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    logo ARTICLE 716Léopold 1er de Saxe-Cobourg et Gotha, Roi des Belges (1790-1865) janvier 2012
    Prince, fils du duc souverain François de Saxe-Cobourg-Saalfeld (1750-1806). Il est élu premier Roi des Belges le 4 juin 1831 et prête serment sur la Constitution belge le 21 juillet 1831.
    logo ARTICLE 469Quatre "trucs" pour être belle juillet 2008
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     | Jean 20 :19-29 -1 Corinthiens 15 : 1-11 / 35-42 / 54-58 -
     | Actes 2 : 22-32 / 4 : 33
     

    Les anges ont été les messagers de la bonne nouvelle de la résurrection de Jésus-Christ. Cette année encore, une phrase solennelle résonnera bientôt le jour de Pâques dans des milliers d’églises et surtout dans des millions d’âmes : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n’est pas ici, mais il est ressuscité comme il l’avait promis. » (Luc 24.5).

    Que ces paroles remplissent nos cœurs de joie tous les jours. En effet, chaque jour est en quelque sorte Pâques ; nous pouvons vivre avec le Christ ressuscité. Les paroles prononcées par ces anges sont probablement parmi les plus belles de toute la Bible. Elles sont certainement parmi les plus puissantes et les plus étonnantes. Elles justifient les plus grandes espérances et procurent aussi les assurances les plus solides. Notre foi repose sur les paroles de Dieu écrites dans l’Ecriture Sainte.

    Le professeur et historien français Pierre Chaunu, chrétien enseignant à la Sorbonne, disait à la radio au sujet de la résurrection : “Nous commémorons à la limite le seul événement important de l’Histoire, c’est la résurrection du Seigneur, Fils de l’homme et Fils de Dieu.” Issu de la bouche d’un historien réputé, ce commentaire a du poids ! Pierre Chaunu n’a pas dit « le plus grand événement de l’histoire du christianisme » mais « l’événement le plus grand de l’Histoire ».

    En fait la résurrection de Jésus-Christ ne concerne pas seulement les chrétiens, mais tous les hommes. Elle n’est pas seulement une doctrine chrétienne mais un fait historique réel qui touche le monde entier. La résurrection concerne les croyants comme les incroyants ; c’est un événement inscrit dans l’Histoire. Parce que Christ est ressuscité, nous n’allons pas assister à l’extermination de la race humaine par un dictateur fou d’orgueil. Parce que le Christ est ressuscité, ce n’est pas la puissance atomique qui aura le dernier mot. Ces faits ne concernent pas seulement les chrétiens. Parce que le Christ est ressuscité, ce n’est pas la mort qui ensevelira tous les hommes dans le linceul de la radioactivité. Si le Christ n’est pas ressuscité, il ne reste plus aux hommes qu’à trembler de terreur en attendant le dernier Hiroshima. L’apôtre Paul écrit : « Mais maintenant Christ est ressuscité des morts. » (1 Corinthiens 15.20). Voilà l’événement le plus important de l’Histoire.

    Après ce fait extraordinaire, le monde ne sera plus jamais le même. La résurrection a changé le monde et l’éternité. La Révolution française a modifié beaucoup de choses, principalement en France. Mais en Australie ou en Amérique du Sud, cela n’a pas changé la société. La chute du Mur de Berlin [9-11-1989] a changé beaucoup d’éléments en Allemagne et en Europe. Mais cela n’a pas modifié beaucoup les structures de l’Afrique ou de l’Océanie. Et si spectaculaires que furent la conquête spatiale et la marche de l’homme sur la lune, quelles sont en fait les modifications fondamentales apportées dans notre vie par ces deux grands événements exceptionnels du 20e siècle ? Par contre la résurrection, elle, a changé toutes choses, non seulement pour les chrétiens mais aussi pour le monde entier.

    Pâques est la plus grande des fêtes chrétiennes. Toutes les fêtes chrétiennes sont cependant grandes parce qu’elles sont reliées entre elles. Il n’y a pas une résurrection, une incarnation ou un Dieu créateur. Il n’y a pas d’événement isolé. Ces faits ne restent pas compartimentés. Tout est lié dans la Parole. On ne sait toucher à rien sans bouger à tout. Tout se tient et tout est lié parce que c’est un Dieu unique qui a créé et qui agit.

