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    logo ARTICLE 110Le meilleur du meilleur août 2005
    PRÉDICATION • Tout chrétien doit pouvoir faire la distinction entre le bien et le mal, ce qui devient très difficile dans notre société actuelle qui a inversé les pôles du bien et du mal.

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    La Réforme n’est pas terminée

     | Romains 1.16-17 - Galates 1.6-12
     

    Il y a près de 500 ans prenait naissance le grand mouvement de la Réforme. Le 31 octobre 1517, le moine Martin Luther affichait à la porte de l’église du château de Wittenberg 95 thèses dénonçant le commerce honteux des indulgences, vendues à l’initiative du pape Léon X. Le produit de la vente étant destiné à la construction de la basilique Saint-Pierre à Rome.

    Tous les Protestants du monde entier, réformés, pentecôtistes, évangéliques ou autres, sont les héritiers historiques et spirituels de ce mouvement de la Réformation, le grand réveil du XVIe siècle. Toutefois, les hérésies et fausses doctrines que Luther et bien d’autres ont dénoncées sont aujourd’hui encore enseignées par l’Eglise Romaine.

    Rien n’a changé ! Ni dans la forme, ni dans le fond. Sinon que cette Eglise n’a plus aujourd’hui le pouvoir de faire égorger, brûler, torturer, noyer, pendre, enterrer vivants, ceux qui croient à l’Ecriture, à l’Ecriture seule. Voilà donc cinq siècles, un demi-millénaire, que la Réforme a pris naissance, et l’Eglise catholique refuse toujours de reconnaître son péché et les crimes qu’elle a commis au nom du Christ et au nom de la vérité. Certains Protestants aujourd’hui pensent et prêchent qu’il faut oublier ces choses. Certains, à l’extrême, préconisent même de ne plus célébrer cet anniversaire de la Réforme. D’autres, plus modérés, pensent qu’il faut maintenir cette célébration, mais sans rien dire. Dans un périodique officiel du protestantisme belge, on pouvait lire : "Au souvenir de la Réforme, ... se complaire par exemple dans le jugement et la polémique d’un esprit agressif pour éveiller et attiser de vieilles querelles, si justifiées qu’elles aient pu être, ne convient guère, c’est évident, à un climat d’œcuménisme. Une telle attitude serait absolument déplacée et franchement indigne."

    En lisant ces phrases, on se sent directement et personnellement concerné. Je me sens pressé par ma conscience et par l’Esprit de Dieu. Sans "se complaire dans des querelles", je me sens contraint de protester par amour pour la Parole de Dieu, ainsi que par le respect pour la mémoire de ceux qui ont perdu la vie pour ces vérités. Dans notre attitude, il n’est pas question de "jugement", ni de "polémique", ni "d’agressivité". Il s’agit, en fait, de défendre les vérités de la foi qui ont été transmises une fois pour toutes, et de livrer le bon combat de la foi.

    L’apôtre Paul lui-même, conduit par le Saint-Esprit, nous invite au combat de la foi, à lutter contre les hérésies et les fausses doctrines.

    Il n’est nullement question d’agressivité. Nous n’avons blessé, frappé, torturé ou tué personne. Il s’agit d’appeler un chat, un chat, et d’utiliser un langage direct, clair et compréhensible. Il n’est pas non plus question de "vieilles querelles".

    Les mêmes fausses doctrines, celles déjà dénoncées par Luther et d’autres réformateurs, sont encore et toujours en vigueur aujourd’hui dans cette même Eglise. Pis encore, depuis ce grand mouvement de la Réforme, ces fausses doctrines ont été renforcées et confirmées par tous les conciles qui ont suivi (Conciles de Trente, de Vatican I et de Vatican II).

    Il s’agit par exemple, des doctrines relatives au culte des saints, à la prière aux morts, à la primauté du pape, à l’infaillibilité de l’Eglise Romaine, à la transsubstantiation, au purgatoire, à la confession. Ces doctrines sont encore vécues, prêchées, enseignées aujourd’hui, et font partie des dogmes officiels de l’Eglise Romaine.

    C’est un mensonge de qualifier cela de "vieilles querelles". Le mensonge reste mensonge, et la vérité reste vérité. De plus, d’autres doctrines plus blasphématoires encore ont été ajoutées : la supériorité de la tradition sur la Bible, les livres apocryphes, l’immaculée conception, l’infaillibilité du pape, l’assomption de Marie. Il ne s’agit donc pas de vieilles querelles, mais bien de sujets de pleine actualité !

    Dans le récent bulletin paroissial d’une commune de la région était annoncée la "célébration communautaire de la réconciliation, où plusieurs prêtres seraient présents pour donner le pardon des péchés". Vraiment, est-ce une question de "vieilles querelles" ?

    Comment ne pas fulminer quand de bons protestants, qui plus est, pasteurs, planqués derrière leur chaire de vérité où ils ne risquent plus rien ... et où ils ne disent plus rien, ont le culot de vouloir donner des leçons à tout le protestantisme, en déclarant "qu’il ne convient pas de rappeler de vieilles querelles, qui ne conviennent guère à un climat d’œcuménisme, et qui constituent une attitude absolument déplacée et franchement indigne" ! Mais on se demande vraiment où est l’indignité, et qui tient une position déplacée ? Que penserait Luther aujourd’hui de ce "climat d’œcuménisme" ? Il serait choqué non seulement en voyant les hérésies et fausses doctrines de l’Eglise Catholique Romaine, mais surtout en constatant l’attitude lâche et hypocrite de ceux-là même qui se réclament de lui.

