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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 350Faire taire les critiques février 2011
    Nous pouvons résister aux moqueries si nous avons la conviction de faire la volonté de Dieu.

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    Je crois ... mais !

     | Jacques 2 : 14-19, 26 - Jean 11 :17-27 ; 20 : 19-29 - Hébreux 9 : 22
     

    La Belgique a la réputation d’être un pays christianisé. Pourtant beaucoup aujourd’hui ne savent plus ce que cela veut dire. N’empêche que ce petit pays a toujours cette réputation même si chacun se fait sa petite religion sur mesure. Nous entendons d’ailleurs très souvent :

    — Je crois, ... mais à ma manière.
    — Je crois, ... mais je ne pratique pas.
    — Je crois, ... mais seulement ce que je vois.
    — Je crois, ... mais je n’ai pas le temps.

    Etc. La Bible connaît ce genre de réflexions.

    1) Je crois, mais à ma manière

    Peut-être avons-nous dit cela aussi avant de nous convertir. Caïn fut le premier à agir de cette façon. Pour cela il faut remonter très loin dans l’histoire de l’humanité (Genèse 4). Caïn et Abel sont les premiers enfants d’Adam et Eve. Abel est berger et Caïn est cultivateur. Ils sont très différents. Ils vont tous les deux à l’église (si l’on transpose cela à notre époque) ; Abel offre à Dieu un agneau (sang). Caïn offre le fruit de son travail, de ses efforts. La Bible nous dit que “Dieu porta un regard favorable sur l’offrande d’Abel et un regard défavorable sur celle de Caïn.” (Genèse 4.4-5). Chacun était venu dans des dispositions différentes ; Caïn vient avec la religion qu’il s’est inventée de toute pièce, il a voulu venir à Dieu « à sa manière » sans que le sang soit versé.

    Pourtant il est un enseignement qui traverse toute la Bible : « Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon. » (Hébreux 9.22). Caïn a voulu passer outre de ces exigences et agir comme encore beaucoup de personnes aujourd’hui qui disent : “Je n’ai ni tué ni volé.” ; “Pourvu que l’on soit sincère.” ; “Je n’ai jamais fait de mal à personne.” ; “J’ai un casier judiciaire vierge.”

    Caïn s’est approché de Dieu en mettant à l’avant ses efforts, sa propre justice. Il pense finalement que le péché, ce n’est pas si grave que cela et qu’en apportant à Dieu, les fruits de son travail, tout peut s’arranger. Il compte sur lui-même. Sa façon d’agir est celle du pharisien, celle du propre juste qui compte sur ses efforts pour plaire à Dieu. C’est la religion de l’humanisme, qui croit en l’homme et en ses efforts personnels. Depuis Caïn, beaucoup d’hommes ont suivi ce chemin-là au travers de toute l’histoire. Dans Jude, la Bible parle de “La voie de Caïn” et ce n’est pas sans raison, car il a, en quelque sorte, ouvert un chemin sur lequel beaucoup ont marché après lui.

    Adolph Eichmann, un des criminels de la guerre 40-45, a été arrêté, jugé, condamné en Israël. Un pasteur lui a rendu visite en prison avant son exécution. Il lui a entre autre déclaré : “Je crois en un Dieu personnel qui ne jugera pas le péché et ne condamnera personne.” Cet homme, qui a participé à l’extermination de millions de juifs, s’était forgé sa propre religion. Une religion qui ne dérange pas et qui tolère le crime et le péché. C’est la voie de Caïn, qui suit son propre chemin : « Je crois mais à ma manière ».

    Si nous devons nous rendre chez le roi, nous devons respecter le protocole. De même, on ne s’approche pas de Dieu à notre façon ; il convient de suivre la voie qu’Il nous a tracée par Jésus-Christ. Dieu est Dieu et le seul qui nous conduit à lui c’est Jésus qui a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14.6).

    2) Je crois, mais je ne pratique pas

    Cette réflexion est très courante chez nous. Combien de gens ne nous ont-ils pas tenu ce discours ? Mais que pensez-vous de quelqu’un qui vous dit « Moi je suis chasseur, mais je ne pratique pas » ? Un chasseur qui ne pratique pas n’est pas un chasseur et un pianiste qui ne pratique pas n’est pas un pianiste, c’est logique, c’est simple. Mais lorsqu’il s’agit de la foi, le bon sens s’envole.

