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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    La foi qui voit de loin

     | Hébreux 11 : 1-1
     

    Rendons gloire à Dieu !

    Les vacances sont propices à la méditation. Elles laissent le temps de réfléchir. Nos occupations pendant l’année et nos horaires habituels nous donnent à peine l’occasion de soumettre certaines pensées à une profonde réflexion. Mais la période des congés est profitable. Elle permet de méditer davantage.

    Que ces moments nous poussent à rendre gloire à Dieu pour toutes choses. Ne soyons pas comme ces enfants toujours gâtés par leurs parents qui ne reçoivent en retour que mépris et indifférence. Au contraire, soyons toujours reconnaissants (Colossiens 3.15). Rendons chaque jour gloire à Dieu et bénissons-le pour tout ce qu’il nous donne. C’est un signe de la maturité en Christ. Ne restons pas ingrats devant les bontés de Dieu qui nous comble quotidiennement, malgré nos épreuves et difficultés diverses. Toutes choses viennent de Dieu. C’est pourquoi nous devons faire monter vers l’Eternel notre reconnaissance et apprendre à reconnaître, comme le Psalmiste : « La bonté de l’Eternel remplit la terre. » (Psaumes 33.5). Sachons dire merci à Dieu, le Créateur de toutes choses. Et soyons notamment reconnaissants pour Jésus-Christ et son œuvre. Le Seigneur nous apporte le salut et la paix. Par son sang nous avons la rédemption. En Lui, nous avons tout.

    Foi et obéissance

    L’épître aux Hébreux est riche et décrit si bien l’œuvre de Celui qui nous a tout donné. En particulier ce chapitre 11 reprend la liste d’une série d’hommes (Abel, Enoch, Noé, Abraham, Isaac, Moïse, ...) et de femmes de foi (Sarah, Rahab la prostituée de Jéricho, ...).

    C’est l’occasion de préciser une fois de plus que la foi n’est pas le privilège des hommes. Dans toutes les églises on trouve des femmes de grande foi. La plupart des missionnaires sont des femmes. Même si les fonctions sont réparties différemment, dans l’Eglise, la même foi habite le cœur des hommes et des femmes ayant connu la nouvelle naissance.

    Cette liste de personnages montre que la foi n’est pas une abstraction. Elle s’incarne. Pour parler de la foi, l’auteur de l’épître aux Hébreux cite ces hommes et ces femmes de foi. La foi n’est en effet pas seulement une idéologie ou un concept. C’est une réalité qui s’inscrit dans la vie des gens. La foi s’incarne.

    Pour replacer ce texte dans son contexte historico-culturel, il faut préciser que cette épître s’adresse à des Juifs convertis à Jésus-Christ, qui ont reconnu le Messie et l’ont accueilli comme Sauveur et Fils de Dieu. Ces Hébreux sont donc nés de nouveau. Ils sont persécutés. L’auteur de l’épître leur écrit pour les encourager et les instruire. L’auteur leur apprend que Jésus-Christ est plus grand que Moïse et que les anges. Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Il est Dieu le Fils. Ensuite l’auteur enseigne que les pratiques de l’Ancien Testament relatives aux sacrificateurs sont terminées. Maintenant c’est le Christ qui est notre souverain sacrificateur. Il n’y a désormais plus d’intermédiaire humain entre Dieu et les hommes. Jésus-Christ est notre médiateur, notre seul intermédiaire. De plus la Nouvelle Alliance inaugurée par Jésus-Christ est supérieure à l’Ancienne.

