a-t-il pu vivre en bas, lui qui venait d’en haut ? Lui, qui était la Lumière et qui descendait au milieu des ténèbres. Lui, le Prince de la paix qui venait dans un monde en guerre. Lui, la Vérité, qui venait affronter le mensonge. Lui, le Prince de la vie, qui venait pour souffrir et mourir. Comme Jésus a dû souffrir bien avant la croix et Gethsémané !

    Tenir bon !

    Daniel a souffert à Babylone, et cependant il va tenir ferme ! Devant l’exemple de Daniel, nous pouvons nous demander : “mais qu’est-ce qui lui a permis de tenir ferme ainsi ?” Une seule réponse : sa foi en Dieu, le Dieu de la Bible, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. L’apôtre Jean écrivait : « Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. » (1 Jean 5.4). L’apôtre pose cette question : « Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » (1 Jean 5.5) Dans l’épître de Paul aux Corinthiens, l’apôtre écrit : « Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ. » (2 Corinthiens 2.14a). Daniel est le type du chrétien qui triomphe par la foi. Et on peut se poser cette question : “Alors comment pouvait-on s’imaginer que Daniel put triompher de la grande Babylone, puissante, riche, séduisante ?”

    De même, on peut s’interroger et se demander comment, aujourd’hui, un chrétien jeune et moins jeune, peut triompher de la séduction du monde. Et pourtant, nous pouvons tenir bon comme Daniel a tenu bon. Aujourd’hui encore, des hommes et des femmes refusent de se laisser souiller par le monde. Toutes les époques de l’Histoire ont été difficiles pour vivre leur foi. Pourtant à chacune de ces périodes, des hommes, des femmes, des jeunes et des adolescents ont marché fidèlement avec Dieu et ont refusé de se laisser souiller par le monde.

    Sommes-nous de ceux qui ont choisi de faire la différence en refusant de se laisser souiller par le monde ? Sommes-nous les nouveaux Daniel du 20e siècle, marchant la tête haute, le cœur et le corps purs de toutes souillures du monde ?

    Jésus disait : « Heureux ceux qui ont le cœur pur. » (Matthieu 5.8a). Et l’apôtre Paul écrivait encore, conduit par le Saint-Esprit : « Marchez comme des enfants de lumière | au milieu d’une génération perverse et corrompue. » (Ephésiens 5.8 | Philippiens 2.15b). Est-ce possible ? Oui ! Parfois certains chrétiens perdent courage et se disent : “C’est trop haut, trop élevé, trop difficile, on n’y arrivera pas.” C’est une erreur ! Oui, c’est haut, mais pas trop haut ! Les exigences de l’Evangile sont élevées mais pas inaccessibles, parce que Dieu a mis en nous sa Grâce, qui nous permet de répondre à ses exigences. C’est donc possible ! Sans aucun doute pas facile, mais possible, et cela, non pas par nous-mêmes, mais par la puissance qui agit en nous. L’apôtre disait : « ... non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. » (1 Corinthiens 15.10b). Elle agit en nous. Vous êtes des enfants de Dieu, alors cet objectif à atteindre devient possible.

    Dieu, un père aimant

    Le livre prophétique de Daniel nous décrit non seulement la fidélité de Daniel mais avant tout la fidélité de Dieu pour ses enfants. Quand Daniel va prendre la décision de ne pas se souiller comme les autres, il fait le choix de l’obéissance et de la fidélité. Le texte biblique dit : « Dieu fit trouver à Daniel faveur et grâce devant le chef des eunuques. » (Daniel 1.9). Dieu va le protéger, le garder et le défendre au milieu de Babylone. Mais plus encore, Dieu va récompenser la foi et la fidélité de Daniel.

    Souvent nous oublions cette question importante : « ... il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » (Hébreux 11.6b). Dieu est celui qui “paye”, récompense la foi et l’obéissance, et ce non seulement dans l’au-delà, mais déjà en partie ici-bas. Nous croyons souvent, par erreur, que Dieu éduque et corrige ses enfants seulement à coup de punitions. Dieu nous éduque aussi par le moyen des récompenses. Dieu récompense ceux qui le cherchent et qui veulent vivre dans la fidélité.

    C’est une application évidente pour les parents dans l’éducation des enfants. Nous n’avons pas seulement à utiliser la punition et la correction pour éduquer nos enfants (comme souvent nous le pensons). Nous devons aussi les éduquer à l’aide de récompenses qui feront parfois beaucoup plus d’effet que les sanctions.

