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    logo ARTICLE 279Belgique :
    Situation religieuse et spirituelle
    octobre 2007
    La revue « Le Vif /L’Express » a publié en 2006 et 2007 les résultats d’un sondage très intéressant sur la situation religieuse et spirituelle en Belgique.
    logo ARTICLE 85Il y a un « Mais » janvier 2004
    PRÉDICATION • Après la sortie d’Egypte, Moïse envoie douze éclaireurs dans le pays de Canaan avant d’y entrer. Leur mission consiste à explorer ce pays promis. Après quarante jours les éclaireurs reviennent vers le peuple d’Israël...

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    La valeur de l’âme

     | Marc 8 : 36-37
     

    Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

    Jésus utilise une expression très à la mode aujourd’hui : « Gagner le monde ». Déjà au temps du Christ cette ambition habitait le cœur humain. La question du Seigneur demeure toujours d’actualité et probablement plus que jamais. Les chaînes de télévision, de radio, les médias, les grandes sociétés et entreprises multinationales rêvent de gagner le monde.

    En posant ces questions, Jésus nous invite à réfléchir. Béni soit Dieu quand un homme commence à réfléchir. Il semble que notre société fait tout pour nous empêcher de réfléchir. Nous sommes en effet sans cesse étourdis par une avalanche d’images, d’informations, de mots et de bruits. Jésus attire notre attention sur l’importance de notre âme. Nous devons savoir qu’il n’y a rien de plus précieux que notre âme. Le monde entier, face à notre âme, ne fait pas le poids.

    Mais qu’est-ce que l’âme ? La Bible enseigne que nous avons tous un corps et une âme. Le corps est la partie matérielle et visible de notre être. L’âme en est la partie immatérielle et invisible. Pour parler de l’âme, la Bible utilise aussi l’expression : l’être intérieur. Comme notre corps, notre âme a des besoins. Notre corps a besoin de lumière, de chaleur, de nourriture, de repos, d’activité.

    Notre âme a aussi besoin d’être nourrie, consolée, réjouie. La Bible dit notamment au sujet de l’âme : « Dieu a comblé de biens l’âme affamée. » (Psaumes 107:9) et « Dieu rafraîchira l’âme altérée. Il rassasiera toute âme languissante. » (Jérémie 31:25). David disait : « Mon âme a soif du Dieu vivant. » (Psaumes 42:3).

    La Bible parle aussi de l’âme découragée, de l’âme amère qui pleure. En Esaïe 66, Dieu parle du plaisir de l’âme. La Bible évoque aussi la souffrance de l’âme. Notre société a oublié que l’homme n’est pas seulement de la chair, des os. L’homme est aussi un être spirituel qui possède une âme. Cette âme a ses propres besoins. Oublier cette vérité engendre beaucoup de souffrances. Nous soignons notre corps. Nous avons le sauna, le solarium, les crèmes de beauté, les médicaments, la chirurgie esthétique, le body-building, le pearcing, les tatouages, etc. Nous avons tout prévu pour le corps mais rien pour l’âme, qui soupire, agonise et souffre. Ne pourrait-on pas parler de la maladie de l’âme ?

    Notre société a oublié que l’homme n’est pas seulement de la chair, des os.

    Dans son ouvrage philosophique « Le hasard et la nécessité », Jacques Monod écrit : « Hors les sociétés modernes sont exposées à des menaces autrement pressantes et graves, je ne parle pas ici de l’explosion démographique, de la destruction de la nature ni des mégatonnes, mais d’un mal plus profond et plus grave : le mal de l’âme ». Et le Prix Nobel de médecine parle « du terrible pouvoir de destruction de la science, destruction non seulement du corps mais de l’âme elle-même ». Le mal de l’âme est un véritable fléau de notre monde occidental. Inspiré par le Saint-Esprit, le prophète Esaïe écrit : « Au milieu de l’abondance nous ressemblons à des morts. » (Esaïe 59:10). Ne faudrait-il pas chercher là une des causes d’une calamité qui frappe notre société en Belgique, en Europe et dans le monde entier : le suicide ? Les statistiques récentes sont affolantes. Un Belge sur cinq pense ou a pensé un jour au suicide. Un Belge sur dix a déjà fait une tentative de suicide. Pour les hommes, le suicide est la première cause de décès entre 25 et 45 ans et la seconde cause de mortalité entre 15 et 25 ans.

    Il n’est pas ici question de simplifier l’explication de ces drames, mais cela nous invite à réfléchir et à nous souvenir des paroles du Christ. Jésus nous révèle l’importance de l’âme : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? »

    La Parole de Dieu nous enseigne que notre âme a besoin d’être nourrie et abreuvée. Jésus a dit : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Matthieu 4:4).