    Un jour, je rendais visite dans ma famille et on parlait un peu de religion et de la foi. Plusieurs disaient : “Moi je suis croyant, mais je ne pratique pas.” ; et spontanément l’un d’eux dit avec courage : “Soyons honnêtes, si on ne pratique pas, c’est parce que cela ne nous intéresse pas et qu’on s’en fiche.” La Bible parle aussi de ces « croyants non pratiquants », notamment dans l’épître de Jacques (2.19) : « Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien, les démons le croient aussi et ils tremblent. »

    Les démons ne sont pas athées, nous enseigne l’Ecriture. Ils croient en Dieu, mais ce sont des croyants non pratiquants ! La Bible nous dit clairement que la foi qui ne se pratique pas est morte. On ne peut séparer la foi de sa pratique et c’est pareil que pour les exemples cités plus haut (pianiste, chasseur, etc.). Si quelqu’un n’est pas pratiquant, c’est qu’il n’est pas croyant ; il faut avoir le courage de ses opinions.

    Si la Bible emploie à plusieurs reprises le verbe « pratiquer », Jésus a surtout employé les mots « vivre » et « vie ». En fait, le croyant, vit en communion avec Dieu. On vit avec le Seigneur. On vit sa foi en Christ. On croit, et l’on vit ce que l’on croit.

    Jésus nous a appelé à vivre en relation avec lui. Beaucoup de personnes ne comprennent pas cela. L’apôtre Paul écrit dans (Romains 14.8) « Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur. » ou dans (Philippiens 1.21) « Pour moi vivre c’est Christ. » ou encore « Christ est ma vie. » ; voilà ce qui rend la vie chrétienne palpitante. Pour beaucoup de personnes, « pratiquer » paraît quelque chose de contraignant, comme si un chrétien devait remplir chaque jour un tableau de pratiques religieuses. Pour nous chrétiens, la vie avec Christ, c’est un choix de cœur que nous avons fait librement. Plus question de pratiquer une religion mais bien de vivre une relation, une communion avec Dieu.

    3) Je crois seulement ce que je vois

    C’est ce que disait Thomas, tellement célèbre encore aujourd’hui. Lorsque l’on parle de foi avec un incrédule, il nous dit de suite : « Moi, je suis comme Thomas, je ne crois que ce que je vois ». C’est en effet ce que Thomas a dit lorsque les apôtres, ses amis lui ont dit « Nous avons vu le Christ vivant ». Personne à ce moment-là ne croyait à la résurrection du Seigneur, même pas les disciples, car quand les femmes sont venues leur dire « Nous avons vu le Seigneur ressuscité. », personne ne les a crues. Les disciples insistèrent auprès de Thomas : « Nous l’avons vu. » Rien à faire, Thomas n’y croit pas, il ne veut croire que ce qu’il voit de ses yeux. Et nous connaissons sa réponse : « Si je ne vois dans ses mains les marques des clous, si je ne mets mes doigts dans les marques des clous, si je ne mets ma main dans son côté, JE NE CROIRAI PAS. » (Jean 20.25).

    Huit jours après, le Seigneur se montre de nouveau et invite Thomas à mettre sa main dans son côté : « Ne sois pas incrédule, mais CROIS. » (Jean 20.27). Thomas reconnaît qu’il s’est trompé. Thomas s’écrie alors « Mon Seigneur et mon Dieu. » (Jean 20.28). Tout est changé pour Thomas. Et le Seigneur ajoute : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. » (Jean 20.29). Il y a du bonheur pour ceux qui croient sans voir. Thomas s’est trompé en voulant voir pour croire et il l’a reconnu.

    Beaucoup de choses existent sans que nous puissions les voir. Personne n’a jamais vu un atome, ni le noyau d’un atome, ni les électrons qui tournent autour. De même pour l’électricité, l’intelligence, le vent, les sentiments, nous n’en voyons que les effets. Il en est de même pour Dieu, il se montre et on le voit dans la création. (Romains 1.20).

    Le grand savant Henri Fabre disait avec beaucoup de bon sens : “Le monde est régi par une intelligence infinie. Plus j’observe, plus je vois cette intelligence qui rayonne derrière le mystère des choses. Je sais qu’on ne manquera pas de m’en railler. Très peu m’en soucie. On m’arracherait plutôt la peau que la croyance en Dieu... Dieu, je n’y crois pas, je le vois.” Aristote a dit : “Quoique invisible aux yeux de la nature mortelle, Dieu est visible dans ses œuvres.”

    Dieu se montre aussi dans notre conscience.

    Dieu se montre aussi en la personne de Jésus. La Bible dit : « Personne n’a jamais vu Dieu, le Fils unique qui est dans le sein du Père est Celui qui l’a fait connaître. » (Jean 1.18). Quel bonheur, de pouvoir dire comme Marthe : « Oui Seigneur, je crois. » (Jean 11.27). ■

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 20-1-2008 par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD - Bulletin “Résurrection” de juillet-août 2010.

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