    Ensuite dans ce chapitre 11 de l’épitre aux Hébreux, l’auteur veut montrer à ces Juifs convertis que le principe de la vie par la foi était déjà en application dans l’Ancienne Alliance. Ce régime de la foi était déjà en vigueur dans l’Ancien Testament. La foi n’est pas une invention des apôtres ou une innovation du christianisme. La foi était déjà le régime de l’Ancien Testament. Tous ces exemples cités dans ce chapitre 11 sont des hommes et des femmes qui ont vécu sous le régime de la foi. Leur foi en Dieu était agréable à l’Eternel. « Sans la foi il est impossible d’être agréable à Dieu. » (Hébreux 11.6). Ces hommes et ces femmes ont été agréables à Dieu parce qu’ils avaient la foi. En d’autres termes cela signifie aussi que l’on peut être juif et faire partie du peuple élu, sans avoir la foi et donc ne pas être agréable à Dieu. Il est ainsi possible d’être circoncis et d’aller à la synagogue sans avoir la foi. Les exemples cités dans ce chapitre 11 sont agréables à Dieu parce qu’ils ont cette confiance en l’Eternel. Voulons-nous plaire à Dieu ? Que faire pour cela ? Avoir la foi, la confiance en ce que Dieu a dit et en ce qu’il a fait par Jésus-Christ à la croix.

    Pour plaire à Dieu, il faut aussi lui obéir. En effet dans cette liste, on découvre que tous ces exemples de foi ont fait quelque chose pour obéir, parce qu’ils croyaient. La foi produit une action, une œuvre, un acte d’obéissance. Abel a offert un sacrifice sanglant, Noé a construit l’arche, Abraham a quitté Ur et préparé le sacrifice de son fils, les parents de Moïse ont caché l’enfant quand il était tout petit, le peuple d’Israël a fait 7 fois le tour de Jéricho, etc. La foi a produit en eux l’action et l’obéissance. De même, c’est parce que nous sommes chrétiens que nous faisons telle action et pas une autre. De plus l’auteur de l’épître aux Hébreux nous donne une définition de la foi. Les définitions de la foi sont rares dans la Bible. La Bible n’est pas un dictionnaire parce que Dieu ne nous a pas parlé sous cette forme. Nous trouvons seulement quelques définitions dans l’Ecriture : la foi (Hébreux 11.1), l’amour (1 Corinthiens 13). La Bible par contre nous donne beaucoup d’exemples. Cela aide à comprendre. Nous avons une seule définition de la foi dans l’Ecriture, mais par contre beaucoup d’exemples d’hommes et de femmes de foi. Ces exemples parlent et sont explicatifs. Le théorème est utile mais l’exemple facilite la compréhension.

    Jésus a utilisé les paraboles en de nombreuses occasions. Ces petites histoires illustrent de grandes vérités. C’est pour nous instruire que tant d’exemples de la foi sont donnés dans l’Ecriture. Jésus a aussi utilisé beaucoup d’exemples pour enseigner ses disciples. La Bible définit la foi comme étant « une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. » (Hébreux 11.1). On est surpris que le Saint-Esprit mette à côté du mot « foi », les mots « assurance » et « démonstration ». En d’autres termes, la foi = assurance = démonstration. La foi est une assurance, une certitude, une garantie, une démonstration des choses qu’on ne voit pas. Autrement dit, c’est du tout vu, puisque c’est démontré, c’est clair. La foi voit de loin. L’épître précise du reste : « C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues de loin, crues et saluées, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. » (Hébreux 11.13). Ces gens qui avaient la foi voyaient de loin. Pour ces gens qui croyaient, c’était du tout vu, et ils ne voyaient rien encore. La foi, c’est croire, c’est comme si on voyait. C’est ainsi que nous devons croire. Telle est la foi.