    Pourtant on peut dire que la fête des fêtes chrétiennes est la résurrection de Jésus. Elle est au cœur même du véritable christianisme. L’avenue des Champs-Elysées à Paris est une des plus belles du monde. Elle remonte vers l’Arc de triomphe, situé sur la place circulaire Charles-de-Gaulle, d’où rayonnent douze avenues. L’arc de triomphe de la foi chrétienne est la résurrection de Jésus-Christ. Toutes les doctrines convergent vers elle. C’est de la résurrection que partent toutes les autres doctrines. La résurrection donne aux autres doctrines toute leur force, leur signification et leur puissance. Quelle est la valeur de l’incarnation (Dieu qui se fait homme) s’il n’y a pas de résurrection ? Quel est le sens de la divinité de Jésus-Christ sans la résurrection ? Quelle est la valeur du Dieu créateur de toutes choses, s’il n’y a pas de résurrection ? Quelle est la signification de la plénitude du Saint-Esprit s’il n’y a pas de résurrection ? Quel est le sens de la doctrine du péché et du jugement dernier, sans la résurrection ? La doctrine de la résurrection cimente les enseignements de la Parole.

    Tout le christianisme est lié à cet événement de la résurrection de Jésus-Christ. De plus, ce n’est pas le christianisme seulement mais bien l’univers tout entier qui est concerné par cet événement extraordinaire. En effet ce n’est pas uniquement le chrétien qui va ressusciter, mais aussi l’incrédule, qu’il le croit ou non, cela ne change rien. Ce n’est pas le croyant ou l’incroyant qui décide ; c’est Dieu qui a décidé. Dieu a décidé de ressusciter le croyant comme l’incroyant, mais pas pour la même destinée. La résurrection concerne indistinctement tous les hommes, quels que soient leurs choix philosophiques ou leurs convictions religieuses.

    S’il n’y a pas de résurrection, tout bascule dans l’absurde, aussi bien pour le chrétien que pour le non-croyant. Dès que l’on rejette la résurrection de Jésus-Christ, tout a une odeur de mort et d’absurdité. Alors, même la vie commence à sentir la mort et le non-sens. L’événement qui donne un sens à toutes choses est la résurrection de Jésus-Christ. C’est elle qui donne un sens à l’univers, au monde, à la famille, aux enfants, à la nature. Sinon, quel est le sens de tout cela ? Quelle est la valeur du bien, de l’amitié, des études, du mariage, de la justice, du travail, etc., s’il n’y a pas de résurrection ? Sans la résurrection, tout perd son sens et bascule dans l’absurde. Quelqu’un qui ne sait pas pourquoi il vit, ne trouvera jamais la force de vivre. Sans la résurrection de Jésus-Christ, les plus belles choses et les valeurs les plus élevées plongent dans le néant et le désespoir. S’il n’y a pas de résurrection, la morale la plus exigeante tombe dans le non-sens.

    Maurice Rostand a écrit un ouvrage intitulé : « L’ange du suicide » dans lequel il déclare : “La civilisation et la science ne sauraient nous donner le bonheur. Les maladies guéries reparaissent sous une autre forme. Il faut quelque chose qui guérisse notre âme et qui lui rende l’espoir. Tous les cataclysmes auxquels nous assistons sont le résultat d’un univers qui, en perdant la lumineuse boussole, a perdu le contrôle de lui-même et ne peut que laisser aller à la dérive les soubresauts de son navire aveugle. Qui lui redonnera la foi ? Qui lui redonnera une raison de vivre ? Voilà ce que nous attendons tous sans le dire, sans avoir la force de l’avouer. Pour prouver notre force nous avons jeté les rames, oublié volontairement la divine sauvegarde. Personne n’a jamais été plus seul que nous, sous un ciel vide de toutes ses étoiles, sur une route qui ne conduit qu’à la mort, dans une vie qui ne signifie plus rien.