    Dieu nous corrige et nous éduque parce qu’il nous aime, mais il nous récompense aussi pour nous encourager. Si Dieu nous éduquait seulement par des corrections et des punitions, nous serions certainement découragés. Mais Dieu ajoute aussi la récompense.

    Pour éduquer nos enfants, il est utile de nous servir de cette vérité, en utilisant ces méthodes divines. Dieu veut encourager et récompenser notre foi, notre obéissance et ce, déjà ici-bas. Nous avons tout à gagner en marchant avec le Christ dans l’obéissance.

    Aujourd’hui, Dieu cherche encore des hommes, des femmes, des jeunes comme Daniel, Hanania, Mischaël et Azaria pour vivre au milieu du terrain de l’ennemi, à la gloire de Jésus-Christ.

    En trouvera-t-il parmi nous ? Plaise à Dieu qu’il puisse les trouver nombreux !


    VOLET 4
    ALLER AU VOLET 3

    UN DICTATEUR MÉGALOMANE

    L’abomination de l’occultisme

    C’est la crise au palais du roi Nebucadnetsar. La ville de Babylone est en émoi et bouleversée à cause du songe d’un dictateur. Le roi a rêvé, ses rêves le troublent et ... toute la capitale avec lui. Il veut l’explication, mais les a oubliés et ne sait l’expliquer aux sages. Les magiciens, les astrologues, les enchanteurs sont appelés mais incapables de répondre à l’attente du roi.

    Il est important de nous rappeler que nous n’avons pas à chercher de l’aide auprès des voyants, des devins, des astrologues, des diseurs de bonne aventure. Nous n’y trouvons aucune aide, au contraire. Dans le livre du Deutéronome, la Bible nous enseigne : « Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel ; et c’est à cause de ces abominations que l’Eternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. Tu seras entièrement à l’Eternel, ton Dieu. » (Deutéronome 18.10-13).

    ABOMINATION : dans toute la Bible il n’y a pas un mot plus grave, d’expression plus forte pour exprimer la désapprobation de Dieu. Ce même mot est utilisé pour condamner le péché de l’homosexualité.

    Certains peuvent simplement y aller par curiosité. Mais la Bible dit : « Les choses cachées sont à l’Eternel, notre Dieu ; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi. » (Deutéronome 29.29). Ceci signifie que nous n’avons pas à essayer de découvrir ce que Dieu cache mais à chercher à comprendre ce que Dieu révèle. Souvent, nous faisons le contraire.

    D’autres sont tentés d’y aller par détresse, coincés dans une situation difficile, face à des problèmes sentimentaux délicats, ou en proie à des difficultés financières critiques nécessitant des choix importants.

    D’autres encore, malades, confrontés à des avis médicaux contradictoires, ne sachant que faire ni décider, sont tentés d’aller consulter le devin.

    Au milieu de problèmes familiaux, dans le couple, ou peut-être devant le choix des études pour les enfants, des parents sont tentés d’agir de la sorte. Cette tentation peut s’amorcer suite à des problèmes professionnels aigus, ou encore à cause des prières non exaucées. On prie et comme rien ne bouge, on va voir “ ailleurs”. Et au lieu de s’en sortir, on s’enfonce ! L’Ecriture affirme : « Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme. » (Jérémie 17.5). La Bible déclare encore : « Dieu est pour nous un refuge et un appui, Un secours qui ne manque jamais dans la détresse. » (Psaumes 46.1 [46.2]). L’Ecriture ajoute : « D’où me viendra le secours ? Le secours me vient de l’Eternel, qui a fait les cieux et la terre. Il ne permettra point que ton pied chancelle ; Celui qui te garde ne sommeillera point. » (Psaumes 121.1b-3). « Heureux celui qui a pour secours le Dieu de Jacob. » (Psaumes 146.5a). Et Jérémie disait : « Il est bon d’attendre en silence Le secours de l’Eternel. » (Lamentations de Jérémie 3.26).

    Si le secours se fait attendre, ou si la réponse tarde, gardons-nous d’aller voir “ailleurs” ! Si vous faites face à un problème grave et êtes peut-être tout près d’aller consulter un devin, un diseur de bonne aventure, un voyant, ARRETEZ ! Il faut avant tout écouter Dieu. C’est la vraie foi. Si, coincé, vous désobéissez en tombant dans l’abomination en allant consulter le médium, qu’est-ce que votre foi ? C’est au creuset de l’épreuve, quand la pression est forte, que nous devons rester fidèles.