    La Parole de Dieu, la Bible est la nourriture de l’âme. Comme notre corps a besoin d’eau, de nourriture, de glucides, de lipides, notre âme a besoin de se nourrir, de la Parole de Dieu. Elle a besoin des Psaumes, de l’Evangile, des épîtres, de la Genèse, des prophètes. La Belgique connaît la famine de l’âme : des millions de Belges ne nourrissent pas leur âme, ne lisent jamais la Bible. Voilà pourquoi plusieurs églises dans notre pays ont distribué des Bibles en faisant du porte-à-porte.

    Comme notre corps se salit et a besoin d’être lavé, notre âme se souille et a besoin d’être purifiée. Nous prenons plaisir à être propres. Quel bonheur aussi quand l’âme est purifiée et propre ! « Le sang de Jésus-Christ nous purifie de tous péchés et nous lave de toutes iniquités. »

    Une question : votre âme a-t-elle été purifiée, êtes-vous venu sous le sang de Jésus-Christ ? Ce n’est pas la prière qui purifie l’âme, pas plus que nos efforts ou notre bonne volonté. Le baptême, nos souffrances, notre religion ne peuvent purifier notre âme. Seul le sang de Jésus-Christ nous purifie de tous péchés.

    Mais pourquoi l’âme est-elle si importante ? Pourquoi a-t-elle tant de valeur ?

    Tout d’abord parce qu’elle est éternelle. C’est la partie de notre être qui vivra toujours. Notre corps est destiné à la tombe. Mais notre âme retourne à Dieu qui nous l’a donnée. Notre corps n’est pas éternel, il sera détruit jusqu’à ce que Dieu nous en donne un nouveau, à la résurrection. Notre âme par contre est éternelle. Elle a donc beaucoup de valeur. « Dieu a mis dans le cœur de l’homme l’éternité. » (Ecclésiaste 3:11).

    Il y a 2.000 ans le Christ dénonçait déjà le matérialisme, la priorité de l’avoir sur l’être, du matériel sur le spirituel.

    Pourquoi donnons-nous tant d’importance à notre corps et si peu à notre âme ? Jésus inverse l’échelle des valeurs. Il y a 2.000 ans le Christ dénonçait déjà le matérialisme, la priorité de l’avoir sur l’être, du matériel sur le spirituel.

    Ecoutons donc cette courte parabole tellement moderne de Jésus : « Les terres d’un homme riche avaient beaucoup rapporté. Et il raisonnait en lui-même, disant : Que ferai-je ? Car je n’ai pas de place pour serrer ma récolte. Voici dit-il, ce que je ferai : j’abattrai mes greniers, j’en bâtirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens ; et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois, et te réjouis. Mais Dieu lui dit : Insensé ! Cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui sera-t-il ? » (Luc 12:16-20). Jésus nous exhorte ainsi à ne pas rater l’essentiel. A qui avez-vous confié votre âme ? Certains ont choisi de vendre leur âme au diable. Ces paroles se retrouvent dans une chanson de Florent Pagny. C’est aussi le thème du poème dramatique de Goethe mis en musique par Berlioz et Gounod et intitulé « La damnation de Faust ». Ce triste héros a choisi de vendre son âme au démon Méphistophélès en échange de biens terrestres.

    Votre âme est entre vos propres mains. A qui avez-vous confié votre âme ?

    Notre âme a de la valeur pour une seconde raison : Dieu lui-même s’intéresse à notre âme. La preuve en est la croix de Golgotha, là où Christ est mort pour nos péchés. A la croix, Dieu a démontré son amour et a mis en évidence toute la valeur que nous avons à ses yeux. Laissons-nous interpeller par cette question du Christ, éternellement moderne. « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

    Ces réflexions sur l’importance de l’âme ne doivent pas cependant nous conduire au mépris de notre corps. Notre corps est l’œuvre du Dieu créateur. Jésus n’a jamais méprisé le corps mais Il nous enseigne la priorité de l’âme sur le corps. Le récit de la guérison du paralytique (Matthieu 9) est très éclairante à ce sujet. Avant de guérir le corps de ce malheureux, Jésus lui pardonne ses péchés.

    La mission prioritaire de l’Église est de prendre soin de l’âme, faire connaître le Sauveur, la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Mais cela sans toutefois mépriser les besoins du corps. Il convient donc de continuer à soutenir le travail missionnaire des docteurs, infirmières, enseignants, etc.

    Ne pourrions-nous pas retenir ce principe : PRIORITÉ A L’ÂME.

    Post-scriptum

    Ce message a été diffusé à la radio RTBF le 24/11/03 et enregistré en audio. - Résumé par Jean-Pierre Baudouin
    Paru dans le bulletin ’Résurrection’ de février 2004.

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