    Sans la résurrection, plus rien n’a de sens. Dans un établissement de l’enseignement secondaire, un professeur agrégé de philosophie a demandé à ses élèves, quelques semaines avant la remise des diplômes, de partager leurs réflexions inspirées par leur dernière année d’études. Pour ces élèves de fin de cycle ayant suivi 8 heures hebdomadaires de philosophie, les commentaires se résumaient en des termes éloquents : déception, tristesse, révolte, peur de l’avenir, haine de la société. Ce bilan ne comportait pratiquement aucune lueur d’espérance. Même si l’on fait la part d’une certaine grandiloquence dans le pessimisme dont chacun peut se souvenir avoir apprécié les charmes quand il était jeune, il reste que les réflexions écrites par ces étudiants de 18 ans dégagent une odeur de désespoir et de mort. Une élève de cette classe de rhétorique écrivait : « Je n’ai aucune vitalité, aucun ressort, aucune gaieté vraie. Comment serai-je à 50 ans ? ». Sans la résurrection, la vie devient absurde et n’a plus de sens. Ceci est vrai pour tout homme, croyant ou incroyant.

    Il n’y a pas de christianisme véritable sans la résurrection corporelle, physique, matérielle de Jésus-Christ. Le chrétien doit se rappeler que ce n’est pas l’esprit du Christ qui est ressuscité ; c’est en fait son corps et son esprit. Ce n’est pas la légende du Christ qui est revenu à la vie. Ce n’est pas non plus l’exemple vivant du Christ qui est ressuscité, avec le Christ lui-même resté dans la tombe. Les os du Christ ne sont pas dans une tombe. Le christianisme véritable, c’est croire en la résurrection physique, matérielle et corporelle du Christ. Les évangiles se terminent par le retour de la mort à la vie du corps de Christ. Après sa résurrection, Jésus s’est présenté au milieu de ses disciples. Croyant voir un fantôme, ils étaient saisis de frayeur et d’épouvante. Mais le Christ leur dit : « Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi pareilles pensées s’élèvent-elles dans vos cœurs ? Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi ; touchez-moi et voyez : un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’ai. » (Luc 24.38). Le corps de Christ est ressuscité.

    Le grand théologien suisse Karl Barth disait : “Vous voulez croire au Christ vivant, ce n’est possible que si nous croyons en sa résurrection corporelle. C’est l’essentiel du Nouveau Testament. Nous sommes libres de rejeter la résurrection, mais pas de la modifier ou de prétendre que le Nouveau Testament dit autre chose. Il faut accepter ce message ou le rejeter, mais il ne faut pas le changer.” Or le message transmis est bien la résurrection du corps de Jésus-Christ.

    Les Corinthiens, destinataires de la lettre dont nous avons lu le chapitre 15, étaient les modernistes et les libéraux de l’époque. Ils voulaient évacuer la doctrine de la résurrection. Notons au passage que Satan n’a pas attendu deux mille ans pour mettre en doute les doctrines essentielles du christianisme. Dès le début de l’Eglise, le diable voulait démolir cet aspect de la réalité physique corporelle de la résurrection. C’est pourquoi l’apôtre Paul dit dans sa lettre aux Corinthiens : « Je vous rappelle, frères, l’Evangile, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement vous auriez cru en vain. » (1 Corinthiens 15.2). En d’autres termes, si on retire des morceaux à l’Evangile, il n’y a plus de salut ni de foi. De nos jours, dans bien des églises, on ne dira pas un mot sur la résurrection corporelle de Jésus-Christ. On parlera sans doute de résurrection, mais pas de résurrection corporelle, physique, matérielle. C’est pourquoi il faut veiller à ne pas modifier l’Evangile qui parle clairement de la résurrection corporelle du Christ. Le corps glorieux ressuscité du Seigneur Jésus-Christ est le pilier de notre foi. C’est lui qui peut empêcher bien des jeunes de plonger dans l’absurde et même de glisser dans le suicide. Pour les apôtres, la prédication de la résurrection corporelle du Christ est au centre de leur combat.

    Mais alors vient la question de savoir si la résurrection est un fait historique. C’est une interrogation centrale qui réside au cœur du véritable christianisme, comme d’autres du reste : l’incarnation est-elle un fait historique ? Les miracles de Jésus-Christ sont-ils des faits historiques ? La création est-elle un événement historique ? Toutes ces questions sont au cœur du christianisme. C’est bien l’irruption de Dieu, pur esprit infini, inaccessible, entrant dans l’humanité, qui vient sur la planète Terre dans le pays d’Israël, parmi les descendants d’Abraham, de la famille de David. Cela s’est passé voici deux mille ans, alors que Pilate était gouverneur romain en Palestine, Hérode roi à Jérusalem et César-Auguste empereur à Rome. Tous ces éléments relèvent de données réelles et font donc partie du domaine de l’Histoire. L’Evangile, c’est bien Dieu qui entre corporellement, physiquement et matériellement dans l’Histoire.

