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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 602Amy Carmichael (1867-1951) avril 2010
    Missionnaire irlandaise, chrétienne protestante, en Inde, où elle servit pendant cinquante-cinq ans. Elle a ouvert un orphelinat et fondé une mission à Dohnavur.
    logo ARTICLE 98L’éternelle bonne nouvelle de Noël décembre 2003
    PRÉDICATION • NOËL — probablement la plus belle et la plus grande fête chrétienne, pleine de lumière.

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    Mais sur Ta Parole !

     | Luc 5.1-11 - Hébreux 11.1-6
     

    Beaucoup d’événements rapportés dans les évangiles ont eu pour cadre le lac de Galilée. C’est en effet dans les environs de ce lac que Jésus a le plus travaillé et prêché. Autour du lac, il a accompli beaucoup de miracles. Sur ces eaux, Jésus a marché. Lors de la tempête apaisée, le Seigneur a fait taire le vent et calmé les eaux. Après sa résurrection, au bord de ce lac, Jésus a voulu se montrer à ses disciples. Il leur a préparé un repas : du pain, du poisson grillé et un rayon de miel.

    Il est étonnant de constater que Jésus crucifié et ressuscité à Jérusalem a cependant donné rendez-vous à ses disciples en Galilée. Lorsque les femmes viennent au tombeau, les anges leur disent : « Allez promptement dire à ses disciples qu’il est ressuscité des morts. Et voici, il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez. » (Matthieu 28.6). C’est un peu comme si Jésus voulait ramener ses disciples là où tout avait commencé, au bord du lac de Galilée, là où pour la première fois, ils avaient entendu cette parole : « Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » (Matthieu 4.19).

    Aujourd’hui, deux mille ans après ces événements, cette région du monde reste toujours le centre de l’actualité. Le pays d’Israël est celui où Dieu s’est manifesté en la personne de Jésus-Christ. De là, la bénédiction de Dieu et la grâce divine se sont répandues dans le monde, jusqu’à nous, aujourd’hui au 20e siècle.

    Jésus s’installe dans la barque de Simon et de là, va enseigner la foule. Il prêche. C’est l’enseignement de Dieu, la Parole de Jésus-Christ qui va provoquer la réponse de la foi. Jésus dit à Pierre : « Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Et Pierre de répondre : “Nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais sur Ta parole, je jetterai le filet.” » (Luc 5.4). C’est probablement l’une des plus belles paroles des Evangiles. C’est la plus belle parole d’un croyant, d’un chrétien parce que c’est la réponse de la foi. En effet, c’est ce qui plaît le plus à Dieu : notre foi, notre confiance. « Sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu. » (Hébreux 11.6).

    Penchons-nous un moment sur cette réponse de Pierre. Notons d’abord le “mais” de l’apôtre. C’est un petit mot placé entre la foi et l’incrédulité, entre l’enfer et le paradis. C’est le mot charnière dans plusieurs déclarations magistrales de l’Ecriture. Ephésiens 2.1-7 déclare : « Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois ... mais Dieu, qui est riche en bonté, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous a rendus à la vie. »

    Il y a un “mais” dans l’Évangile

    Nous méritons la colère de Dieu et l’enfer, à cause de notre incrédulité et de nos péchés. Mais Dieu, qui est riche en amour, nous a arrêtés pour nous parler, nous appeler et nous pardonner. Il est important de se poser la question : Y a-t-il un “mais” dans ma vie ? Ce “mais” de Dieu, ce mot pivot qui va faire tout basculer et nous faire passer de la condamnation à la grâce, de la mort à la vie. Le “mais” se retrouve aussi dans bien d’autres passages de l’Ecriture. Jésus-Christ est jugé, condamné, flagellé, crucifié. Il agonise et meurt. « ... “mais” maintenant, dit l’Ecriture, il est ressuscité. » (1 Corinthiens 15:20).

    Il y a un “mais” dans l’Evangile. Tout semblait perdu, fini, terminé. Le corps de Christ était inerte. Il est descendu de la croix, la chair est froide. Il est déposé au tombeau. Mais ... Dieu n’a pas dit son dernier mot. Mais ... Christ est ressuscité. La mort ne pourra pas le retenir.

    Le monde s’enfonce de plus en plus dans le mal. Les armes de guerre sont de plus en plus meurtrières. L’insatisfaction des nations augmente de jour en jour. Toutefois, il y a le “mais” de l’Evangile, le “mais” de la grâce, le “mais” de Dieu.

    Dans notre lecture, c’est le “mais” de l’apôtre Pierre qui retient notre attention. La logique fait dire à Pierre : “Ce n’est pas possible, Seigneur, ce que tu es en train de nous dire !” Son expérience de marin, de pêcheur chevronné l’oblige à penser : “Pas possible ce que Christ me dit.” Mais la foi doit aller au-delà de la logique et de l’expérience. C’est pour cela que la Bible parle de la folie de la foi, de la folie de la prédication de la croix ... pour ceux qui périssent.

    Ainsi, pour ceux qui ne croient pas, les actes du chrétien semblent de la folie.

    Nous retrouvons la même folie dans la vie d’Abraham ; folie quand il quitte sa patrie avec sa famille, pour aller dans un pays inconnu. C’est de la folie. Pourquoi fait-il cela ? Parce Dieu le lui a dit (Genèse 12:1). De même plus tard, Dieu lui promet une postérité. Sa femme a quatre-vingt-dix ans ! Ce que Dieu dit est donc impossible. Ce serait de la folie de croire une telle chose. Mais Abraham croit.