    La foi voit de loin

    Quand les chrétiens parlaient, il y a plus de 50 ans de l’État d’Israël, certains disaient : ‘on verra’. Mais c’est tout vu. Bien des chrétiens ont vu de loin, par la foi, et ils ne voyaient de leurs yeux rien du tout. Quand les chrétiens parlaient de l’Europe et de la reconstitution de l’ancien Empire romain selon l’interprétation de Daniel 2, d’aucuns disaient aussi : ‘on verra’. Eh bien, c’est tout vu. La foi voit de loin ce qui n’est pas encore accompli. Quand les chrétiens parlent aujourd’hui encore de la reconstruction du temple de Jérusalem, certains disent : ‘on verra’. Eh bien c’est tout vu. C’est comme si c’était fait. Le chrétien vit et croit comme si c’était vu. De même quand les croyants parlent d’un antichrist qui régnera sur le monde, pour celui qui croit c’est du tout vu. Telle est la foi qui voit de loin. Aujourd’hui on peut déjà discerner les prémices d’un gouvernement mondial qui sera effectivement tenu entre les mains de l’antichrist. La foi voit de loin l’accomplissement des promesses de Dieu. Quand les chrétiens parlent du retour de Jésus-Christ, les gens autour doutent et rétorquent : ‘on verra’. Mais c’est tout vu ! Pour celui qui croit, c’est comme s’il voyait ce retour et l’accomplissement effectif, la réalisation de la promesse divine. C’est cela la foi. Il en est de même du jugement dernier, du ciel et de l’enfer. C’est du tout vu.

    L’espérance

    Et en même temps, la foi est liée à ce qu’on espère, ce qu’on ne voit pas encore. Telle est la définition de la foi précisée dans cette épître aux Hébreux (Hébreux 11.1). Abraham avait reçu la promesse de Dieu qu’il deviendrait une grande nation. Lui et sa femme étaient très âgés et sans enfant. Cette promesse paraissait farfelue. Elle prêtait à rire. De plus l’Eternel dit à Abraham qu’il quittera Ur en Chaldée pour un pays éloigné qui deviendra la propriété de ses descendants ! Abraham n’a pas été propriétaire du pays d’Israël promis par Dieu. Il n’a jamais vu Jérusalem. Abraham a vécu sous des tentes dans un pays étranger, comme plus tard Isaac et Jacob. Abraham n’a pas vu le roi David, ni le Messie, ni les miracles du Christ, ni la croix, ni le tombeau vide, ni l’Evangile de Jésus-Christ prêché dans le monde entier, ni cette postérité de chrétiens convertis à Jésus-Christ et répartis sur la terre entière parmi toutes les nations. Et pourtant sans avoir vu ces choses de ses yeux, Abraham les a crues et saluées de loin. Le texte dit : « Ils sont morts sans avoir obtenu les choses promises, mais ils les ont vues de loin, crues et saluées. » (Hébreux 11.13). Comment est-ce possible pour Abraham ? La réponse est simple. Seulement en Isaac. Abraham n’a pas vu les millions de Juifs, ni les millions de chrétiens, mais il a vu Isaac, le fils de la promesse. Parmi la postérité promise par l’Eternel à Abraham et qui devait être multipliée comme les étoiles du ciel et comme le sable sur le bord de la mer (Genèse 22.16), l’homme de foi a seulement vu la première étoile, le premier grain de sable : son fils Isaac. Abraham a vu le premier maillon de cette immense chaîne qui vient jusqu’à nous aujourd’hui. Il n’a pas vu ces millions de chrétiens dans le monde qui sont la postérité d’Abraham selon l’Esprit, et qui remplissent de nos jours les églises de toutes les nations. Abraham a seulement vu les prémices, il a salué de loin et vu en Isaac l’accomplissement des promesses de Dieu. L’Eternel tient toujours ses promesses.

    Et pour nous qui avons la foi, il est possible que nous devions mourir sans voir se réaliser le retour de Jésus-Christ et les différentes choses promises par Dieu. Mais nous croyants, les voyons et les saluons de loin par la foi. Nous ne verrons peut-être pas le Christ apparaître sur les nuées et poser ses pieds sur le Mont des Oliviers. Nous ne Le verrons peut-être pas écraser les nations qui se sont dressées contre Jérusalem. Mais par la foi, nous saluons ces choses promises et les voyons de loin. Nous savons que ce que Dieu a dit et promis, il l’accomplira. C’est l’assurance des choses qu’on espère. C’est la démonstration de celles qu’on ne voit pas. Nous les voyons et les saluons de loin.

    Que Dieu augmente notre foi ! ■

    Post-scriptum

    Prédication donnée le 18-7-1999 par Philippe Hubinon, et résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection” de juillet-août 2000.

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