    Le journaliste Jacques Duquesne fait, dans son ouvrage intitulé « Jésus », un recensement de l’état actuel des données relatives au christianisme. Il écrit : “Il n’y a plus aucun historien sérieux qui nie l’existence de Jésus de Nazareth.” Reconnaître l’historicité de cet homme appelé Jésus est déjà une étape importante. Mais comment connaître alors ce Jésus historique ? En lisant les textes de l’Ecriture, et notamment les évangiles. Tous les écrits de la Bible insistent sur l’aspect historique des faits rapportés. C’est le cas d’Adam et Eve, de Caïn et Abel, de Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, Elie, Samson, etc. Les textes nous présentent leurs actions et faits comme de l’histoire (et pas « des histoires »). Ces événements se sont réellement produits à un moment donné, dans un espace défini. Ce sont des faits et non des légendes ou des fables.

    Quand Luc prépare la rédaction de son évangile, il dit : « Plusieurs ayant entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, suivant ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires dès le commencement et sont devenus des ministres de la parole, il m’a aussi semblé bon, après avoir fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis leur origine, de te les exposer par écrit d’une manière suivie, excellent Théophile, afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus. » (Luc 1.1-4). Luc, médecin, donne le poids historique au texte qu’il va rédiger. Donc quand il va parler de la naissance miraculeuse du Seigneur, des miracles du Christ, il va relater ces faits vérifiés et les inscrire dans l’histoire. L’apôtre Jean dira : « C’est ce disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai. » (Jean 21.24). Tout cela est donc de l’histoire vraie, réelle.

    L’apôtre Pierre dira : « Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais c’est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux. » (2 Pierre 1.16). Pierre signifie qu’il a été témoin, qu’il a vu des faits et des événements. C’est donc de l’histoire. De même l’apôtre Jean écrira : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la Parole de vie, nous vous l’annonçons. » (1 Jean 1.1). L’apôtre Jean annonce donc ce qu’il a vécu, ce qu’il a touché, ce qu’il a vu, ce qu’il a entendu. C’est donc bien de l’histoire, le témoignage d’événements vrais. Chaque apôtre insiste sur la véracité de ces faits réels intégrés dans l’histoire. Toutes les prédications des apôtres reprises dans le livre des Actes insistent sur la résurrection. Ils insistent en disant : « nous en sommes témoins ». C’est de l’histoire, du vrai, du réel, du concret. « Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. » (Actes 4.33).

    A Athènes, cette grande ville cultivée et remplie de philosophes parlant beaucoup, l’apôtre Paul prêche debout au milieu de l’Aréopage. Il termine sa prédication avec le message de la résurrection. Jusque-là, les philosophes, les curieux, les passants l’ont écouté. Mais quand l’apôtre aborde la résurrection ; il est interrompu. Trois réactions apparaissent parmi les auditeurs. Ce sont les mêmes attitudes rencontrées encore aujourd’hui, puisque l’Evangile n’a pas changé et que le cœur de l’homme est resté pareil. Les uns se moquent. Les autres sont indifférents. Mais il y a une troisième attitude : « Quelques-uns néanmoins s’attachèrent à Paul et crurent. » (Actes 17.32).

    Dans quel groupe sommes-nous ? Sommes-nous certains du groupe dans lequel nous sommes ? Tous les gens fréquentant l’église ne croient pas nécessairement. Cela vaut la peine de se demander chacun de quel groupe on fait partie. Ne serais-je pas moqueur, même intérieurement ? Ne serais-je pas indifférent à ce que j’entends ? Ou suis-je vraiment parmi ces quelques-uns qui s’attachent à l’Evangile et qui croient à la résurrection corporelle du Christ et à la résurrection de tous les hommes, les uns pour la vie éternelle et les autres pour la honte définitive ? ■

    Post-scriptum

    Prédication du 4-4-1999 de Philippe Hubinon, résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection” d’avril 1999.

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