    On se demande ce que Calvin, Zwingli et beaucoup d’autres réformateurs penseraient de ce climat d’œcuménisme ! Quelles seraient les opinions de Jean Hus, grand réformateur tchèque brûlé vif pour les idées qu’il défendait ? Que penserait Marie Durand, emprisonnée pendant 38 ans, comme une bête, pour sa foi en Jésus-Christ ? Que penserait-elle de ce climat d’œcuménisme et de ces accusations franchement déplacées et indignes contre ceux qui veulent défendre la Vérité ?

    Et que penseraient tant d’autres martyrs, pendus, brûlés vifs, tués, jetés en prison, torturés, enterrés vivants, exécutés sur l’échafaud, noyés, de leurs successeurs qui, aujourd’hui, parlent du "respect du climat d’œcuménisme" ?

    Notons simplement cet historien Michel Tilleur, qui relate le drame de cette chrétienne enterrée vivante : "Espérant toujours qu’elle se rétracterait, on ne l’enterra que progressivement, d’abord jusqu’aux genoux, ensuite jusqu’à la poitrine, puis jusqu’au cou. Chaque fois, à chaque étape de la mise à mort horrible, les religieux lui demandaient si elle ne renonçait pas à "SES ERREURS". Enfin, on lui recouvrit la tête de terre et elle rendit un dernier soupir." [NDLR : Anna Uytenhove, dernière martyre belge du XVIe siècle.]

    Mais qui est donc indigne aujourd’hui ? Qui ? Ceux qui étouffent la voix de ces martyrs, pour respecter le climat d’œcuménisme, en se réclamant haut et fort de la succession spirituelle et historique des réformateurs, ou ceux qui défendent la Vérité ?

    BEAUCOUP DE PROTESTANTS AUJOURD’HUI, PIÉTINENT LE SANG DES MARTYRS.

    N’est-ce pas cette attitude qui est absolument déplacée et franchement indigne ?

    Que devons-nous respecter ? Le climat d’œcuménisme ou la Vérité de la Parole de Dieu ? Dieu nous garde de jamais nous taire. Plaise à Dieu que jamais notre silence puisse être acheté, ni sous la menace, ni sous la séduction, ni sous la persécution. Tous ceux qui aujourd’hui ont fait choix de se taire pour "respecter le climat d’œcuménisme", disent à ceux et à celles qui ont souffert et agonisé sous la torture : "Vous êtes morts pour rien, vous avez souffert pour rien, vous avez été égorgés et torturés pour rien, vous avez été brûlés vifs pour rien". Quelle honte ! Ce n’est pas tant l’attitude de l’Eglise Catholique qui est choquante, que celle de bons vieux protestants qui prétendent "respecter le climat d’œcuménisme", et simultanément se réclament être les héritiers de la Réforme.

    La Réforme n’est pas terminée. Loin s’en faut ! L’œuvre commencée par les réformateurs n’est pas achevée. Elle a encore, de nos jours, ses prolongements. Le même Seigneur qui a appelé Luther, Calvin, Zwingli, Jean Hus, Savonarole, et tant d’autres témoins qui nous ont précédés, ce même Seigneur appelle encore aujourd’hui de grands réformateurs. Il appelle non pas seulement des pasteurs, mais des chrétiens et chrétiennes. Le peuple de Dieu tout entier fait partie de cette Réforme. C’est le peuple de Dieu qui a souffert : des milliers de fidèles ont dû quitter notre pays, pour s’installer en Hollande, en Suisse, aux Etats-Unis, afin de fuir la persécution. Accompagnés des femmes, enfants, des milliers de chrétiens ont ainsi échappés à d’horribles tourments.

    Nous avons encore aujourd’hui à prolonger ce grand mouvement de la Réforme, d’autant plus que de nos jours, nous ne risquons rien. Nous ne nous exposons plus aux galères, ni au bûcher, ni à la prison, ni à la torture.

    QU’ALLONS-NOUS FAIRE ? QU’ALLONS-NOUS DIRE ? Allons-nous nous laisser endormir dans ce climat étouffant de "l’esprit œcuménique" ? Le même combat de la Réforme est toujours d’actualité, avec la différence qu’aujourd’hui, nous risquons beaucoup moins que ceux qui ont combattu avant nous !

    Que l’Esprit de Dieu souffle encore, comme au temps de la Réforme, pour secouer toute l’Europe, qui au XVIe siècle avait été bouleversée par la redécouverte des Vérités de la Parole de Dieu, et confondue par la puissance de l’Esprit de Dieu et de sa Parole.

    Plaise à Dieu que l’Esprit souffle à nouveau pour secouer notre vieux continent et que des hommes et des femmes, en grand nombre, se tournent encore vers Jésus-Christ, le seul médiateur entre Dieu et les hommes, mort à la croix pour nos péchés et ressuscité pour nous justifier devant Dieu, le seul qui soit l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, le seul Fils de Dieu versant son sang pour nous purifier de tout péché.

    Plaise à Dieu que la devise de la Réforme soit prêchée et vécue par le corps pastoral, reçue par des milliers d’hommes et de femmes, de jeunes : "La foi seule, l’Ecriture seule, et la Gloire de Dieu seule".

    Que Dieu nous conduise dans le respect de cette devise pour que le nom du Seigneur soit glorifié et que des âmes soient sauvées ! ■

    Post-scriptum

    Prédication de Philippe Hubinon, résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection” de novembre 1992.

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