    Le roi Nebucadnetsar va consulter ses voyants et astrologues. Bien des chefs d’État contemporains ou de hauts responsables consultent leurs devins et astrologues attitrés. Il est étonnant d’apprendre que ces grands hommes, haut placés, consultent ces misérables pour conduire un pays, une nation, une organisation internationale.

    Le secours vient de l’Éternel

    Malheureusement pour Nebucadnetsar, au moment où ses devins devaient tout savoir, ils ne savent plus rien ! Le dictateur capricieux est furieux et ordonne des peines de mort. Mis au courant, Daniel demande une entrevue au roi pour obtenir un certain délai. Revenu près de ses trois amis, Daniel prie dans cette ville païenne de Babylone. L’Écriture raconte qu’ils se mirent à « implorer la miséricorde du Dieu des cieux. » (Daniel 2.18).

    Aujourd’hui encore, dans notre monde corrompu, des hommes, des femmes, des jeunes prient et demandent à Dieu le secours et l’aide dans leur situation difficile. Le Dieu de la Bible est le Dieu vivant ! Il n’est pas un Dieu “sur papier” ! Il est un Dieu vivant, qui parle, entend, répond, agit. Il n’est pas à nos ordres, ni soumis à nos caprices, mais reste souverain pour intervenir. Avec ses amis, Daniel prie Dieu et demande une entrevue avec le roi. L’Écriture nous raconte ce bel épisode dans Daniel 2.9-23.

    Ensuite, Daniel va près du roi pour lui donner l’explication de son rêve, et Nebucadnetsar lui pose cette question : « Es-tu capable de me faire connaître le songe que j’ai eu et son explication ? » (Daniel 2.26). Et Daniel répond en présence du roi : « Ce que le roi demande est un secret que les sages, les astrologues, les magiciens et les devins, ne sont pas capables de révéler au roi. » (Daniel 2.27).

    Dans notre vie existent des secrets que personne ne peut connaître, excepté Dieu. Et Daniel poursuit : « Mais il y a dans les cieux un Dieu qui révèle les secrets, et qui a fait connaître au roi Nebucadnetsar ce qui arrivera dans la suite des temps. Voici ton songe et les visions que tu as eues sur ta couche. » (Daniel 2.28). Daniel va ensuite donner l’explication de cette grande statue apparue lors du rêve royal. Nebucadnetsar est abasourdi et n’en revient pas. Il nomme Daniel “commandant” de toute la province de Babylone, dont les intendants seront désormais les trois amis de Daniel.

    Refus des faux dieux

    Plus tard, Nebucadnetsar, ce dictateur mégalomane, a une idée et décide d’ériger dans Babylone une énorme statue en or, de 39 mètres de haut et de 3 mètres de large, visible des quatre coins de la capitale.

    Une des caractéristiques de tous les dictateurs de l’Histoire est d’imposer partout leur image ou leur marque. L’Apocalypse nous parle aussi du plus grands des dictateurs : l’Antichrist, encore appelé “la bête” dans la Bible. Il imposera au monde son chiffre 666 ou son nom. Sur la main droite ou sur le front de chaque être humain sera inscrite cette marque de l’Antichrist.

    Le but final visé par Nebucadnetsar, comme tout dictateur, est l’adoration. Ce désir, cette passion de l’adoration, est en fait l’enjeu suprême de tous les conflits dans l’univers : “qui va recevoir l’adoration” ? Le vrai Dieu, le Dieu d’Abraham, Isaac et Jacob, le Dieu de la Bible, ou les idoles et les faux dieux ? C’est du reste l’objectif visé par le diable. Rappelons-nous le récit de la tentation de Jésus-Christ dans le désert où le diable lui dit : « Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores. » (Matthieu 4.8-9). Satan nous tente aussi en nous invitant à le suivre et en nous promettant le monde si nous nous prosternons devant lui. Le diable recherche l’adoration.

    Nebucadnetsar va organiser un super show médiatique, une extraordinaire cérémonie d’adoration. Tous les grands personnages du royaume sont assemblés : les satrapes, les intendants, les gouverneurs, les grands juges, les trésoriers, les jurisconsultes, les juges et tous les magistrats des provinces ainsi que tous les hommes de toutes les nations et de toutes les langues qu’ils avaient ramenés en captivité à Babylone. Le gratin du tout Babylone est présent. Un grand orchestre comprenant tous les instruments de l’époque est mis sur pied. Le décor de la superproduction est planté. Ici ce n’est pas du cinéma, mais la réalité !