    Lorsque Moïse dresse le serpent d’airain (Nombres 21:4-9), quiconque a été mordu par les serpents dans le désert, et regarde ce serpent d’airain est guéri. C’est de la folie ! C’est impossible ! La science dit non ! La raison dit non ! L’expérience dit non ! “Mais” ... la foi dit oui. Je crois, je regarde et je suis guéri. Telle est la foi qui va au-delà de la logique des hommes, mais pas au-delà de la sagesse de Dieu.

    Regardons Naaman qui reçoit cette parole du prophète : « Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain ; ta chair redeviendra saine, et tu seras pur. » (2 Rois 5:10). Dire cela à n’importe quel médecin aujourd’hui, c’est se faire ridiculiser. Tous les médecins s’accorderaient à dire qu’il n’y a aucune vertu thérapeutique dans les eaux du Jourdain. Et pourtant, Naaman dit oui. C’est le oui de la foi. Et le chef de l’armée du roi de Syrie se plonge sept fois dans le Jourdain et en ressort guéri. Ce n’est pas l’eau qui l’a purifié. C’est sa foi en Dieu, en ce Dieu qui dit, et la chose arrive.

    Qui aurait pu croire que la naissance du Christ viendrait d’une jeune fille vierge (Matthieu 23). C’est de la folie ! Pourtant Dieu le dit et je le crois. Dieu parle et je crois. Ne faisons pas reposer notre vie sur ce que les autres pensent, sur la logique, la raison, l’expérience et le bon sens, mais sur ce que Dieu dit. Sa Parole est certaine et vraie. « Construire sa maison sur le roc » (Matthieu 7), c’est la bâtir sur ce que Dieu a dit.

    Qui aurait pu croire qu’un jour (Matthieu 1.14), Dieu prendrait forme humaine. C’est de la folie ! Cela dépasse notre intelligence, notre bon sens, notre logique, notre expérience. On n’a jamais vu de telles choses. Dans tous les actes de foi du chrétien, l’incrédule y trouvera un grain de folie. Le jeune chrétien qui respecte sa fiancée jusqu’au mariage est considéré comme un fou et un anormal. De même celui qui refuse de tromper le fisc, etc.

    Revenons à Pierre (Luc 5:1-11). Les pêcheurs disent : “Mais tu es fou Pierre ! Nous avons travaillé toute la nuit, c’est le meilleur moment pour pêcher, et nous n’avons rien pris. Nous connaissons tous les recoins du lac depuis des années. Nous avons de l’expérience. Et puis maintenant on vient te dire de lancer le filet ! Tu es fou Pierre !” Pas si fou, ce Pierre qui répond au Seigneur : « Mais sur ta parole, je jetterai le filet. »

    Première remarque : l’objet de la foi. Dans cette réponse de l’apôtre Pierre, notons d’abord l’objet de la foi la : Parole de Dieu. La foi ne consiste pas à croire tout et n’importe quoi. La foi, c’est croire ce que Dieu dit, ce qu’il dit par ses prophètes, ses apôtres, son fils Jésus-Christ. La foi ne consiste pas à croire « qu’il y aurait..., peut-être bien..., quand même..., éventuellement quelqu’un là-haut...". Ce n’est pas la foi mais une croyance. La foi est bien plus que cela ; c’est se reposer sur la Parole de Dieu. Dès lors, voilà pourquoi nous ne croyons pas au purgatoire, à l’infaillibilité du pape, à l’assomption de Marie, à la réincarnation. Pourquoi ? Parce que la Parole de Dieu n’en dit rien. Notre foi doit reposer sur ce que l’Ecriture déclare. Ce que Dieu a dit est l’objet de notre foi. Ainsi, la Parole de Dieu est le cadre qui délimite notre foi. On me dit, Seigneur, qu’une femme de nonante ans ne peut plus avoir d’enfant, que l’eau du Jourdain n’a aucune vertu thérapeutique, qu’une femme vierge ne peut donner naissance à un enfant, ... mais sur ta Parole, je crois.

    Deuxième remarque : l’obéissance de la foi. Pierre ne se contente pas de dire : Ah ! Seigneur, tu dois certainement avoir raison, et je dois te faire confiance. Ah ! Que c’est beau ce que Jésus dit. Ah ! Que ce doit être vrai !” La foi de l’apôtre le conduit dans l’obéissance, et Pierre lance les filets. Foi et obéissance ne peuvent être séparées. J’obéis à Jésus-Christ, parce que je crois en Jésus-Christ. Je crois en Jésus-Christ, et donc je lui obéis. Chaque langue a ses caractéristiques, ses particularités. En grec, le mot “pistéo” peut être traduit par les verbes “croire” et “obéir”. Pourquoi donc ? Parce qu’en fait, ces deux mots ne font qu’un. Croire, c’est obéir et obéir, c’est croire. On ne peut séparer foi et obéissance, comme nous le faisons si souvent dans notre vie. Nous proclamons notre foi, mais peu souvent nous obéissons. Nous déchirons ce qui ne peut être déchiré.

    Troisième remarque : la récompense de la foi. Hébreux 11:6 affirme que Dieu récompense, rémunère ceux qui le cherchent, ceux qui croient en lui. Regarde la récompense de Pierre (Luc 5:6). Dans ce cas, elle est immédiate. Il jette les filets, et la quantité de poissons est tellement grande, que le filet se rompt. Quelle récompense à la foi, et de suite !

    C’est ce même Jésus qui a dit à Pierre et à nous-mêmes : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » (Jean 5:24).

    Quand nous lisons cela, nous nous disons : “Seigneur, c’est incroyable !.... mais sur ta Parole, je lance le filet, je crois, j’obéis.” ■

    Post-scriptum

    Prédication de Philippe Hubinon, résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection” de février 1992.

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