    Un héraut crie à haute voix l’ordonnance suivante : « Au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la guitare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse, et de toutes sortes d’instruments de musique, vous vous prosternerez et vous adorerez la statue d’or qu’a élevée le roi Nebucadnetsar. Quiconque ne se prosternera pas et ne l’adorera pas sera jeté à l’instant même au milieu d’une fournaise ardente. » (Daniel 3.5-6). A la clé donc, pour les rebelles, une menace de mort : la fournaise. Le héraut crie, l’orchestre joue et tous les êtres rassemblés se prosternent et adorent... sauf trois personnes : Schadrac, Méschac et Abed-Nego, les trois amis de Daniel. Ils ne plient pas le genou devant la statue de Nebucadnetsar.

    Nous pensons peut-être que ces trois compagnons auraient pu se dire intérieurement : “Ecoute, Seigneur, ça va vraiment mal ici, alors tu sais, au fond intérieurement on ne s’agenouille pas, mais pour éviter les ennuis et les dégâts, nous allons faire extérieurement comme les autres et nous prosterner. Mais intérieurement nous te restons fidèles, Seigneur !” On n’est pas disciple de Jésus-Christ en secret, dans son cœur. Jésus a dit : « Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges. » (Marc 8.38).

    Les trois amis de Daniel n’ont pas honte de leur Dieu. Leur cœur n’est pas partagé. Ils ne font pas de compromis pour s’épargner des ennuis et éviter la confrontation avec l’esprit du monde. Jésus a dit clairement qu’on ne pouvait servir deux maîtres. On ne peut avoir deux attitudes, une en public, l’autre en secret. Pas d’hypocrisie ! Le chrétien appartient à Christ et ne doit se prosterner que devant Dieu. Le chrétien n’a pas d’idole et ne peut avoir de faux dieux.

    Avec une foi ferme et solide, ces trois jeunes refusent de se prosterner. Eux seuls, dans toute la ville de Babylone, sont réellement libres, parce qu’ils sont prêts à mourir pour leur foi en Dieu. Tous les autres sont des esclaves ! Dans notre vie, à un moment donné, Dieu nous donne l’occasion de proclamer publiquement notre foi. Et si nous ne sommes pas prêts, il y a danger. La vraie question est : sommes-nous prêts à payer le prix, à obéir à notre seul maître et à ne plier le genou que devant lui ?

    Dieu protège !

    Quand les trois amis de Daniel ont décidé de ne pas se prosterner devant la statue, ils ne connaissent pas la fin de l’histoire et ne savaient pas que Dieu les épargnerait. Autrement dit, ils étaient prêts à mourir pour leur foi. Nebucadnetsar n’en revient pas et leur donne une seconde chance, une nouvelle occasion de se prosterner. De nouveau Schadrac, Méschac et Abed-Nego restent debout. Alors les trois compagnons sont jetés dans la fournaise.

    Le roi vient les voir, mais aperçoit quatre hommes ! Et Nebucadnetsar ajoute : « [...] je vois quatre hommes sans liens, qui marchent au milieu du feu, et qui n’ont point de mal ; et la figure du quatrième ressemble à celle d’un fils des dieux. » (Daniel 3.25b). Ne serait-ce pas le Seigneur qui accompagnait dans la fournaise les trois amis de Daniel ? Le roi ordonne ensuite de faire sortir les trois hommes : ils sont intacts, leurs vêtements se sentent pas la fumée ! Ils étaient prêts à mourir et ne savaient pas que Dieu les épargnerait.

    Quelqu’un a dit : « Tant qu’un homme n’a pas trouvé une cause pour laquelle il est prêt à mourir, cet homme n’est pas prêt à vivre. »

    Avons-nous trouvé la cause pour laquelle nous sommes prêts à mourir ?

    Dieu fasse que nous puissions être prêts non seulement à mourir pour Jésus-Christ et la cause de l’Evangile mais surtout et avant tout à vivre pour l’Evangile. ■


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    Post-scriptum

    Prédication en 4 volets apportée par Philippe Hubinon et résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection“ de février à mai 1991.

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